m mm;^ ...;jy.i'->^,i>-;f . ^, V '.' ^^.%^^^ LE RGNE ANIMAL DISTRIBUE D'APRS SON ORGANISATION. ^-:^ %.M. i IMPIUMERT D'HIPPOLYE TILTJAIID, Rl'E DE LA HARPE, n" 78. c ?/ ^ \ LE REGNE ANIMAL BISTB.IBUE B' APRES SON ORGANISATION, POUR SERVIR DE I5ASE A I/HISTOIRE NATURELLE DES ANIMAUX ET D'INTRODUCTION A L'ANATOMIE COMPAREE. Par la. s^c baron GU vlSli) OKiND OFICIER D^ Li I.QION-d'hONNEOR , COIVSEILLERD'TAT ET AU CONSEIL ROYAL DE l'xNSTRCCTION PURT^IOrlK , I.'uN DES QUARANTE DE t/aCADMIE FRANAISE, SECRTAIRE PERPKTOEL DE l'aCADMIK DES SCIENCES, MEMBRE DES ACADMIES ET SOCITS ROYALES DES SCIENCES DE LONDRES, DB BERLIN, DE PTERSBOCRG . DE STOCKHOLM, D'DIMnOIlEG, DE COPENHAGUE, DE GOCTTINGUE, DE TURIS^ DB BAVIRE, UB MffDENE , DES PAYS-BAS, DE CALCUTTA, DE LA SOCIT LINNENNE DB LONDRES, etC, AVEC FIGURES DESSINES D'APRS NATURE. NOUVELLE DITION, REVUE ET AUGMENTEE. TOME II. |larij9 , CHEZ DTERYILLE, LIBRAIRE, RUE H AUTEFEUILIiE , ]V 8 ; ET CHEZ CROCHARD, LIBRAIRE, CLOTRE AINT-BENOT , M** l6. 1829, /z^^-z^-t^ ^f^'t.^^^^^^ -F-r TABLE MTHODIQUE DU TOME SECOND. REPTILES. Leur division en or- dres. ....... CHLONENS. . . . Tortues Tortues de terre. . Tort . d'eau douce. Tort, boite. Ciielonures. . Tortues de mer. . Sphargis. . . Clielides ou tor- tues gueule. . Tortues molles ou Trionyx. . . . SAURIENS Crocodiliens. , . , Crocodiles. . . . Gavials Crocodiles pro - prs Camans ou Alli- gators Lacertiens MonitorsGuTiipi- iambis Monitors propres. Dragonnes . . . , Sauvegardes. . . Amevas. . . , Pag. I 4 5 8 9 lO I 3 ib, ib, i4 ib, i5 i6 17 ib, I I 19 20 22 24 ib. 27 28 20 Iguaniens 32 Agamiens. .^ . . . ib, Stellions. .... ib. Cordyles ib, Sjtellions ordinai- res. 33 Queues rudes ou doryphores. . . 34 Fouette-queues. . ib. A^ames 35 Agaraes ordiiiai - res ib, Tapayes. ..... 3^ Ciangcant^. ... ib. Leiolepis. .... ib, Tropidoicpis. ... 38 Xeposomes. . . . ib, Galeoles. , . ^ . ib. Lophyres. .... 39 Gonocpliales. . ib, Lyrioce'phales. . . 4^ Pliysignathes. . . ^i Istiures. ib. Dragons ^1 Sitanes 4^ Pte'ro dactyles. . . ib. ! g ua ni en S propres, il, guanes 44 Ophryesses. ... 4^ Basilics ih. 8 l 9, 4 Vj TABLE Marbrs Ecphimotes. . . Quelzpaleos ou Oplures. . . . Anolis Geckotiens Geckos. ... . . Platy dactyle s. . . Hmidactyles. . . lidcadactyles. . . Ptyodactyles. . . Sphriodactyles. . Stenodactyles. . . Gyinnodactyes. . Phillures. ... Camloniens. . . . Camlons .... SCTNCODIENS. . . Scinques Tiliques Seps Bipes Chalcides Bimanes OPHIDIENS o Anguis Orvets Slietopusik ou Pscudopus. . . Opliisanres. . . . Orvets propres. . Acontias Vrais Serpents. . . Doubles marcheurs . . Anipliisbcnes. . . Leposternons. . . 77 79 ib, 80 ib. METHODIQUE rag.": Pag. 46 Typlilops -jS 47 Serpents propres. ... ^4 Non venimeux ^5 Rouleaux.. .... "^6 Uropellis ib. Boa Scy taies. . . . Erk Erpelons. , , , Couleuvres. . . Pytlions ib. Cerbres 8t Xenopeltis. . . . ib, He'trodons. ... ib. Hurria 82 Dipsas ib, Dendrophis. . . . ib, Dryinus ib, Dryopliis 83 Olygodon ib. Couleuvres propres ib, Acrocordes. c . . 85 Venimeux crochets simples 86 Crotales 87 Xrigonocpliales.. 88 Vipres. ..... 92 Naa 93 Elaps 94 Micrures ib, Platures ib, Trimeresures. . 95 Oplocepliales. , . , ib, Acantlopliis, . . . ib, Echis ib. Langaba ib. Venimeux crochets accompaj^ns d'autres ib. 48 5o ib, 52 54 45 56 57 58 ib. ib. ib, ib. 61 ib. 63 ib. 65 66 ib. 68 ib. 69 ib, ib. 70 ib, 7 ib. l'i 73 DU DEUXIME Pag. dents 96 Bongares ib. , Hydres 97 Hydrophis. . . . ib. Pelamides. . . . ib. Chersydres. ... 98 Serpents nus ib. Cciies ib. B.VrUAGIENS 101 Grenouilles. ... 102 Grenouilles pro- pres Ceratopliis. . ., . 106 Dactyi tres ... 107 Rainettes ib. Crapauds 109 4 Booibinator. .. . 1 1 1 Rliinelles 1 12 Otiiophes ib. Breviceps. ... ib. Pipa. ib. Salamandres. . . ii3 S. Terrestres. . . m4 S. Aquatiques. . . ii5 Menopoma. . . . 118 Aniphiuma. . . . ib. Axolotl 19 Menobranchus. . ib. Proteus. ib. Sirnes 120 POISSONS I 22 ACANTIiOPTERY- GIE'SS i3i Pergodes ib. A ventrales thoraciques. A sept rayons bran- chiaux, deux dorsales. A VOLUME. Tlj Pag Perches i32 Bars i33 Varioles th. Centropomes. . . i34 Grammistes. . . . ib. Aprons i35 Huron ib. Etelis ib. Kiphous f 36 Enoploses. . . . ib. Diploprions. . . ib. Apogons ib. Clieilodiptres. . . 187 Pomatomes. ... ib. Ambasses ib. Sandres. . . . - . i38 une seule dorsale, dents canines. Serrans iSg Serrans propres. . ib. Barbiers 4^9 Mrous ib. Plectropomes. . . 1^1 Diacopes ib. Msoprions. . . . i45 une seule dorsale, dents en velours. Gremilles ib. Savonniers. . . . ib. ('erniers i45 ('entropristes. . . ib. Growlers. .... ib. moins de sept rayons branchiaux t4 A dorsale unique , dents canines. . . ib. VU] Cirrliites. . ... ib. A dorsale unique , dents en velours . . ib. Chironc.mes. ... ib. Pomotis i47 Centrarclius. . . . ib, Priacanthes. . . . ib. Doulcs ih. Tlirapons. . . . i/fB Datuia ib- Peltes ib. Htotes ib. A deux dorsales. . . . 49 Trichodons ^b. Sillago ib. A plus de sept rayons branchiaux i5o TABLE METHODIQUE Pag- Holocentrum. Myripristis. . Bervx Trachi dites. . ib. ib. i5i . ib. A ventrales jugulaires. . ib. Yives i5!2 Percis i53 Pinguipes ib. Percopliis ib. Uranoscopes. . . ib. A ventrales abdominales. i54 Polynmes. ... ib. Sphyrnes. . . . i56 Parai pis ib, MuUes ib. Joues: CUIRASSES. . i58 Trigles ib. . Trigles propre*- ment dits, . . . Prionoles. .... Malarmats. . . . Dactyl opter es . . Cphalacanthes. . Cottes Cottes proprement dits Aspidophores. . . Hmitripties. . . Hmilpidotes . . Platycephales. . . Scorpnes. . . . . Scorpnes propre- ment dites. . . Tnianotes. . . . Sebastes Pterois Blepsias. Apistes Agriopes Pelors Synances Lepisacantlies. . . pinoches. . . . Epinoclies propre- meut dites. . . Gastrs Orosomes. . . . SciNODES A deux dorsales. . . . , Scines Maigres ou scines propres. Otolitlies. Pag. i59 i6o i6i ih. 162 ih. ib. i63 ih, i65 ib, ib, 166 ib. ib. 167 ib, ib. 168 ih. 169 ib, ih, 170 ib. 171 ih. ib. ib. T72 w. DU DEUXIME Pag- Ancylodons. ... 173 Corbs ib. Johnius ib, Ombrines jr^/J^ Tambours. . , . jh. Chevaliers. . . . 1-^5 A dorsale unique ih, A sept rayons bran- chiaux ih^ Gorettes-, .... ih, Pristipomes. . . . i-j Diagrammes ... b, A moins de sept rayons branchiaux el ligne latrale continue. . . i^yy Lobotes ih, Cheilodactyles. . ih, Scolopsides. . . . Microptres . . . A moins de sept rayons branchiaux, et ligne latrale interrompue. Amphiprions. . . Premnades. . . . Pomacentres. . . Dascylles Glyphisodons. . . Hliases ib. Sparodes. 180 Spares 187 Sargues \h. Daurades ih. Pagres 182 Pagels i83 Dents 184 178 ih. ih. 179 ih. ih. \h. 180 VOLUME. ix Pag* Pentapodes. . . . 8i4 Lethrinus .... 184 Cantlires. . . . i85 Salpes ih. Bopues ib. Oblades ib. Menides 189 Mendoles ih. Picarels 187 (>sio ih. Gerres 188 Squammipennes. . . ih. Chaetodons. . . . 189 Cliaetodons propre- ments dits. . . U}. Chelmons 190 Henioclius. . . 191 lEpbippus ib, Tauricliles. . . 192 IIoI acanthes. ... ib. Pomacandies. . ib, Platax 193 Psettus ih, Pimleptres. . . ih. Dipterodons. . . 194 Castagnoles. ... ih, Pempherides. . . 195 Archers ib, Scomberodes. . . . iqS Scombres ih. Maquereaux. . . . 197 Thons ih. Germons 198 Auxides 199 Sardes ib, Tassardf. .... ib. TABLE Thyrsites Gerapyles. . . . Espadons Espadons propre- ment dits. . . . Tetraptures. . . . Makaira Voiliers ...... Centronotes. . . . Pilotes Elacates Liclies Trachinotes. . Rhinchobdelles. . Macrognathes, . . Mastacembles. . Notacantlies. . . . Serioles Pasteurs Temnodons. . . . Caranx Carangucs Cilules Vomers Olisles . Scyres Blepliaris Gais Argyreioses. . . . Vomers propre- ment dits . . . Zeus Dore'as Capros La m pris ou chry- sotoses Equula Men MTHODIQUE Pag. 200 ih. ib. 202 ih. 202 ib. ib. ib. 2o3 ih. 20 4 ib. 2o5 ib. ib, ib. 206 ib. 207 208 209 ib. ib. ib. ib. 218 ib. ib. ib 21 1 ib. ib. 212 ib. Stromates. . . . Fiatoles Pamples Peprilus Luvarus Seserinus Kurtus Coryphaenes. . . . Coriphnes propre- ment dites. . . Caranxomores. . . Centrolophes. . . Astrodermes. . . Pteraclis TiENlODES A museau along, fortes dents Lepidopes Trichiuies. . . ^ A museau court, petite bouche Gymntres. . . . Stylephores. . . . \ museau court, bouche fendue, tte obtuse. . Rubans (Cpola). Lophotes.' . . . . Theuties Sidjans ( Ampha- canthus ). . . . Acanthurt'S. . . . Prionures . . . . Nasons Axinures Priodons . . . . PHARYNGIENS LA- Pag. 212 ib. ib. ib. ib. ib. ib. 2l5 ib. 216 ib. ib. ib. 217 218 219 219 220 221 ib. 222 ib, 223 ib. 224 ib. 225 ib. DU DEUXIEME Pag. '2l5 ib. ib, 228 ib. 229 ib. 23o ib^ .233 BYRINTHIFOR- MES. . . ... Auabas 226 Polyacaiithes. . . 227 Macropodes. . . Hlostomes. . . Osphromnes. . Tricliopodes. . . Spirobianches. , Opiicephales. . MUGILODES. . . . Muges Tetragonurus. . Alhiines. ; . . . 234 GOBIODES 236 Blennies. .... ib. Blennies propre- ment dits. . . ib. Pholis 238 Myxodes ib. Salarias ib. Clinus ib. Grrliibarbes. . . 289 Gonnelles. ... ib. Opistognatbes. . . 24 Zoarcs t ib. Aiiarrhicbas. . . . ib. Gobies 241 Gobies propre- ment dits. . . 242 Gobiod> s 244 Taeniodes ib. Perioplitalmes. . . 245 Elotiis ib. VOLUME. xj Pag. Gallionymes. . . 247 Trichonotes . . . 248 Coiiiephoies . . . ib. Platyptres. . . . ib, Chiius 249 Pectorales pedicu- les ib. Baudroies. . . . 25o Baudroies propre- ment dites. . . ib. Chironectes ou an- lennaires. . . . iSi Malthes 252 Batracodes. . . . 253 Labrodes 252 Labres ib. Labres proprement dits 255 Cheilines 2 56 Capitaines 257 Girelles ib. Auampss.. ... 259 Crcnilabres . .'. ib. Sublets 260 Filous ib. Clepliques. . . . ib. Gomphoses. ... ib. Rasons ( Xirich- thys ) 262 Cbromis 263 Cvcbles. . 4 . , , ib, Plsiops 264 Malacanthes. . . . ib. Scares ib. Calliodons. . . . 266 Odax. ib. k XIJ TABLE METHODIQUE Pag Bouches en flte. . ib. Fistulaires. . . . 267 Fistulaires propre- ment dites. Aulostomes. . ib. 268 ib. Centrisques. . . Centrisques pro- prement dits. . ib. Ampliislles, . . . 269 MAL VCOPTRYGIENS ABDOMINAUX. ... 269 Cyprinodes .... ib. Cyprins 270 Carpes. ..... ib. Barbeaux 272 Goujons 273 TancLes ib. Cirrhiues 274 Brmes ib. Labe'ons.. . . ; . ib. Calaslomes. . . . 075 Ables ib. Chela 277 Gonorhinques. . . ib. Loches ib. Anableps 279 Pcilies 280 Lebias ib. Fondules ib. Molinesia. . . Cyprinodons. . Esocesv , . . . Brochets. . . . Brochets propre- ment dits. . ib. Galaxies ib. Alepocpliales. . . 283 281 ib. ib. 282 Pag. Microstomes.. . . 283 Stomias ih. Ciauliodes. . . . 284 Salanx ib. Orphies ib. Scombre'soces. . .285 Demibecs ib. Exocets 286 Mormyres. . . . 288 S1LUR0DES. .... 289 Silures. . .... 290 Silures propre - ment dits,'. . . 291 Silures spe'cial. nomme's. . . Schilbs. . . . Machoirans. . . . Pimelodes. . . . Bagres Pimelodes pro- ment dits. . Schals Ageneyoses. . . Doras ib. Hterobranches. . 296 Macropte'ronotes.. Hete'robranehes or- dinaires. . . . Plotoses. .... . Callichtes 298 Malaptrures. . . ib. Asprdes 299 Lorlcaires. . . . 3oo Hjpostomes. . . , 3oi Loricaires ordinai- res ib. Salmones ib. Saunions. .... 3o2 ib. ib. 292 ib. ib. 293 295 ib. 297 ib. ib. DU DEUXIEME VOLUME. Pag. Saumons propre- ment dits. . . . 3o'j Eperlans 3o5 Loddcs ib. Ombres 3o6 Lavarets .... ib. Argentines. . . . 3o8 Characiris ib. Curimate 309 Anostomes. . . b. Serpes ib. Piabuques. . . . . 3io Serrasalmes. . . , ib. Tetragonoptres. . ib. Chalceus. . . . 3 1 1 Raiis ou Mjletes. ib. Hydrocyns. . . . 3i2 Citliarnes 3i3 Saurus ib. Scoples 3i4 Aulopes 3i5 Sternoptyx. ... ib. Clupes 3i6 Harengs 3 16 Harengs propre- ment dits* . ib. Alo^s 319 Cailleutassarts. . . 33 Odontognathes . . 821 Pristigastres . . . ib. Notoptres .... ib. Anchois^f^f^ . . Z'i^ Tlirisses 323 Mgalopes. . .' . . ib. Elopes 824 Butirins. ..... ib. Chirocentres . . . 325 Hyodons 326 Xll| Pag. Erythrins 326 Amies 827 Vastrcs ...... ib. Ostoglosses. . . . 828 Lepisostes. . . . ib. Bichirs ou polyp- tres 329 MALACOPTRYGIENS SUBRACHIEISS. . . 33o Gadodes ib. Gades. ...... ibi Morues 33 1 Merlans 332 Merluches 333 Lotes -^ ib. Motelles 334 Brosmes ib. Brotules 335 Phycis. ..... ih. Pianiceps 326 Grenadiers ou Ma- croures. ..,.-, ib. Poissons plats . . . 387 Pleuronectes . . . ib. Plies. 338 Fle'tans. 34o Turbots. ..... ib. Soles, . ..... 342 Monochires. . . .343 Acliires. ..... ib. Pla'gusies 344 Discoboles ib. pf)8 Porte-cuelles. . . ib. Porte-e'cuellespro- ib. prs ib, Gobie'soces. . . . 345 Cycloptres. . . . ibo vU. Lumps. 344 XlV TAr.LE MTHODIQUE Pag. ' Liparis 344 Echeiieis 347 MALACOPTRYGIENS APODES 348 Anguilliformes. . . ih. Anguilles ib. Anguilles propre- ment dites. . . 349 Anguilles vraies, ih. Oplusures 000 ib. Murnes 35i Spliagebranches. . 353 ^ Monoplres. . . . ib, Synbranclies. . . 354 Alabs ib. Saccopharynx. . . 355 . Gymnotes. . . . ib. Gymnotes propre- ment dits . . ib. Carapes. .".; 'i'T . 355 Apte'ronoles. . . . ib. Gymnai chus . . . ib. Lcpiocphales . . 358 Donzelles ib. Donzelles propre- ment dites- . . ib. Fierasfers 359 Eqniiles 36o LOPHOBRANCHES. . 36i Syngnathes .... 362 Syngnathes pro- prement dits. . ib. Hippocampe'*. . . 36u Soleuoslomes. . . ib- Pgases ib. Pyg. PLECTOGNATHES. . 364 Gymnodontes. . . . 364 Diodons 367 Ttrodons .... 368 Moles 369 Triodons 370 Sclrodermes. ... 371 Balisles ib. Balistcs propre- . ib. 373 374 ib. 375 ment dits. . . , Monacanthes. . Alutres Triacanthes. . . . Coffres CHONDROPTRY- GIENS ....... 376 A branchies libres. Sturioniens 378 Esturgeons. . . . ih. Polyodons .... 38o Chimres. .... 38 1 Chimres propres. 38a Callorhyuques. . . ib. A branchies fixes. SLACIENS 383 Squales 385 Roussettes 386 Squales proprement dits t . 387 Requins. .-. . . ib, Milandres 389 Emissoles. . . , . ib. Grisets 390 Plerins ib. Cestracions. . . .391 Aiguillais ib. Humantins. . . . 392 DU DEUXIEME 1 Pag. Leiclies. . . . . . Sgs Marteaux SgS Anges 3g4 Scies ib. Raies 3g5 Rliinobates. , . . i. Rhina 3g6 Torpilles ib. Raies proprement dites 397 Pastenagues. . . . 899 Anacantlies. ... 4oo ' VOLUME. XV Pag. Mourinos ou My- lobates 4^^ Riinoptres. . . .401 Ce'phaloptres. . . ib. SucEui^s ou Cyclo- STOMES 4^2 Lamproyes. . . . 402 Myxines 4^5 Heptatrmes, ... ib. Gastrobranches. . ^06 Ammoctes. . . . 4o8 LE RGNE ANIMAL DISTRIBU D'APRS SON ORGANISATION. " - . . II...- TROISIME CLASSE DES ANIMAUX VERTBRS. LES REPTILES. Les reptiles ont le cur dispos de manire qu' chaque contraction, il n'envoie dans le poumon qu'une portion du sang qu'il a reu des diverses parties du corps , et que le reste de ce fluide re- tourne aux parties sans avoir pass par le poumon , et sans avoir respir. Il rsulte de l que l'action de l'oxygne sur le sang est moindre que dans les mammifres, et que , si la quantit de respiration de ceux-ci , o tout le sang est oblig de passer par le poumon avant de retourner aux parties, s'exprime par l'u-. nit, la quantit de respiration des reptiles devra s'exprimer par une fraction d'unit d'autant plus petite, que la portion de sang qui se rend au pou- mon , chaque contraction du cur , sera moindre. Comme c'est la respiration qui donne au sang sa chaleur , et la fibre la susceptibilit pour Firri- tation nerveuse, les reptiles ont le sang' froid , et les forces musculaires moindres en totalit que les TOME n. I 2 RKPTILES quadrupdes, et plus forte raisoa que les oiseaux ; aussi n'exercent-ils gure que les mouvements du ramper et du nager : et , quoique plusieurs sautent et courent fort vite en certains moments , leurs ha- bitudes sont gnralement paresseuses, leur di- gestion excessivement lente, leurs sensations ob- tuses , et dans les pajs froids ou temprs , ils passent presque tous l'hiver en lthargie. Leur cer- veau proportionnellement trs petit n'est pas aussi ncessaire que dans les deux premires classes l'exercice de leurs facults animales et vitales ; leurs sensations semblent moins se rapporter un centre commun; ils continuent de vivre et de montrer des mouvements volontaires, un temps trs considrable aprs avoir perdu le cerveau , et mme quand on leur a coup la tte. La connexion avec le systme nerveux est aussi beaucoup moins ncessaire la contraction de leurs fibres, et leur chair conserve son irritabilit bien plus long-temps aprs avoir t spare du reste du corps que dans les classes prc- dentes; leur cur bat plusieurs heures aprs qu'o.'i l'a arrach, et sa perte n'empche pas le corps de se mouvoir encore long-temps. On a remarqu dans plusieurs > que le cervelet est d'une petitesse ex- trme , ce qui est assez d'accord avec leur peu de propension au mouvement. La petitesse des vaisseaux pulmonaires permet aux reptiles de suspendre leur respiration sans ar- rter le cours du sang; aussi plongent-ils plus ai- EN GENERAL, 3 sment et plus long-temps que les mammifres et les oiseaux. Les cellules de leur poumon tant moins nombreuses, parce qu'elles ont moins cle vaisseaux loger sur leurs parois , sont beaucoup plus larges . et ces organes ont quelquefois 11 forme de simples sacs peine celluleux. Du reste , les reptiles sont pourvus de trache artre et de larynx, quoiqu'ils n'aient pas tous la facult de faire entendre une voix. N'ayant point le sang chaud , ils n'avaient pas besoin de tguments capables de retenir la chaleur ; et ils sont couverts d'caills ou simplement d'une peau nue. Les femelles ont un double ovaire et deux ovi- ductus; les mles de plusieurs genres ont une veree fourchue ou double j dans le dernier ordre ( ce- lui des batraciens ) , ils n'ont pas de verge du tout. Aucun reptile ne couve ses ufs. Dans plusieurs genres des batraciens, les ufs ne sont fconds qu'aprs avoir t pondus; aussi n'ont-ils qu'une enveloppe membraneuse. Les petits de ce dei'nier ordre ont , au sortir de l'uf, la forme et les bran- chies des poissons, et quelques genres conservent ces organes, mme aprs le dveloppement de leurs poumons. Dans plusieurs des reptiles qui pon- dent des ufs, notamment dans les couleuvres, le petit est dj form et assez avanc dans l'uf au moment o la mre fait sa ponte, et il en est mme 1* [\ REPTILES des espces que l'on peut rendre volont vivipares en retardant leur ponte (i), La quantit de respiration des reptiles n'est pas fixe, comme celle des mammifres et des oiseau-x ; mais elie varie avec la proportion du diamtre de l'artre pulmonaire compar celui de l'aorte. Ainsi les tortues, les lzards, respirent beaucoup plus que les grenouilles, etc. De l des diffrences d'nergie et de sensibilit beaucoup plus grandes qu'il ne peut en exister d'un mammifre un autre, d'un oiseau un autre. Aussi les reptiles prsentent-ils des formes , des mouvements et des proprits beaucoup plus varis que les deux classes prcdentes; et c'est surtout dans leur production que la nature semble s'tre joue imaginer des formes bizarres , et mo- difier dans tous les sens possibles le plan gnral qu'elle a suivi pour les animaux vertbrs, et sp- cialement pour les classes ovipares. La comparaison de leur quantit de respiration et de leurs organes de mouvement a donn lieu cepefidant M. Brongniart de les diviser en quatre ordres (2) ;, savoir : Les Chlois^iens ( ou Tortues )^ dont le cur a deux oreillettes , et dont le corps ^ port sur quatre (i) Par exemple , les couleuvres lorsqu'on les prive d'eau , ainsi que l'a expriment M. Geoffroy. (2) Al. Brongniart, Essai d'uiic classilicalion naturelle des reptiles, t*aris i8o5 , et daas les Mcm. des savanis ctrang. , prsents l'Institut; tom. I, p 587. CHLONIENS. 5 pieds , est envelopp de deux plaques ou boucliers forms par les cotes et le sternum. Les Sauriens (ou Lzards), dont le cur a deux oreillettes, et dont le corps , port sur quatre ou sur deux pieds , est revtu d'caills. Les Ophidiens ( ou Serpents ) , dont le cur a deux oreillettes, et dont le corps reste toujours dpourvu de pieds. Les Batraciens , dont le cur n'a qu'une oreil- lette, dont le corps est nu, et dont la plupart passent, avec l'ge, de la forme d'un poisson re- spirant par des branchies , celle d'un quadrupde respirant par des poumons. Quelques-uns cependant ne perdent jamais leurs branchies, et il y en a qui n'ont jamais que deux pieds (i). LE PREMIER ORDRE DES REPTILES, Ou LES CHLONIENS, Plus connus sous le nom de Tortues, ont le cur compos de deux oreillettes , et d'un ventricule deux chambres ingales qui communiquent en- (i) D'autres auteurs , comme Merrem , font une autre rpartition des sauriens et des opliidiens. Ils de'tachent les crocodiles pour en faire un ordre part ^ et re'unissent au contraire au reste des sauriens , la premire famille des ophidiens , ou les anguis , disirihutin qui repose sur quelques particularits de Torgaaisation des crocodiles , et sur une certaine res- semblance des anguis avec les lzards. Nous avons cru suffisant d'in- diquer ces rapports presuV (Tortue). CHELONIEKS. 11 La Tortue d'eau douce d^ Europe. ( Testudo europa. Sclm. orhicularis Lin. )Sclipf. pi. I. (i). Est Tespce la plus rpandue; on l'observe dans toul le midi et Torient de l'Europe jusqu'en Prusse. Sa cara- pace est ovale ;, peu convexe , assez lisse, noirtre , toute seme de points jauntres disposs en rayon. Elle atteint jusqu' dix pouces delongjon mange sa chair, et on en lve prfur cela avec du pain , djeunes herbes; elle mange aussi des insectes, des limas, de petits poissons , etc. Mar- sigli dit que ses ufs sont un an clore. La Tortue peinte. ( Test, picta. Sclipf. pi. iv. ) Est une des plus jolies espces; elle est lisse, brune, et chacune de ses cailles est entoure d'un ruban jaune, fort large au bord antrieur. On la trouve dans l'Amrique sep- tentrionale , le long des ruisseaux , sur les rochers ou les troncs d'arbres , d'o elle se laisse tomber dans l'eau sitt qu'on approche (2). (i) C'est la mme que la verte tl jaune , Lacp. PI. VI et sa ronde pi. V. On doit consulter , sur cette espce , la belle monographie qu'en a donne'e M. Bojanus, Yilna, 1819 , in-folio. (2) Aj . Em. lutaria, Lacep. , iv; Em. ^dansonii, Shweig 5 Em. sc" negalensis , Dumer. j Em. subrufa , Lacep. , xin ; Em. contracta , Schweig; Em. punciata, Schpf., v 5 Em. reticulata^ Leconte; Em. rubrivenlrisj id. ; Em. serrata, Daud., II, xxij Em. concinna, Lee. , ou geometrica y Lesueur; Em. pseudogeographica , Lesueur; Em. scripta , Sclipf., HT, 4 j Em. scabra , id., III ; Em. cinerea, id., II, 3 j Em. centvata, Daud. , ou terrapen^ Lin. , Sclipf., xv 5 Em. concentrlca, Lee; Em. o do rata ^ id. ; Em. fusca, Lesueur 5 Em. leprosa , Schw. ; Em. nasuta , id, ; Em. dorsata , Schpf. j Em. pulchella , Sclipf. , xxvi, ou insculpta, Lee; Em. lutescens; Scliw. ; Em. expansa , id. ; Em. macquaria , Cuv. M- Fitzinger se'pare sous le nom de Chelodina, et M. Bell sous celui d'HYDRAsPs , les espces cou plus alonge', telles que : Em. longicollis , Shaw., gen. Zool. III, part. I, pi. xvi^ Em. planiceps, Schpl'., xxvn, ou Canaliculata , Spix., viiij Em. platicephala, Merrem^ ^/w. de- pressa, Spix. Il, i ^ Em.carunculata, Aug. St.-Hi!.'; Em, trilenta- culata , id. 12 REPTILES On doit remarquer parmi les tortues d'eau doue , . Les Tortues a boite ( i ). ])ont le plastron est divis en deux battants par une articu- lation mobile, et qui peuvent fermer entirement leur cara- pace quand leur tte et leurs membres y sont retirs. Les unes ont le battant antrieur seulement mobile (2). Dans d'autres, les deux battants se meuvent gale- ment (3). ^ Il y a au contraire des tortues d*eau douce dont la queue longue et les membres volumineux ne peuvent rentrer en- tirement dans les boucliers. Elles se rapprochent en cela des sous-genres suivants , et surtout des chelydes , et mri- tent par consquent aussi d'tre distingues (4). Telle est La Tortue longue queue. ( T. serpentina. L. ) Sclipf. pi. VI. Que l'on reconnat sa queue presque aussi longue que sa carapace , hrisse de crtes aigus et denteles , et ses cailles releves en pyramides. Elle habite les parties chaudes de l'Amrique septentrionale, dtruit beaucoup de poissons et d'oiseaux d'eau , s'carte assez loin des rivi- res , et pse quelquefois au-del de vingt livres. Z"" Les Tortues de mer. (Chelonia (5). Brongn. ) Ont leur enveloppe trop petite pour recevoir leur tte et surtout leurs pieds qui sont extrmement alongs ( princi- palement ceux de devant), aplatis en nageoires, et dont tous les doigts sont troitement runis et envelopps dans la mme (i) C'est de cette subdivision que Merx'cm a fait son genre Terrapni;^ S])ix , son genre Kinosterkon ^ Fleming^ son genre Cistud a. L'espace d'Europe et d'autres ont dj quelque chose de cette mobilit'; ce qui rend son genre difficile limiter. (2) Test, subnigra , , vu, 25 T. clausa ^ Sclipf. , vu. (3) La tortue bote d'Amboine. Daud. II , 809: Test, tricarinala , Schpf. , 11; Test, pensihanica, I , d. , xxiv. (4) M. Fitzinger a fait de cette subdivision son genre Chelydra, cl M. Fleming, son genre Chelonura. (5) Chelonia , de *:;^'3v!, Merrem a pricr le nom barbare de Ca- rcxta. CILO]NIf:NS. \ membrane. Les deux premiers doigts de chaque pied ont seuls des opgles pointus qui tombent mme assez souvent l'un ou l'autre un certain ge. Les pices de leur plastron ne forment point une plaque continue_,maissont diversement dentele'es, et laissent de grands intervalles qui ne sont occups que par du cartilage. Les ctes sont rtrcies et sparesTune de l'autre leur partie extrieure; cependant le tour de la carapace est occup en entier par un cercle de pices corre- spondantes aux ctes sternales. La fosse temporale est cou- verte en-dessus d'une vote forme par les paritaux, et d'au- tres os, en sorte que toute la tte est garnie d'un casque osseux continu. L'sophage est arm partout en dedans de pointes cartilagineuses et aigus diriges vers l'estomac. La Tortue franche ou Tortue verte. ( Testudo mydas. (i) Lin. T. viridis. Schn. ) Lacp. L i. Se distingue par ses cailles verdtres au nombre de treize qui ne se couvrent point en tuiles, et dont celles de la range du milieu sont peu prs en hexagones rguliers. Elle a jusqu' six ou sept pieds de long et jusqu' sept et huit cents liv. de poids. Sa chair fournit un aliment agra- ble et salutaire aux navigateurs ar de petites fausses ctes qui rendent le mouvement latral difficile : aussi ces animaux ont-ils de la peine changer de direction, et on les vite aisment en tour- noyant. Ce sont les seuls sauriens qui manquent d'os claviculaires; mais leurs apophyses coracodes s'attachent au Sternum , comme dans tous les autres. Outre les ctes ordinaires et les fausses ctes , il y en a qui pro- tgent l'abdomen sans remonter jusqu' l'pine, et qui paraissent produites par Tossification des inscriptions tendineuses des muscles droits. Leurs poumons ne s'enfoncent pas dans l'abdomen , comme ceux des autres reptiles, et des fibres charnues, SAURIENS. I() adhrentes la partie du pritoine qui recouvre le foie, leur donnent une apparence de diaphragme , ce qui , joint leur cur divis en trois loges, et o le sang qui vient du poumon ne se mle pas avec celui du corps aussi compltement que dans les autres reptiles, rap- proche un peu plus les crocodiles des quadrupdes sang chaud. Leur caisse et leurs apophyses pte'rygodes sont fixes au crne , comme dans les tortues. Leurs ufs sont durs et grands comme ceux de nos oies , et les crocodiles passent pour les animaux dont les deux extrmes de grandeur sont le plus diffrents. Les femelles gardent leurs ufs, et quand ils sont clos , elles soignent leurs petits pendant quelques mois. Ils se tiennent dans les eaux douces, sont trs car- nassiers, ne peuvent avaler dans l'eau ^ mais noient leur proie , et la placent dans quelque creux sous l'eau, o ils la laissent putrfier avant de la manger (i). Les espces , plus nombreuses qu'on ne le croyait avant nous, se rapportent trois sous-genres distincts. Les Gavials. Cuv. Ont le museau grle et trs along j les dents peu prs gales j les quatrimes d'en bas passant, quand la bouche est ferme , dans des chancrures , et non pas dans des trous de la mchoire suprieure 5 les pieds de derrire dentels au bord externe et palms jusqu^au bout des doigts, deux grands trous aux os du crne derrire les yeux, que l'on scnl au travers de la peau. On n'en a encore observ que dans l'ancien continent. Le plus connu est Le Gavial du Gange. ( Lac. gangetica. Gm. ) Faujas. Hist. de la Mont, de St. -Pierre, pi. xlvi. Lacep. L xv. Espce qui devient fort grande, et qui , outre la lon- (i) Les crocodiles diffrent assez des autres le'zards , pour que plusieurs auteurs rcents aient cru devoir en faire un ordre particulier. Ce sont IcsLoRicATA de Merrem, et de Fitzinger, les EMDosAURiENsde Blainville. 2 flEPTLKS gucur de son museau, se fait remarquer par une grosse prominence cartilagineuse qui entoure ses narines , et se rejette en arrire (i). Les Crocodiles {i) proprement dits. Ont le museau oblong et dprim, les dents ingales^ les quatrimes d'en bas passant dans des cliancrures et non pas dans des trous de la mchoire suprieure, et tous les autres caractres des gavials. 11 y a des espces de cette forme dans les deux continents. Le Crocodile vulgaire j ou du Nil. ( Lac. crocodilus. L. ) Geoffr. Descr. de TEg. Rept. l. i. Ann. Mus X. IlL i. Cuv. ibid. X. pi. . f. 5 et ii. f. 7. et Ossem. foss. V. part. 1. mme pi. et fig. Si clbre chez les anciens, a six ranges de plaques (1) C'est cctle prominence qui avait fait dire Elien (Hisl. an. lxii, c. 4^ ) ^i'il existe dans le Gange des crocodiles qui ont une corne sur le bout clu museau. Voyez en la description et les figures, par M. Geoffroy St.-Hil., Me'm. du Mus., XII , p. 97. Ajoutez le- petit gavial ( Croc, tenuirostris , Cuv.), Faujas, loc. cit. , pi. xLVii , si toutefois c'est une espce distincte. iV. B. Les Schistes calcaires de Bavire ont donne' un petit Gavial fossile d'une espce particulire, qui a te' dcrit par ?I. Smmering dans les Mm. de FAc. de Municli , pour 1814. J'ai fait counaire des crnes et d'autres parties de crocodiles fossiles, voisins du gavial , trouvs Caen , Honfleur et en d'autres lieux , et l'ai marqu les points par lesquels l'ostologie de leur crne diffre de celle du pavial actuel. Voyez mes Rechercbes sur les ossem. foss., V, 2e part. Il V a aussi des bscrvations analogues faites en Angleterre, par M. Coiiybeaie. D'aprs ces diffrences qui tiennent surtout l'arrire du palais, M. Geofiroy a cru devoir faire de ces animaux perdus, deux genres , qu'il nomme Theleosaurus et Stekeosaurls , et nanmoins il parit croire que les gavials actuels peuvent en descendre , et que leurs diffrences peuvent rsulter du changement des circonstances atmosph- riques. Mm. du Mus., XII. (2) V^a^o , qui craint le rivage , nom donn par les Grecs un lzard commun chez eux; ils rappliqurcut ensuite , cause del rcs- crablance , au crocodile d'Egypte, quand ils voyagrent dans ce dernier pays. Hrodot., lib. II. M. Merrem a chang ce nom de sous-genre en Champses qui tait le nom gyptien de cet animal selon Hrodote. SAURIENS. 2 1 carres, et peu prs gales, tout le long du dos ((). Le Crocodile deux artes. [Croc.hiporcatus. Cuv.) Ann. Mus. X. 1. 4* et lio 8. et Ossem. foss. Y. '2*^ part, mmes pi. et fig. A huit ranges de plaques ovales le long du dos, et deux artes saillantes sur le haut du museau, se trouve dans plusieurs les de a mer des ndes _, et probablement (i) N. B. On trouve depuis le Se'ngal jusqu'au Gange et au-del , des crocodiles trs semblables au vulgaire, et qui ont, Is uns le museau un peu plus long et plus e'troit , les autres quelques varite's dans les plaques ou e'cailles qui garnissent le dessus de leur cou j mais il est trs difficile de les distribuer en espces distinctes , cause des nuances inlerme'diaircts. Les petites cailles isoles qui forment une range trausverse, imme'diate ment derrire le crne , varient de deux quatre et six ; les plaques rapproches qui composent le bouclier de la nuque , sont ge'ae'ralement au nombre de six ; mais il y en a quelquefois une plus petite peu de distance de chaque aiigle ante'rieur de ce bouclier, et d'autres fois, celle- l est contigu au bouclier, ce qui lui donne huit plaques. M. Geoffroy nomme Croc, suchus , ceux qui ont le museau plus troit et plus along 5 Cr. marginaus , ceux o Fon compte six cailles la range de derrire le crne 5 il y en a parmi eux'qui ont six plaques au bouclier, d'autres qui en ont huit; Cr. lacunosus , un individu qui ne lui a offert que deux cailles der- rire le crne , et six plaques au bouclier; enfin , Cr. complanatus ^ un in- dividu dont les caractres tiennent quelques proportions de la tte. Ces diffrents crocodiles ont bien aussi quelques variations dans les formes de dtail du museau , et dans les cailles latrales du dos ; mais cet gard, et surtout pour le museau, les vaiits seraient encore bien plus nombreuses, et M. Gcoroy Tccontaxit que rien n'est plus fugilif fjfue les formes des crocodiles. C'est au point que je n'ose lever au rang d'es pce, des crocodiles envoys du Bengale par M. Duvaucel, quoique leur tte soit plus convexe que dans tous les autres. J'ai une autre discussion avec le savant naturaliste que je viens de citer ; il suppose que l'espce ou varit museau plus troit , demeure plus pe- tite , qu'elle est douce et inoffensive , que sa petitesse fait qu'elle est porte plutt sur le rivage lors des inondations , dont elle est ainsi un prcurseur, et d'aprs ces ides qu'il s'en esttaites, il pense que c'tait particulirement elle que les Egyptiens rendaient des honneurs religieux, et que le nom de Suchus ou de Suchis lui appartenait comme espce. Je crois, au contraire, avoir prouv par Aristote et par Cicron que les crocodiles vnrs en Egypte, n'taient pas moins froces que les autres 5 il est certain aussi que le crocodile museau troit , n'tait pas soigni; exciusiveraert par 2 2 REPTILES aussi dans les deux presqu'les. On l'a reu principalement des Sclielles. Le Crocodile museau effil. ( Croc, acutus. Cuv. ) Geoffr Ann. Mus. II. xxxvii. A museau plus long, bomb sa base, plaques du dos ranges sur quatre lignes j les extrieures disposes ir- rgulirement et avec des artes plus saillantes. C'est l'es- pce de Saint-Domingue et des autres grandes Antilles. La femelle place ses ufs dans la terre , et les dcouvre au moment o ils doivent clore (i). Les Camans (2). (Alligator. Cuv. ) Ont le museau large, obtus, les dents ingales, dont les ' ' ' W I . I ! I -^ ^^^^ ^ ^^ M,, .MIIJ- I fl t ^l^ ^^^ ^.M MPI ! les prtres j car , d'aprs les recberches trs exactes de M. Geoffroy lui- mme, il se trouve que les trois crocodiles embaume's qui existent en ce moment Paris, ne sont justement pas le Suchus, mais bien le mar- ginatus , le lacunosus et le cQmplanatus y enfin , tout me fait croire que , Souc ou Souchis , qui, selon M. Champollion, tait le nom gyptien de Saturne , tait aussi le nom propre du crocodile que l'on entretenait Arsino 5 comme Apis tait le nom du buf sacr de Memphis , et Mnevis celui du buf d Hermopolis. On peut consulter, sur ce point d'antiquit , les diffrents crits de M. Geoffroy, et celui o il les a rsums dans le grand ouvrage sur l'Egypte, ainsi que mes Recherches sur les ossements fossiles, tome V, ne part., p. 45. Ce dernier article ayant t fait avant celui de l'ou- vrage sur l'Egypte , je n'ai pu y faire entrer l'argument tir de la diff- rence des crocodiles embaums , argument qui m'est fourni par M. Geof- froy, et qui me parat singulirement corroborer ma manire devoir. (i) Le Croc, /nus. effil a t particulirement observ par M. Des- courtils. Aj. : Le Crocodile losange ( Croc, rhombifer) ; Cuv., Ann. Mus. XII, pi. I, 15 le Crocodile casque ( Croc, galeatus)-^ Per- rault, Mm. pour servir l'Hist. des an., pi. lxiv, si toutefois cette espce, qui n'est connue que par cette figure, est une espce constante j le Crocodile deux boucliers {Croc, biscutatus) :, Cuv., Ann. Mus., X, 11 , G, et Ossem. foss., t. V, part. 2 , pi. 11 , f. 6 , dont on n'a vu qu'un ou deux individus; le Croc, nuque cuirasse'e ( Croc, ctaphractus , Cuv. ) ; Oss. foss. V, iie part. , pi. v, f. i et 2. (2) Le nom de Caman est celui que les ngres de la Guine donnent aux crocodiles. Les colons franais l'emploient pour dsigner l'espce de crocodile la plus commune autour de leur habitation. Les colons anglais et hollandais emploient, dans le mme sens, le mot alligator , corrompu du portugais lagartn , qui vient lui-mme de laceria. SAUIUENS. 20 quatrimes d'ea bas entrent dans des trous, et non dan.ide;> cliancrures de la mchoires suprieure; leurs pieds sont demi palms seulement et sans dentelure. On n'en connat encore pour sur qu'en Amrique. Le Caman a lunettes. ( Croc, sclerops, Sclin. ) Seb. l. civ. 10. Cuv. An. Mus. X. I. 7 et 16. et II. 3. * Ainsi nomm d'une arte transversale qui runit en avant les bords saillants de ses orbites , est l'espce la plus commune la Guiane et au Brsil. Sa nuque est cuirasse de quatre bandes ransverses de fortes cailles. La femelle pond dans le sable , couvre ses ufs de paille ou de feuil- les, et les dfend avec courage (1). Le Caman museau de brochet ( Croc, lucius. Cuv. ) Ann. Mus. X. i . 8 et i5. et IL 4' Ainsi nomm de la forme de son museau , se distingue encore par quatre plaques principales qu'il porte sur la nuque. SI habite dans le midi de l'Amrique septentrio- nale. Il s'enfonce dans la vase et tombe en lthargie dans (1) Il j a aussi des camans de plusieurs sortes, qui ont cette arte transverse en avant des orbites, et qui forment peut-tre, comme les cro- codiles voisins du vulgaire , des espces diffrentes , mais difficiles bien caractriser. Les uns ont le museau plus court , plus arrondi, Tarte transverse concave en avant, et se prolongeant d chaque ct sur la joue. Je leur compte treize dents de chaque ct en haut^ leur crne n'est point largi en arrire ; leur corps est vert , pointill et tachet de noir, avec des bandes noires sur la queue. D'autres ont la mme tte , les mmes dents , mais leur corps est noir, avec des bandes troites , jauntres comme dans le Jacar noir de Spix , pi. IV. D'autres encore ont le museau moins largi, Farte concave se pro- longe moins ; je leur trouve quinze dents, leur cou est rai^ux cuirass j je les prendrais volontiers pour le Cr.Jissipes de Spix , pi. m. EnCn , il y en a museau encore moins large , crne un peu largi en arrire, dont Tarte transverse est convexe en avant, et ne se prolonge pas sur la joue; leurs cailles du dos ont les artes moins saillantes, et les bandes de leur queue sont moins marques ; serait-ce le Cr. punctula- lus de Spix , pi. Il ? Malheureusement M. Spix n'a point insist sur les caractres pris de l'arte Iransvcse. 24 KEPTILES Jes grands froids. La femelle dpose ses ufs par couches' avec des lils de terre (i). La deuxime famille, ou celle Des LACERTIENS (2). Est distingue par sa langue mince , extensible , et termine en deux filets , comme celle des cou- leuvres et des vipres ; leur corps est along ; leur marche rapide ; tous leurs pieds ont cinq doigts arms d'ongles , spars , ingaux , surtout ceux de derrire ; leurs cailles sont disposes , sous le ventre et autour de la queue , par bandes transversales et parallles; leur tympan est fleur de tte ou peu enfonc ^ et membraneux ; une production de la peau fendue longitudinalement, qui se ferme par un sphincter , protge leur il ; sous l'angle antrieur est un vestige de troisime paupire; leurs fausses cotes ne font point de cercle entier; les mles ont une double verge ; l'anus est une fente transversale. Leurs espces tant fort nombreuses et fort va- ries, nous les subdivisons en deux grands genres. Les Monitors, appels nouvellement, par une erreur singulire , TuPiNAMBis (3) , Sont celui o il y a des espces de la plus grande (1) Voyez^ $ur cette espce, le mm. de M. Harlan, Ac. uat. se. Plii- lad. IV, 242. Aj. le Caman paupires osseuses ( Croc, palpehrosus, Cuv.) Ann. Mus. X, pi. i, 6 et 7, et n, 2; et le Croc, trlgonatus y Schu., Seb., I, cv, 3 ; ou le Jacaretinga moschijer ^ Spix., pi. I. Cette espce a la paupire occupe'e entirement dans son paisseur, par trois lames os- seuses , dont les autres crocodiles ont peine un le'ger vestige. (2) Du latin lacerta, qui a la mme signification que lzard. 3) Margrave, parlant du sauvegarde d'Amrique , dit qu'il se nomme SAURIENS. 26 taille ; ils ont des dents aux deux mchoires, et en man- quent au palais : on en reconnat le plus grand nombre leur queue comprime latralement , qui les rend plus aquatiques. Le voisinage des eaux les rapprocliant quel- quefois des crocodiles et des camans , on a dit qu'ils avertissent , par un sifflement, de l'approclie de ces dan- gereux reptiles : c'est probablement cette assertion qui a fait donner le nom de sauvegarde ou monitor quel- ques-unes de leurs espces , mais elle n'est rien moins que certaine. Ils se divisent en deux groupes trs distincts. Le premier , ou celui Des Monitors proprement dits, Se reconnat des cailles petites et nombreuses sur la tte, et les membres, sous le ventre et autour de la queue ^ laquelle a en dessus une carne forme par une double ran- ge d'caills saillantes. Leurs cuisses n'ont point cette range de pores, que nous voyons dans plusieurs autres sauriens. Ils sont tous de l'ancien continent (i). L'Egypte en nourrit deux espces, qui peuvent tre con- sidres comme les types de deux subdivisions : Le Monitor du Nil. Ouaran des Arabes. ( Lacerta nilo- tica. L. ) Mus. Worm. 3i3. Geoffr. s. iil. Gr. Ouv. sur l'Egypte. Reptiles, pi. i f. i. A dents coniques et fortes, dont, les postrieures de- viennent rondes avec l'ge; biUn avec despiquetures plus ples et plus fonces , formant divers compartiments ^ parmi lesquels on remarque des ranges transverses de grandes taches ocelles, qui, sur la queue, deviennent des anneaux. Sa queue, ronde sa base, est surmonte de la carne sur presque toute sa longueur -, il atteint cinq et Teyu-guau , et chez les Topinambous, Teinapara ( Tei\iapara tupi- nambis). Sba a pris ce dernier mot pour le nom de Taniiual, et tous les autres naturalistes Font copi. (i) Seba , et diaprs lui Daudin , donnent quelques vrais monitors pour amcr^ains^ mais c'est une erreur. 26 , REPTILES six pieds. Le peuple, en Egypte, pi tend que c'est un jeune crocodile clos en terrain sec. Les anciens gyptiens l'ont grav sur leurs monuments , peut-tre parce qu'il dvore les ufs du crocodile (i). L'autre espce, Le Monitor terrestre d'Egypte Ouaranelhard des Arabes, {Lacerta Scincus Merr. ) Geoff. gyp. Rept. 111. f. i. A dents comprimes , tranchantes et pointues; queue presque sans carne , et demeurant ronde beaucoup plus loin; ses habitudes sont plus terrestres; il est commun dans les dserts qui avoisinent l'Egypte, et les bateleurs du Caire l'emploient faire des tours, aprs lui avoir ar- rach les dents. C'est le Crocodile terrestre d'Hrodote , et, comme le croit Prosper Alpin, le vritable Scingue des anciens (2). L'Afrique et les Indes produisent un grand nombre de monitors dents tranchantes comme le prcdent, mais dont la queue est encore plus comprime qu' celui du NiL Le plus commun dans l'archipel des Indes, est La 31. deux rubans. ( Lac. hivittata. Kuhl. ) Blanc dessous, noir dessus, avec cinq ranges transver- ses de taches blanches ou d'anneaux blancs. Une bande blanche le long du cou, et un angle form par le blanc de la poitrine, qui remonte obliquement sur l'paule. On en a de trois pieds de long (3). ( I ) A cette espce se raltacheut par la forme des dents et mme par la disposition des taches, qui, au reste, se ressemblent dans presque tous les monitors : le M. orn [M. o matas , Daud. ) , Ann. Mus. II,xlviii, Lac. capensis , Sparm. ^ le M. gorge blanche [M. albogularis , Daud. , Rept., III , pi. xxxii. ) C'est de cette subdivision que M, Fitzinger fait son genre Varanus. Sous ce nom de Varanus, Merrem comprenait tous mes monitors pro- prement dits. (2) M. Filzinger fait de cette espce son genre Psammosaurus. (3) A celte espce se rattachent par la distribution des couleurs, le T. bigarre', Daud. {^Lac. varia, Shaw. nat. Mise. 83, J. White, 253), de la Nouv. Hollande 5 une espce voisine, de manille (M. mannoratus , C); Le T. lgant et le T. toile, Daud. III , xxxi, et Seb., I , xcxiv, 1,2, 3 , xcxvni , xcix , 2 j II , XXX , 2 , xc , cv ^ i , etc. , qui ae fortncat SAURIENS. 2 7 L'autre groupe des nionitors a des plaques anguleuses sur la tte , et de grandes cailles rectangulaires sous le ven- tre et autour de la queue La peau de leur gorge revtue de petites cailles, fait deux plis en travers. Us ont une range de pores sous les cuisses (i) On peut y tablir aussi des subdivisions. La premire 7 ou Les Dragonnes. A pour caractre distinctif , des cailles releves d'artes comme dans les crocodiles , formant des crtes sur la queue, qui est comprime (2). La grande Dragonne. {Mon. crocodilinus Merr. ) Lacep. Quadr. ovip. pi. ix. A aussi des cailles releves d'artes parses sur le dos. Avec l'ge les dents du fond de sa bouche deviennent ar- rondies. Elle atteint de quatre six pieds de long et vit a laGuiane, dans des terriers, prs des marcages. On mange sa chair. Le Lzardet. Daud. ( Lac, bicarinata. L. ) Crocodilurus a/7zazo/2cw^. Spix.pl. XXI. Est plus petit , et n'a point d'caills releves sur le dos. On le trouve dans plusieurs parties de l'Amrique mri- dionale. qu'une espce originaire d'Afrique. Ilfauty ajouter le 3^. cepedien^ Daud.? III , xxtv , ou Lac. exanihematica , Bosc. , Act. Soc. nat. Par. ; pi. v, f. 3 , ocell partout 5 Le M. piquete''de brun du Bengale ( M. Benga- lensis j Daub.; -Le M. noir piquel de vert, de Moluques {M. in~ fjicus, Daud. 5 Une espce noirtre uniforme de Java , M. nigricans , Cuv. ) , etc. Toute comparaison fate, j'ai lieu de croire maintenant que la fig. de Seba I , pi. CI , f. i , dont Lin, a fait son Lacerta dracna , mais qui est ^'^s diffe'rente de la Dragonne de Lace'p, , est le M. henglensis. L'ori- pnal de Seba est au Musum. M. Filzinger re'serve ces espces queue comprime'e , le nom gne- ique de Tupinambis. (i) Merrem a fait de ce second groupe , son genre Teius, (2) M. Spix a fait de cette subdivision son genre Crogopilurus, do.: M, Gray a change' le nom en Ada. 28 REPTILES La deuxime, ou Les Sauvegardes. A toutes les cailles du dos et de la queue sans car- nes ; les dents sont denteles, mais avec l'ge celles de i'arrire-boucbe s'arrondissent aussi (i). Les uns, appels plus particulirement Sauvegardes, ont la queue plus ou moins comprime j les cailles du ventre plus longues que larges j ils vivent au bords des eaux. Tel est surtout Le Grand Sauvegarde d' Amrique , Teyu-Guazu y Te'rna- para y etc. {Lacerta teguixin. Lin. et Shaw.) Seb. i. xcvi. I. 2. 3. xcvii. 5. XCIX. I. Apiquetures et taches jaunes disposes par bandes traus- verses, sur un fond noir en dessus, jauntre en dessous; des bandes jaunes et noires sur la queue (2). Au Brsil, la Guiane, arrivant six pieds de longueur. 11 va rapidement surterre; se rfugie l'eau quand on le poursuit; y plonge, mais n'y nage point ; mange toute sorte d'insectes , de reptiles^ des ufs dans les basses-cours, etc. ; nicbe dans des trous qu'il creuse dans le sable. On mange sa chair et ses ufs (3j. D'autres appels Ameiva (4) ne diffrent desprcdents que (i) C'est ceux-l que M. Filziager reserve le nom de Moivitor. (2) Les individus desse'cbs , ou conserve's dans la liqueur, prennent une teinte bleutre ou verdtre dans leurs parlies claires , et c^est ainsi que les reprsente Seba 5 mais vivant, tel que nous l'avons vu, il a les parties claires pUis ou moins jaunes. Le Pr. Max. de Wied l'a bien rendu dans sa onzime livr. (3) Aj. le Titpin. taches vertes de Daud. , si ce n'est pas une simple varit' du Sauvegarde. Spix le nomme Tup. monitor. pi. xix c'est son T. nigropunctatiis (jui est le vrai Sauvegarde. (4) Le nom diAmewa, selon Margrave, dsigne un lzard queue fourchue, ce qui ne peut tre qu'une circonstance accidentelle ; Edwards ayant eu un individu deli division ci-dessus, o cet accident s'observait, en a appliqu le nom toute l'espce. Margrave compare le sien son Taraguira rruL, d'aprs sa description , serait plutt un Marbr. SAUUTENS. 29 par une queue ronde ^ et nullement comprime^ garnie, ainsi que le ventre , dranges transversales d'cailles car- res celles du ventre sont plus larges que longues. Ce sont des lzards d'Amrique, assez semblables aux ntres Texte- rieur, et qui les reprsentent dans ce pays-l; mais outre le manque de d^ts molaires, la plupart n'ont point de col- lier , et touilles cailles de leur gorge sont petites; leur tte est aussi plus pyramidale que dans nos lzards , et ils n'ont pas , comme eux , une plaque osseuse sur l'orbite. On a confondu souslenom de Lacerta amevaj plusieurs espces , dont quelques-unes sont encore assez difficiles distinguer ; la plus rpandue ( Teyus anieiva, Spix, xxiii , Pr. Max. de Wied, Y*', liv.^) est longue d'un pied et plus, verte, et a le dos plus ou moins piquet et tachet de noir, et des ranges verticales d'ocelles blancs bords de noir sur les flancs. Il y en a une autre ( Teyus cyaneits, Merr. ; Lacep. , I , xxxi; Seb., l , cv , 2,) a peu prs de mme taille , bleutre, taches rondes, blanches, parses sur les flancs et quel- quefois sur le corps. Les individus jeunes de ces ameva et de quelques au- tres , ont des raies noirtres sur les cts du dos; il faut y faire attention pour ne pas multiplier les esp- ces (1). (1) Tel me parat le Teyus ocellifer , Splx, xxv. Ajoutez Vylm^ Uiterata , Daud. Se'b. , I, lxxxiij Am. cruleo- cepJiala, kl., Sb., T, xci, 3; Am. lateristriga , Cuv., Scb., J, se, 75 Am. lemniscata {Lacert. lemnisc, Gmel.)? Sb., I,xca, 4 5 Teius tiiiniatus, Spix , xxi , -2, T. cyanonielas ^ Pr. Max. , cinquime liv. Je ne sais par quelle confusion de synonymie, Daudin a place' i'^^w. littevata en Allemagne ; il est d'Ame'rique comme tous les autres. UAm. graphique de Daud., Sb., , lxxxv, 2,4 est le monitor piquet; son A m. argus , Sb., I , lxxxv, 3 , est le monitor cpdien ; son Goitreux , Sb., n, cm, 3, 4. ne diffre pas du litterata; enfin sa tie rouge, Sb., I, xci , 1 .. 2 , est un lzard vert ordinaire. Il a probablement t induit en erreur par les enluminures de Sba. Le Lac. S-lineata^ me parat un L. cruleocephala , dorU une partie Je la queue casse avait repouss avec de petites [cailles, comme cela ai-rive toujours aprs cet accident; Taxe de cette porliou nouvelle de queue , est aussi toujours une tige car- OO REPTILES On peut sparer des ameva , certaines espces qui ont toutes les cailles du ventre, des jambes et de la queue rele- ves d'une carne (i). Et d'autres o les cailles du dos sont elles-mmes car- nes y en sorte que leurs flancs seuls ont de petits grains (2). Ces espces se rapprochent encore des lzard^par un collier sous le col (3). %^ Les Lzards proprement dits Forment le deuxime genre des lacertiens. Ils ont le fonds du palais arm de deux ranges de dents, et se distinguent d'ailleurs des ameva et des sauvegardes parce qu'ils ont un collier sous le col , form par une range transversale de larges cailles, spares de celles du ventre par un espace o il n'y en a que de petites, comme sous la gorge , et parce qu'une partie de leurs os du crne s'avan- cent sur leurs tempes et sur leurs orbites , en sorte que tout le dessus de la tte est muni d'un bouclier osseux. Ils sont trs nombreux, et notre pays en produit plu- sieurs espces, confondues par Linnseus sous le nom de Lacerta agills. La plus belle est le grand Lzard vert ocell ^ ( Lac. ocellata. Daud. ) Lacep., I , xx ; Daud., Ill, xxxiii , du midi de la France, d'Espagne et d'ilalie; long de plus d'un pied, d'un beau vert , avec des lignes de points noirs tilagineuse sans vertbres. On ne peut, sur ces circonslanccs accidentelles, caracte'riser des espces, comme Fa fait Merrcm , pour ses Teyiis moniior et cyaneus. (1) L'une d'elles a, dans un sexe , deux petites e'pines de chaque cte de l'anus, ce qui a donne lieu au genre Centropyx de Spix. , xxii , 2. (2) Le Lzard stri de Surinam , Daud, , III , p. 347 Fitzinger eu fait son genre Pseudo-Ameiva. (3) Il me semble mme que le Centropyx a des dents au palais^ mais d'ailleurs ces deux sortes de lzards ont la tte des ameva : point d'os sur l'orbite, etc. N. B. Filzinger fait un genre ( Teyus ), du lzard teyou de Daudin , (jui n'aurait que quatre doigts aux pieds de derrire; mais qui ne repose (}ue sur une description incomplte d'Azzara , et ne me parat pas assez auUientique. SAURIEjNS. 5i formant des anneaux ou des yeux et une espcede brodcriej et dont le jeune est^ selon M.Milne-Edwaids, \e lzard gefi^ til. Daud.,111, XXXI. hevert piquet {Lac. viridis. Daud., III, XXXIV ) y dont le vert deux raies ( Lac. hilineata. id.^ XXXVI , I ) est une varit selon le mme observateur le vert et brun des souches (Lac. sepium , id., ib., 2) dont le gris des sables ( lac. arenicola , id.^ xxxviii , 2) , est une varit; le gris des murailles {Lac. agilisy id., xxxviii , i), se trouvent tous dans nos environs. Notre midi produit le vloce y Pall., auquel il faut rapporter le bosquien ^ Daud.^ XXXVI, 2, et quelques espces nouvelles (i). LesAlgyres. ( Algyra. Nob. ) Ont la langue, les dents, les pores aux cuisses des lzards, mais leurs cailles du dos et de la queue sont carnes , celles du ventre lisses et imbriques, et ils manquent de collier, (i) ' Les Tachydromes (2). (Tachydromus. Daud.) Ont des cailles carres et carnes sur le dos, sous le ven- tre et la queue j le collier leur manque ainsi que les pores aux cuisses; mais de chaque ct de leur anus est une pe- tite vsicule ouverte d'un pore. 'Leur langue est encore comme dans les lzards. Leur corps et leur queue sont trs alongs (3). (i) Je n'ajoute qu'en hsitant lesZac, Sericea., Laur., II, 05 Argus^xA,^ 5; Terrestris , id., III, 5. Le Tiliguerta de Daudin est un me'lange d'un ameva d'Ame'rique avec le lzard vert de Sardaigne , mal dcrit par Cetti, Le Cruleoce- pJiala ^ le Leinniscata , le Quinquelineata sont des ameva. Le Sexli neata^ Catcsb. , lxviii , est un seps. (2) Lacerta Alegyra Un. (3) T;iiv? et ^/3>^<3y, prompt-coureur. j2 REPTILES Les IGUANIENS (i). Sont une troisime grande famille de sauriens qui a la forme gnrale , la longue queue et les doigts libres et ingaux des lacertiens ; leur il , leur oreille , leurs verges, leur anus sont sem- blables, mais leur langue est charnue, paisse, non extensible , et seulement cbancre au bout. On peut les diviser en deux sections; la premire celle des Acamiens , n'a point de dents au palais. Nous y plaons les genres suivants. Les Stellions. ( Stellio. Cuv. ) Qui ont, avecles caractres gnraux de la famille des iguanes, la queue entoure par des anneaux composs de grandes cailles souvent pineuses. Leurs sous-genres soHt comme il suit : Les CoRDYLES (2). (CoRDYLUs Gronov. ) Ont non-seulement la queue , mais encore le ventre et le (1) Iguane, nom originaire de Saint-Domingue selon Hernands, Scaliger, etc. ; les habitants l'auraient prononc Hiiiana ou Igoana. Selon Bontius , il serait originaire de Java, o les naturels le pronon- cent Leguan. Dans ce cas , les Portugais ou les Espagnols l'auraient transport en Amrique et transform en Iguana. Ils Vj donnent au Sauvegarde , comme au vritable Iguane. On l'a donn aussi quelque- fois , ainsi que celui de Guano., des raonilors de l'ancien continent. Il faut y faire attention en lisant les voyageurs ; je pense mme que le Leguan de Bontiiw n'est pas autre chose qu'un nionitor. (2) Selon Aristote le Cordjle est le seul animal qui ait la fois des M pieds et des branchies. linagedeses pieds et de sa queue, qu'il a sem- blable h celle du silure , autant qu'on peut comparer les petites choses a aux grandes. Cette queue est molle et large. Il n'a point de nageoires^ SAUKIET^S. 55 dos garnis de grandes cailles sur des ranges transversales. Leur tte, comeie celle des lzards communs, est munie d*un bouclier osseux continu , et couverte de plaques. Dans plusieurs espces les pointes descailleside la queue forment des cercles pineux ; il y a aussi de petites pines celles des cts du dos, des paules et du dehors des cuisses. Les cuisses ont une ligne de trs grands pores. Le cap de Bonne-Esprance en produit plusieurs con- fondus long-temps sous le nom de Lacerta cordylus y L. Ces sanriens si bien cuirasss, un peu plus grands que notre lzard vert commun, se nourrissent d'insectes (i). Les Stellions ordinaires (2). ( Stellio. Daud, ) Ont les pines de la queue mdiocres ) la tle renfle en arrire par les muscles des mchoires le dos et les cuisses )) c'c^t un animal de marais comme la grenouille : il est quadrupde et a sort de Feau ; quelquefois il se dessche et meurt. Il est vident que ces caractres ne peuvent convenir qu' la larve de la salamandre aquatique , ainsi que Fa trs bien vu M. Schneider. Bloii a dcrit cette salamandre sous le nom de cordjle, mais son imprimeur ajouia par mgarde la fi'gure du Sai^egarde du JYil. Eondelet a applique CjB nom au grand Stellion d^ Egypte ou Caudlverhera de Blon, parce qu'il avait pris dausla figure, Foreille pour une fente de brancliie. Entre liondtlet et Linn, Coirlylus a donc pass pour ^nonjme de Caudiuerbtra. L'application spciale faite au sous-genre ci-dessus est entirement arbi- traire. Merrem Fa cLang en Zoixurus. (i) Daudin a rapport au cordyle plusieurs synonymes du stellion, comme il a rapporlau stellion plusieurs des synpnymes du geckotte. Nous en avons quatre espces : L Cord. gris [Cord. griseus), Nob., Sb. I, Lxxxiv, 4 le C noir (C niger) , qui a les artes des cailles plus mousses , Seb., II, lxii, 5 5 le C. raie dorsale jaune ( C. dor- salis ) 5 le C petites cailles sur le dos ( C. microlepidotus ). Il y a aussi au Cap des cordyles dont les cailles, mme sur la queue , n'ont presque pas d'pines ( C. lvigalus , Nob. ). (2) Le stellion des Latins tait un lzard tachet, vivant dans les trous de murailles. Il passait pour venimeux , ennemi de l'homme et rus. De l le nom du Stellionat ou Dol dans les contrats. C'tait probablement la Tarentole ou le Gecko tuberculeux du midi de t Europe^ Geckotte de Lacp. , ainsi que Font conjeciur divers auteurs, et, en dernier lieu, M. Sclineider. Rien ne justifie l'application faite Fesp actuelle; BiOi:i p est, je crois, le premier coupable. TOME II, . 3 54 KErTILES hrisss et l d'caiiles plus grandes qiie les autres , et queiqueiois pineuses j de petits groupes d'pines entou- rent leur oreilie^ leurs cuisses manquent de poies; leur queue est longue et*finit en pointe. Nous'n'en connaissons qu'une espce. Le Stellion du Levant. ( Lac. stcllio. L. ) Seb. 1. cvi. f. ! . 2. et mieux Touinef. Voyage auLev. I. 120, et Geoffroy. Besc. del'gyp. Rept. l. 3. Koscordjdos des Grecs mo- dernes. Hardiin des Arabes. Long d'un pied 5 olivtre nuanc de ixoirtre; trs com- mun dans tout le Levant, surtout en Egypte. D'aprs Blon , ce sont ses excrments que l'on recueille pour les pharmacies, sous les noms de cordylea, crocodileaj ou stercus lacerli j et que l'on recommandait autrefois comme cosmtique j mais il parat que les anciens attribuaient plutt ce nom et cette vertu ceux du monitor. Les Ma- homtans tuent notre stellion , parce que, disent-ils, il se moque d'eux, en baissant la tte comme quand ils font la prire. Les Queues-rudes. ( Doryphorus. Cuv. ) Manquent de pores comme les stellions , mais n'ont pas le tronc hriss de petits groupes d'pines (i). Les Fouette-queue. ( Ukomastix (2). Cuv. Stellions Btards. . Daud.) Ne sont que des stellions qui n'ont point la tte ren.fle, et dont toutes les cailles du corps sont petites, lisses et uniformes, et celles de la queue encore plus grandes et (i) Stellio hreuicaudaius j Seb., II , lxh , 6 ; Daud. , IV, pi. [{']. St. (2) Le nom de Caudwerhera et celui d' po,5-'| ne sont pas anciens. Ils ont t forges par Ambrosinus pour la grande espce d'Egypte, dont Bion avait (ilcaudd atrocissim d^erberare creditur. Linn Va applique l premier *un gecko , et d'autres auteurs des sauriens encore tous dit- ic'reuts. Aj. Urom. griseus, del Nouv. ol. ; Ur. reticulatus , du Ben- gale; Ur. acantinurus , BelL , Zool. journ., i: 4^7 ^ si toutefois c'est une espce distincte. JY.H. LesteilionqueueplaledcaNouv.-HolI., Daud., est un pbylliire. sAuraENs. 35 plus pineuses qu'auslellion ordinaire, mais elle n'en a point eii dessous. l y a une srie de pores sous leur cuisses. Le Fouette-queue d'Egypte, {Stcllio spmipes. Daud.) ' Geoff. llcpt. d'gyp. pi. I. f. 2. Long de deux ou trois pieds; le corps renfl j tout en- tier d'un beau vert de pr; de petites pines sur les cuis- ses; la queue pineuse en dessus seulement. On le trouve dans les dserts qui entourent FEgypte ; il a t ancien- nement dcrit par Blon, qui a dit, mais sans preuves, que c'est le crocodile terrestre des anciens (i). Les Agames. (Agama. Daud. ) (2) Ont une grande ressemblance avec les siellions ordi" n aires y surtout par leur tte renfle; mais les cailles imbriques et non verticilles de leur queue les en dis- tinguent. Leurs dents maxillaires sont peu prs les mmes , et ils en manquent aussi au palais.' Dans Les agames ordinaires. Des cailles releves en pointe ou en tubercules , bris' sent aussi diverses parliesdu corps ei surtout les environs de l'oreille j d'pines tantt groupes, tantt isoles. On en voit quelquefois une range sur la nuque, mais elles n'y forment point la crte palace qui caractrise les galotes. La peau de la gorge est lcbe, plisse eu travers, et susceptible de renflement. Il y en a des espces dont les cuisses ont la srie de pores. \JAgame ocell de la Nouvelle- Hollande. ( Ag, bar- haia , n. ) Est bien remarquable par sa grandeur et par sa figure [1) C'est un fouette-qaeucqui a t dcrit par M. de Lacepde, Rept. II, 497 ) sous le nom de Quelzpaleo , qui est celui d'un saurien diffrent, dont nous parlerons plus bas, Aj. Ur. ornatus , Ruppel. (2) Agama, d'^^jy^s/'^f, clibataire. On ne sait pourquoi Linnus a donne ce nom l'un de ces e'zards; DaudinFa e'tendu tout le sous genre o cette espce doit entrer, et croit (.\vi Agama est son nonn de pays. - 3* 56 REPTILES extraordinaire; une suite de grandes cailles pineuses rgne par bandes transversales sur la longueur de son dos et de sa queue, et le rapproche des stellions. Sa gorge, susceptible de se renfler beaucoup, est garnie d'caills alonges en pointes , qui lui font une sorte de barbe. Des cailles semblables hrissent ses flancs, et forment deux crtes obliques derrire ses oreilles. Sous son ventre sont des taches jauntres bordes de noirtre. 11 faut en distinguer \*Agame mu riqu du mme pays. (^Lac, miiricata. Sh. ) Gen.zool. vol. III. part. i.pl. lxv. f. xi,White. p. 244. O les cailles releves sont disposes par bandes lon- gitudinales , et qui a , entre elles, deux sries de taches plus ples que le fond, qui est brun noirtre. Il prend aussi une assez grande taille. D'autres espces n'ont point de pores aux cuisses. UAgame nomm mal-k-propos des Colons. ( yg. colonorum . Daud. ) Seb. I. cvii. 3 (i). Bruntre, longue queue, portant une petite range d'pines courtes sur la nuque, vient d'Afrique et non pas de lafjuiane, comme on l'a dit. Il y a au Cap, un agame plus petit , queue mdiocre , vari de brun et de jauntre, hriss sur tout le dessus, d'caills releves et pointues ( Ag. aculeata , Merr. (2); (1) Rien n'gale la confusion des synonymes cites par les auteurs sous diffrentes espces de lzards, mais principalement sous les divers Aga- mes , Galotes et Stellions. Par exemple , propos de Tagame , Daudin cite, d'aprs Gmelin, Sb., I, cvn, i et 2, qui sont des iS'fe///o5 5 Sloane, Jam., II , ccLxxm, 2 , qui est mi Anolls j Edw. cgxlv, 2 , qui est aussi un Anolis , et cette mme figure est. encore cite'e par lui et par Gra lin sous le marbr. Shaw la copie mme pour reprsenter le marbr^ avec'le- quel elle n'a rien de commun. Se'b. , I, cvn, 3, qui est le vritable ^g. colonorum de -Daud., est cit par Merrem sous Ag. supercliosa et Sb., I, cix, 6, qui est son Aculeata, e.st cit sous Orbicularisy elc. (2) V Agame pierreries , Daud. IV, 4io; Sb.,T, vin, 6, n'est qu'un jeune de cet agame pineux du Cap , plus vari en couleurs que Tadulte. Ajoutez V Agame sombre {Ag. alra), Daud., III, 349, rude, oi- SAURIENS. 57 Seb.,I, VIII, 6, Lxxxiii, i et 2 , cix, 6) ; son ventre prend quelquefois une forme renfle'e qiii conduit aux Tapayes. {games orhiculaires. Daud. en partie. ) Lesquels ne sont que des agamesqui^ avec le ventre renfle', ont la queue courte et menue. Tel est Le Tapajraxin du Mexique, Hern. 827. {Lac. orhicu- laris. L. ) A dos pineux, ventre sem de points noirtres (i). Les Changeants. (Trapelus. Cuv.) Ont la forme et les dents des agames j mais leurs cailles sont petites et sans pines. Ils n'ont point de pores aux cuisses. Le Changeant cVEgypte. ( Trapelus OEgyptius ). Geoff. Kept. d'Eg. pi. V. f. 3. 4 L'adulte ; Daud. UL xlv. i. sous le nom ^Orhiculaire. Est un petit animal qui a quelquefois aussi le corps renfl, et se fait remarquer par des changements de cou- leur plus prompts que ceux du camlon. Le jeune est en- tirement lisse; l'adulte a quelques cailles un peu plus grandes, parses sur le corps, parmi les autres (a). Les Leiolepis. Cuv. Ont les dents des agames , la tte moins renfle, et sont entirement couverts de trs petites cailles lisses et serres. Ils ont des pores aux cuisses (^. rtre , une ligne jauntre le long du dos ; 1 -^g"- ombre {Lac. umbia.)^ Daud. , qui li'cst point le Lac. uinhra de Lin.; mais se distingue par cinq lignes de trs petites e'pines rgnant sur son dos. etc. (i) Je ne pense pas que le sous-genre des Tapayes puisse tre conserve j Fespce de lernands ( Lacerta orbicularis , L. ) , Hern. , p. 827, ne me ]>arat pas diffrer de V Agama cornuta deHarlan; An. nat. se. Phil. IV, pi. XLV ^ si ce u'est tout au plus par le sexe. Daudin a reprsente' sa place, tome III , pi. XLV, f. I , Fadulte de notre changeant d'Egypte. (2) Ce sous-genre <^t aussi assez difficile sparer nettement de certains agames trapus et peu pineux. (3) Nous en avojas une espce de la Cocliinclne, longue queue , bleue , avec des raies et des taches blanches ( Leiol. Guttatus. Cuv. ) 58 REPTILES Les Tropidolepis. Cuv. Sont encore semblables aux agames pour les dents et pour les formes, mais uniformment recouverts d'caills imbri- ques et carnes. Leur srie de pores est trs marque (i). Les Leposoma. Spix. (Tropidosaurus. Boi) Ne diffrent ds tropidolepis que parce qu'ils n'ont pas de pores (2). Les Galeotes (3). ( Calotes. Cuv. ) Diffrent des Agames parce qu'ils sont rgulirement cou- verts d'caills, disposes comme des tuiles, souvent car- nes et termines en pointe, tant sur le corps que sur les membres et sur la queue, qui est trs longue 5 celles du milieu du dos sont plus ou moins releves et comprimes en pines, et forment une crte d'tendue variable; ils n'ont point de fanons ni de pores visibles aux cuisses, ce qui, joint leurs dents , les distingue des iguanes. L'espce la plus commune ( Lac. caloies , L. ) , Seb. , 1 , Lxxxix, 1 , xciii, a; xcv, 3 et 4 ; Daud. , ll , xliii; Agama ophiom^ichiis , Mevr. , est d'un joli bleu-clair, avec des traits transversaux blancs sur les cts; deux ranges d'- pines derrire l'oreille. Elle nous vient des Indes orien- tales. On l'appelle camlon aux Moluques, quoiqu'elle [y) A g. undulaut, Daud., espt^ de toute rAme'rique , remarquable par la croix blanche qu'elle a. sous la {^orge , sur un fonds d'un bleu noir. Les agames nign-colla,is , Spix , xvi , 2, et fclurus , xvii, f, i , en sont au moins trs voisins. (2) Spix s'est exprim peu exactement en disant que les cailles de son leposome sont verticilles , ce quia trompe M. FiLzinger. Le genre tropidosaure a t fait par Boi , d'aprs une pelite espce de la Cocliin- cliine , qui est au cabinet du roi, (3) Pline dit que le stellion ( des Latins ) tait nomme par les Grecs et II, lxxvi , 5, brua-rousstre, taclies e'parses, brun-noirtres, AoalV bigame arlecjuinc , Daud., III, xliv, est le jeune; VAg. vultuosa , arl. , nat. Se. , Philad., V, x.ix. Toutes ces espces viennent des Indes orientales* les LopJiyriis vchrocollaris et margarila- ceus, Spix., XII, 2, sont des galeotes d'Amrique ; le premier est le mme que VJgama picta du pr. Max. ; le Loph. panthera, Spix, pi. xxui, 1". 1, en est le jeune* aj. ces Gai. d'Ame'rique , Loph, rJiombifer, Spix. , xi, dont Lophyrus albomaxillaris , id,, xxui, f. 2, est le jeune ^ Loph. auronitens , Sp. , pi. xiii. On pourrait se'parer des autres galcotes ; une espce de la Cochincliiue , dos lisse, sans cailles apparentes, ventre , membres et queue couverts d'(^cailles carences , [Cal. lepUogaster , nob. ) 5 l'Ag. catenata , Pr. Max. , cinquime livr. , pourrait appartenir ce groupe. JY. B. Il faut remarquer que le dessinateur de Sba a donn la plu- part de ses iguanes, do ses agames , de ses galotes , etc. , des langues extensibles et fourchues , tires de son imagination. (2) Il n'est pas ais de dire pourquoi Kuhl a donn ce saurien l'pi- llile de gigantesque ; sa taille ne surpasse point cd^le des garacs et des galcotes les plus voisins. 4o REPTILES au-dessus de chaque il par une dentelure ; ils ont uir fanon et une ciete sur la nuque. Leur tympan est vi- sible (i). Les Lyriocephales. Merrem. Joignent aux caractres des lopliyres^ celui d'un tympan cacli so^as la peau et sous les muscles^ comme dans les cam- lons : ils ont aussi une crte dorsale et une queue carne. DanS l'espce connue ( Lyriocephalus margaritaceus y Merr. ; Lacerta scutata yh.}Seh., cix. 3) , lacrele osseuse des sourcils est encore pius marque^ que dans lelopliyre casque fourchu, et se termine de chaque ct en arrire par une pointe aigu. Des cailles plus grandes sont parses parmi les petites sur le Corps et sur les membres; sur la queue sont des cailles imbriques et carnesj un renfle- ment mou, bien qu'cailleux , est sur le bout du museau. On trouve cette espce vraiment trange, au Bengale et dans d'autres parties des Indes (2). Elle vit de graines. Les Brachylopiies. Cuv. Ont de petites cailles , une queue un peu comprime, une crte la nuque et au dos peu saillante, un petit fa- non, une srie de pores chaque cuisse , en un mot beau- coup de l'apparence des iguanes j mais ils manquent de dents au palais y celles des mchoires sont denteles. (i) sis, 1825, I, p. 590, PI. m. (3) M. \iz\a^^er forme de ee Lyriocephalus, du Pkeusts de Merrem, et du Phrynocephalus rie Kaup , une famille ffu'il nomme Piveustoidea , et qu'il rapproche de celle des camle'ons. Le Pneustes ne reposeque sur vme description incomplte et vague de d'Aznra, , (\o\\ sur laquelle aussi Daudla avait tabli sou'y^game queue prenante, I , /j^oj d'Azzara dit que Ton ne vdit pas son orciile , peul-tre parce qu'elle est trs ]etite. Le PnRYNOCEPHALUS se compose du Lacerta guttata , el du Lacerta ifra lensis de Lepecliin. Voy. , p. 817 , PI. xxii, f. i et 2 , qui ne font qu'une espce. M. Kaup assure qu'elle fl'a pas de tj^mpan exte'rieur ( Isis de 1825 , 1 , 591 . ). N'ayant point vu c.% animaux , j'Iie'site les classer. Il yauraprobabiemeat encore un sous-genre fa ire, du Iczard oreilles ( lacerta aurita. Pli. ) , Daud. , III , xr,v, remarquable par les renfle- ments qu'il peut faifc paratre des deux cte's de sa tte sous les oreilles-; mais c'est aussi un animal que je n'ai pu examiner. SAURIENSi 4i Tel est Viguane bandes. Brongt. Essai et Mcii. des sav. tr. L pi. X. f. 5. Des Indes, bleu-fonc, avec des bandes bleu-clair. Les PnYsmNATHES. Cuv. Ont avec les mmes dents, les mmes cailles , les mmes pores , une tte trs renfle en arrire , sans fanon , une crte de grandes cailles pointues sur le dos et sur la queue, qui est trs comprime. Nous en connaissons une grande espce de la Cocliin- chme {Pliyliignat, us cocincinus, Nob.) bleue, avec de fortes cailles et quelques pines sur le renflement des cts de la tte. Elle vit de fruits , de noyaux. Les IsTiuRES. (Istiurus. Cuv. Lophura. Gray. ) (i) Ontpour caractre distinctif une crte leve et tran- cianle^quis'tendsur une partie de la queue et qui est sou- tenue par de hautes apopliyses pineuses des vertbres ; cette crte est cailleuse comme le reste du corps ; leurs c^illes du ventre et de la queue sont*])etites, et appro* cbent un peu del forme carre; leurs dents sont fortes, comprimes, sans dentelures : ils n'en ont pas au pa-^ lais; leurs cuisses portent une range de pores. La peau de leur gorge est lclie sans former de fanon. Le Porte-Crte. Lacep. ( Lac. avihoinensis. Gm. ) Sciilosser. monogr. copie Bonnat. Erpet. pi. v. f. 'i. N'a de crte que sur l'origine de la queue , et porte des pines sur le devant du dos ; vit dans l'eau ou sur les ar- brisseaux de ses bords ; mange des graines et des vers. Nous avons trouv dans son estomac des feuilles et des in- sectes. Sa taille approche quelquefois de quatre pieds. Ou mange sa cnair. (i) J'ai chang ce nom de Lophura qui se rapprocie trop de celui tl& Lophyrus. 4-2 REPTILES. Les Dragons. ( Draco. L. ) (i) Se distinguent au premier coup d'il de tous les au- tres sauriens, parce que leurs six premires fausses co- tes^ au lieu de se contourner autour de l'abdomen , s'- tendent en droite ligne, et soutiennent une productioi de la peau, qui forme une espce d'aile, comparable celle des chauve-souris , mais indpendante des quatre pieds : elle soutient l'animal comme un parachute, lors- qu'il saute de brandie en brandie, mais elle n'a point assez de force pour choquer l'air , et faire lever le dra- gon comme un oiseau. Du reste , les dragons sont de pe- tite taille, recouverts partout de petites cailles imbri- ques , dont celles del queue et des membres sont ca- rnes. Leur langue est charnue, peu extensible et l- grement chancre. Sous leur gorge est un long fanon pointu , soutenu par la queue de l'os hyode , et aux cts deux autres plus petits , soutenus par les cornes de ce mme. os. La queite est longue; les cuisses n'ont pas de grains poreux; sur la nuque est une petite dentelure. Chaque mchoire a quatre petites incisives, et de chaque ct une canine longue et pointue , et une douzaine de mchelires triangulaires et trilobes. Ils ont donc les cailles et le fanon des iguanes, avec la tte et les dents des stellions. Les espces connues viennent toutes des Indes orientales ; (i) Le nom de ^pu^cav , draco, dsignait en gc'ne'ral un grand ser- pent; quelques anciens ont fait mention de dragons c[v. portaient une crte et une barbe j ce qui ne s'appliquerait gure qu V iguane 'Luc^Xa parle le premier de dragons volants ^ faisant sans doute allusion aux pr- tendus serpens volants dont Hrodote rapporte l'IiisLoire ; saint Augustin et d'autres auteurs postrieurs ont ensuite atlribu consianimeut dos ailes aux dragons. SAUIUEKS. 4'> elles avaient t long-temps confondues; mais Daudin en a bien dtermin les diffrences spcifiques (i). Les Sitanes. (Sitana. Cuv. ) (2) Ontj comme les dragons, des dents d'agames et quatre ca- nines; le corps et les membres couverts d'caills imbri- ques et carnes ; los cuisses sans pores; mais leurs ctes ne s'tendent point. Ils se distinguent par un norme fanon qui se porte jusque sous le milieu du ventre, et a plus du double de la hauteur de l'animal. L'espce connue {SU. ponde eriana. Cuv. ) est petits, fauve , et a le long du dos une srie de grandes taches rlo'mbodales bfunes. Elle vit aux Indes orientales. C'est peut-tre de cette tribu des Agamiens que l'on doit rapprocher un reptile fort extraordinaire, qui ne se trouve plus que parmi les fossiles d'an^ ciennes couches jurassiques. Le Ptrodactyle. Cuv. Il avait la queue trs courte, le cou trs long , la tte fort grande; les mchoires armes de dents gales et pointues; mais son caractre principal consistait dans l'alongement excessif du deuxime doigt de ses pieds de devant, lequel dpassait le tronc de plus du double, et servait probable- ment 'soutenir quelque membrane qui aidait l'animal ^ voler, comme celle que supportent les ctes du dragon (3). La deuxime section de la famille desguanins, celle des Iguats^iens propres se distingue de la pre- mire parce qu'elle a des dents au palais, (i) Le Dragon raj ; le Dragon vert, Daud. j III , xli ; le J/a gon brun. (2) Sitane, nom de l'espce la cte de Cormaudel. (3) Voyez mes Recherches sur les ossements fossiles, deimme c'd. ^ lome V, part, 2 , pi. xxni. / 44 REPTILES Les Iguanes proprement dits. (IguanA. Cuv.) Ont le corps et la queue couverts de* petites cailles imbriques; tout le long du dos une range d'pines, ou plutt d'caills redresses j comprimes et pointues, et sous la gorge un fanon comprim et pendant, dont le bord est soutenu par une production cartilagineuse de l'os liyode. Leurs cuisses portent la mme range de tu- bercules poreux que celles des lzards proprement dits, et leur tl est couverte de plaques. Chaque mcboire est entoure ^'une range de dents comprimes , trian- gulaires , trancliant dentel; il y ena aussi deux pe- tites l'anges au bord postrieur du palais. \J Iguane ordinaire d'Amrique (i). ( Lac. iguana. L. Jguana tuberculata, Laur. ) Seb. l. xcv. i. xcvii. 3. XCVllI. I. Dessus vert-jauntre^ marbr de vert pur, la queue an- nele de bruu^ dans la liqueur il parat bleu, changeant en vert eten violet, et piquet de noir- dessous plus ple; une crte de grandes cailles dorsales en forme d'pines; une grande plaque ronde sous le tympan , l'angle des mchoires ; les cts du cou garnis d'cailles pyramidales parses parmi les autres; le bord antrieur du fanon den- tel comme le dos: long de quatre cinq pieds; commun dans toute l'Amrique chaude y o sa chair passe pour d- licieuse, quoique malsaine, surtout pour ceux qui ont eu le mal vnrien, dont elle renouvelle les douleurs, il vit en. grande partie sur les arbres , va quelquefois l'eau , se nourrit de fruits , de grains et de feuilles; la femelle pond dans le sable des ufs gros comme ceux d'un pigeon ^ agrables au got^ presque sans blanc. \J Iguane ardois. Daud. Seb. L xcv. 2. xcvi 4 Bleu violtre uniforme, plus ple dessous; les pines dorsales plus petites : du reste semblable au prcdent. l . - I (i) Les Mexicains le nomment Aiiis Fa t\om\h.VAmcwa fort gratuitement. Rochcfort^ dont on Ta pris, ne donne pour %ure qu'aune copie du Tejuguau de Margrave, ou grand sauvarm. , doit y appartenir. On le croit trs venimeux au Cap. (3) C'est de ceUe division que M. Gray a fait son genre Tarentola. SAURIENS. 55 de tubercules, forms ciacuu de trois ou quatre tubercu- les plus petits et rapproclis j les cailles du dessous de la queue semblables celles du ventre. Animal hideux , qui se cacli dans les trous de murailles , les tas de pierres y et se recouvre le corps de poussire et d'ordures. Il parat que la mme espce habite tout autour de la Mdi terra ne'e, et jusqu'en Provence et en Languedoc Il y en a en Egypte et en Barbarie une espce voisine , tubercules simples et ronds , plus saillants sur les flancs {G. gyptiacus , nob.) Egyp., Rept., pi. V^ f. 7 , (i). Le plus grand nombre de geckos platydactyles ne man- quent d'ongles* qu'aux quatre pouces seulement. Ils ont une range de pores au-devant de l'anus Q2). Tels sont Le Gecko gouttelettes. Daud. [Gecko. Lacep. . xxix. Stellio gecko. Schneid. ) Seb. I. cviii. toute la pi. Des tubercules arrondis, peu saillants, rpandus sur le dessus du corps , dont la couleur rousse est seme de taches rondes et blanches^ le dessous de V^- queue garni d'caills carres et imbriques. Sba le di 3 Ceylan , et prtend que c'est lui particulirement q c'on donne le nom de gecko , d'aprs son cri ; mais Bontht.: l'attribuait , bien auparavant, une espce de Ja^^a. Probablement le cri et le nom sont communs ' plusieurs espces. Nous nous sommes assurs que l'on trouve celle-c i dans tout l'archipel des Indes. Le Gecko bandes. Lzard de Pandang Amboinc. ( Lacerta vittata. Gm. ) L^aiid. lY. l. Brun, une bande blanche s'ur le dos, qui se bifurqu sur la tte et sur la racine de la queue , des anneaux blancs autour de la queue. Desndes orientales^ il se tient Am- boine, sur les branches de l'arbuste nomm pandang de rivage (3). H y a de ces platydactyles quatre ongles, dont If^ (i) Celte fig. intitulc'e : var. du Gecko annulaire^ a lrO|^) d'ongles, fa) Cette division est nomme'e en particulier , Gecko par M. Gray. (3) !{ B. Daudin donne tort des ongles aux pouces de ces deux- geckos. 54 REPTILES corps est bord d'une membrane horizontale , et les pieds palms. Un des plus remarquables est Le Lacerta homalocephala ; Crevelt. Soc. des nat. de Berl. 1809. pi. viii. Qui a les cts de la tte et du corps augments d'une large membrane, laquelle est dcoupe en festons sur les cts de la queue. Ses pieds sont palms. On le trouve Java, au Bengale, (i) Les Indes en ont une autre espce , tte et corps bor- ds, et pieds palms, mais sans festons la queue et sans pores au-devant de l'anus ( Pteropleura Horsfiel- dii , Gray., Zool., jour., n X, p. 111 ). Enfin quelques platydactyles ont des ongles tous les doigts. Nous en avoris une espce lisse, pieds palms ( y^. leachianus y Nob. ). Une seconde division des geckos, que j'appellerai Hemidactyles. Ont la base de leurs doigts garnie d'un disque ovale, form en dessous par un double rang d'caill eu chevron j du milieu de ce disque s'lve la deuxime phalange, qui est grle, et porte 4a troisime, ou l'ongle, son extrmit. Les espces connues ont toutes cinq ongles, et la range de pores des deux cts de l'anus j les cailles du dessous de leur queue sont en forme de bandes larges, comme celles du ventre des serpents. Il y en a une espce dans le midi de l'Europe (G. verra- culatus, "Soh.) d'un gris rousstre; le dos tout sem de petits tubercules coniques un peu arrondis ) la queue a des cer- cles de semblables tubercules^ d'Italie , de Sicile, de Pro- vence, comme le G. fascicularis. Une espce trs semblable ( G, mabuia^ nob. ) tuber- cules encore plus petits ,^eux de la'queue plus pointus , grise, nuage de brun, des anneaux bruns sur la queue, [2) M.Filzinger fait de ce plaLy-dactylc borde, son genre PxYcnozoo^-. M.Grayen spare encore sesPrEiioPLEURA , cause dcFiibsence des porcs. SUIIIRNS. 55 est lpandue dans toutes les parties chaudes de TAm- rique, et s*y introduit dans les maisons. On la connat dans nos les sous le nom de Mabouia des murailles (i). Il y en a, Pondichry et au Bengale , de si semblables, que Ton serait tent de croire qu'ils y auraient t trans- ports par les vaisseaux (2). On trouve aussi aux Indes , un hraidactyle corps hoid (G .marginatus y Nob.): ses pieds ne sont pas palms. Sa queue est aplatie horizontalement, et aies bords tran- chants et un peu frangs. Il a t envoy du Bengale par M. Duvaucel. La troisime division des geckos, que j'appellerai Thecadatyles. A les doigts largis sur toute leur longueur , et garnis en dessous d'caills transversales j mais ces cailles sont par- tages par un sillon longitudinal profond, o l'ongle peut se cacher entirement. Ceux que je connais ne manquent d'onjgles qu'aux pouces seulement; ils n'ont pas de pores aux cuisses, et leur queue est garnie en dessous et en dessus de petites cailles. Le Gecko lisse. {G, lvis. T). Stellio perfoliatus, Schn. Lac. rapicauda. Gm. ) Daud. lY. li. Connu dans nos les sous le nom de Mabouia des bananiers. Gris, marbr de brun ; de trs petits grains sans tubercu- les dessus ; petites cailles dessous ; sa queue , naturelle- ment longue et entoure de plis comme ^'ordinaire , se casse trs aisment , et revient quelquefois trs ren- fle, et en forme de,petite rave'. Ce sont ces monstruosits (i) Autant que Toa en peut jpger par la figure, le Thecadactylus pol- licaris, et le Gecko aculeatus ,SpiXj xvui, 2 et 3, pourraient n'tre que ce Mabouia des murailles ^ en diffrents ges. M. Moreau de Jonns en a donne' une monographie , mais il Vy confond avec des espces diff- rentes. (2) A cette division appartiennent encore le G. tubercules tridre^ le G. queue pineuse de Daud, ^ le premier est le mme que le Stell. mauriianicus de Sclm. T^e siell, platyurus de Schn. en est aussi fort voisin. 5G REPTILES accidentelles qui l'ont fait appeler alors G. rapt- cauda (i). La quatrime division ei geckos j que j'appellerai Ptyo-Dactyles {l)y A les bouts des doigts seulement dilats en plaques, dont le dessous est stri eu ventail. Le milieu de la plaque est fendu , et l'ongle plac dans la fissure. Il y a tons les doigts des ongles fort crochus. Les uns ont les doigs libres, la queue ronde. Le Gecko des Maisons. ( Lac. gecko. Hasselquist. ) Gecko lohatus. GeoffV. Rept. Egyp. lU. 5. Stellio Hassel- quistii, Schneid. Lisse, gris-roussatre piquet de brun ; les cailles et les tubercules trs petits. Cette espce est commune dans les maisons des divers pays qui bordent la Mditerrane , au riiidi et l'orient. Au Caire, on la nomme ahou hurs {pre de la lpre) , parce qu'on prtend qu'elle donne ce mal en empoisonnant avec ses pieds les aliments , et sur- tout les salaisons, qu'elle aime beaucoup. Quand elle marche sur la peau , elle y fait natre des rougeurs, mais peut-tre seulement cause de la finesse de ses ongles. Sa voix ressemble un peu celle des grenouilles. D'autres ont la queue borde de chaque ct d'une mem- brane, elles pieds demi-palms ; ils sont probablement aqua- tiques. Ce sont les C7ro/7/a/e^ de Dumril. he Gecko frang, {Stellio Jmbriatus. Schn.) Tte plate. Lac. ou Famo-Cantrata de Madagascar. Brug. Lacep. L XXX. Daud. IV. LU. A non-seulement une bordure aux cts de la queue, mais elle s'tend le long des flancs , o elle est frange et dchiquete. On le trouve Madagascar , ce que l'on dit, , : ^ . j (i) Le gecko squalidi^ , Herm. , doit appartenir cette cTivsion , s'il n'est pas le mme que le Iceuis. Le gecko de Surinam, Daud, , n'est qu'un individu plus jeune et mieux color du laivis. (i) De 7r'';u(3/ , ventail. sur les arbres, o il saute de branche en brandie. Le peu- ple de ce pays le redoute beaucoup y mais k tort (i). Le Fouette-Queue de Lin. ou Gecko du Prou. {Lac, caudiverhera. Lin. ) Feu i lie. L 3 19. N'a point de frange aux cts du corps, mais seulement ceux de la queue, sur laquelle il y a aussi une crte membraneuse verticale. Feuille Ta trouv dans une fon- taine des Cordilires. il est noirtre, et long de plus d'un pied. On peut faire une cinquime division , Les Spheriodactyles, De certains petits geckos, qui ont les bouts des doigts termins par une petite pelotte sans plis, mais toujours avec des ongles rtractiles. Lorsque la pelotte est double, ou cliancre en avant, ils tiennent de prs aux ptyodactyles non bords. Ceux que l'on connat viennent du Cap ou des Indes. Tel est Le G. porphyre. Daud. Gris rousstre, marbr et piquet de brun. (2) Plus souvent la pelotte est simple et ronde. Les espces sont d'Ami*que. Tel est Le Gecko sputateur bandes. Lacp. Rept. L pi. xxviu. f. I. Petite espce, joliment marque de bandes transverses brunes, tranches sur un fond roux, et rpandue dans les maisons Saint-Domingue, o on lui donne aussi le nom de mabouia. Il y a dans la mme le , une espce voisine , mais d'un cendr uniforme, id., ib., f., 2. Enfin , il y a des sauriens qui , avec tout les caractres des geckos, n'ont pas les doigts largis. Leurs ongles , au nombre de cinq, sont nanmoins rtractiles. (i) Selou la deseiip. deBruguire, le s arroub de Madagascar aurait tous les caractres du famocantraca excepte ia frange, et le pouce qui lut manquerait aux pieds de devant. M.Fitzingerenafaitson genre Sarruba. (2) Daudin a cru tott ce gecko d'Amrique et synonyme des ma- bouia. 58 REPTILES Les uns ont la queue ronde, les doigts stris en dessous et dentels aux bords. Ce sont Les Stenodactyles. Il y en a un en Egypte (Sten. guttatus), Egyp., Rept., pi. V, f. 2 (i) , lisse, gris, sem de taches blanchtres. D*autresont les doigts grles et nus; ceux qui ont la queue ronde sont Les Gymnodactyles de Spix. 11 y en a en Amrique sries rgulires de petit tuber- cules. Gymnodactylus geckoides ^ Spix.,X, viii, i , en pa- rat aussi un. D'autres ont la queue aplatie horizontalement en forme de feuille ; je les nomme Phyllures. On n'en connat encore qu'une espce de la Nouvelle- Hollande {Stellio phyllurus , Schn.; Lacerta platura y While New. South. Wh. , p. 246, f. 1) (2), grise, marbre de brun en dessus , toute hrisse de petits tu- bercules pointus. On est oblig d'tablir une cinquime famille Des CAMLONIENS Pour le seul genre des Camlons. (CiiAMiELEO. ) (3) Lequel est bien distinct de tous les autres sauriens, et ne se laisse pas mme aisment intercaler dans leur srie. (1) Sous le nom impropre ^agame ponctu. Il est reproduit, supl. , pi. I, f. 2 ^ et une espce voisine, f. 4- (2) Rapjiorte , oq ne sait pourquoi , aux stellions par Daudin. (3) XS^aiAe'cov ( petit lion ), nom de cet animal chez les Grecs, et surtout dans Arislote, c^ui l'a parfaitement bien dcrit , Hist. an., lib. II, eap. XI. SAURIENS. 69 Ils ont toute la peau cliagrine par (les petits grains cailleux; le corps comprim et le dos comme tranchant; la queue ronde et prenante; cinq doigts tous les pieds, mais diviss en deux paquets, l'un de deux, l'autre. de trois : chaque paquet runi par la peau jusqu'aux on- gles; la langue charnue, cylindrique et extrmement alongeable ; les dents trilobes ; les yeux grands , mais presque couverts pa? la peau, except un petit trou vis- -vis la prunelle, et mobiles indpendamment l'un de l'autre; point d'oreille extrieure visible^ l'occiput re- lev en pyramide. Leurs premires ctes se joignent au sternum, les suivantes se continuent chacune sa corres- pondante, pour enfermer l'abdomen par un cercle entier. Leur poumon est si vaste , que , quand il est gonfl , leur corps parat transparent, ce qui a fait dire aux anciens qu'ils se nourrissent d'air. Ils vivent d'insectes, qu'ils prennent avec l'extrmit gluante de leur langue : c'est la seule partie de leur corps qu'ils meuvent avec vitesse. Ils sont pour tout le reste d'une lenteur excessive. La grandeur de leur poumon est probablement ce qui leur donne la proprit de changer de couleur, non pas, comme on l'a cru , selon les corps sur lesquels ils se trouvent, mais selon leurs besoins et leurs passions. Leur poumon , en effet , les rend plus ou moins trans- parents, contraint plus ou moins le sang refluer vers la peau, colore mme ce fluide plus ou moins vivement, selon qu'il se remplit ou se vide d'air. Ils se tiennent constamment sur les arbres. Le Camlon ordinaire. {Lacerta africana. Gm.) Lacep. L XXII. Seb. I. Lxxxii. I. Lxxxiii. 4* (0* . D'Egypte et de Barbarie,, qui se trouve aussi* dans le midi de l'Espagne, et jusque dans les Indes , a le capu- chon pointu et relev d'une arte en avant ; les grains de (i)Lecfi/7z. trapu j Eg.,Rept. , ly, 3j Cham. carinatus ^ Mcrr. , Ch. suhcioceus ^ ici.? 6o REPTILES la peau ^aux et sns , la crte supiieiire dentele jus- qu' la moiti du dos , l'infrieure jusqu' l'aQUS. Le capuchon de la femelle saille moins, et les dentelures de ses crtes sont plus petites. Une autre espce assefz semblable , et des les Sclielles {Cham. tigris y Cuv.), a le casque comme la femelle du commun, les grains du corps fins et gaux , et se distingue par un lambeau comprim et dentel sous le bout de sa mchoire infrieure. Son corps est "sem de 'points noirs. Une autre espce voisine de l'le de Bourbon ( Cham. verrucosuSf Cuv.'), a des grains plus gros , pars parmi les autres; et une srie de verrues parallle au dos aux deux tiers de sa hauteur. Le capuchon est comme dans la fe- melle du commun; les dentelures du dos sontx)lus foi;tcs y celles du ventre plus faibles. Le Camlon nain. {Lacerta pumila. Gmel.) Chamleon pumilus. Daud. IV. Lin. ) Cham. margaritaceus. Merr. Seb. Lxxxii. 4- 5. A le capuchon couch en arrire , des verrues cparses sur les flancs, sur les membres et sur la queue; sous la gorge des lambeaux nombreux, comprims, finement dentels^ qui varient selon les individus. Il se trouve au Cap, rle de France , auxSclrelles- (i) Le Camlon du Sngal. ( Lacerta chamleon, Gm. ) Ch. planiceps. Merr. Seb. L lxxxiu. 9.. A le capuchon aplati et presque sans arte , de forme horizontalement parabolique. Il se trouve aussi en Bar- barie et mme en Gorgie. Une espce de l'le de France ( Cham. pardalis, Cuv. ) , a le casque plat comme celle du Sngal, mais son mu- seau a un petit bord prominent en avant de la bouche ; des grains plus gros sont pars parmi les autres, et son corps est. sem irrgulirement de taches rondes, noires, bordes de bianc. Une autre Q,\)hcG {Cham .P arsonii ,j\iy .) trans.phil. lvii^ (i) Je crois que le Cham. seichcllensis de Ruhl , n'est qu'une femrllc Mu Pumilus. SAURIENS. 61 casque plat, un peu tronqu en arrire, a la crte du sour- cil prolonge et releve de chaque ct sur le bout du mu- seau, en un lobe presque vertical. Ses grains sont gaux, et il n'a de dentelure ni en dessus ni en dessous (i). Enfin Le Camlon des Moliiques , nez fourchu. ( Cham. hifur- cus. Brongn. ) Daud. IV. liv. A le casque plat, demi-circulaire^ deux grandes pro' m^nences comprimes, saillantes, en avant du museau, qui varient en longueur probablement selon les sexes. Ses grains sont gaux , son corps est sem de taches bleues serres, et il y a au bas_ de chaque flanc, une double srie de blanches. La sixime et dernire famille des sauriens est celle Des SCmCOlDIENS. * ReconnaissaWe ses pieds courts , sa langue non extensible el aux cailles gales qui couvrent le corps et la queue comme des tuiles. Les Scinques. ( Scmcus. Daud. ) Ont quatre pieds assez courts , un corps presque d'une venue avec la cueue, sans renflement roc- ci put , sans crte ni fanon, couvert d'caills uni- formes , luisantes, disposes comme des tuiles ou comme celles des carpes. Les uns ont la forme d'un fuseau; d'autres, presques cylindriques et plus ou moins alongs, ressemblent des serpents, et surtout des orvets, avec lesquels ils ont aussi plusieurs rapports intrieurs, et qu'ils lient la famille des iguanes par une suite non interrompue de nuances. Du reste, leur langue est cliarnue, peu extensible et cliancre , leurs mchoires sont garnies tout autour de petites dents serres. Par (1) Je ne connais pointe Cham. dilcpis ^ Leacli. , ou hilohus^ KuM. 62 REPTILES leur anus, leurs verges, leur il, leur oreille, ils res- semblent plus ou moins aux iguanes et aux lzards ; leurs pieds ont des doigts tous libres et onguiculs. Certaines espces ont des dents au palais et une den- telure au bord antrieur du tympan. On doit distinguer dans le nombre , cause de son mu- seau tranchant et un peu relev (i) , Le Scinque des pharmacies {Lac, scincus. Lin. Scincus officinalis. Schn. El adda des /Irahes.) Lacep. 1. xxni. Bruce. Abyss. pi. Sg. Egypt. Rept. Suppl. pi. 2. f. 8. Long de six ou huit pouces j la queue plus courte que le corps : celui-ci jauntre-argent j des bandes transverses noirtres; il vit dans la Nubie, i'Abyssinie , l'Arabie, d'o on l'apporte Alexandrie, et de l dans toute l'Eu- rope. Il a une promptitude extraordinaire s'enfoncer ^ans le sable quand il est poursuivi {1). Parmi ceux qui ont le museau moussa, on peut remar- quer une espce rpandue dans toutes les Indes {Se. rufes- cens), vcrdtre, une ligne jauntre le long de chaque flanc, les cailles chacune trois petites artes releves. Une du midi de l'Afrique, trs rpandue autour du Cap {Se. trh'ittatus), brune; trois lignes plus ples tout le long du dos et de la queue. Des taches noires entre les li- gnes (3). Et surtout une grande espce du Levant {Se. cyprins , (i) C'est de cette espce seulement que M. Fitzinger compose sou genre Scincus, les autres forment son genre Mabouia. (2) Les Grecs et les Latins nommaient scincus, le crocodile terrestre, par conse'quent un monitor , auquel ils attribuaient beaucoup de vertus ; mais depuis le moyen ge , on vend gnralement sous ce nom, et pour les mmes usages , Tespce ci-dessus. Les orientaux la regardent surtout comme un puissant aphrodisiaque. (3) Aj. Scincus erythrocephalus. Gilliams., Se. nat. Phil., I, XAiii ; Se. hicolor, Harlan.,ib. , IV, xviii, i; Se. multiseriatus , Nob., Geoff,., Eg., rcpt.jIY, f. 4> sous le nom d'' yi nolis pawe'. Nous croyons aussi dvoir rapporter cette subdivision , quoique nous n'ayons pu en- core nous le procurer , le gros scinque , appel' Galley -wasp , la Jama- que ;Sloane, II, pi. 273, f. 9. ( Lacerta occidua, Sh. ). SAURIENS. G5 Cuv.) Lac. cyprius scincoides, Aldrov., Quadr., Dig., {]QQ , Gcoff-'., Desc. de l'Egypt., Rept., pi. Ill , f. 3 , sous le nom ' Anolis gigantesque ^ veidtre , cailles lisses, queue plus longue que le corps; une ligne ple le long de cha- que flanc. D'autres scinques , lesTiLiQUA , Gray, n'ont point de dents au palais. Il en est une trs rpandue dans le midi de l'Europe , la Sardaigne, la Sicile, l'Egypte {Se. variegatiis, Se. ocellatuSy Schn., Daud. , IV, lvi , Geoff., Egypt., Rept., pi. V, f. i , sous le nom (\^Anolis marbr y et mieux Savig.^ ih.^ supp., pi. l , f. 7 J , qui a sur le dos , les flancs et la queue, de petites taches noires rondes, marques chacune d'un trait blanc. Le plus souvent une ligne ple rgne le long de chaque ct du dos. Nos Antilles en ont plusieurs espces , dbnt une s'y nomme improprement Anolis de terre et Mahoida^ Lacep., pi. XXIV, lisse, brun-verdtre ; des points noirtres pars sur le dos; une bande brune mal termine, allant de la tempe sur l'paule et au-del (i). Les Moluques et la Nouvelle-Hollande ont des espces de cette division remarquables par leur grosseur {?.). Les Seps (3). ( Seps. Daud. ) DifTrentdes scinques seulement par leur corps encore plus aiong , tout--fait semblable celui d'un orvet , et (i) La fig. de Lac. est exacte, sauf l quene qui est trop courte, Fin- dividu l'ayant eue casse'e , comme il arrive Souvent tous les lzards. aj. le Se. flancs noirs , Quoy et Gaym. , voy. Je Freyc, pi. 4^; Se. bistriatus , Spix , xxvi , 3 . (2) Lac. scincoides, Wliite, 242 :; Scincus nigroluteus, Quoy et Gaym,- Freyc, ^i ; Seine, crotaphomelas , Per. et Lacep. \ etc. iV. B. Je n'ai jm nommer que trs peu d'espces de scinques , parce qu'elles sont si mal caracte'risces dans les auteurs, qu'il m'est presque impossible d'en indiquer la sj-^nonymie avec quelque ceriitude. C'est le genre qui a le plus besoin d'une monographie. (3) Seps et chalcis taient, chez les anciens , les noms d'un animal que les uns reprsentent comme un lzard, les autres comme un serpent. Il est trs probable qu'ils dsignaient le seps trois doigts d'Italie et .de Grce. Seps vient de "jj^ery , corrompre. 64 REPTILES par leurs pieds encore plus petits, et dont les deux paires sont plus loignes l'une de l'autre. Leurs poumons commencent montrer de l'ingalit. Ou en possde une espce cinq doigts, dont les post- rieurs ingaux. (S. Scincoides , nob.) Une cinq doigts peu prs gaux et courts [Anguis quadrupes , Lin., Lacerta serpens , Gni. ), Blocli , Soc. des nat. de BerL, tom. U, pL 2 (i). Des Indes orientales. Une quatre doigts, dont les postrieurs ingaux ( le Teiradactylus decresiensis , Per.) (2), et une trois, d'ail- leurs trs semblable la prcdente ( Tridactjlus decre- siensis , Per. ). Toutes deux viennent de l'le de Grs, et sont vivipares. Une trois doigts trs courts et pieds trs petits, nomme, en Italie , Cecella ou Cicigna {Lacerta chalci- des y L. ), grise, quatre raies longitudinales brunes, deux de chaque ct du dos. Elle est aussi vivipare, se meut avec rapidit, sans s'aider de ses pieds j vit dans les prs, se nourrit d'araignes, de petit limaons, etc. (3). Nos provinces mridionales en ont une trs semblable,, mais huit ou neuf laies brunes, galement espaces {Zygnis s tria ta y Fitz.) On pourrait sparer des autres une espce dont les cailles toutes carnes et pointues, sont peu prs dis- poses en verticilles (4) [Lac, anguina , L. )j Lac. mono- dacty la, Lacep., Ann. Mus.ll, lix, 2,et Yosmaer.,Monogr. 1774 ? f- 1? sous le nom de Serpent-lzard. Ses pieds sont de petits stylets non diviss. Elle vit aux environs du cap de Bonne-Esprance. (i) M. Gray en a fait son genre Lygosoma ; M. Fitzinger la laisse dans SCS Mabuia ou scinques sans dents palatuies. (2) C'est cette espce que Fitzinger reserve le nom gne'rique de Seps; il l'appel le seps Peroni. (3) Merrem , au contraire , avait fait son genre Seps de celte seule espce. Fiizinger l'appelle maintenant, d'aprs Oken , Zygnis, et y joint le tridactyle de l'isle Decres de Prou, qui se rapproclie bien davantage du idlradactylc de la mme le. (4) C'est le genre Monodactylus , Merr. , ou Cmam.:saurAj Fiz. SAURIENS. 65 Les Bipdes. ( Bipes. Lacp. ) Sont un petit genre qui ne diffre des seps que parce qu'ils manquent entirement de pieds de devant, n'ayant que des omoplates et des clavicules caches sous la peau, et leurs pieds de derrire seuls tant visibles. Il n'y a qu'un pas d'eux aux ors^ets. Les uns ont une range de pores au-devant de ranus(i). J'en ai dissqu un rapport de la Nouvelle-Hollande par feu Pron (le Bipde lpidopode, Lacep., An, du Mus., tome IV , pi. Lv ) , qui a les cailles du dos carnes , et la queue deux fois plus longue que le corps (2). Ses pieds n'offrent , l'extrieur que deux petites plaques obiongues et caiileuses : mais on y trouve par la dissection un fmur, un tibia, un pron, et quatre os du mtatarse formant des doigts , mais sans phalanges. Un de ses poumons est de moiti moindre que l'autre. Il vit dans la vase. D'autres n'ont pas cette range de pores. il y en a une petite espce du Cap , dcrite depuis long- temps {Anguis bipes , Lin., Lacerta bipes , Gm. ) , Seb. I, Lxxxvi , 3 , dont les pieds se terminent chacun par deux doigts ingaux (3). Le Brsil en produit une autre ( Pygopus cariococca ) , Spix., xxviii, 1 , plus grande, pieds indivis, comme ceux du lpidopode , mais plus pointus, cailles toutes lisses. Il est verdtre , avec quatre lignes longitudinales noi- rtres (4). (i) Ils forment le genre Pygopus de Merrem. (2) La fig. de Lacep. est Taite d'aprs un individu dont la queue avait t casse et reproduite j en gnral , dans toute cette classe , on est fort sujet tre tromp sur la longueur proportionnelle des queues. (3) C'est le genre Bipes, Merr. , ou Scelotes de Fitzinger, Le Seps gronovien ou monodactyle de Daudin, dont Merrem a fait Son genre Pygo- DACTYLE, n'en tait qu'un individu mai conserv, et ce genre doit tre ray, comme Merrem le souponnait dj. Le Seps sexlineata , Harlan., Se. nat. Pliil., IV, pi. xviii , f . 2 , n'en est qu'une yarit. (4) Le Pfg. striatus, Spix, xxvni, i, ne m'en parat que le jeune ge. TOME II. 5 66 REPTILES Les Chalcides. (Chalcdes. Daud. ) Sont , comme les seps , des lzards trs alongs et sem- blables des serpents; mais leurs cailles, au lieu d'tre disposes comme des tuiles , sont rectangulaires^ et for- ment , comme celles de la queue des lzards ordinaires, des bandes transversales qui n'empitent point les unes sur les autres. Les uns ont un sillon de chaque ct du tronc, et le tympan encore trs apparent. Ils se lient aux cordyles , comme les seps se lient aux scinques, et conduisent sous plusieurs rapports aux sheltopusics et aux ophisaures. On en connat une espce cinq doigts, des Indes orientales ( Lac. seps , Lin. ). Une quatre (Lac. tetradactyla, Lacep.), Ann. du Mus., II, LIX ,2(1). D'autres ont ie tympan cach et conduisant directement aux bimanes, et par l aux amphisbnes. Il y en a une espce cinq doigts (2). Une du Brsil , quatre devant et cinq derrire ( He- terodaclylus imhricatus j Spix., xxvii , i ). Une quatre tous les doigts (3). Une dont lesdoigts, au nombre de cinq devant, et de trois derrire, sont rduits de petits tubercules si peu visi- bles, que l'espce a t regarde tantt comme ayant trois doigts, tantt comme n'en ayant qu'un (4). Elle est de la Guianne. Les Bima]\es. (Chirotes. Cuv. ) Ressemblent aux chalcides par leurs cailles verticil- ( i) C'est le genre Tetradac ttlus de Merrem, ou Saurophis de Fitzinger. (2) C'est celle-ci qui forme le genre Chalcides de Fitzinger. (3) C'est le genre Brachypus pnls en latin. OPHIDIENS. Gg dire, cls seps sans pieds ; ils entraient tous dans le genre Des Orvets. ( Anguts. L. ) Caractriss l'extrieur par des cailles imbriques , qui les recouvrent entirement. On en a fait quatre sous-genres , dont les trois premiers ont encore sous la peau des os d'paule et de bassin. Les ScHELTOPUsiK. (PsEUDOPUS. Mcrrcm.) Ont le tympan visible Textrieur , et de chaque ct de Fanus une petite prominence (i), danslaquelle est un petit os analogue au fmur, et tenant un vrai bassin cach sous la peau; quant l'extrmit de devant , c'est peine si elle se montre au-dehors par un pli difficile remarquer^ et sans humrus intrieur. Un de sespoumonsest d'un quart moindre que l'autre. Les cailles sont carres y paisses, demi-imbri- ques, et il y en a, entre celles dudoset celles du ventre, dplus petites qui produisent uu sillon longitudinal de chaque ct. Pallas en a fait connatre une espce du midi de la Rus- sie, qui se trouvcaussi en Hongrie, en Dalmatie (P. pa/- lasiiy Nob.^ Lacerta apoda, Pall., Nov. com., Petrop. XiX, pi. IX, f . I . ) , longue d'un et deux pieds. Les cailles du dos lisses ^ celles de la queue carnes. M. Durville en a dcouvert dans l'Archipel une autre, dont les cailles du dos sont rudes et carnes comme celles de la queue (Ps, Diuvillii , Nob. ). Un sous-genre voisin^ celui Des Ophisures (9.). ( Ophisaurus. .Daud. ) Ne diffre des schel top usiks, que parce qu'il n'a plus ext- rieurement d'apparence d'extrmits postrieures; mais on voit encore son tympan, et ses cailles laissentaussi un pli de chaque ct de son tronc.Le petit poumon fait le tiers du grand. L'espce connue le plus anciennement {Oph. ventralis ; [i) PseuJopus [pied faux). Je n'ai pas pu apercevoir, plus que M. Sclineider , de division rexlremit de ce trs petit vestige de pied^ (2) D' oi^ ( serpent ) , et de 'rau^o ^ lzard ). yO REPTILES Ang. ventralis, L. ),Catesb.^lI, lix^ est commune dans le sud des tats-Unis. Sa couleur est un vert jauntre, tachet de noir en-dessus. Sa queue est plus longue que le corps^ il se rompt si aisment, qu'on l'a appel serpent de verre (i). Les Orvets proprement dits. ( Anguis. Cuv. ) S'ont aussi aucune apparence d'extrmit visible au de- hors; leur tympan mme est cach sous la peau ; leurs dents maxillaires sont comprimes et crochues, ils n'en ont point au palais. Leur corps est entour d'caills imbriques, sans pli sur le ct. Un des poumons est de moiti plus petit que l'autre Nous en avons une espce fort commune dans toute l'Europe {Anguis Jragilis ,\i.) y Lacep. II , xix , i , cailles trs lisses, luisantes, jaune argent en dessus, noirtres en dessous, trois filets noirs le long du dos, qui se chan- gent avec l'ge en diverses sries de points et finissent par disparatre. Sa queue est de la longueur du corps j l'ani- mal atteint un pied et quelques pouces, vit de lombrics, d'insectes; fait ses petits vivants (2). Ces trois sous-genres ont encore unbassin'imparfait,un petit sternum, une omoplate et une clavicule caches souslapeau. L'absence de toutes ces parties osseuses oblige de sparer aussi des orvets , le sous-gerire que je nommerai ACONTIAS (3) , Et qui leur ressemble par la structure de la tte , et les paupires, mais qui n'a pas de sternum ni de vestige d'paule et de bassin ; leurs ctes antrieures se runissent l'une l'autre sous le tronc par des prolongements cartila- gineux. Je n'y ai trouv qu'un poumon mdiocre et un trs petit. Leurs dents sont petites et coniques; je crois (i) Aj. Ophis. punctatus^Op}iis.striaiulus,'Noh.)deuxes]^ces nouvelles, (2) JJ'anguis erix , L. , n'est qu'un jeune orvet commun , o les lignes dorsales sont encore bien marques 5 et V anguis cUvicus , dont Da.udin fait un erix, sans que Ton sache pourquoi , est un vieux orvet commun queue tronque. On n'en parle que d'aprs Gronovius, qui cite iecoluber de Gesner. Ce Coluber est prcise'ment l'orvet commun vieux. (3) Acontias [jai^elot), nom grec d'un serpent que l'on croyait s'lan- ' ter comme un trait sur les passants (d a>co';'\i'^a . jaculor). OPHIDIENS. 71 leur en avoir aperu quelques-unes au palais. On les recon- nat aisment leur museau enferm comme dans une sorte de masque. L'espce bien connue {An^uis meleagn's y L. ) , Seb. , l , XXI, 1,(1) vient du cap de Bonne-Esprance y elle ressem- ble notre orvet; mais sa queue obtuse est beaucoup plus courte; sur son dos rgnent huit ranges longitudinales de taches brunes. Le mme pays en produit d'autres espces, dont une entirement aveugle {Ac. cciis ^ Cuv. ). La seconde famille , ou celle Des vrais SERPENTS. Qui est de beaucoup la plus nombreuse , com- prend les genres sans sternum ni vestiges d'paule -, mais dont les ctes entourent encore une grande partie de la circonfrence du tronc, et o les corps des vertbres s'articulent encore par une facette con- vexe dans une facette concave de la suivante ; ils man- quent de troisime paupire et de tympan ; mais l'osselet de Foreille existe sous la peau, et son man- che passe derrire l'os tympan ique. Plusieurs ont encore sous la peau, un vestige de membre post- rieur, qui montre mme au-dehors dans quelques- uns son extrmit en forme de petit croche*!; (2). Nous les subdivisons en deux tribus. Celle des Doubles-Margheuks a encore la m- (i) Daudin a fait aussi un rix de Vanguis me le a gris / mais sans motif ^ car ses e'cailles infrieures ne sont pas plus grandes que les autres. Je me sms assur , par la dissection, que ce serpent n'a point le sternum que M. Oppel lui suppose. (2) Voyez la Dissertation allemande de M. Mayer , sur les extrmit' postrieures des ophidiens; dans le XII^ vol. des Curieux de la nature de Bonn. 72 KEPTILES choire infrieure porte comme dans tous les rep- tiles prcdets^ par un os tympanique , immdia- tement articul au crne, les deux branches de cette mchoire soudes en avant, et celles de la mchoire suprieure fixes au crne, et Fosinter- maxillaire ; ce qui fait que leur gueule ne peut se dilater comme dans la tribu suivante, et que leur tte est tout d'une venue avec le reste du corps , forme qui leur permet de marcher galement bien dans les deux sens. Le cadre osseux de l'orbite est incomplet en arrire, et leur il fort petit; du reste ils ont le corps couvert d'caills, l'anus fort prs de son extrmit, la trache longue, le cur trs en arrire. On n'en connat point de veni- meux. Il y en a deux genres, dont l'un se rattache aux chalcides et aux bimanes, et l'autre aux orvets et aux acontias. Les Amphisbnes (i). ( AMPHiSBiENA. L. } Ont tout le corps entour de ranges circulaires d'- cailles quadrangulaires , comme les chalcides et les bi- manes parmi les sauriens, une range de pores au-devant de l'anus, des dents peu nombreuses , coniques, aux m- choires seulemen t, et non au palais . Il n'y a qu'un poumon , On en connat depuis long-temps deux espces. {Amph. alha , Lacp. Il , xxi , i , et Amph, fiiliginosa , L. ) Seb. II, (i) Ampbisbne, d'e6/^(?'in ou Boa empereur de Daud. (i). Reconnaissable par une large chane , forme alternati- vement de grandes taches noirtres , irrgulirement hexa- gones , et de taches ples, ovales, chancres aux deux bouts, qui rgne le long de son dos, et y forme un dessin trs lgant. 1'^ D'autres ont des plaques cailleuses depuis les yeux jusqu'au bout du museau, et manquent de fossettes aux mchoires. h'Anacondo. (Boa scytale et murina. L.) Seb. IL xxiii, i. et XXIX. I. Boa aquatica. Pr. Max. 2,*" liv. Brun , une double suite de taches rondes noires le ione du dos, des taches illes sur les flancs. 3^ D'autres encore ont des plaques cailleuses sur le mu- seau, et des fossettes aux plaques des cts des mchoires. U Ah orna. ( Boa cenchris. L. Aboma, et Porte- Anneau, de Daud. ) Seb. L lvi. 4' i* xxviii. i. et xcviii. Boa cen- chrya. Pr. max. Q^ liv. Fauve, portant une suite de grands anneaux bruns le long du dos, et des taches variables sur les flancs. Ces trois espces, qui parviennent presque une taille gale, se tiennent dans les lieux marcageux des parties chaudes de l'Amrique; adhrant par la queue quelque arbre aquatique, elles laissent flotter leur corps pour saisir les quadrupdes qui viennent boire, etc. ff II V en a qui ont des plaques sur le museau, et les cts f i) Daudin a cru que le dei^in se trouvait dans raucieu coutiiient, mais il est certainement de la Guiane. MM. le Vaillant et Humboldt l'en ont rapport. M. le Prince de Wied Ta trouv auBrsil. M. ieVaillant aaussi rapporte de Surinam les deux espces suivantes, et cLacun sait que le bojobi est du Brsil. Je ne crois pas que l'ancien continent ait de vrais boas de grande taille. Les trs f^rands serpents de l'Inde et de l'Afrique sont des pythons. Ce nom de devin vient de ce que l'on a mal propos attribu ce serpentj ce qui est dit de certaines grandes couleuvres dont les ngres de Juida fout leurs fticlies. OPHIDIENS. yg de la mchoire creuses d'une fosse en forme de fente sous Toeil , et plus en arrire (i). 5*^ Il y en a enftn qui manquent de fossettes^ et ont le museau garni de plaques un peu prominentes , coup obli- quement d'arrire en avant et tronqu au bout , de manire qu'il se termine en coin. Leur corps est trs comprim j leur dos carn. Ceux-l viennent des Indes orientales, et pour- raient donner lieu un sous-genre distinct (2). Schneider a spar des boa Les Scytales. Merr. (Pseudo-boa. Schn.) Qui ont des plaques, non-seulement sur le museau, mais sur le crne, comme les couleuvres, point de fossettes, le corps rond , la tte d'une venue avec le tronc , comme dans les tortrix (3). Daudin en a aussi spar Les Erix. (4). Oui en diffrent par une queue trs courte , obtuse , par des plaques ventrales plus troites. Leur tte est courte , peu prs d'une venue avec le corps , et ces caractres les rapprocheraient des tortrix, si la conformation de leurs mchoires ne les en loignait d'ailleurs leur tte n'est couverte que de petites cailles. Ils n'ont pas de crochets l'anus. (1) Le Boa broderie [B. hortulana, L. ), Scb. , II, lxxxiv, i , et V lgant , Daud. , V, Lxin , i, qui n'en diffre pas ; Le bojohi ( B. ca- nina, L.), Seb. , II, lxxxi , et xcvi , 3 , oji xiphosoma araramloja , Spix, XVI. Le B. hipnale, Seb. , Il , xxxiv, 1-2 , etLacep,, IF, xvi, 11, pa- rat n'tre qu'un jeune boj obi; le B. Merremii, Schn. , Merr., beyr., II , II , on xiphosoma dorsuale , Spix , XV, dont Daudin a fait son genre CoRALLE sur le caractre probablement accidentel et individuel des deux premires plaques doubles sous le cou. (2) Le B. carinata, Sclin. , ou Vocellata, Opp.; Le B. viperina, Sb. , Russe!., pi. iv. iV. B. Ces deux subdivisions forment le genre XPHoso?/iA de Fitzinger , Cenchis de Gray, (3) Scrtale coronaia, Merr., Sb. , II, xli, i, Pr. Max, 7*= Hv. B. W. Il ne faut pas confondre les scytales de Merrera avec celles de Daudin , qui sont les e'cliis de Merrem. (4) Erix ( crin). C'est dans Linnus Fepitbte d'une espce d'orvet. Bo REPTILES On peut en rapprocher Les Erpetons. Lacp. (i). Bien remarquables par deux prominences molles _, cou- vertes d'caills, qu'ils portent au bout du museau. Leur tte est garnie de grandes plaques j celles qui rgnent sous le ventre sont trs peu larges, et celles du dessous de la queue diffrent peine des autres cailles. Mais cette queue est assez longue et pointue (2). Les Couleuvres (3). (Coluber. L. ) Comprenaient tous les serpents, venimeux ou non, dont les plaques du dessous de la f[ueue sont divises en deux, c'est--dire ranges par paires. Indpendamment de la distraction des espces venimeu- ses^ leur nombre est si norme^ que l'on a eu recours toutes sortes de caractres pour les subdiviser. On peut d'abord en sparer Les Pythons. Daud. Qui ont des crochets prs de l'anus , et les plaques ven- trales troites, comme les boa, dont ils diffrent seulement par les doubles plaques du dessous de leur queue. Leur tle a des plaques sur le bout du museau, et il y a des fossettes leurs lvres. 11 en existe des espcesaussi grandes qu'aucun boa : telle est VUlar-Sawa ou grande Coidemne des les de la Sonde [Colub. jcwaniciiSy Sh.), qui parvient plus de trente pieds. Seb. l, lxii; U, xix , i ; xxvin, 1 xcix, 1 (4). (i)Erpeton, de Ep^et; ( serpent ). (2) Erpeton tentacule, Lace'p., Ann. Mus., I, l, nom donne ce genre par M. de Lacpde qui l'a dcrit le premier, Merrem Fa change' en Rhinopirus. (3) Coluher, nom ge'nrique des serpents en latin. (4) Cet ular-sawa ou python amlhists ^ Daud., Boa amethystina , Schn. , dont nous avons wn grand squelette, et des peaux rapportes de Java par M. I^eschenault , est au moins lies voisin dn pedda-poda du Bengale (/r^//ic/2%/e, Daud. ), Russel , x.xu , xxni, xxiv. Col hofor- OPHIDlEr^S. 8t Quelques-uns de ces pythons ont les premires, d'autres les dernires plaques de leur queue simples (i). Peut-tre n'est-ce quelquefois qu'une varit accidentelle. Les Cerbres. ( Cercebus. Cuv. ) Ont. comme les pythons , presque toute la tte couverte de petites cailles , et des plaques seulement entre et devant les yeuxj mais ils manquent de crochets l'anus. Ils ont aussi quelquefois des plaques simples la base de la queue ('2). Les Xenopeltis. Reinwardt. Ont derrire les yeux de grandes plaques triangulaires^ et imbriques 5 en sorte qu'elles se confondent avec les cailles qui les suivent, et qui seulement deviennent plus petites (3). Les Heterodon. Beauvois. Ont les plaques ordinaires des couleuvres, mais le bout de leur museau est d'une seule pice, court, en forme d^ pyramide tridre, un peu releve, et dont une arte est en dessus , conformation qui leur a fait donner le nom de ser- pents grouin de cochon (4). mis , Sli. Boa castanea et alhicans , Sclin j et il nous pai'at en ge'ne'ral que tous les pre'tendus hoa de Tancien continent sont des pythons. Ular Sawa signifie , en malais , serpent des rivires. \i.% Boa reticulaia ^ ordinata , rhombeata , Sclin. , appartiennent aux pythons. (i) Le Bora, R-Uss. , xxxix ( Boa orhiculata , Schn. ). (*2) Nous avons vu de ces plaques simples dans un individu, tandis que d'autres de la mme espce les avaient toutes doubles; preuve du peu d'importance de ce caractre. A ce groupe appartiennent le Col. ccrherus, Daud. , Russel., pi. xvii, Vhomolopsis obtus atus , Reinw. , et espces voisines. (3) Xenopehis concolor , Reinw. (4) J Illifrodon noirtre, Beauv., hetrodon de Daud.; et Vhte'rodon ta- chet {cenchris mokesojj, Daud.) , appartiennent ce genrej mais Beauvois l'a tabli sur un caractre qui se retrouve dans un grand nombre de cou- leuvres, d'avoir les dents maxillaires poste'rieures plus grandes, et Daudin parat n'avoir connu son mokeson que par un dessin. Nous entendons par l, le hognose de Catesby, l, pi. lvi , que Daud. a cite' lui-mme. Il a TOME II. 6 82 BEPTILES Les fluRRiA. Daud. * Sont des couleuvifis des hides o , les plaques de la base do la queue sont constamment simples^ et celles de la pointe doubles; mais ces petites anomalies mritent peu que l'on y ait gard (i). Les Dipsas de Lauventi. (Bungarus. Oppel.) Ont le.corps comprim, beaucoup moins large que la tte, et les cailles de la range qui rgne sur l'pine du dos sont plus grandes que les autres, ce que nous reverrons dans les bongares. Tel est he Dipsas Indica. Nob. ( Coliib. hucephalus, Sh. ) Sb. L XLIII. (li). Noir annel de blanc. Les Dendrophis. Fitzinger. (Ah^tulla. Gray. ) Ont, comme les dipsas, une ligne d'caills plus large le long du dos, et des cailles plus troites le long des flancs , mais leur tte n'est pas plus large que le corps , qui est trs grle et trs along. Leur museau est obtus (3). Les Dryinus. Merrem. ( Passerita. Gray. ) Ont le corps aussi long et aussi grle que les prcdents j mais au bout de leur museau est un petit appendice grle et pointu (4). quelquefois une partie des plaques de sa queue entires ; mais sa base et non vers le bout , comme le dit Daudin. Linnasus avait bien indique' ce serpent dans sa dixime e'dition , sous le nom de coluber constrictor. On u sait pourcfuoi il Ta cliang dans sa douzime , en Boa contortrix. (i) Hurriah, nom baibare lire de celui que porte au Bengale l'espce repre's., Russ., xl, copie Daud., V, lxvi, 2. Une autre, Meriem., I, iv. (2) Dipsas , nom grec d'une espce de serpent que Ton croyait causer une soif mortelle par sa blessure, de r^u. (soif). La figure donne par Conrad Gesuer au mot dipsas , est pre'cise'ment de ce sous-genre. Le dipsas indica est entirement diffrent du vipera atrox , Mus. Ad. Fred., xxii , 2 , avec lequel Linnneus , Laurenti et Daudin Font confondu. (3) Col. ahtulla; Col. decorus, Sliaw.- Col. caracaras, id. ( Bun- qarus filiformis Oppel"); j'y joins les Sibons, Fitz., du moins dans le Col. catenulatus, Russel , pi. xv, les cailles dorsales sont-eles rbombodales <;t plus grandes , comme dans le Col. ahtulla. U\) CoLiihtr nasutus , ilusscl, seri>., pi. xii et xiii. OPHIDIENS. 83 Les Draornis. Fitzinger. Ont encore cette forme aionge de fil ou de cordon ; leur museau est pointu ;, mais sans appendice, et leurs cailles gales (i). On pourra encore distinguer Les Oligodon. Boi. Petites couleuvres tte obtuse , courte et troite, qui manquent de dents palatines. Mais les autres sous-genres dmembrs de celui des cou- leuvres par divers auteurs, nous parai .-ssent moin s susceptibles de subsister; il se fondent sur de lgres diffrences dans les proportions de la tte, dans la grosseur du tronc^ etc. (2). Mme aprs toutes ces sparations, les couleuvres demeu- reront encore le genre de serpents le plus nombreux en espces. il y en a plusieurs en France , comme La Couleuvre collier, {Coluher natrix. L. ) Lac. IL VI. 2. Trs commune dans les prs , les eaux dormantes; cen- dre , avec des taches noires le long des flancs , et trois taches blanches formant un collier sur la nuque; les cail- les carnes, c est--dire releves d'une arte. Elle vit d'insectes, de grenouilles, etc. On la mange dans plusieurs provinces. (i) Coluher fulgidus y Daud,, YI, lxxx , Seb. , II , lui, 9- Dryinus neus^ Spix, III. (2) J'entends surtout par l, les tyria, les malpolon, les psammophis , les coronella, les xnodouy les pseudolaps de Fitzinger. Tout au plus pourrait-on adopter ses Duberria, o la tte est courte, obtuse et d'une venue, avec le corps comme dans les e'iaps; et ses Homalopsis, o les yeux sont un peu plus verticaux que dans les autres couleuvres. Notez que j'en ai retir les cerbres. Dj Laurenti avait essay de diviser \ts couleuvres en coluberet en coronella ; ces dernires taieuf celles qui ont les cailles aux cts des plaques temporales assez grandes pour tre comptes elles mmes comme des plaques de plus ; mais les passages d'un groupe l'autre sont presque insensibles 6* 84 REPTILES l y en a en Sicile une espce lies voisine, beaucoup plus grande , et a collier noir {Col. siculus, Nob.), La Viprine. ( Col. Viperinus. Latr. ) Gris-brun, une suite de taches noires formant un zig- zag le long du dos, et une autre de taches plus petites, illes, le long ^les cts, couleurs qui la font ressembler la vipre 5 le dessous tachet en damier de noir et de gristre^ les cailles carnes. La Lisse (^Col. austriacus. Gm.) Lacp. II. ii. i. Roux-brun; marbr de couleur d'acier en dessous; deux rangs de petites taches noirtres le long du dos} les cailles lisses , portant chacune un petit point brun vers la pointe. La Verte et jaune. {Col. atro-virens.) Lacp. II. vi. i. De nos bois . tachete de noir et de jaune en-dessus, toute jaune-verdtre en dessous, les cailles lisses. Ces quatre espces se rencontrent aux environs de Paris. Le midi de la France et l'Italie produisent : La Couleuvre Bordelaise. {Col. girondicus. Daud.) Presque des mmes couleurs que la viprine, mais cailles lisses, taches du dos plus petites et plus s^ pares; / La Quatre-Raies. {Col. Elaphis. Sh. ). Lacp. II. vu. i. Fauve, quatre lignes brunes ou noires sur le dos. C'est le plus grand de nos serpents d'Europe; elle passe quelquefois six pieds. Il est croire que c'est le boa de Pline. Le Serpent d'Esculape. { Col. jEsculapii, Sh. ) (i). Plus gros et moins long que la quatre -raies ; brun dessus; jaune paille dessous et aux flancs ; cailles du dos presque lisses. D'Italie, de Hongrie, d'Illyrie. C'est celui que les anciens ont reprsent dans leurs statues d'Escu- {i) lY. B. Le Col. jEsculapii de Linu., est une espce toute diff- rente et d'Ame'rique. OPHIDIENS. 85 lape y et il est probable que le serpent d'Epidaurc tait de cette espce. Les couleuvres trangres sont innombrables; les unes se font remarquer par la vivacit de leurs couleurs \ d'autres par la rgularit de leur distribution j plusieurs sont assez uniformes dans leurs teintes. 11 en est peu qui atteignent une trs grande taille (2). Les Acrochordes. ( Acrochordus. Hornstedt.) Se distinguent aisment dans cette famille par les pe- tites cailles uniformes qui leur couvrent le corps et la tte en dessus et en dessous. L'espce connue , Odar caron de Jas>a. {Acrochordus Javensis j Lac. , II , xi , 2 ; Anguis granulatus , Sclin.), a ses cailles releves chacune de trois petites artes ^ et res- semblant, lorsque la peau est trs bourre , des tuber- cules isols. Elle devient fort grande. Hornstedt a avanc * ' ' ' '* -.! ^ .. _ .l. .. -^1. Ml, I U !- ., I I I , I, II. iM... .-MM g (2) Les couleuvres pre'sentant peu de varits de structure inte'res- sanles,je n'ai pas cru ne'cessaire d'en rapporter ici le long catalogue. On le trouvera dans les ouvrages de Gmeiin, de Daudin et de SLaw, de Merrem; mais il faut consuiter leurs e'uumrations avec pre'caution et critique ; lies sont pleines de doubles emplois et de transpositions de synonymes. Par exemple, le Col. viridissiinus, et le Col. janthinus Merr., I, xii, ne diffrent que par l'aclion de Pesprit-dc-vin; le Col. horridiu ., Daud, , Merr. ,11, x ( Col. viperinus , Sh. ) , est le mme que le demi-collier. Lac, II, viii , 2 ; la Coiil. -violette , Lace'p., II, vin , i, et le Col. re- gince , Mus. , ad. fr., xiii , 2 , ne diffrent encore que par Taction de Ja liqueur. On doit regarder comme les mmes, le Col. lineatus , Se'b. , Xl , 3, Mus. , ad.fr. , XII , i, XX , 1 ; le Col. jaculairix, Sh., I, 9 Scheuchz , dcgxv, 2j le Col. atraius , Seb., 1 , 9, ix, 2 , et mme le terli- /leatus, Lacep., II, xiii, i ; le Col. sihilans , Se'b., 1, ix, 1, II, lvi, 4; et la Coul. chapelet, Lac. , II , xii, i , paraissent e'galement identiques, ainsi que le Col. JSsculapii, Jacq. elle Flawescens, Scopol., etc., etc., etc. Quant aux transpositions de .synonymes , elles sont innombrables. lY. B. Les Enhydres de Daud. seraient des couleuvres non venimeuses, k queue comprime'e 5 mais la seule espce qu'il cite, anguis xyphura, Tlerm. , aff, an. , p. , 269 ; et Obs. zool. , p. 288, est e'videmment un hy- drophis ou une plamide. 86 REPTILES * tort qu'elle vit de fruits, ce qui serait bien extraordi- naire dans un serpent (i) Les serpents venimeux par excellence, ou cro- chets isols , ont une structure trs particulire dans leurs organes de la manducation. Leurs os maxillaires suprieurs sont fort petits , ports sur un long pdicule , analogue l'apophjse ptrjgode externe du sphnode, et trs mobiles; il *'j fixe une dent aigu ^ perce d'un petit canal, qui donne issue une liqueur scrte par une glande considrable situe sous l'il. C'est cette liqueur qui, verse dans la plaie par la dent, porte le ravage dans le corps des animaux, et y produit des effets plus ou moins funestes, selon l'espce qui l'afournie. Cette dent se cache dans un repli de la gencive quand le serpent ne veut pas s'en servir ; et il y a derrire elle plusieurs germes destins se fixer leur tour pour la remplacer, si elle se casse dans une plaie. Les naturalistes ont nomm les dents ve- nimeuses crochets mobiles ^ mais c'est proprement l'os maxillaire qui se meut ; il ne porte point d'autres dents, en sorte que, dans cette sorte de serpents malfaisants, l'on ne voit , dans le haut de la bouche, que les deux ranges de dents palatines. Toutes ces espces venimeuses, dont on connat bien la reproduction, font des petits vivants, parce (i) Nous n'avons rien pu voir qui ressemblt l'os particulier que M. Oppei dit avoir observe dans les acrochordes, et qui y rcmpacerait les crocliets venin, et noue sommes assures d'ailleurs, par le ic'muignage (U M. Leschcnauh, que Facrocborde n'est poinl venimeux. OPHIDIENS. 87 que leurs uis closent avant d'avoir t pondus. C'est ce qui leur a valu le nom gnral de vipres, contraction de vivipares. Les serpents venimeux, crochets isols^ pr- sentent des caractres extrieurs peu prs de mme nature que ceux des prcdents ; mais le plus grand nombre a les mclioires trs dilatables et la , langue trs extensible. Leur tte, large en arrire^ a gnralement un aspect froce, qui annonce en quelque sorte leur naturel. 11 en existe surtout deux grands genres, les crotales et les vipres, dont le second a subi divers dmembrements, et autour desquels s'en groupent quelques petits. Les Crotales (1). (Crotalus. Lin.) Vulgairement Serpents a sonnettes. Sont clbres par dessus tous les autres serpents pour ralrocil de leur venin. Ils ont, comme les boa , des plaques transversales simples sous le corps et sous la queue; mais ce qui les distingue le mieux, c'est l'in- strument bruyant qu'ils portent au bout de la queue, et qui est form de plusieurs cornets cailleux embots lchement les uns dans les autres, qui se meuvent , et rsonnent quand l'animal rampe ou quand il remue la queue. Il parat que le nombre de ces cornets aug- mente avec l'ge , et qu'il en reste un de plus chaque mue. Le museau de ces serpents est creus d'une petite fossette arrondie derrire chaque narine (2). Toutes les espces dont on connat bien la patrie viennent d'Amrique. Elles sont d'autant plus dangereuses, que (i) CroUile, de^pJ^^Aov ( cresselle ). ( yoytz ussel et Home, Tnms. , Phil. de i8o4 , pi. ui , p. 76. 88 REPTILES la contre ou la saison sont plus chaudes; mais leur naturel est, en gnral, tranquille et assez engourdi. Le serpent sonnettes rampe lentement, ne mord que lorsqu'il est provoqu, ou pour tuer la proie dont l veut se nourrir. Quoiqu'il ne grimpe point aux arbres, il fait cepen- dant sa nourriture principale d'oiseaux , d'cureuils, etc. On a cru long- temps qu'il avait le pouvoir de les. en- gourdir par son haleine ou mme de les charmer, c'est- -dire de les contraindre par son seul regard se prci- piter dans sa gueule. Il parat qu'il lui arrive seulement de les saisir dans les mouvements dsordonns que la frayeur de son aspect leur inspire (i). La plupart des espces ont sur la tte des cailles semblables celles du dos. L'espce la plus commune aux Etats-Unis ( Crotalus horridus y L.), Catesb.^ II, xli , est brune, avec des bandes transversales irrgulires, noirtres. Celle de la Gui une ( Crof^/^^ durissus) (2), Lacep. II , xni , 2, a des taches en losange , bordes de noir , et qua- tre lignes noires le long du dessus du col; toutes deux sont galement redoutes et peuvent faire prir en quel- ques minutes. Elies parviennent l'une et Tautre six pieds de longueur. Quelques espces ont la tte garnie de grandies pla- ques (3). " On doit rapprocher des crotales Les Trgonocephales. Oppel. (Bothrops. Spix. Cophias. Merrem. ) Qui s*en distinguent par l'absence de l'appareil bruyant , (i) Voyez Barton , Mmoire sur la facult de fasciner^ attribue au serpent - sonnettes , Philad., 1796. (2) Ces deux noms de durissus et liorridus ont t diversement changs entre ces deux espces par les naturalistes. (3) C'est de cette subdivision que M. Gray a fait son genre Crotalo- PHORUs, et M. Fitzinger son genre Caudisoka. Le Millet {^Crotalus niiliaris L.), Catesb., II , xlh , y appartient. OPHIDIENS. 89 mais ont les mmes fossettes derrire les narines, et galent au moins les crotales, pour la violence de leur venin. II y en a dont les plaques subcaudales sont simples, comme dans les crotales, et dont la tte est garnie de plaques jus- que derrire les yeux j leur queue se termine par un aiguil- lon (1). Telle est La Vipre brune de la Caroline ( Coluh. tisiphone. Shavv. ) Catesb. II , xliu et xliv ). Brune taches nuageuses, d'un brun plus fonc. Dautves ont les subcaudales doubles, et la tte garnie d'caills pareilles celles du dos (2). Tel est entre autres , Le Trigonoce'phale jaune; Serpent Jaune des Antilles ; Vipre Jer-de-lance. Lacep. II. v. i . ( Trig. lanceo- latus. 0pp. (3). Le plus dangereux reptile de nos les sucre y il est jau- ntre ou gristre, plus ou moins vari de bruntre , at- teint six et sept pieds de longueur vivant dans les champs de cannes, o il se nourrit surtout de rats, il fait prir beaucoup de ngres (4). Quelques-uns de ces trigonocphales plaques doubles sous la queue, ont la tte garnie de plaques (5). D'autres, avec de petites cailles sur la tte, ont des pla- ques doubles sous la queue , except le petit bout , qui n'est (i) Ce sont les Tisiphone de Fitzinger. (2) Cette division a pris dans Fouvr. de M. Fitzinger, le nom de Cras- PEDOCEPHALUs ; tous Ics BoTHROPs de Spix , pi. xix-xxiii , y appar- tiennent. (3) Cette espce habite aussi au Bre'sil et sans cloute sur d^autres parties du continent de FAme'rique mridionale 5 je croirais mme que c'est elle que Spix a nomme iS'oarowcoa, pi. xxiii, et regarde comme le crotalus mutus ou lacliesis. (4) Ici vient le trimeresure vert de Lace'p., An. Mus. , TV, lvi, 2, ou boodropam , Russel, serp. corom. , ix, qui a quelquefois deux ou trois plaques entires sous l'origine de la queue; mais ce n'est qu'un accident individuel. Aj. Cophias bilineatus, Pr. Max, 5 liv. C. atrox. C. jacaraca. (5) M. Filzinger re'serve le nom de Trigonocphale cette subdi- vision. fjO REPTILES gaiiii , en dessous comme en dessus, que de petites cailles imbriques , et se termine en un petit aiguillon (i). De ce nombre est Le Trigonocephale losange. {Crotaliis mutus. Lin. Coluh, nlecto. Sh.) Seb. IL lxxvi. i. Lachesis rhombeata. Pr. Max. 5*^ livr. Jauntre, dos marqu de grandes losanges brunes ou noires. Ses cailles sont releves. daus leur milieu. Il atteint six et sept pieds, et n'est pas moins formidable que les serpents sonnettes. Les Vipres. (Vipera. Daud. ) Confondues , pour la j^lupart, avec les couleuvres par Linnus, comme ayant aussi les plaques du dessous de la queue doubles , ont d en tre spares cause de leurs crochets venin, et il s'y joint naturellemenf: quelques serpents qui ont les plaques du dessous de la queue simples en tout ou en partie. Elles se distinguent toutes des crotales et des trigono- cphales, parce qu'elles n'ont pas de fossettes derrire les narines. Les unes n'ont sur la tte , que des cailles imbriques et carnes comme celle du dos (ci). Telle est La Vipre a courte queue , dite la Minute. {Vip, hrachyura, Nob. ) Seb. IL XXX. i. L'une des plus terribles par son venin (3). (i) C'est le genre Lachests de Daudin , adopt par Fitzinger , mais mal caractrise' ; ses plaques subcaudales sont certainement doubles jus- que prs du bout o il x^y a plus que de petites cailles. M. le prince de Wied le reprsente parfaitement. (2) Cette division et la suivante forment ensemble le sous-genre echidna de Merrem , qui, avec ses chis , dont nous parlerons plus loin , compose son genre Vipera, Fitzinger rpartit nos trois premires divisions en trois genres , qu'il nomme Vipera , Cobra et Aspis. (3) Aj. V Aspic de Lacp., II , 11 , i ( vlp. ocellata , Latr. ), grande es- pce trangre , voisine de Vatropos ^ Lin., Mus., ad. fred. , XIII ^ mais OPHIDIENS. Ql D'autres odX la tte couverte de petites cailles granules. Telle est La J^ipre commune. ( Col. berus. Lin. ) Brune j une double range de taches transverses sur le dos; une range de taches noires ou noirtres sur chaque flanc. Quelquefois les taches du dos s'unissent en bandes transverses; d^autres fois elles ne forment toutes ensemble qu'une bande longitudinale ploye en zigzags et c'est alors le Colub. aspis , Lin. (i) , que l'on nomme quelquefois aspic dans nos environs. C'est cette varit qui s'tait multiplie il y a quelques annes dans la fort de Fontai- nebleau. Il y en a aussi des individus presque entire- ment noirs (2). La Vipre museau cornu, ( Col. ammodytes. ) Jacquin. CoUect.V. pi. XXIV et XXV. T^ip. illyrica. Mdvov. 169. A peu prs semblable la commune, mais se distin- guant minemment par une petite corne molle et couverte d'caills, qu'elle porte sur le bout du museau. On la trouve en Dalmatie, en Hongrie, etc. Le Craste ou Vipre cornue. ( Col. crastes. Lin. ) Lacep. s. 1. 2. Se fait remarquer par une petite corne pointue qu'il porte sur chaque sourcil. Il est gristre ; et se tient cach trs diffrente de V aspis de Linnasus y qui n'est qu'une varie'le de l'espce commune; Vip. clotlio , Sc'b , II, xcin , i; Vip. lachesi% , id. , xciv, 2 ; la Dahoie , Lace'p, , II , xm , 2 , ou la brasilienne , id. , ly, i; la Vip. lgante , Daud., Russel , vu , etc. (i) Aspis j serpent d'Eyypte, dont il y avait plusieurs espces, et dont l'une, d'aprs ce qui est dit de l'expansibilite de son cou, devait tre l'haje. (2} Berus est un nom de serpent employ seulement par les auteurs du moyen ge, tels qu'Albert, Vincent de Beauvais , et pour une espce aquatique , probablement la couleuvre collier, l^a vipre de Charas y dont Laurent! a aussi voulu faire une espce, et qui est le Co/. aspis de Gmel. , ne diffre point de cette vipre commune, qui, selon moi, est le vrai berus de Lin ua:us , d'autant qu il ne cite son sujet qu'Aldrov, , 1 1 5 , qui est celte espce. g2 REPTILES dans le sable en Egypte ^ en Lybie^ etc. Les anciens en ont souvent parl. La Vipre panache. {Vip. lophophris. Nob. ) Voyage de Pateison. pi. xv. A sur chaque sourcil, au lieu d'une corne, un petit grouppe de filets courts et corns. Elle vit aux environs du Cap. D'autres vipres, d'ailleurs fort semblables aux prcdentes, ont au milieu du dessus de leur tte, trois plaques un peu plus grandes que les cailles qui les entourent (i). h3. petite Fipre. {Col. chersea. Lin.) CoLberus ^ de Lau" renti et de Daudin (2). Est presque semblable la vipre commune , et s'en dis- tingue surtout parles trois plaques en question. Elle est plus rare et devient moins grande. On prtend aussi qu'elle est plus venimeuse. Il y en a des individus presque entirement noirs que Ton a nomms vipre noire {Colub. prester y Lin. ). Lau- rent!, pi. IV. fig. I. (3). Viennent ensuite des vipres qui ont la tte garnie de plaques presque comme les couleuvres. Dans ce nombre il en est que rien d'autre que ces plaques, ne distingue des vipres les plus ordinaires (4). (i) Merrem a fait de cette subdivision son genre Pelias. (2) C'est VJSsping des Sudois ( sping , corruption d'aspis ), repre'- sent sans e'quivoque dans les Me'm. de Stockholm , pour 1749 ? pl- VI. Cependant Laurenli, Spec. medic. p. 97 5 et pl. II, f. i , lui a iransfe'r le nom de berus. C'est ausslc pelias erus de ^Aevvein-^ vip. herus ^ de Fitzinger. (3) Prester, TTf'l '^^^^ ^i aom grec d'un serpent, qus plusieurs auteurs disent le mme que le dipsas-de Tr^yi'^avj brler. (4) Merrem a forme' de cette subdivision son genre Spdon. Aj. Col. V. nigrum , Scheucliz. , Phys. sacr. , IV, dgcxvii. iV. B. Vophis , Spix, serp., xvu, serait un serpent venimeux sembla- ble ces SPDON, mais dont la dent venin serait pre'ce'de'e de quelques petites dents simples. N^ayant pas vu son espce, je crains que ce ne soit quelqu'une de ces couleuvres dents maxillaires poste'rieures plus grandes dont nous avons parl ci-dessus, et dont ;^ lusieu"s nous paraissent pou- voir tre au moins souponnes de venin. OPHIDIENS. g3 Tel est UHmachate. {Col. hmachales. L. ) Seb. II. lviii. i. 3. Serpent du Cap, d'un brun rouge marbr de blanc, museau coup obliquemeut en dessous. Les Naia. Sont de ces vipres tte garnie de plaques , dont les ctes antrieures peuvent se redresser et se tirer en avant , de manire dilater cette partie du tronc en un disque plus ou moins large. L'espce la plus clbre est Le Serpent lunettes ou Cobra capello des Portugais de l'inde. ( Colub. naia. Lin. Naia tripudians. Merr. ) Seb. IL 85. I. 89. 1-4. etc. Lacp. IL m. i. Ainsi nomm d'un trait noir en forme de lunette, des- sin sur la partie largie de son disque. Il est trs veni- meux, mais on prtend que la racine de l'opliiorhyza mungos , est le spcifique contre sa morsure. Les bate- leurs indiens en apprivoisent , qu'ils savent faire jouer et danser pour tonner le peuple, aprs toutefois qu'ils leur ont arrach les crochets venin. On fait le mme usage en Egypte d'une autre es- pce , \lHaje. {Coluher haje. hinn.) Geof h. gypt. Rept. pi. YIL et Savigny mme ouvr. Supl. pi. m. Dont le cou s'largit un peu moins , et qui est verdtre, bard de bruntre. Les jongleurs du pays savent, en lui pressant la nuque avec le doigt, mettre ce serpent dans une espce de catalepsie qui le rend roide et immobile (le change en verge ou bton). L'habitude qu'a l'haje de se redresser quand on en approche, avait fait croire aux anciens gyptiens qu'il gardait les champs qu'il habitait- ils en faisaient l'emblme de la divinit protectrice du monde, el c'est lui qu'ils sculptaient sur le portail de tous leurs temples, des deux cts d'un globe. C'est in- contestablement le serpent que les anciens ont dcrit sous le nom 'aspic d'gypte , de clopatre , etc. Cyi REPTILES Les Klaps. (Elaps. Scliu. en partie ) (0 Sont des vipres tte garnie de plaques, d'une organisa- tion bien oppose celle desnaiaj non-seulement ils ne peu- vent dilater leurs ctes, leurs mchoires mme ne peuvent presque s'carter en arrire, cause de la brivet de leurs os tympan iques , et surtout de leurs os mastodiens , d'o il rsulte que leur tte, comme celle des tortrix et des amphis- bnes , est toute d'une venue avec le corps. L'espce la plus commune Elaps lemniscatus. ( Coluher lemniscatus. L. ) Seb. L x. ult. et IL Lxxvi. 3. Est marque d'anneaux noirs rapprochs trois trois sur un fond blanc. Le bout de son museau est noir. Elle est de la Guiane, o on la redoute beaucoup, et o elle fait redouter aussi , quoique innocents , le tortrix scytale^ et \e coluber j^lsculapii , parce qu'ils lui ressemblent par leur forme, leur grandeur , et leurs couleurs. 11 y a au reste , dans les deux continents, plusieurs laps, dont les couleurs sont peu prs distribues de mme (2). Les Micrures. Wagler. Sont des iaps queue trs courte- Les Platures. Latreille. Ont aussi la tte enveloppe de plaques , et des plaques doubles sous a queue j mais cette queue est comprime en (i) M. Schneider comprenait parmi ses e'iaps tous les serpents qu'il supposait manquer d'un os mastodien se'par; mais il n'en jugeait qu' l'exte'rieur par le peu de renflement de l'occiput; aussi ce caractre ne se trouve-t-il vrai que dans les tortrix d'Oppel ou Iljsia, Il n'avait d'ailleurs gard ni aux c'cailles ni au venin. KA 4^, EAi^^ sont des noms grecs d'un serpent non venimeux. (2) Tels sont Elaps anguiformis , Schn. 5 la Vipre psych, Daud., TIII , c, I ; Col. lacteus , Lin., Mus. , ad. fr. , xvii, i , et mieux, Seb., l, XXXV, 2 i El. nob. surinamensis., Seb. , II, vi, 2, et lxxxvi , 1 ; Col. latoniusj Merr., I, 11; et Sb., II, xxxiv, 4 j etxLUi, 3, le mme que le CoZ. lubricus ^ Col. flai^ius. etc. OPHIDIENS. g5 forme ^c rame , ce qui eu fait des serpents aquatiques (i). Enfin j Ton doit placer la suite des vipres quelques ser- pents qui n'en diffrent que parce que leurs plaques subcau- dales sont simples en tout ou en partie, lisse distinguent des tisiphones , parce qu'ils n'ont point de fossettes derrire les narines. Quelquefois les plaques de la base de leur queue sont en- tires, ils rentrent dans Les Trimeresubes. Lacep* Qui ont de grandes plaques la tte, une partie de leurs plaques doubles, et les autres simples (2). D'autres, Les Oplocphales. Cuv. Ont de grandes plaques sur la tte, et toutes les plaques subcaudales simples (3). D'autres encore, Les AcANTHOPHis de Daud. ou les Ophrias de Merrem. Ont des plaques sur le devant du crne et de la ttej leur queue se termine par un croclietj presque toutes ses plaques sont si mplesj elle en a quelquefois de doubles sous son extr- mit (4). Les EcHis. Merr. ou Scytales. Daud. Ont la tte couverte de petites cailles , et toutes les pla- ques sous-caudales simples (5). On peut encore placer ici Les Langaha. Bvuguires. Qui ont la tte couverte de plaques, le museau saillant et pointu , la moiti antrieure de la queue enveloppe (i) Le Plature bandes [Col. laUcaudatus , L. , ou Hydrus colubrinus , Sh.)Daud., VII, Lxxxv. (2) Le T rimer sure petite tte , Lace'p., An. Mus., IV, LVi , i. (3) Les espces sont nouvelles. (4) Acandiophis cerastinus ^ Daud., Y, LXXVI15 et Merrem, Beytr. , II; IX , ou Boa palpebrosa y Sh.; Ac. Brownii, Leach., Zool. miscel , , in. , le reptile le plus venimeux des environs du port Jackson. (5) Iloratta paru. , Russel , II, pi. 2 , ou Boa horatta^ Sh. , ou Pseu- doboa carinata , Schn., ou Scftale bizonata , DauJ. , V, Lxx ; Pseu- doboa krait, Schn. , ou Scyiale kraity Daud. g6 REPTILES d'an neau entiers qui l'entourent tout--fait, et la poste'- rieure garnie eu dessous comme en dessus de petites cailles imbriques (i). Outre ces deux tribus anciennement observes, des serpents proprement dits , on en a reconnu , dans ces derniers temps , une troisime dont les mchoires sont organises et armes peu prs comme dans les non-venimeux, mais qui ont la premire de leurs dents maxillaires plus grande que les autres , et perce pour conduire le venin comme dans les venimeux crochets isols , dont nous ve- nons de parler. Ces serpents forment deux genres , distingus comme ceux des deux familles voisines par la vtissure de leur ventre et du dessous de leur queue. Les Bongares (2). Daud. en partie (Pseudoboa. Oppel.) Ont, comme les boa , les crotales , les ecliis , des pla- ques simples sous le ventre et sous la queue. Leur tte est courte , couverte de grandes plaques, leur occiput peu renfl. Ce qui les caractrise le mieux , c'est que leur dos, trs carn est garni d'une range longitudinale d'caills plus larges que les latrales, comme dans les dipsas. Ces serpents viennent des Indes , o on les appelle serpents de roches. Il y en a une espce qui atteint sept ou huit pieds de longueur (3). (1 ) Le InngaJia de Madagascar, Lacp., I , xxii , serpent que Fon ne connat que par la fjjure qu'en a donue'e Bruguire. (2) BunganiSy nom barbare, tire de celui de ungarwnpamma ,\[ue la plus grande espce porte au Bengale. (3) Le liongarc anneaux j Daud., V, lxv, Boafasciata^ Schn., copie' de Russel , IIL Ajoutez : le Bong. lieu, Boa lineata, Sli., Russ. , I. OPHIDIENS. 97 Ls Hydres. (Hydrus. Sclm. en partie (i) Hj- drophis et Plamides. Daud.) Ont ]a partie postrieure du corps et la qUeue trs comprime et trs leve dans le sens vertical , ce qui , leur donnant la facilit de nager , en fait des animaux aquatiques. Ils sont fort communs dans certains parages de la mer des Indes. Linnseus avait rang ceux qu'il connaissait avec les orvets, cause de leurs cailles presque toutes petites. Daudin les a subdiviss comme il suit : Les HvDROPHis (2). Ont sous le ventre y comme les (ortrix et les erpetons , une range d'caills un peu plus grandes que les autres; leur tte est petite, non renfle , obtuse , garnie de grandes pla- ques. On en a trouv quelques espces dans ls canaux d'eau sale du Betigale, et d'autres plus avant dans la mer des Indes (3). Les PELAMmES. Ont aussi de grandes plaques sur la tte, mais leur occiput est renfl cause de la longueur des pdicules de leur m- choire infrieure qui est trs dilatable, et toutes les cailles (i) Hydrus , nom grec d'un serpent aquatique , peut tre de notre cou- leuvre commune ; mais les hydres marins d'iElien sont pre'cise'ment de ce genre. (2) Hy drophis -^ serpent d'eau. (3) Voyez les hydropliis de Russel, serpents de Corom. , pi. xliv, et II partie , pi. vi-x. Aj. Vhydrus curtus , Sh., VHydrus spiralis, d., pi. iiS'j le Lejoselasme, et le Disteyre, Lace'p., Ann. Mus., IV, rentrent aussi dans le sous-genre des liy drophis, je crois mme que ce dernier est Vhydrus major. Sh. pi. 124. Ce sont e'galement des serpents de la mer des Indes , venimeux et plusieurs dents maxillaires- ]Y. B. Je ne trouve pas, comme M. Fitzinger , que les plamides et les disteyres soient innocents ; je me suis assure', au contraire, que leur glande venin et leurs crochets sont conformes comme dans les hydres et les bongares. Quant Y aispysure ^ Lacep., Ann. Mus., IV, je n'ai pu le ren- contrer ni vrifier ce qui en est. TOME n. 7 98 ' REPTILES de leur corps sont t%ales, petites, et dispose'es comme des pavs hexagones. L'epce la plus connue ( Jnguis platurus , Lin. j Hydrus hicolory Schii.), Sb. , il , lxxvii, 'i, Russel , xli , est noire , en dessus^ jaune en dessous. Quoique fort venimeuse elle se mange Otati. J'ai ajout ces deux sous-genres^ celui des Chersydres. ( Chersydrus. Cuv. ) (i). Dont la tte et tout le corps sont galement couverts de petites cailles. Tel est \JOular-liinp{Acrochorclusfasciatus. Sliaw.). Rept. , pi, cxxx. Serpent trs venimeux qui habite le fond des rivires de Java (2). La troisime et dernire 'amille des ophidiens, ou Les serpents NUS, Ne comprend qu'un genre trs singulier, el que plusieurs naturalistes croient devoir reporter parmi les batraciens^ quoique l'on ignore s'il est soumis des mtamorplioses. C'est celui Des CciLiES. (C^egilia (3). L. ) Ainsi nomm. parce que ses yeux, excessivement petits^ sont peu prs cachs sous la peau et, manquent quelque- fois. Lapeau est lisse, visqueuse et sillonne de plis ou de ri- (1) p^ecryd^of , nom grec de la couleuvre collier. (2) 'Vhydriis granulatus , Schn. , doit en tre voisin. JV. B. Les hydrus caspius , enhydris , rhynchops , piscator elpalustris, Sclin. , ne sont que des couleuvres ou des vipres ordinaires. Son hydrus colubrinus est le plature bandes. (3) Ccilia, traduction de ."-..(pAwv et nom latin de l'orvet, que l'on appelle encore aweugle dans plusieurs pays d'Europe, quoiqu'il ait de lort beaux yeux. OPHIDIENS. QQ des annulaires; elle paratnue, mais quand on la dissque, on trouve dans son paisseur des cailles toutes formes , quoique minces et disposes rgulirement sur plusieurs ranges transversales entre les rides de la peau (i).La tte des ccilies est dprime ; leur anus rond et peu jn-s au bout du corps; leurs ctes sont beaucoup trop courtes pour entourer leur tronc; l'articulation des corps de leurs vertbres se fait par des facettes en cne creux, rer- plies d^un cartilage glatineux , comme dans les poissons et dans quelques-uns des derniers batraciens , et leur crne s'unit a la premire vertbre par deux tuber- cules , aussi comme dans les batraciens, dont les seuls ampliisbnes approcbent un peu cet gard parmi les ophidiens; les os maxillaires couvrent l'orbite, qui n'y est perc que comme un trs petit trou , et ceux des tempes couvrent la fosse temporale , de sorte que la tte ne prsente en dessus qu'un bouclier osseux continu ; leur os liyode , compos de trois paires d^arceaux , pour- rait faire croire que dans leur premier ge elles ont port des branchies. Leurs dents maxillaires et palatines sont ranges sur deux lignes concentriques^ comme dans les protes , mais souvent aigus et recourbes en arrire , comme celles des serpents proprement dits ; leurs na- rines s'ouvrent l'arrire du palais , et leur mchoire infrieure n'a point de pdicule mobile , attendu que l'os tympanique est enchss avec les autres os dans le bouclier du crne. L'oreillette du cur de ces animaux n'est pas divise assez profondment pour tre regarde comme double , mais leur deuxime poumon est aussi petit que dans les autres serpents; leur foie est divis en un grand nombre de feuillets transverses. On trouve des matires vgtales, de l'humus et du sable dans leurs intestins. Leur oreille (i) C'est ce que nous avons reconnu avec certitude dans la ccilie glu- tmcuse , dans celle ventre blanc , etc. 7* 100 REPTILES n'a pour tout osselet qu'une petite plaque sur la fen- tre ovale comme les salamandres. Quelques-unes ont le museau obtus, la peau lche , les plis trs marqus, deux petits cils prs des narines. Telle est La Ccilie annelee. {Cciliaannulata. Spix. xxvii. i.) ' Noirtre, a quatre-vingts et quelques plis marqus de cercles blancs , les dents coniques. Elle vit au Brsil , se tenant plusieurs pieds sous terre, dans un sol marcageux. La Ccilie tentacule. {C. tentaculata. Lin.) Amen. Acad. . XVll. I. A cent trente et quelques plis; qui , de deux en deux , surtout vers la queue, n'entourent pas tout le corps. Elle est noire, avec des marbrures blanches sous le ventre (i). D'autres ont des plis beaucoup plus multiplis, ou plutt des stries transversales serres. La Ccilie glutineuse. ( Ccec. glutinosa. Lin. ) Seb. XXV. 2. et Mus. Ann. Fred. iv. i. Est de ce nombre. Elle a trois cent cinquante plis qui se rejoignent en dessous angle aigu, et est noirtre, avec une bande longitudinale jauntre le long de chaque flanc. On la trouve C.eylan (2). 11 en est enfin o les plis sont presque effacs; leur corps est grle, trs long; leur museau saillant. Une espce est entirement aveugle ( Ccilia lunihricoides y (i) Notez que cette ce'cilie n'est pas plus lenlacule'e que les autres de sa subdivision. Aj. ccilia abivtntris ^ Daud. , VII, xcii , i ; si ce n'est pas la mme que la tentacule; Cc. intenupta, Nob. , o les lignes blan- ches des anneaux ne se correspondent [)as en dessous; Cc. rostratUy Nob. , museau un peu plus pointu , sans bords blancs aux anneaux. N. B. Ou ne sait pourquoi Spix attribue sa ccilie annele, deux cents et lant de plis ; sa figure mme n'en montre gure plus de quatre-vingt. (2) Elle est vraiment de Ceyian, quoique Daudin la dise d'Amrique. M. Lechenault nous Ta rapporlc'e de Cejlan ; mais il est vrai qu'il y en a en Amrique une espce trs voisine. Cc. biwitata , Nob. BATllAGIENS. 101 , Daud., Vlll , xii , '2 ) , noirtre , longue de deux pieds , paisse comme un tuyau de plume (i). LE QUATRIME ORDRE DES REPTILES, LES BATRACIENS (2). N'ont au cOr qu'une seule oreillette et un seul ventricule. Ils ont tous deux poumons gaux, aux- quels se joignent, dans le premier ge, des branchies qui ont quelque rapport avec celles des poissons , et que portent aux deux cts du col des arceaux car- tilagineux qui tiennent l'os hyode. La plupart perdent ces branchies et l'appareil qui les supporte; en arrivant l'tat parfait. Trois genres seulement ^ les sirnes y les protes et les mnobranches ^ les con- servent toute leur vie. Tant que les branchies subsistent, l'aorte, en sortant du cur , se partage en autant de rameaux^ de chaque ct, qu'il y a de branchies. Le sang des branchies revient par des veines qui se runissent vers le dos en un seul trne artriel , comme dans les poissons; c'est de ce tronc, ou immdiatement des veines qui le forment, que naissent la plus grande partie des artres qui nourrissent le corps, et mme (1) Linnaeus la donne. Mus. ad. fred., V, 2j mais en ia confondant avec la tentacule'e. Nous avons un squelette de ccilie , lon^ de plus de six pieds , et deux cent vingt- cinq vertbres , mais dont nous ae connaissons pas les carac- tres extrieurs. (2) De ^(X,r^o!.x Cerat. Spixii, Nob. , oui?, megastoma , Spix, IV, i; Ran. scutata, ib., 2 ; Ccrat. daudini, Nob. , Daud. , xxxviiij Cerat. cLipeata, Nub. BATRACIENS, IO7 il y en a dont le tympan est cach sous la peau (i). Tous viennent de l'Amrique mridionale. Le midi de l'Afrique produit des batraciens semblables aux grenouilles par leurs dents, leur peau lisse, doigts pointus, ceux de derrire largement palms, et les trois in- ternes ayant leur extrmit enveloppe dans un ongle conique de substance corne et noire; leur tte est petite , leur bou- che mdiocre; leur langue, attache au fond del gorge, est oblongue, charnue et fort grande; on ne voit pas leur tympan. Ces nombreux caractres nous ont dtermin en former un genre sous le nom de Dactylethra (2). Les Rainettes. ( Kyla. Laurenti ). Calamita. Schn. et Merrem. Ne diffrent des grenouilles que parce que l'extrmit de chacun de leurs doigts est largie et arrondie en une espce de pelotte visqueuse , qui leur permet de se fixer aux corps et de grimper aux arbres. Elles s'y tiennent , en effet, tout l't, et y poursuivent les insectes ; mais elles pondent dans l'eau, et s'enfoncent dans la vase en hiver, comme les au- tres grenouilles. Le mle a sous la gorge une poche qui se gonfle quartd il crie. La Rainette commune ( Rana arborea. L. )'Rs. Ran. pi. IX, X, XI. Verte dessus, ple dessous, une ligne jaune et noire le long de chaque ct du corps. Elle ne produit qu' l'ge (1) Ceratophris granosa, Nob. C'est de ces grenouilles cornues tym- pan cach , que Gravenhorst a fait son genre Stombus ^ mais elles ont des dents comme les autres, "et ne doivent point tre rapproches des cra- pauds , comme le fait Filzinger. (2) De iTciuX-^^^^a ^ d coudre) : leurs ongles ont cette forme. Le crapaud lisse ^ Daud. ; pi. xxx, f. i , en est une mauvaise figure, o les pieds de derrire sont tout --fait manques 5 Merrem en a fait son pipa li^is. Le pipa bufonia de Merr. , ou prtendu pipa mle , pi. enlum. , uo 21 , f. 2, est encore la mme espce mais rejirsente sans ongles. M. Fitzinger fait de ces espces de Merrem , des Engystoma , mais les vrais engystoma ou les brei^iceps^ Merr., n'ont pas de dents ni d'on- gles. lo8 REPTILES de quatre aiis_, et s'accouple la fin d*avl'il. Son ttard achve sa mtamorphose au mois d'aot. Les rainettes trangres sont assez nombreuses ; il y en a plusieurs de jolies. Une des plus grandes et des plus belles, est La Rainette bicolore. {H. bicolor.) Daud.YII^ et Spix.XlIL Bleu cleste en dessus , rose en dessous, de l'Amrique mridionale. Une plus grande encore La Patte-d^qye. ( R. maxima. Lin. Hyla palmata, Daud. XX. ) Raye en travers irrgulirement, de roux et de fauve; est de l'Amrique septentrionale (i). On peut remarquer aussi , cause de la proprit singu- lire qu'on lui attribue , La Rainette tapirer, ( Rana tinctoria. L. ) Dont le sang, imprgn dans la peau des perroquets aux endroits o on leur a arrach quelques plumes, fait revenir, dit-on , des plumes rouges ou jaunes, et produit sur l'oiseau cette panachure qu'on appelle tapir. On assure que c'est une espce brune, deux bandes blan- chtres , runies en travers en deux endroits. ( Daud.. pi. viii.), ses pieds de derrire ont les doigts presque libres (i). ( j) Aj. en espces palmes, UVi- venulosa, Daud., xix, ou cal. hoans , Merr. , Sb. , I , lxxuj Hyl. tibicen , Se'b. , ib. , i , 2 , 3 ; H. mar- morata, Sb. , I, lxxi, 4 5, Daud., xviix 5 H. latrales, Catesb., II , LXXI , Daud. , II ; H. bilineata , Daud. , III 5 H. verrucosa,- H. oculaia^ -^ H.frontalis, id. , et dans Spix, Hyl. bufonia , Xn; H. geografica, XI , i; H. albomarginata , VIII, 2 ; H. papillaris^ a ; H. pardalis, 3 H. cinerascens ^ 4 5 ^- of finis , VII, 3. (2) Aj. en espces doigls de derrire'peu palms; H . femoralis , Daud. , IV; H. squirella, id, , V ; H. trivittata , etc. , Spix , IX; H. abbrewiatUf id., XI, 4' La rainette bleue del Nouv. Holl., hyla cyanea^ Daud., n'aurait selon "Wliite, p. 248, que quatre doigts derrire, et M. Fitzinger qui parat Tavoir vue, en a fait, en conse'quence , son genre Calamita. Nous en avons une du mme pays , et toute semblable , qui bien certainement en a cinq. BATUACIEISS. ] OQ Les Crapauds. ( Bufo. Laur. ) Ont le corps ventru , couvert de verrues ou papilles, un gros bourrelet perc de pores derrire Toreille^ lequel ex- prime une humeur laiteuse et ftide^ point du tout de dents; les pattes de derrire peu alonges. Ils sautent mal, et se tiennent plus gnralement loigns de Teau. Ce sont des animaux d'une forme hideuse, dgotante, que Ton accuse mal propos d'tre venimeux par leur salive, leur morsure, leur urine ^ et mme par l'humeur qu'ils trans- pirent. Le Crapaud commun. ( Rana Bufo. L. ) Rs. Ran. XX. Gris-roussatre ou gris-brun; quelquefois olivtre ou noirtre; le dos couvert de beaucoup de tubercules ar- rondis-, gros comme des lentilles. Le ventre garni de tu hercules plus petits et plus serrs. Les pieds de derrire demi-palms. Il se tient dans les lieux obscurs et touffs, et passe l'hiver dans des trous qu'il se creuse. Son accou- plement se fait dans l'eau, en mars et avril; lorsqu'il a lieu sur terre, la femelle se trane l'eau en portant son mle : elle produit des ufs petits et innombrables, runis par une gele transparente en deux cordons, sou- vent longs de vingt trente pieds , que le mle tire avec ses pattes de derrire. Le ttard est noirtre, et de tous ceux de notre pays, c'est celui qui est encore le plus petit, lorsqu'il prend des pieds et perd sa queue. Le crapaud commun vit plus de quinze ans et produit qua- tre. Son cri a quelque rapport avec l'aboiement d'un chien. Le Crapaud des joncs, {Rana huj'o calamita. Gm. ) Rs. XXIY. Daud. XXVIL I. Olivtre; des tubercules comme au prcdent; mais pas de si grands bourrelets derrire les oreilles; une ligne jaune longitudinale sur l'pine, une rougetre dentele sur le flanc : les pieds de derrire sans aucune membrane. Il rpand une odeur empeste de poudre canon ; vit terre; ne saute point du tout, mais court assez vite; jgrimpe aux murs pour se retirer dans leurs fentes , et a 1,10 REPTILES pour cela deux petits tubercules osseux sous la paume des raains^ ne va l'eau que pour l'accouplement , au mois de juin ^ pond deux cordons d'ufs , comme le crapaud commun ; le mle crie comm.e celui de la rainette, et a de mme une poche sous la gorge. Le Crapaud brun. {Rana bombina. y. Gm. Bufofuscus. Laurenti.) Rs. XVII, XYII. Brun-claiv , marbr de brun-fonc ou de noirtre; les tubercules du dos peu nombreux^, gros comme des len- tilles ; le ventre lisse; les pieds de derrire doigts alon- gs et entirement palms; il saute assez bien; se tient de prfrence prs des eaux; rpand une forte odeur d'ail lorsqu'il est inquit. Ses ufs sortent du corps en un seul cordon , mais plus pais que les deux que rend le cra- paud commun. Son ttard tarde plus que les autres de ce pays-ci passer l'tat parfait , et est dj fort grand ^ qu'il a encore sa queue, et que ses pieds de devant ne sont pas sortis. l a mme l'air de rapetisser lorsqu'il perd tout--fait son enveloppe de ttard. On le mangi'. en quelques lieux, comme si c'tait un poisson. Le Crapaud variable ; Crap. vert ^ hcp, {Rana variabilis. Gm. ) Pall. Spicil. VIL vi. 34. Daud. xxviii. 2. Presque lisse ; blanchtre, taches tranches d'un vert fonc ; remarquable par les changements de nuance de la peau, selon qu'il veille ou qu'il dort, qu'il est Tombre ou au soleil. H est plus commun dans le midi de lu France qu'aux environs de Paris. Le Crapaud accoucheur. {Bufo obstetricans, Laur. ) Daud. pi. xxxii. f . I . Petit , gris eu dessus, blanchtre en dessous; des points noirtres sur le dos ; de blanchtres sur les cts. Le mle aide la femelle se dlivrer de ses ufs, qui sont assez grands , et se les attache en paquets sur les deux cuisses^ au moyen de quelques fiis d'une matire gluti- neuse. Il les porte encore, qu'on distingue dj au travers de leur enveloppe les yeux du ttard qu'ils contiennent. Lorsqu'ils doivent clore, le crapaud cherche quelque eau dormante pour les y dposer. Il se fendent aussitt, et le bItRACIEn's. 111 ttard en sort et nage. Il est fort petit , et vit de chair. Cette espce est coniniune dans les lieux pierreux des en- virons de Paris (i). On trouve en Sicile un crapaud deux ou trois fois plus grand que les ntres , brun , tubercules plats et irrgu- liers. Il se tient de prfrence dans les touffes de pal- miers. Nous le nommerons Bufo palmariim. Les crapauds trangers sont jusqu' prsent assez mal dtermins; il en est plusieurs, remarquables par leur grandeur. Le Crapaud agita. [Raiia marina. Gm. ) Daud, XXXVU. Spix. XV. Brun vari de plus brun; des tubercules ingaux peu saillants; les parotides triangulaires larges de plus d'un pouce , dans des individus de dix douze de longueur sans les pieds. 11 vit dans les contres marecageuses.de l'Amrique mridonale (li). Oii a spar rcemment quelques sous-genres de celui des crapauds ; ainsi Les BoMBiNATor.. Merr. INe diffrent des autres, que parce que leur tympan est cach sous la peau ; tel est dans notre pays Le Crapaud ventre jaune. ( Rana homhina, Gm. ) Rs. XXIL Daud. XXV. . Le plus petit et le plus aquatique de nos crapauds; gristre ou brun en dessus; bleu noir, avec des taches oranges en dessous ; les pieds de derrire compltement palms , et presque aussi alongs que ceux des grenouilles; (i) On ne sait pourquoi Menem a mis le crapaud accouclieur dans ses boobinator. On voit trs bien le tympan de cette espce. (2) Aj= Bufo maculw entres , Spix, XV; si toutefois il diffre de Vagua ; B. iclericus , id. , xvi, 1 ^ B. lazarus , id , xvu, i ; B. siel- laLus ^ id., XVIII, i ; B. scaber ^ Daud., xxxiv, i, qui n'est pas le mme que le B. scaber de Spix , x, i ; B. bengaletisis , id. , xxxv, i ; B. musicus^ ici., xxxni , 2; B. cinctus, Pr. Max, troisime Hv. ; le B. agua , du pr. de Wied. , septime liv. , ne parat pas le mme que celui de Spix. 112 kEPlLES* aussi sautet-il presque aussi bien qu'elles. Il se tient dans les marais , et s'accouple au mois de juin } ses ufs sont en petits pelotons , et plus grands que ceux des espces prcdentes (i). Les Rhinelles. Fitzing., ou Oxyrhynchus. Spix. Ont le museau pointu en avant ('2). On doit en rapprocher Les Otilophes. Cuv. O le museau est aussi en angle , et o la tte a, de chaque ct, une crte qui s'tend sur la parotide, he Crapaud perl {Rana margaritifera , Gm. ), Daud. j XXXIIl , i , en est le type. Les Breviceps. Merr. ( Engystoma. Fitzing. en partie.) Sont des crapauds sans tympan ni parotide visibles y corps ovale, tte et bouche trs petites, pieds peu pal- ms (3). Une diffrence plus essentielle, est celle qui a fait sparer de tout le grand genre des rana. Les PiPA Laurenti. Qui se distinguent par leur corps aplati horizontalement (t) Aj. Bufo vejitricosus y Daud., xxx, 2, espce reprsente avec une insufflation exage're'e. (2) Bufo proboscideus , Spix , xxi , 4 ? les espces voisines repre'sentes sitr la "mme planche , B, semilineatus , B. granulosus , B. aculirstris et celles de la pi. xiv , naricus et nasutus, lient trop intimement ce sous- genre aux crapauds ordinaires pour qu'il soit facile de le conserver. (3) Enaystoma dorsatum , Nob., ou Bufo gibbosus, Anct. ,Sb., II, xxxvir, no 3 , Daud., xxix, 2 5 Eng. marmoralum ^ Eng. grano^ sum , Nob. , espces nouvelles, l'une de Flnde, Faulre du Gap. TJJEng. surinamense ^ Daud., xxxin , 2, a dj la boucbe plus ample, ainsi cpie les Bufo globulosus et albifrons, Spix, xix. iV. B. V Engystoma oyalis , Fitz. , est un dactyltre; son Eng.-veniricosa , Daud., xxx, 2, est un bombinator. IV. B. Le Bufo ephippium , Spix , xx, 2 , dont M. Fitzinger fait son genre Brachycephalur, parce qu^on ne lui voit que trois doigts tous les pieds , pourrait n'tre qu'un jeune individu mal conserv ou mal rendu. BATRACIENS. Il5 par leur tte larp^e et triangulaire ; par l'absence de toute langue; par un tympan cach sous la peau ; par de petits yeux placs vers le bord de la mchoire suprieure j par des doigts de devant fendus chacun au bout en quatre petites pointes; enfin, par l'norme larynx du maie, fait comme une bote osseuse triangulaire , au dedans de laquelle sont deux os mobiles qui peuvent fermer l'entre des bronches (i). L'espce anciennement connue ( Ranapipay L.)Seb., I, Lxxvii , Daud., XXXI _, xxxii , vit Cayenne et Surinam, dans les endroits obscurs des maisons, et a le dos grenu, avec trois ranges longitudinales de grains plus gros. Lorsque les ufs sontpoi.dus, le mle les place sur le dos de la femelle et les y fconde de sa laite; alors la femelle se rend l'eau, la peau de so!i dos se gonfle , et forme des cellules dans lesquelles les ufs closent. Les petits y pas- sent leur tat de ttard , et n'en sortent qu'aprs avoir perdu leur queue et dvelopp leur pattes. C'est l l'po- que oii la mre revient terre M. Spix en reprsente un , pi. xxu , d'espce au moins bien voisine {Pipa curururu , Spix) du foiid des lacs du Brsil , et. assure que la femelle ne porte point ses petits; reste savoir s'il l'a suivie pendant toute l'anne (li). Les Salamandres. (Salamandka. Brongn. ) Ont le corps aloiig , quatre pieds et une longue queue , ce qui leur donne la forme gnrale des lzards : aussi Linnus les avait-il laisses dans ce genre; mais elles ont tous les caractres des batraciens. _ Leur tte est aplatie ; l'oreille cache entirement sous les chairs, sans aucun tympan, mais seulement avec une petite plaque cartilagineuse sur la fentre ovale ; les deux mchoires garnies de dents nombreuses cl pe- tites; deux ranges longitudinales de pareilles dents (^i) CY'St ce que M. Scineider a de'crit sous le nom de cista sUrnalis. (i) Il j a au cabinet du roi un vrai pipa du Rio Ne;;ro, cnLirtmcnt lis.^e, tctf plus troite que l'ordmaire. Ce sera mon pipa l'r^is , trs fliffercnt de celui de Merrern , qui est un dactyltre. roMr: ii. 8 Il 4 REPTILES dans le palais , mais attaches aux os qui reprsentent le vomer; la langue comme dans les grenouilles; point de troisime paupire; un squelette avec de trs petits ru- diments de ctes , mais sans sternum osseux ; un bassin suspendu l'pine par des ligaments , quatre doigts de- vant, presque toujours cinq derrire. Dans l'lat adulte, elles respirent comme les grenouilles et les tortues. Leurs ttards respirent d'abord par des branchies en forme de houppes , au nombre de trois de chaque ct du cou , qui s'oblitrent ensuite ; elles sont suspendues des ar- ceaux cartilagineux, dont il reste des parties l'os hyode de l'adulte. Un opercule membraneux recouvre ces ouv^ertures; mais les houppes ne sont jamais enfer- mes dans une tunique, et flottent au dehors. Les' pieds de devant se dveloppent avant ceux de derrire; les doigts poussent aux uns et aux autres successivement. Les Salamandres terrestres. ( Salamandra. Laur. ) Ont, dans rtatparfait, la queue ronde; nese tiennentdans i'eau que pendant leuitat de ttard , qui dure peu, ou quand elles veulent mettre bas. Les ufs closent dans l'oviductus. Nos espces terrestres ont de chaque ct, sur l'occiput , une (jlande analogue celle des crapauds. \j^ Salamandre commune. {Lacerta salamandra. Lin.) Sa- lam.maciilosa. Laur. Lac. 11, pi. XXX. ISoire, grandes taches d'un jaune vif; sur ses cts sont des ranges de tubercules, desquels suinte dans le danger une liqueur laiteuse, anire, d'une odeur forte, , qui est un poison pour des animaux trs faibles. C'est peut tre ce qui a donn lieu la fable que la salamandre, beut rsister aux flammes. Elle se tient dans les lieux humides, se retire dans. des trous souterrains; mange des lombrics, des insectes, de riiumus ; reoit la se- mence du rale intrieurement ; fait ses petits vivants et les dpose dans des mares j ils ont, dans leur premier BATRACIEIXS. . I l5 ge , la queue comprime verticaement , et des bran- chies (0- On trouve, dans les Alpes , une salamandre semblable la conimunQ, mais entirement noire et sans taches {Sal. atry Laurenti , pi. i , f. 2. ). La Salam. a lunette, (SaL perspicillata, Savi.) N'a que quatre doigts aux pieds de derrire, comme ceux de devant ; elle est noire dessus , jaune tachete de noir en dessous , et a une ligne jaune en travers sur les yeux. (7est un petit animal des Apennins (2). L'Amrique septentrionale, qui possde beaucoup plus de salamandres que l'Europe, en a plusieurs de terrestres, queue ronde, mais sans glandes sur l'o'^ciput (3). Les Salamandres aquatiques. (Triton. Laurenti.) Conservent toujours la queue comprime verticalement, et passent presque toute leur vie dans l'eau. Les expriences de Spallanzani sur leur force tonnante de reproduction , les ont rendues clbres. Elles repoussent plusieurs fois de suite le mme membre quand on le leur coupe, et cela avec tous ses os, ses muscles, ses vais- seaux, etc. Une autre facult non moins singulire, est celle que leur a reconnue Dufay, de pouvoir tre prises dans la glace, et d'y passer assez long-temps sans prir. Leurs ufs sont fconds par la laite rpandue dans l'eau , et qui pntre avec l'eau dans les oviductus; ils sortenten longs chapelets j les petits n'closent que quinze jours aprs la ponte, et conservent leurs branchies plus ou moins long- (t) Voyez y Ad. fred. Funck. , de salam. irrestr. vlta , ei^oluone , formatlone , Berlin , 1827, fol. (2) Nons avons constat (juc la Sal. trois doigts (Lacp., II , pi. 36), nesi qu\m individu desscli et un peu mulild de la Salamandre lu- nettes 5 aj. Sal. savi. Gosse. f3) Sal. venenosa^ Daud., ou suhviolacea , Barton, ; Sal.fasciata, WdivV. ; Sal. tifjrina, id. ; Sal. eiythronota , id. 5 S. bilineata , id. ; Sa'l. ruhra, Daud. , vni , pi. 91, f. 2 ; Sal. variolata , Gilliams. , 8c. nut. Pliil. , I, pi. xvui, f. 1 ^ et plusieurs espces nouvelles. La Sal. japonica, de Houituin , Bechstein. trad, de Lacp. , Il , p. 18; f, est trs voisine de reryt-lirO'iot.-i. 8* I , Il6 REPTILES temps , selon les espces. Les observateurs modernes en ont reconnu plusieurs dans notre pays j mais il reste quoique doute dans leurs dterminations , attendu que ces animaux cljanj;ent (ie couleur, selon l'f^e , le sexe et la saison, et que les crtes et autres ornements des mles ne sont bien dveloppes qu'au printemps. Lorsque Tliiver les surprend avec des branchies , ils les conservent jusqu' l'anne sui- vante en ^grandissant toujours (i). Les mieux caractrises sont: La Salamandre marbre, [S. marmorata. Latreille. Triton Gesneri. Laurenti. ) A peau chagrine , vert ple en dessus , grandes taches irrgulires brunes; brune pointiile de blanc en des- sous ; une ligne rouge le long du dos, qui , dans le mle, forme un peu cite et a des taches noires. Peu aquati- que. \udi Salamandre a flancs tachets. {S. a Ip est ris. ) l^echsi, ^ trad. de Lac. pi. XX. _ A peau chagrine; ardoise , et brune en dessus ; ventre orang ou rouge , une bande de petites taches noires ser- res le long de chaque'flanc. La Salamandre crte. {Sal. cristata. Latr.) A peau chagrine , brune dessus , a taches rondes noir- tres ; orange dessous, tachete de mme; les cts poin- tills de blanc. La crle du mle haute , dcoupe en den- telures aigus, lisre de violet au temps de l'amour La Salamandre ponctue, {S. punctata. Latr. ) Peau lisse; dessus brun-clair; dessous ple ou rouge ; des taches noires et rondes partout; des raies noires sur la tte; la crte du mle festonne ; ses doigts un peu lar- gis, mais non palms. La Salamandre palmipde, {Sal. palniata, Latr. ) Dos brun ; dessus de la tte vermicul de brun ei de (i) C'est d'un individu qui avait ainsi conserv ses branchies, qae Laurenti a tait son proteus trilonius. BATRACIEWS. liy noirtre^ flancs plus clairs, taclies rondes noirtres j ventre sans taches. Le mle a trois petites crtes sur le dos j les doigts dilats et runis par des membranes la queue termine par un petit filet (i). L'Amrique septentrionale possde aussi plusieurs sala- mandres aquatiques (2). On a trouv parmi les schistes d'OEnin(^en des squelettes d'une salamandre de trois pieds de longueur. L'un d'eux est le prtendu homme fossile de Scheuchzer. A la suite des salamandres, viennent se ranger plusieurs animaux fort semblables, dont les uns passent pour n'avoir jamais de branchies, c'est--' dire probablement qu'ils les perdent d'aussi bonne heure que notre salamandre terrestre ; les autres , au contraire, les conservent pendant toute leur vie, ce qui n'empcle pas qu'ils n'aient aussi des pou- nions comme les batraciens, en sorte qu'on peut les reg'arder comme les seuls animaux vertbrs , vritablement amphibies (3). Parmi les premiers (ceux auxquels on ne voit (1) Cette caractcrisation des espces europennes est celle qui m'a paru le plus conforme la nature 5 mais il me serait trs difficile d'y rapporter exactement la synonymie des auteurs , tant je trouve leurs descriptions et leurs fi{jures peu d'accord avec les objets que j'ai sous les yeux. (2) Sal. Sy^nmetrica, Harl. , qui me parat dj represenle dans le Laccp. de Beclistein , II, pi. 18, f . 2 , sous le nom de iS'/. punctata-^ e}. plusieurs espces dont je n'ai pu reconnatre les descriptions, et qui me'r itraient bien une monographie accomna^ne'e de bonnes figures. (3) L'existence ei l'action simultane'e des houppes branchiales et des poumons dans ces animaux, ne peut pas plus tre conteste que les faits les plus certains de Thistoire naturelle; j'ai sons les yeux les poumons d'une sirne de trois pieds de longueur, o l'appareil vasculaire est aussi dvelopp et aussi compliqu que dans aucun reptile, et nanmoins cette sirne avait ses branchies aussi compltes que le.- autres. 1 1 8 REPTILES point (le branchies) , se . rangent deux genres. Les Menopoma. Harlan. (i) Qui ont lout--fait la forme de salamandre , des yeux apparents, des pieds bien dvelopps et un orifice de chaque ct du cou. Outre la range de fines dents au- tour des mcioires , ils en ont une range parallle sur le devant du palais. Tel est le leptie nomm long-temps : La grande Salamandre de l^ Amrique septentrionale. ( Salamandra gigantea. Barion. Hellbender des Etats^ Unis. ) Ann. du Lyc. de New- York. L pi. 17. Long de quinze dix-huit pouces j d^un bleu noir- tre. 11 habite dans les rivires de l'intrieur et dans les grands lacs. Les Amphiuma. ,Garden. Ont aussi un grifiee de chaque ct du cou , mais leur corps est excessivement along ; leurs jambes et leurs pieds , au contraire, trs peu dvelopps, et leurs dents palatines forment deux ranges longitudinales. 11 y en a une espce trois doigts tous les pieds ( Amph. tridactyluni , Cuvier) , et une deux doigts seule- ment {Ampli, means y Gard, et Harlan.) Mm. du Mus. XIY. pi. I {'!). (j^ M. Ilarlaa les avait nommes d"* abord Abranchus; Leukard et Fit- zinger les nomment Cryptoeranchus , d'autres Protonopsis. (2) Linnaeus connut V amphiuma , mais trop tard pour le mettre dans une des e'ditions de sou Systme , qui ont paru de son vivant. Il a e'te' de'- crit depuis par le docteur Mitchill. , sous le nom de chrysodonta lan^ce- formisy et par le docteur Harlan , sous celui dC amphiuma. J'ai fait con- natre Tespce de V amphiuma tridactylum , qui est de la Louisiane et jittcint une taille de trois pieds. T^oyez les Mem. du Mus. , tome XIV. i. Je souponne que c'est de cette espce que Barton, dans sa lettre sur la sirne , parle comme d'une sirne quatre pieds. BATRAGIEI^S. HQ Parmi ceux qui conservent toujours leurs bran- chies Les Axolots. Ressemblent de tout point des larves de sala- mandre aquatique, ayant quatre doigts devant^ cinq derrire, trois longues branchies en forme de houppes , etc. Leurs dents sont en velours aux mchoires et deux bandes sur le vomer. Tel est U Axolotl des Mexicains. ( Siren. pisciformis. Shaw. ) Gen. Zool. vol. 111. part. ii. pi. il\o. Humb. obs. Zool. L pi. 12. Long de huit dix pouces j gi'is , tachet de noir; il habite dans le lac qui entoure Mexico (i). Les Menobranckus de Harlan , ou Necturus de Ra- fnesque. ^ N ont que quatre doigts tous les pieds ; il y a une range de dents leurs intermaxillaires, et une autre pa- rallle, mais plus tendue, leurs maxillaires. L'espce la plus connue {Menohranchus lateralis , Harl. Triton lateralis^ Say.) Ann. du Lyc. de New-York. I. pi. i6, vit dans les grands lacs de l'Amrique septentrionale , et devient fort grande; atteint dit-on , deux et trois pieds. Oc l'a eue d'abord du lac Champain. Les Protes. (Proteus. Laur. Hypochton. Merr. ) N'ont que trois doigts devant et deux seulement der- rire. Jusqu'ici on n'en connat qu'une seule espce ( Proteus anguimiSj Laur., pi. IV, f. 3, Daud., VIH , xcix, i ; Siren. angiiina j Schn. ) animal long de plus d'un pied, gros (i) Ce n'est encore qu'avec doute que je place l'axolotl parmi les genres branchies permanentes ; mais tant de tmoins assurent qu'il ne les perd pas , que je m'y vois oblige. 120 REPTILES comme le doigt, queue comprime verticalement, quatre petites jambes. Son museau est along , d- primj ses deux mchoires garnies de dentsj sa langue peu mobile, libre en avant; son il excessivement petit et cach par la peau , comme dans le rat-taupe ; son oieille couverte par les chairs, comme dans la salamandre j sa peau lisse et blanchtre. On ne le trouve que dans les eaux souterraines, par lesquelles certains lacs de la Carniole communiquent ensemble. Son squelette ressemble celui des salamandres, except qu'il a beaucoup plus de vertbres , et moins de rudiments de ctes; mais sa tte osseuse est toute diffrente de la leur par sa conformation gnrale. Enfin, i y en a qui n'ont que les pieds de devant et manquent entirement de pieds de derrire. Ce sont Les SiiiNES. (Siren. L. ) Animaux aongs , presque de la forme des anguilles , trois liouppes branchiales ; sans pieds de derrire , ni mme aucun vestige de bassin. Leur tte est dprime, leur bouche peu fendue, leur museau obtus , leur il fort petit, leur oreille cache; leur mchoire infrieure est arme de uenls tout autour, mais la suprieure n'en a point, et il y en a plusieurs ranges qui adhrent deux plaques colles sous chaque ct du palais (i). La Sirne lacerline. {Siren. lacertina. Lin. ) Atteint jusqu' trois pieds de longueur , et est noirtre; (i) C^est vainement que quelques auteurs rcents ont voulu renou= veller raiicienne supposition que la sirne est un ttard de salamandre. On en a des individus plus J^rands de beaucoup qu'aucune salamandre connue, et dont les os ont acquis une duret' parfaite sans que Ton y aper- oive le moindre vesiige de pieds de derrire; l'oste'ologie en est d'ailleurs toute diffrente de celle des salamandres; il y a des vertbres plus nom- breuses (90] et autrement (igure'es,etbeau(:oup moins dcotes (huit paires),- la conformation de la. tte et les connexions des os qui la composent, sont tout autres ^ovc^mes Reclierclies sur les ossements fossiles , tome V, part ,', . BATRACIEl^S. 121 ^ ses pieds ont quatre doi^^ts j sa queue est comprime en nageoire obtuse. Elle habite les marais de la Caroline , et surtout ceux qu'on tablit pour la culture du riz; s'y tient dans la vase, d'o elle va aussi quelquefois terre ou dans Feau. Elle se nourrit de vers de terre , d'in- sectes , etc. (i). On en connat deux espces beaucoup plus petites. La Sirne inierindiaire. ( S. intermedia, Lecofte. ) Lyce de New-York. \\. Dec. 1826. pi. i. Noirtre, et quatre doigts comme la grande, mais dont les houppes branchiales sont moins franges. Elle ne passe pas un pied de longueur. La Sirne raye. {S. striata. id. ) ih. L pi. iv. Noirtre ; deux raies longitudinales jaunes de chaque ct 'y trois doigts seulement aux pieds ; les houppes bran- chiales peu franges. Sa longueur n'est que de neuf pouces (2). (i) M. Barton conteste Fhabitude de se nourrir de serpents , et le chant semblable celui d^ un jeune canard, que Garden attribue la sirne ( Barton some account on siren lacerdna , etc. ). (2) Les branchies de ces deux espces ont c't regarde'es comme ne pre- nant point de part leur respiration , et en conse'quence M. Gray en a form le genre Pseudobranchus ; il n'est cependant pas difficile de voir leur face infrieure des replis , et un appareil vasculaire dont Fusage ne nous parat pas douteux; du reste il est bien dmontr aujourd'hui par les observations de M. Leconte, que ces sirnes, comme la lacertine, sont des animaux parfaits. 122 POISSONS LA QUATRIME CLASSE DES ANIMAUX VERTBRS ou LES POISSONS. Se compose de vertbrs ovipares , circulation double , mais dont la respiration s*opre unique- ment par Tintermde de l'eau. Pour cet effet, ils ont aux deux cts du cou un appareil nomm branchies , lequel consiste en feuillets suspendus des arceaux qui tiennent l'os hyode , et composs chacun d'un grand nombre de lames places la file, et recouvertes d'un tissu d'innombrables vais- seaux sanguins. L'eau que le poisson avale s'chappe entre ces lames par des ouvertures nommes oues, et agit , au moyen de l'air qu'elle contient , sur le sang continuellement envoy aux branchies par le cur , qui ne reprsente que l'oreillette et le ven- tricule droits des animaux sang chaud. Ce sang ^ aprs avoir respir, se rend dans un tronc artriel situ sous Tpine du dos , et qui^ fesant fonction du ventricule gauche, l'envoie par tout le corps, d'o il revient au cur par les veines. La structure totale du poisson est aussi videm- ment dispose pour la natation que celle de l'oiseau pour le vol. Suspendu dans un liquide presque aussi pesant que lui, le premier n'avait pas besoin de grandes ailes pour se soutenir. Un grand nombre EN GIWRAL. 123 d'espces porte iiiinidiatement sous l'pine une vessie pleine d'air qui, en se comprimant ou en se dilatant, fait varier la pesanteur spcifique et aide le poisson monter ou descendre. La progression s'excute par les mouvements de la queue qui choque alternativement l'eau droite et gauche, et les branchies, en poussant l'eau en arrire, y contribuent peut-tre aussi. Les membres tant donc peu utiles, sont fort rduits ; les pices ana- logues aux os des bras et des jambes sont extrme- ment raccourcies, ou mme entirement caches; des ra jons plus ou moins nombreux soutenant des na- geoires membraneuses, reprsentent grossirement les doigts des mains et des pieds. Les nageoires qui rpondent aux extrmits antrieures, se nomment pectorales) Celles qui rpondent aux postrieures , ventrales. D'autres rayons^ attachs des os par- ticuliers placs sur ou entre les extrmits des apo- physes pineuses, soutiennent des nageoires ver- ticales sur le dos, sous la queue et son extr- mit, lesquelles en se redressant ou en s'abaissant, tendent ou rtrcissent au gr du poisson la surface qui choque l'eau. On appelle les nageoires sup- rieures dorsales , les infrieures anales , et celle du bout de la queue caudale Les rayons sont de deux sortes; les uns consistent en une seule pice os- seu,se, ordinairement dure et pointue, quelquefois flexible et lastique, divise longitudinalement; on os/onuTie f ayons pineux; les autres sont composs 124 POISSONS d'un grand nombre de petites articulations et se divisent d'ordinaire en rameaux l'extrmit ; ils s'appellent rayons mous , articuls y ou branclius. On observe autant de varits que parmi les rep- tiles pour le nombre des meml)res. Le plus sou- vent il y en a quatre; quelques-uns n'en ont que deux ; d'antres en manquent toot--fait. L'os qu^ reprsente l'omoplate est quelquefois retenu dans les chairs comme dans les classes suprieures; d'au- trefois il tient l'pine , mais le plus souvent il est suspendu au crne"; Le bassin adhre bien rare- ment l'pine ; et fort souvent^ au lieu d'tre en ar- rire de l'abdomen , il est en avant , et tient l'appareil numral. Les vertbres des poissons s'unissent par des sur- faces concaves remplies de cartilage, qui commu- niquent le plus souvent par un canal creus dans l'axe de la vertbre. Dans la plupart , elles ont de longues apophyses pineuses qui soutiennent la forme verticale du corps. Les ctes sont souvent soudes aux apophyses transverses. On dsigne communment ces ctes et ces apophyses par le nom d'artes. La tte des poissons varie plus pour la forme que celle d'aucune autre classe, et cependant elle se laisse presque toujours diviser dans le mme nombre d'os que celle des autres ovipares. Le frontal y est compos de six pices ; le parital de trois ; l'oc- cipital de cinq; cinq des pices du sphnode et EN GNRAL. 125 deux de celles de chaque temporal j restent dans la composition du crne. Outre les parties ordinaires du cerveau , qui sont places comme dans les reptiles la ite les unes des autres , les poissons ont encore des nuds la base des nerfs olfactifs. Leurs narines sont de simples fossettes creuses au bout du museau , presque toujours perces de deux trous, et tapisses d'une pituitaire plisse trs rgulirement. Leur il a sa corne trs plate , peu d'humeur aqueuse , mais an cristallin presque globuleux et trs dur. Leur oreile consiste en un sac qui reprsente le vestibule et contient en suspension des petites masses le plus souvent d'une duret pierreuse, et en trois canaux semi-circulaires membraneux, plutt situs dans la cavit du crne qu'engags dans l'paisseur de ses parois, except dans les chondroptrjgiens o ils j sont entirement. 11 n'y a jamais ni trompe, ni osselets, et les slaciens seuls ont une fentre ovale, mais fleur de tte. Le got des poissons doit avoir peu d'nergie, puisque leur langue est en grande partie osseuse et souvent garnie de dents ou d'autres enveloppes dures. La plupart ont, comme chacun sait, le corps couvert d'caills; tous manquent d'organes de prhension ; des bai^billons charnus accords quel- 126 . roissoNS ques-uns peuvent suppler l'imperfection des autres organes du toucher. L'os intermaxillaire forme dans le plus grand nombre le bord de la mchoire suprieure , et a derrire lui le maxillaire nomm communment os labial ou mystace ; une arcade palatine compose du palatin, des deux apophyses ptrigodes^ du jugal, de la caisse et de l'cailleux, fait , comme dans les oiseaux et dans les serpents , une sorte de mchoire intrieure , et fournit en arrire l'articu lation la mchoire d'en bas qui a gnralement deux os de chaque ct ; mais ces pices sont r- duites de moindres nombres dans les chondrop- trygiens. Il peut y avoir des dents l'intermaxillaire , au maxillaire , la mchoire infrieure , au vomer , aux palatins, la langue, aux arceaux des bran- chies et jusque sur des os situs en arrire de ces arceaux, tenant comme eux l'os hyode, et nomms os pharyngiens. Les varits de ces combinaisons, ainsi que celles de la forme des dents places chaque point, sont innombrables. Outre l'appareil des arcs branchiaux, l'os hyode porte , de chaque ct , des rayons qui soutiennent la membrane branchiale ; une sorte de battant, com- pos de trois pices osseuses, l'opercule , le suboper- cule et l'interopercule , se joint cette membrane pour fermer la grande ouverture des oues; il s'ar- / EN GNRAL. 127 ticule Tos tympanique , et joue sur une pice nomme le propercule. Plusieurs chondroptry- giens manquent de cet appareil. L'estomac et les intestins varient autant que dans les autres classes pour l'ampleur , la figure , l'- paisseur et les circonvolutions. Except dans les chondroptrjgiens , le pancras est remplac ou par des ccums d'un tissu particulier situs autour du pyloi^e , ou par ce tissu mme appliqu au com- mencement de l'intestin. Les reins sont fixs le long des cts de l'pine , mais la vessie est au-dessus du rectum , et s'ouvre derrire l'anus et derrire l'orifice de la gnra- tion , ce qui est l'inverse des mammifres. Les testicules sont deux normes glandes, ap- peles communment laites j et les ovaires, deux sacs peu prs correspondants aux laites pour la forme et la grandeur, et dans les replis internes des- quels sont logs les ufs. Quelques-uns des poissons ordinaires peuvent s'accoupler et sont vivipares ; leurs petits closent dans l'ovaire mme et sortent par un canal trs court. Les slaciens seuls ont, outre l'ovaire , de longs oviductus qui donnent sou- vent dans une vritable matrice , et ils produisent ou des petits vivants, ou des ufs envelopps d'une subs- 3 tance corne ; mais la plupart des poissons n'ont pas d'accouplement, et quand la femelle a pondu , le-mle passe sur ses ufs pour y rpandre sa laite et les fconder. 128 POISSONS La classe des poissons est de toutes , celle qui offre le plus de difficults quand on veut la subdi- viser en ordres, d'aprs des caractres fixes et sen- sibles. Aprs bien des eiForis, je me suis dtermin pour la distribution suivante, qui, dans quelques cas, pche contre la prcision, mais qui a l'avantage de ne point couper les familles naturelles. Les poissons forment deux sries distinctes , celle des Poissons piiOPREMEWT dits, et celle des Gon- DROPTRYGiENs autrement dits Cartilagineux. Cette dernire a pour caractre gnral que les palatins j remplacent les os de la mchoire sup- rieure ; toute sa structure a d'ailleurs des analogies videntes que nous exposerons: elle se divise en trois ordres. Les Cyclostomes , dont les mchoires sont sou- des en un anneau immobile et les branchies ou- vertes par des trous nombreux; Les Slaciens, qui osit les branchies des pr- cdents, mais non leurs mchoires -, Les Sturioniens , dont les branchies sont ouvertes comme l'ordinaire par une seule fente garnie d'un opercule. '^L'autre srie , ou celle des poissons ordinai- res, m'offre d'abord une premire division dans ceux o l'os maxiilaire et l'arcade palatine sont en- grens au crne : j'en fais un ordre des Plectogna- TES, divis en deux familles : les Gjmnodontes et les Sclrodermes, r I EN GENERAL. 120 Je trouve ensuite des poissons mchoires com- pltes, mais o les branchies, au lieu d'avoir la forme dpeignes, comme dans tous les autres , ont celle de sries de petites houppes; j'en forme en- core un ordre que je nomme Lophodranches, et qui ne comprend qu'une famille. Alors il me reste une quantit innombrable de poissons auxquels on ne peut plus appliquer d'autres caractres que ceux des organes ext- rieurs du mouvement. Aprs de longues recherches, j'ai trouv que le moins mauvais de ces caractres est encore celui qu'ont employ Rai et Artedi, tir de la nature des premiers rayons de la dorsale et de l'anale. On divise ainsi les poissons ordinaires en MALACOPTRYGiENS , dout tous Ics rayous sont mous , except quelquefois le premier de la dorsale ou des pectorales, et en Acainthoptuygietns, qui ont toujours la premire portion de la dorsale, ou la premire dorsale quand il y en a deux , soutenue par des rayons pineux, et o l'anale en a aussi quel- ques-uns et les ventrales au moins chacune un. Les premiers peuvent tre subdiviss sans incon- vnients d'aprs la position de leurs ventrales , tantt situes en arrire de l'abdomen , tantt suspendues l'appareil de Fpaule, ou enfin man- quant tout--fait. On arrive ainsi aux trois ordres des Malaco- ptrygiens abdominaux, Subbrachiens et Apodes^ lesquels comprennent chacun quelques familles TOME II. l5o POISSONS naturelles que nous exposerons ; le premier est sur- tout fort nombreux. Mais cette base de division est absolument im- praticable avec les Acanthoptuygiens^ et le pro- blme d'v tablir d'autre subdivision que les fa- milles naturelles, m'est , jusqu' ce jour, rest in- soluble. Heureusement que plusieurs de ces familles offrent des caractres presque aussi prcis que ceux que l'on pourrait donner de vritables or- dres. Au reste^ on ne peut assigner aux familles des poissons, des rangs aussi marqus qu' celles des mammifres, par exemple. Ainsi les cbondropt- rjgiens tiennent d'une part aux reptiles par les or- ganes des sens , et mme par ceux de la gnration de quelques-uns j ils tiennent aux mollusques et aux vers par l'imperfection du squelette de quelques autres. Quant aux poissons ordinaires , si quelque sys- tme se trouve plus dvelopp dans les uns que dans les autres, il n'en rsulte aucune prminence assez marque ni assez influente sur l'ensemble, pour qu'on soit oblig de la consulter dans l'ar- rangement mthodique. Nous traiterons donc successivement de ces deux sries, en commenant parla plus nombreuse, celle des poissons ordinaires, et dans celle-l mme nous commencerons par l'ordre le plus riche en genres et en espces. ACANTIIOPTRYGIENS. l5l LE PREMIER ORDRE DES POISSONS, Ou LES ACANTHOPTRYGIENS , Forme la premire et de beaucoup la plus nombreuse division des poissons ordinaires. On les reconnat aux pines qui tiennent lieu de premiers rajons leur dorsale, ou qui soutiennent seules leur premire nageoire du dos lorsqu'ils en ont deux ; quelquefois mme au lieu d'une premire dorsale, ils n'ont que quelques pines libres. Leur anale a aussi quelques pines pour premiers rajons, et il j en a gnralement une chaque ventrale. Les acanthoptrygiensont entre eux des rapports si multiplis , leurs diverses familles naturelles of- frent tant de varits dans les caractres apparents que l'on aurait pu croire susceptibles d'indiquer des ordres ou d'autres subdivisions , qu'il a t impos- sible de les diviser autrement que par ces familles naturelles elles-mmes, que -nous sommes oblior^s de laisser ensemble. La premire famille des Acainthoptrygiens , Ou LES PERCOIDES(i). Ainsi nomme parce qu'elle a pour type la perche . (i) Dans ma premire dition, cette famille comprenait aussi les joncs cuirasse's, les scienodes, les sparodes. J'ai d en de'taclier ces trois nouvelles familles, et je crois avoir e'te' assez heureux pour trouver cet effet des caractres suffisants. 9* ] 32 POISSONS commune, comprend des poissons corps oblong, couverts d'caills, gnralement dures ou pres, dont l'opercule ou le propercule, et souvent tous les deux ont les bords dentels ou pineux, et dont les mchoires, le devant du vomer, et presque toujours les palatins, sont garnis de dents. Les espces en sont trs multiplies, surtout dans les mers des pays chauds; leur chair est gnrale- ment saine et agrable. Le plus grand nond3re , sans comparaison, de ces percodes, ont les ventrales attaches sous les pec- torales; elles forment une premire division que l'on peut nommer les Percodes thoraciques. Elles taient presque toutes comprises par Lin- ngeus, dans son genre Pera; mais nous avons t obligs de les diviser comme il suit, d'aprs le nombre des rayons des oues , celui des nageoires dorsales , et la nature des dents. La premire subdivison a sept rayons aux bran- chies, deux nageoires sur le dos, et toutes les dents en velours. Les Perches proprement dtes (Pera. Noh. ) Ont le propercule dentel, l'opercule osseux ter- min en deux ou trois pointes aigus , la langue lisse. Quelquefois le sous-orbilaire et l'humral sont dentels , mais faiblement. La Perche commune, (Pera Jlm^ia lis L.) Bl. 52. Yerdatre, larges bandes verticales noirtres; les ven- trales et l'anale rouges; est un de nos plus beaux et de nos AGANTHOPTRYGIEIfS. l33 meilleurs poissons d'eau douce. Elle vit dans les eaux pures. Ses ufs sont runis par de la viscosit^ en lonjjs cordons entrelacs en rseaux. L'Amrique septentrionale produit quelques espces voisines (i). Les Bars. (Labrax. Nob. ) Se distinguent des perclies par des opercules caillcux, termins en deux pines, et par une Lingue couverte d'pre ts. Le Bars commun f loup on louhine des provenaux, sp - gala des italiens ( Labrax lupus. Nob. ) Pera labrax. Lin. Se. diacaniha. Bl. 3o5. Cuv. et Yal. IL xi. Est un grand poisson de nos ctes , d'un excellent got; de couleur argente. 11 est surtout trs commun dans la Mditerrane , et c'tait le lupus des anciens Romains , le labrax des Grecs. Les jeunes sont gnralement tachets de brun. Il y en a , aux Etats-Unis , une belle et grande espce , raye longiludinalement de noirtre {Labr. lineatus, ^oh.)^ Sciena lineata , Bl. 3o4; ei Pera saxaiilis ^ BL, Schn. pi. 20 (2). On pourrait encore sparer des bars, une espce des tats-Unis, quia des cailles jusque sur le maxillaire ( Labrax mucronaUis y Cuv. et Yal. IL xii ). Les Varioles. ( Lates. Nob.) "Ne diffrent gure des perclies que par de fortes den>- - -.... - . _ . -, , I ^^ ^ (i) Perc. flavescens ^ Ciiv. et Val. , II, p. 4^; P^ serraio granu- lata, ib., 4? " P- granulata. ib. 48? et pi. IX; P. acuta, ib., 49 > et pi. X ; P. gracilis , ib., 5o. Aj. P. plu/nieri ou Scina. plumieri, Bl. 3o6,ou centropome plumier , et Cheilodij)tre chrysoptre ^ Lacp., III, xxxuij P.c//wf, Kulil; P. inarginaLa ^ Cuv. et Val., 53. Ca) C'est aussi le Pera Mllchillij Trans. de New-Yorck., t. 1 , 4' 3 ; Aj. Pera elongata, Geoff. , Eg. , pi. XX, i^ Labr. waigiensis , Less. et Gain. , Cuv. -et Val,, II, 83 ; Labr. japonlcus , Nob., I , 85, l54 POISSONS teures, et mme une petite pine l'angle du proper- cule et des dentelures aussi plus fortes au sous - orbi- taire et l'humral. La Variole du Nil. ( Lates niloticiis, Nob. Pera nilotica. Lin. ) Keschr des Arabes. Geoff. gr. ouvr. sur l'^. Poiss. pi. IX. f. I. Est un trs grand et trs bon poisson dj remarqu des anciens (leur latiis ou lates) , de couleur argente. Les rivires des Indes en nourrissent d'autres espces (i). Les Centropomes. ( Centropomus. Lacp. ) Ont le propercule dentel , mais leur opercule est obtus et sans armure. On n'en connat qu'un (?.) , Le C. brochet de mer. ( Centrop. undecimalis. Nob. ) Scina undecimalis. Bl. 3o5. Cuv. et Val. IL xiv. Grand et bon poisson , connu dans toute l'Amrique chaude sous le nom de brochet, et qui a en effet le mu- seau dprim comme notre vrai brochet j mais ses dents sont en velours, et tous ses autres caractres sont ceux des peicodes deux dorsales; il est argent , teint de ver- dtre, et a la ligiii^ latrale noirtre (3). Les Grammistes. (Grammistes. Nob. ) Ont des pines au propercule et l'opercule , et non des dentelures; deux dorsales rapproches; les cailles petites, et comme noyes sous l'piderme; l'anale sans pine sensible. Les espces sont petites, rayes en longueur de blanc (i) Le Pcche naire de Pondicliery, ou Cockup des Anglais de CalcuUa {^Lates jwhilis , nob.) , Puisse! , IT , cxxxi , Cuv. et Tab, II, xiii, qui est aussi VHalocentre heptaactyle , Laci'p. ; Holoc. calcarifer, Bb a^4- (2^ Lacep. a compris dans son genre centroponie, plusieurs poissons qui n'en ont pa^ le caractre, comme le Bars , la Variole , etc. (3) Bl. , pi. 3o5 , l'a mal propos teint de rouge; la Sphyrne ori^ert, Lacp. j V, pi. IV , f. a, n'est qu'une mauvaise figure de ce poisson; c'est aussi le Camtiri c Alargravc. ACISTMOPTRYIEIMS. l55 sur lin fond noirtre. Elles viennent de la mer des In- des (i). Les Aprons. ( Aspro. Nob. ) Ont le corps along ; les deux dorsales spares; de larges ventrales; des dents en velours; la tte dprime; le museau plus ava*ac que la bouche, et termin en pointe arrondie. l y en a deux espces dans les eaux douces de l'Europe; leur chair est lgre et agrable. U A pron commun. {Aspro vulgaris. Nob. Pera asper. Lin.) 131. 107. I et 1. Cuv. et Val. H. xxvi. Du Rhne et de ses affluents; verdatre. Trois ou quatre bandes verticales noirtres ; huit pines la premire dorsale. Le Cingle. ( Pera Zingel. L. ) Bl. io5. Du Danube; plus grand que i'apron , assez semblable en couleurs , treize pines la premire dorsale. Cette subdivision comprend encore quelques poissons trangers, assez singuliers dans leur conformation, pour donner lieu autant de sous genres. Les Hurons. (Huuo. Cuv. et Val.) Ont tous les caractres des perches proprement dites , except que leur propercule n'a pas de dentelures (-2). Les Etelis. ( lid. ) Joignent aux caractres de ces mmes perches^ des dents en crochets leurs mchoires ;, mais non pas, comme les sandres, leurs^ palatins (3). (1) Gra/n/nistes orienlalis , Bl., Cuv. et Val., II , pi. xxvii. La Scine raye , Lace[)., IV, Sao ; sa Persque tiiacanthe ^ ib. , 4^4 7 sa Perscfue penlacanthcf ib. ; .son Bodian six raies , ib., 3o2 ^ son Centropome six raies, V, 6905 le Pera bilineata, Tbunb, , Nov. act, Stokh. , XIII pi. V, p. 142, en paraissent des varits, (2) Huro nigricans , Cuv. et Val. , II, pi. xvii. (3) Eulis ertrljuncuhis , i!),, pi. >:t;j. i5G POISSONS Les Niphons. (Ibid.) Ont les dents en velours des perches, et de fortes pines au bas du propercule et Topercule (i). Les Enoploses. (Enoplosus. Lacp.) Ont les caractres des perches ; de plus fortes dentelures Tangle du propercule, et surtout le corps trs comprim, et, ainsi que les deux dorsales, trs haut verticalement (2). Les Diploprions. (Ruhl. et Van Hasselt. ) Ont avec les caractres des perches , le corps comprim, un double rebord dentel au bas du propercule, et deux pi- nes l'opercule (3). Les Apogons. ( Apogon. Lacep. ) Ont le corps court, garnie ainsi que les opercules, de grandes cailles qui tombent aisment ; les deux dorsales trs spares, et un double rebord dentel au propercule. Ce sont de petits poissons le plus souvent colors eu rouge. Il V en a un dans la Mditerrane, vul^jairement nom- m Roi des rougets ( Apogon rex tnullorwn, Nob. Mullus imherbis , Lin. ), Cuv. Mm. du Mus. I, 336 et pi. xi , f. 2, long de trois pouces j rougej une tache noire de cha- que ct de la queue (4). (i) Niphon spinosus , ib. , xix. ('2) Enoplosus armatus^ ib., sx, ou Chlodon armatus , Jwliite , p. (3) Diploprion bifasclaium , Cuv. et Val., II , xxi. (4) C'est \ Apogon rouge, Lace'p. 5 le Cotvulus, Gesrier, p. i2^3; VAmia de Gronov. , Zoo\ih. , IX, 2; !e Centropomus rubans, Spinol. , An. Mus. , X, XXVIII, 2,1e Diolerodon ruber, Rafin. caratt. n 7i5, elc. ILe D/pteroJon hx acanthe , Lace'p. , III , pi. iv, f. 2 , tlVOstorlnque jlcurieu, id., III, xxxii , 2, appartiennent aussi ce genre. Voyez, pour les nombreux apogons trangers, Cuv. et Val. , II , i5i et suiv. \:! ACAKTHOPRYGIET^S. iSj Les Cheilodtptres. Lacp. Runissent tous les caractres des apogons et n'endilT- rent que par des crochets ou dents longues et pointues, qui arment leurs mchoires. Ce sont des poissons de la mer des Indes ; de taille peu considrable, el la plupart rays longitudinalement (i). Les Pom atomes. ( Pomatomus. Riss. ) Ont, comme les Apogons , deux dorsales cartes , et des cailles qui tombent de mme facilement ; mais leur propercule , est simplement stri , leur opercule chancr, leur il norme; ils n'ont que des dents eu velours ras. On n'en connat qu'une espce excessivement rare de la Mditerrane {Pomat. tlescope y Risso. ) , Cuv. et Val. ^ 11 y XXIV. Une deuxime subdivision comprend les per- codes deux dorsales, et dents loni^^ubs et poin- tues, mles parmi leurs dnis en velours. Les Ambasses. ( Ambassis. Commers. ) Ont peu prs la forme des Apogons ; leur propcr- cule a une double dentelure vers le bas , leur opercule finit en pointe; mais ils se distinguent des apogons, parce que leurs deux dorsales sont contigus , et qu'il y a une pine couche au-devant de la premire. Peut-tre n'appartiennent-ils pas bien compltement (i) CheihJ. S-Tiltatus , Nob., Lacep. III, xxxiv, r, qui est la fois son cheilod. tayd, III , p. 543; et son Centropome macrodon , iv , 2^3. Cheilod. arabicus ( Pera lineata , Forsk.), Cuv. et Val., II , pi. xxiii. Ch. 5-linealus ^ ib., p. 167. i38 poissoiss cette famille, car leur canal intestinal n'a point d'ap- pendices au pylore. Ce sont de petits poissons d*eau douce des Indes ^ qui y remplissent ]es ruisseaux et les maresj dont plusieurs sont transparents (i). Il y en a un commun dans un tang de l'le de Bour- bon , que l'on y pre'pare comme des anchois {Amhassis Commersoiil , Cuv. et Val., II _, xxv ) (2). C'est cette division qu'appartiennent Les Sandres , ( Lucio-Perca. Nob. ) vulgairement Brochets- Perches . Ainsi nomms, parce qu'aux caractres des perches , ils joignent des dents qui ont quelque rapport avec celles du brocliet. Le bord de leur propercule n'a qu'une simple dentelure; leurs dorsales sont spares; quelques-unes des dents de leurs mclioires et de leurs palatins sont longues et pointues. Le Sandre d^Europe. ( Luc, sandra. Nob. Pera hicio- pera. Lin. ) Bl. pi. li. Cuv. et Val. l. pi. xv. Est un excellent poisson des lacs et des rivires de l'Al- lemagne, et de l'orient de l'Europe; plus along que la perche ; verdtre , bandes verticales brunes ; il atteint jusqu' trois et quatre pieds de longueur (3). Une second division comprend les percodes sept rayons branchiaux^ et dcrsale unique. Elles se subdivisent peu prs selon des motifs analogues ceux c[ui ont servi subdiviser les prcdenles : des (i) M. Ilamilton Buchanan en fait entrer plusieurs dans sesclianda. i^'i) C'est le Cenlropome ambasse, Lacep , IV, 273, et' son Lutjan gymnocphale, IV, 21G j et III , pi. xxm , f. 3. Voyez, pour les autres espces , Cuv. et Val. , II , 181 et suiv, (3) Aj. le Berschik ou Sandre btard {^Perca volgensis , Gm.) ; le S. d''Amriffue (^ Liicio-perca ainericana, Cuv. et Val., II, pi. xvi , p. I'2'2.) ACAN inOPTKyGIENS. iSq dnis en crochets, ou loiiles en velours, des'dente- lures et des pines aux pices operculaires , etc. Dans la subdivision pourvue de dnis en crochets, Les Serrans. (Serrakus. Cuv. ) Ont le propercule dentel , et l'opercule osseux ter- min eu une ou plusieurs pointes. C'est un genre excessi- vement nombreux en espces et que l'on peut encore rpartir comme il suit : Les Serrans propies, vulgairement Perches de mer. O les deux mchoires n'ont pas cre'cailles apparentes. Notre Mditerrane en a quciquesjolies espces, comme Le Serran criture. ( Pera scriba. Lin. ) Cuv. et \al. lE. xxviii. Ainsi nomm de quelques traits irrguliers bleus, qu'il a sur la tte (i). lQ Serran coninnin. ( Pera cahrilla. Lin. ) Cuv. et Val. H. xxix. A trois bandes obliques sur la joue (s). On en prend aussi dans l'Ocan. Cette espce, et peul-lre la prc- dente, taient connues des Grecs sous le nom exc(,^vij et passaient pour n'avoir que des individus femelles. Cavo- lini assure qu'en effet tous les individus qu'il a observs (i) C'est aussi le Pera marina de Brunnicli, Y Holocentrus marinus , de Laroclie ^ V Hol. argus de Spinola ] et VHol. maroccanus de Bl. Il nous parat mme que VHol. fasciatus , BL, 240, n'en est qu'un individu altre'. (2) C'est aussi r^oZ. virescens ^ Bl. ; les Serranus Jlavus et cahrilla de Rip. ; le Labrus chenus de Gmcl , oa Holocentre chani , Lace'p. j le Bodian hiaUth de ceui-ci, etc. Aj. IcSacchetto (^Labrus hepatus. Lin. ; et Labr. adriaticus, Gme;ou Holocentrus siagonotus , Laroche, etc.; Serranus r>ilta , Quoy el Gaym., Voyage de Freycin., Zool., Lvni , 2 j Hol. argentinus , BL, 235 , 2 ; Serr. radialis , Q. et G., 3 16 ; Serr. Jascicularis , Cuv. et Val. , II, xxx; et les autres espces dcrites, dans Cuvet Val., II, p. 239-249- l4o POISSO^S avaient des os'aiies, et vers le bas une partie blanchtre qui pouvait tre re(yardde comme de la laitance. Il les croit en tat de se fconder eux-mmes. Les Barbiers. ( Anthias. B1. en partie.) Sont des serrans dont les deux mchoires et le bout du museau sont arms d'cailies trs sensibles (i). L'espce la plus remarquable, Le Barbier de la Mditerrane, {Anthias sacer. Bl. (2) pi. cccxv.) Cuv. et Val. IL xxxi. Est un charmant poisson, d'un beau rouge de rubis , changeant en or et en argent , avec des bandes jaunes sur la joue. Le troisime rayon de sa dorsale s'lve plus du double des autres^ ses ventrales se prolongent beaucoup , et les lobes de sa caudale se terminent en filets dont l'in- frieur est le plus long (3). Les Merous. Sont des serrans dont le maxillaire n'a pas d'caills, mais o la mchoire infrieure en est couverte de pe- tites. Il y en a un dans la Mditerrane. Le Meroii brun. ( Pera gigcts. Gm. ) D'un brun nuageux, et d'une taille qui va trois pieds et au-del: on le prend aussi dans l'Ocan. Les merous trangers sont excessivement nombreux j dans plusieurs la dentelure du propercule devient prs- '~ Il III * () La plupart de nos merous sont encore des anthias pour Blocli , mais nvTusrestreignons ce genre auxespces auxquelles notre dfinition convient. Bloch a ele' si peu exact, que son anthias sacer n'a pas mme le caractre attribu au genre anthias d^un opercule sans pine. (2) Cette pithte tait donne par les anciens leur Anildas ^ grand poisson trs diffrent de celui-ci. Voyez Cuv. et Val., II, p. 255 et suiv. (3) Aj. Serranus oculatus , Cuv. et Val. , 11^ xxxa , et les autres espces dcrites, ib., p. ^a-aTO. ACAlNTOPTRYGrENS. l/^l que insensible (i)j mais en gnral on ne peut gure les distinguer que par leurs couleurs. 11 en est beaucoup, dont le corps est sem de points de couleurs plus ou moins vives (2). D*antres o il est sem de taches serres (3). D'autres o il est ray en long (4) , ou bard en tra- vers (5); ou marbr par grandes masses (6), ou divis en deux couleurs (7), ou enfin, d'une teinte plus ou moins uni- " . . - .1 ,. --, .,., ,.. - , , I ., . -.,,. ^ (t) Ceux-l , lorsque leur museau est nu, forment les BooiANsde Bloch j ils ne diffrent que par cette dentelure moins marque du plus grand nombre des Holocentres du mme auteur. Les Iolocentres prennent le nom d'EpiNEPHELus, quand leur museau est e'cailleux, ei dans ce cas, les BoDiANs prennent celui de Cephalopholis, Les Lutjans et les Anthias de EL, diffrent des iiolocentres , parce que leur opercule n'a pas d'e'pines ; dans les premiers le museau est nu ; et il est e'cailleux dans les autres ; mais tous ces caractres, peu importants eu eux-mmes, sont fort mal appliqus aux espces. (2) Ce sont les Jacoh JEuertsen des Hollandais , tels({ue : Boianus gut- tatus j Bl., 224 5 Cephalopholis argus. Cl. , Schn. , pi. 6( ; Boda- nus bnak , Bl., 226; Hooc. aura tus ^ id. , 236; IIol. cruleo~ punctatuSjid.f 242, 2; ' Labrus punclulatus ^Ijacep.., III, xvn, 2, etc. ; et en Amrique , Pera ^utiata , Bl., 3i 2, ou Spare sanguinolent, Lacp., IV, IV, I ; P. maculata, Bl., 21 3, ou Spare atlantique , Lac, IV, v, i; Johnius gutlalus y Bl., Schn. , ou Bonaci-arara ^ Parra , XVI, 2" Lutjanus lunulatus^ Bl., Sclm., ou Cabrilla, Parra, xxxvi, i; Bodianus guatii^ere, Parra , v 5 Holoc. punctatus , Bl., 241 j ou Pjra pixanga , Margr., 1525 Gymnocephalus ruber, Bl. , Schn. , 67, on Carauna , Margr., i47: ' Bodianus apua , Bl. , 229. (3) Epinephelus merra , Bl. , 3295 Holocentre panllierin, Lacp. , III, XXVII , 3 ; Serranus bontoo , Nob.,,Russel, 128 5 Serr. sullus , Russ., 1 27 ; Labrus leopardus , Lacp. , III , xxx , i , Holoc. sal^ mono'hs , ib. , xxxiv, 3; - Bodianus melanurus , Geoffr., Eg., xxi, i. (4) Scina fonnosa , Shaw , Russel , 1 29. (5) Holocentr, tigrinus , Bl., 237 ; Seb,, ll , xxvii; Hol. lanceo^ latus , BL, 242, I ; Anthias orientalis , id. , 3265 \Anthias striatus , id. , 324 5 qui est aussi V Anthias cherna , Bl., Schn., Parra,, xxiv ; et le Spare chrysomelane , Lacp. (6) Serranus geographicus , Kuhl. , Cuv. et Val., II , p. 322. (7) Serranus Jlai'o crulcus, Nob., qui est V Holoc. gymnose, Lacp,, III, XXVII, 2. son Bodian grosse tte, III, xx, 2, et son Holocentre jaune et bleu., IV, p. 369. C'est encore le Serran bourignon y Quoy et Gaym. , Voyage de Freycin. , Zool., pi. lvii, 2. l42 POISSONS. forme (i). Trs peu offrent des caractres tirs de formes bien sensibles ^ nous citerons cependant Le 3Ierou haute voile. {Serr. altivelis. Nob.) Cuv.et Val. II. XXXV, Dont la dorsale s'lve plus que dans les autres j il est sem de taches noires et rondes ^ sur un fond brun- clair 'j et Le Merou paille en queue. ( Serranus phaton. ) th. pi. XXXIV. O. les deux rayons mitoyens de la caudale s'unissent en un filet aussi long que le corps. Nous avons spar des serrans Les Plegtropomes. ( Plecthopoma. Nob. ) Qui n'en diffrent que parce que les dents plus ou moins nombreuses du bord infrieur* de leur proner- cule, sont diriges obliquement en avant , et rappellent un peu les dents d'une molette d'peron (2). Et Les Diagopes. ( Diacope. Nob. ) Dont le caractre consiste dans une cbancrure vers le bas du propercule, qui reoit une lubrosit de ( i) Holocetitrus ongus , Bl. , 234 Epinephclus marginaUs , BI, , 828, ou Hlocentic rosmare , Lacep., IV, vu , 2 ; Holoc. ocaiikjue , Lacp., IV, VII , 3 5 F.pinephelus ruher , BL, 33 1 . Voyez, sur beaucoup d'autres espces dont il n'existe point de figures, les descriptions que nous donnons dans le tome deuxime de notre His- toire des poissons. (2) PI. melanoleucum, Nob.; ou Bodian melanoleuque, Lace'p.; ou Labre lisse, id., III , xxm , 2 ; ou Bodian cjclostonie, ib. , xx, i , Holoc. lopard, Lace'p. , IV, p. 33^; Guv. et Val. , II, xxxvi 5 Bodianus maculaLuSj BL, 228, ou Plectropome ponctu ^ Freycin., ZjoL, xlv, ij Holocentrus unicolor, BL, Schn., Seb., III, lxxvi, 10 j Pltctr. puella, Cuv. et. Val., II, xxxvii, et les autres espces dcrites dans le deuxime volume de noire Tlisloire des poissons. AGANHOPTRIGIENS. l43 l'iuteropercule. Il y en a de belles et grandes espces dans la mer des Indes ( i ) . Les Mesoprions. (Mesoprion. Nob. ) Ont, avec les caractres de dents et de nageoires des serrans , et leur propercule dentel , un opercule fi- nissant en angle mousse et non pineux (2). Il y en a de nombreuses et belles espces dans les deux Ocans (3). Plusieurs sont fort grands et excellents manger. (i) Diac. seL. y'Noh., Seb. , III, xxvii, 2, et Russe! , 99; D. rwu- lata, Nob,, Cuv. et Val., II, xxxviii; D. macolor , Nob., Renard 5 I, IX, Go; D. octoUneata^ Nob., ou Holoc. bengalensis , BJ. , 246, le mme que le Lahrus S-lineatiis , Lace'p. , III, xxii , i , et que le Scina kasmira, Forsk; Hol. 5-lineatus ^Bl.j 2-9, en est une varieLe' ; D, nolata, Nob., Russel, 98; D. quadriguttata, Nob., ou Spare lepisure, Lace'p., III, XV, 2; D. caheti^ Quoy et Gaym,, Fieyc, Zool., lvii , I , et plusieurs autres espces dcrites dans le deuxime volume de notre Histoire des poissons. (2) La plupart e'taient compris clans le genre Luijanus de Blocli , mais y e'taient mle's des espces d'autres familles , soit scie'nodes , soit labrodes , dont nous avons fait d'autres genres. (3) 3Iesopr. uniinaculatus ^ Russel, 97; Aniliias JoJinii , Bl., 3i8 \ Coins catus, BucLan. 38,f. 3o 31. 5-lineatus, B.usse\,i lO 3f. inonostygina, Nob., Lace'p. , III, xvii , i; M. uninolatus, Nob., Cuv. et A^al., II, xxxix, Duham , part. II, sectl IV, pi. m, f. 2 , et probablement , Sparus sy-j-iagris , L., Catesb. , II , xvii, i ; M. buc- canella, Nob., dont Blocli a pris la figure dans Plumier, et l'a donne'e en l'alte'rant pour le Sparus erythrinus , pi, 2^4; Bod. aia , Bl., 227, ou Acaraaia^ Margr,, 167 ; Mes, chrysurus , CuV. et Val., II, xl , qui est aussi le Sparus chrysurus, Bl,, 262, ou yicara pitamha de Mavgr. , iS^'.^y Anthias rahirrubia , Bl., Schii , Parra, xxii , i ^ le Spare derni^ lune, Lace'p., IV. m, i; et le Colas de la Guadeloupe, Dubam,, sect. IV, pi. xii, 1 ; M. cynodon , N. , ou AntJiias caballerote, Bl., Schu ,, Parra, xxv, i ; Anth.jocu^ll , Sclin., Parr. , xxv, 25 Sp. tetra- canthus , BL, 279, qui est aussi le Kiuanet gris , Lace'p., IV, iv, 3 ; et le Lutjanus acutirostris , Desmar. 5 31. sillao , Russel , 100 31. lu- nulatusj Nob., Mungo-Park. , Trans. lin, , ll, xxxv, 6 ; ^"(/- erytro- pterus , Bl. , 249. ^"{/- ^^^j'^nus ^ id., 24^ 5 Sparus malabaricus^ 1-44 POISSONS Nous passons maintenant aux percodes sept rayons branchiaux, et dorsale unique, qui ont les dents en velours. Les Gremilles. ( Acerjna. Nob. ) Se distinguent par des fossettes aux os de la tte , et parce que leur propevcule et leur opercule n'ont que de petites pines sans dentelures. Il y en a deux en Europe, dans les eaux douces. La Qremille commune ou Perche goujonnire, ( Pera cernua. L'.n.)Bl. 53. 2. Cuv, et Val. lll. pi. xli. Est un petit poisson d'un got agrable, rpandu dans toutes nos eaux douces j olivtre tachet de brun. Le Schrtz. {Pera schrailzer. L. ) Bl. 332. Se trouve dans le Danube, est plus grand et a sur les cts des lignes noirtres interrompues (i). Les Savonniers. ( Rypticus. Nob. ) N'ont aussi que de petites pines aux pices opercu- laires, et de plus leurs cailles comme celles des Gram- mistes, sont petites et caches dans un piderme pais. La dorsale unique est surtout ce qui les distingue des grammistes. Il y en a un en Amrique, d'un violet noir {AntJias sapo- naceiis, BI., Schn. ), Parra., xxiv, 2, qui sa peau douce, et enduite d'une viscosit cumeuse a valu ce nom de sa- vonnier (2). Bl., Sclin. ; 31. rangus , Nob. , Russel, 94.; 31, rapilli , id. , 95 ; Alphesies gembra , BL, Schn. , pi. 5i, 2 , et les autres espces de'crites dans noire deuxime volume, *' (i) Aj. Percaacerina^ Guldenst., nov. comment., Petrop., XIX, 455. (2) Aj. /i y p tic us arenatiis, Cuv. et Yal., III, pi. xr-vi ACANTHOPTIIYGIEJN^S. l45 Les Cerners. (Polyprion. Nob. ) Ont non-seulement des dentelures au propercuie , et des pines l'opercule, mais il y a sur ce dernier os une crte bifurque et trs pre, et, en gnral, les os de leur tte ont beaucoup d'asprits. La Mditerrane en possde une espce qui devient norme, et est nuage de brun sur un fond plus dur ( Polyprion cernium , Yalcnc. ) , Mm. du Mus. , toin. Xi y p. 265 , et Cuv. et Yal., lli, pi. xlh (1). Les Cetstropkistes. ( Cen tropristis. Nob.) Ont- tous les caractres des serrants, except qu'ils manquent de canines , et que toutes leurs dents sont en velours. Ainsi leur propercule est dentel , et leur opercule pineux. Les Etats-Unis en ont un qui devient assez grand , et dont la caudale dans sa jeunesse est trilobe ; c'est Jeur Perche noire {Cenlropristis ni^rlcan'S j ^oh. ) Coryphna nigrescens , Bl. Sciin., Cuv. et VaL , i^ pi. xliv. Il est d'un brun noirtre (2). Les Grwlers. (Gristes. Nob. ) Diffrent des centropristes seulement parce que leur propercule a le bord entier et sans dentelures (3). ( i) lJ Amphiprion ausiralls , Bl-, Sclin,, pi. 47 ou Americanus^ ib., p. 2o5 ; eL \ Amph. oxj-geneios , ib., on Pera prognathiis, Forst , ne nous paraissent pas pouvoir tre distingues du cernier. (2) C'est aussi le Lutjan tnlol>,L,3Lcp., Il, xvi , 3; et le Pera varia, Mitcliill., Trans de New-York, I. Aj. Pera trifurca, L.; la Scorpne de TJ'ai^iou, Quoy et Gaym., Freycin. , ZooL, Lvni, i ; et les autres espces dcrites dans notre troisime vol, de l'hist. des polss. (3) Le Labre salinode , Laccp., IV, v, 2 , ou Cychla variabilis ^ Le- sueur, Se. nat., pLil., Cuv. et Yal , II, pi. xlvj Gr. macquariensisy ib., p. 58 TOME II. 10 l/^G POISSONS Ici se terminerait le genre Pera , tel qu'il a t dfini par Artedi et par Linnaeus ; mais il reste beau- coup de poissons qui s'en rapprochent, quoique des caractres particuliers obligent d'en faire des genres spars. Nous commencerons par les percodes moins de sept rayons branchiaux. On peut aussi les sub- diviser selon le nombre de leurs dorsales et la na- ture de leurs dents. Dans celles dorsale unique, il en est qui ont aussi des dents en crochets parmi les autres ; ce sont : Les Cirrhites. ( Cirrhites. Commers. ) Qui ont comme les msoprions , le propercule den- tel et l'opex'cule termin en angle mousse , et se distin- guent parce que les rayons infrieurs de leur pectorale , plus gros et non branchus , dpassent un peu la mem- brane. Elles n'ont que six rayons aux branchies. Toutes vivent dans la mer des Indes (i). D'autres de ces percodes, moins de sept rayons branchiaux, n'ont que des dents en velours, ou manquent du moins de dents en crochets. Les Chiroismes. ( Chironemus. Nob. ) Ont la partie infrieure des pectorales les mmes rayons simples que les cirrhites (2). (i) Le Cirrhiie tachet , Lacp., V, 3, qui est aussi son Labre marbre, II , V, 3 , et p. 492 ; le Cirrhiie pantherin , ou Spare pantherin , ib. , IV, 71, I, et p. 160 ; et Seb., III , xxvii , 12 ; Cirrhites vittatus, Nob. , Renard, I, xviii, 102; Cirrh. ciprinus , Cuv. et Val., Jll, xlvii. etc. (2) Ou n'en connat qu'un de la Nouv.-Holl., Chironemus geor^ianus^ Cuv. et Val., III, p. 78. ACAKTHOPTRYGIENS. iZjj Les Pomotis. (Pomotis. Nob. ) Sont des poissons corps comprim, ovale et dont le caraclre consiste en un prolongement membraneux l'angle de l'opercule. Ils vivent dans les eaux douces de l'Amrique (i). Les Ceivtrarchus. ( Centrarchus. Nob. ) Ont, avec les cai'actres des pomotis, de nombreuses pines la nageoire anale , et, de plus, leur langue a un groupe de dentsen velours (2). Ils sont du mme pays. Les Priacawthes. ( Priagakthus. Nob.) Ont le corps oblong, comprim, entirement cou- vert , ainsi que toute la tte et mme les deux mclioires, de petites cailles rudes; le propercue dentel, et sou angle saillant en forme d'pine, elle-mme dentele. On les trouve dans les mers des pays cliauds (3). ' Les Doules. (Dules. Nob. ) Ont, comme les centropristes , l'opercule termin par des pines, le propercule dentel et des dents en ve- lours; mais leur membrane brancbiale n'a que six rayons (4). il y en a une espce {D. mpestn's, Nob. ) dans !es eaux (t) Pomotis vidgaris , Nob. , ou Lahrus auritus , Lin. , appel Perche d^etng aux tats-Unis, Catesh,, II , vni , 2, Cuv. et Val. III, pi. 49. (2) Centrarchus ceneus , Nob., ou Cyclila nea , Lesueur, Se. nat. pjiil.; C. sparodes ou Labre sparode , Lacep., ll, xxiv, 2 ; Lahra iris,ha.c., IV, v, 3, qui est aussi son labre macropirc , III, xxiv, i. (3) Anthlas macrophtabnus , Bl., 3 19, ou Calaliifa , Parra , xii, i ; Anthias bnops , Bl. Schn. , 3o8 ^ Sclna hatnruhr, Forsk. ; Lahrus cruentatus , Lacp. , ll, u, a , et les autres espces cfc'crites dans notre troisime volume. (4) Dules auriga, Cuv, et Val. , , li ; D. tniurus , ib.^Liii , et les autres espces dcrites dans ce troisime volume, 10* l/j8 POTSSO?5S douces de l'le de Bourbon , et de l'le de France , peu prsderapparencc d'unecarpe^ estime pour sa saveur(i)<. Les Tiirapons. Cuv. Ont un propei'C'ale dentel , un opercule termin par une forte pine, une dorsale trs cliancre entre la partie pineuse et la molle; les dents du rang extrieur plusfortes que les autres, pointues. Dans quelques-uns^ les dents du voraer tombent de bonne heure. Ce sont des poissons des Indes, remarquables par une vessie na- tatoire divise en deux par un tranglement (2). On ne peut gure en sparer les Datjnia , quoiqu'ils manquent de dents au palais; leur prol est plus recti- ligne; leur dorsale moins cbancre (3). Les Peltes. Nob. Ont les mmes caractres aux opercules et l'int- rieur que les tiirapons; mais leurs dents sont en ve- lours uniforme, et leur dorsale peu cliancre (4). Les Hlotes. Nob. Trs semblables encore, ont la dorsale fort chan- cre, et se distinguent particulirement parce que leurs dents du rang antrieur sont trilobes (5). La plupart de ces poissons ont des lignes longitudi- nales noirtres sur un fond argent, (i) C'est le Centroporne'de roche ^ Lace'p., IV, 278. (2) HoocenLrus servusy 151., 233, i, ou Scina jerbud, Forsk. ; JJol. 4 linealus, Bl. , 238, 2; Ther. puta , 'Noh., Russe! , pL , 126^ Ther. theraps , Nob. , Cuv.' et Val , III , liv, et les autres espces dcrites dans notre Iroisime vol. (3) Datnia Buclianani ^ ou Coius dalnia ^ Buchanan, pi. ix , f. 295 et Cuv. et Val., III , lv ; Datnia cancellata ^ ib., p. i44' (4) Peltes quinque lineatus , Cuv. et Val., ll, 56 (5) Helotes 6 lineatus , Cuv. et Val., II, tvn, ou Esclai'e six li(;ncsy Quoy et GsyuT , Vova^je de Freyc, Zooi., lxs , i. ACA.NTHOPtRYGIENS. 1 4q Les pereodes moins de six rayons branchiaux et deux dorsales ne comprennent que deux genres. Les TxiicnODOJNS. Slcller. Dont le proporcule a quelques pines assez fortes , et dont l'opercule fint en pointe plate; ils n'ont point d'caills; leur Louche est fendue presque verticalement. On n'en connat qu'un , Le Trichodon de S te lier, {Tr.Stelleri. Nob.) Trachinus triclwdon. Pall. Mm. de Ptersb. lY. xv. 8. et Cuv. et Yal. III. Lvn. Du nord de l'Ocan pacifique (t). Les Sillago. Cuv. A tte un peu alonge en pointe, la bouche petite, des dents en velours aux mchoires et au-devant du vomer , un opercule finissant en une petite pine, six rayons branchiaux, deux dorsales contigus, dont la premire a ses pines grles; la seconde est longue et peu leve. Ce sont des poissons de Ja mer des Indes _, trs estims pour le bon got et la lgret de leur chair. L'espce la plus remarquable, Le Pche madame Aq Pondiclirv. ( S illas.o domina. N.) Est bruntre, et se distingue par le premier rayon de sa dorsale along en un filet qui gale le corps. Sa tte est ccai lieuse et son il fort petit-, 11 y en a une autre , Le Pche bicoiiL {Scina malabanca.^l . Sclin . i g.) Soring, Kussel. 1 13. Long au plus d'un pied , de couleur fauve^ qui passe pour un des meilleurs poissons de l'Inde (2). (i) Ce poisson n'ayant point les ventrales jugulaires , ni une dorsale poste'rieure alongc'e , ni une forie pine l'opercule , ni sept rayons aux hrancliies , ne peut tre une vive, comme l'ont cru Palias et Tilesius. (2) Aj. JJ' ^therna sihama, Forsk., ou platicepialus sihamus ,Bl. Sclio. Rup})e], poiss., pli m, f. 1 ; Sillcii^o niaculata, Quoy et Gaym. Freyc. ^ pi. m, f. 3. 1 bo POISSONS Nous passons maintenanl des percodes qui ont plus Je sept rajons aux branchies. On en connat trois genres qui ont aussi tous cette particularit, que leurs ventrales ont une pine et sept rayons nious ou davantage, tandis que dans les autres acanthoptry- giens , les rayons mous n'y sont pas au nombre de plus de cinq. Les Holocentrums. Artedi(i). Sont de beaux poissons cailles brillantes et den- teles , dont l'opercule est pineux et dentel, et dont le propercule non-seulement est dentel , mais a son angle une forte pine qui se dirige en arrire. On en trouve dans les parties chaudes des deux Ocans (2). Les MyniPRisTs. Cuv. Ont tout l'clat, les formes, les cailles des Holo- Centrums; mais leur propercule a un double rebord dentel, et manque d pine son angle. Ce genre est remarquable par une vessie natatoire divise en deux , (i) JV. B. Nous rduisons ce genre aux espces qui rpondent ia di- nilion qu'en avait donne Artedi, Seb., II , ad lab., xxvii, i ^ et nous donnons comme lui ce nom une terminaison neutre , pour qu on ne le confonde pas avec les Holocentrus deBlocli et de Laccpde, dans lesquels on a ml beaucoup d'autres espces et surtout des serrans. (2) Holoccntrum longi/Jtnne , Nob., qui est P/io/. sogho , Bl., aBa ; et son Bodianus peniacunthus ^ ou le Jagnaraca de Ivlargr, ^ ^47 5 c^cst aussi le Scina rubra, Bl. ScLn., Catesb., II, 11, 2j elV^mphiprion matejiielo , Bl. Scha. , Parra , xiii , 25 Hol. orientale, Nob., Seb., l, xxvii , 1 ; - IJol. ruhrum ^ Bennet. , Pois s. de CeyI., pi. 'ivj Hol. Ito , Nob., Ben., I, xxvii, i48, trs mauv. fg. ; Scina spinifera ^ Forsk: Ilnl. hastaium , Cuv. et Val., III, lix ; Hol. diadema , Lac;)., HT, IX, 3, ou Pera pulchella.. Bennet., Journ. zool. anol.,II, IX , 3 5 IIol. sammara , ou Scina sammara , Forsk , ou Labre angu- leux , Lacp., m , XXII, I : et les autres espces dcrites dans notre Iroisicme volume. ACANTHOPTRYGIEINS. l5t dont la partie antrieure est biJobe, et s'attaclie au crne ])ar deux endroits o il n'est ferm que d'une mem- brane , et qui rpondent aux sacs des oreilles. On en trouve aussi dans les parties chaudes des deux Ocans (i). Les Bhyx. Cuv. DifTrent des myriprislis , parce qu'ils n'ont sur le dos qu'une nageoire peu tendue, o l'on ne voit que quelques petites pines presque cacbes dans son bord antrieur; leursventrales ont jusqu' dixrayonsmous(2). On ne peut en loigner Les Trachightes. (Trachichtys. Sliaw. ) Qui, avec a mme pre t que les trois genres prc- dents, la mme petite dorsale que les Bryx, ont une pine plateau bas du propercule, et une l'paule, et dont l'abdomen et les cts de la queue sont h- risss par de grosses cailles carnes (3) . Toutes les percodes dont nous avons parl jus- qu'ici, ont leurs ventrales attaches sous les pec- torales ; mais il y en aussi quelques genres qui les ont places diffremment. Les Percodes jugulaires-Ics ont sous la gorge, plus en avant que les pectorales. (i) Myriprislis jacohus , Cuv., Dcsraar., Dict. class. ('Iiist. naL ^ - Mfr. japonicus, Cuv. el Val. , III , lviii j ^Tyr. botche , Nob., Russe] , loSj Myr. parvidens^ Nob., id., 109; -^ le Lutjan hexagone y Lace'p., IV, 2185 son HolocenVre thunberg , ih., 36^ 5 sou Centropomc rouge, ib., 2785 le Scina murdjan, forsk., appartiennent aussi ce genre. Voyez-en l'histoire clans le troisime vol. de notre Ichtyologie. (2) Bcryx decadactflus ^ Cuv. et Val., lit , 222 j B lincatits ^ ib. ,. 226, el pi. Lxx. (3) Trachiclilhys auslralis ^ Sliaw., nal. mise, n" 5^8; et Gen. Gol. , IV, deuxime part., p. 260; 132 POISSONS .Les Vives. ( rachinus. Lin. ) Oui la tte comprime , les yeux rapproclis, la bouclie oLlique , la premire dorsale trs courte, la deuxime trs longue , les pectorales trs amples , et un fort ai- guillon l'opercule. Elles se tiennent le plus souvent caches dans le sable; on redoute beaucoup la piqre des aiguillons de leur premire dorsale ; leur chair est agrable. Nos mers en no urissent plusieurs espces. La plus commune sur nos ctes de l'Ocan ( Trachinus dracOj LitJ.), Salv., yi, ou Tr. lineatus ,^\. Schu., pi. x, etPenn.^Biil.zGoI.^ Ul, xxix, (sousle nom de giande vive.) gris est rousstre, avec cls taches noirtres , des traits Lieus et des teintes jaunes, et a trente rayons la deuxime dorsale, et des stries obliques sur les flancs. Nous en avons une espce plus petite , le Boideroc de la Manche {Trachinus viper a , iNob.); Otterpikc des Anglais, Pcnn., -28, Bl. , t)i (sous le nom de Vive commune) plus ple, flancs lisses, vingt-quatre rayons la deuxime dorsale. Elle est encore plus redoute que la commune, parce qu'tant plus petite, on est pi u'S souvent expos en tre piqu. La Mditerrane a de plus La grande Vive a taches noires. ( Tracli. araneus. Riss. ) Salviau. 71. copi par W'illughb. pi. S. 10. fig. 2. Plus haute , vingt-huit rayons la deuxime dorsale; six ou huit taches noires le long du flanc. Et La Vive a tte rayonne. { Trach. radiatus. Nob. ) Cuv. et Val. ilL Lxxn. A vingt-cinq rayons la deuxime dorsale; la tte gre- nue et pre ; de grands anneaux noirs alternent avec des taches pleines sur les flancs. Nous ne connaissons pas de vives des mers loi- gnes. CAKTIIOPTRYGIEISS. l5.1 Les Pekgis. ( Pergis. Bl. Scm. ) Reprsentent quelques gards les Yives, dans les mers des pays cliauds : leur principale diffrence est d'avoir la tte dprime , et des dents en crochels sur le devant de leurs mcboireset du vomer; mais elles en manquent aux palatins. Leur premire petite dorsale s'unit un peu plus la longue qui la suit (i). Les Pinguipes. Nob. Ont des formes plus lourdes que les Percis, des dents fortes et coniques , des lvres charnues et des dents aux palatins. Leurs ventrales sont paisses. On n'en connat qu'un du Brsil {Ping. Brasilianus , Cuv. et Val. ; ll; Lxxiv ). Les Pekgophis. Nob. Ont au contraire le corps trs along ; une partie de leurs dents sont longues et trs pointues. La pointe de leur mclioire infrieure saille en avant. On n'en connat qu'un, aussi du Brsil (Percoph. Bra^ silianus, INob. ; Perc. Fabre, Quoy et Gaym.^ Voyage de Freycin. , zool. y lui, i, 2). Un. des genres les'plus remarquables des percodes ju- gulaires est celui des UrAKOSGOPES. ( UUAWOSCOPUS. Lin. ) Ainsi nomm parce que sa tte, de forme presque fcin - ' .- - ' " ' I . - I . . (i) Percis maculata , Bl., Sciin., pi. 38 ; P. Seml-fasciuta ^ Cuv. et Val., II , Lxxiii ; P. cj'liitilrica , ou Scina cjUndrica , BL, 299, i , qui est aussi le Bodianus scb , Bl. Schn. , Seb. , ll , xxvn, 16; P. canccllata , Nob., ou Labre tLr acanthe ^ Lace'p,, III, p. 47^ \ et II , pi. xii , f . 3 , qui est aussi sou Bodlun tetracautJie , IV, 3o2 P. oceL- laia , Ilenard , I , vi , 4^ ; -^- colias , n., ou Enchelyopus collas-^ El. , Schn., p. 54 ') et les aulves cs;^ccs decrilcs dans noire lioisicmc vol. i54^ poisso^s cubique, porte les yeux sa face suprieure. Je ma- nire qu'ils regardent le ciel : leur bouche est fendue verticalement ; leur propercule crnel vers le bas , et ils ont une forte pine chaque paule; leurs oues n'ont que six rayons. Au dedans de leur bouclie, de- vant leur langue^ est un lambeau long et troit , qu'ils peuvent faire sortir volont, et qui , dit-on, lors- qu'ils se tiennent cachs dans la vase , leur sert attirer les petits poissons. Une particularit notable de leur analomie , est l'extrme grandeur de leur vsicule du ilel dj bien connue des anciens (i). Dans les uns, la premire dorsale y petite et pineuse , est spare de la deuxime, qui est molle et longue. JJ Uranoscope de la Mditerrane. ( Uranoscopus. scaher Lin. ) Bi. i-jS. Est gris-brun , avec des sries irrcgulires de taches blanchtres. C'est un des poissons les plus laids^ cepen- dant on le mange. H y en a de trs semblables dans la mer des Indes, et au Brsil {i). D'autres n'ont qu'une dorsale, o la partie pineuse se joint la molle. Ils sont tous trangers {?>). Une troisime division des percocles a les ven- trales attaches plus en arrire qae les pectorales ^r ce sont les Percodes abdominales. Leur premier genre, celui Des Polynmes. ( roLY]>EMUs. Lin. ) Ainsi nomms, parce que plusieurs des rayons inf- (i) Arist., lst. Au., lib., II, c. ]5. (2) Aj. Uranosc. ajCinis , Ur. marnioralus , Jjr. guttatus, Ur. fillharhis XJr. Y grcum j espces nouvelles de'criLes dans aoLre troisime vol. (3) Uranoscopus lebeck, Bl. Schn., p, 47; Ur. monopteryglus, ib., 49? Ur. lvis , ib. , pi. vni ; Uran. inevmis ., Cnv, cl Yal. , III , lxxi , Ur cirrhosus\ deux espces nouv. ACAIN'THOPTUYGIENS. 1 55 rieurs de leurs pectorales, sonl libres, et forment autant de filaments (i) , n'ont pas les ventrales trs en arrire, et leur bassin est mme encore suspendu aux os de t'paule. Ils tiennent aux percodes parles dents en velours ou en cardes qui garnissent leurs mclioires, leui' vomer et leurs palatins ; mais ils ont le museau bomb, et les nageoires verticales cailleuses comme beaucoup de scinodes; leurs deux dorsales sont car- tes; leur propercule dentel , leur boucbe trs fen- due ; il y en a dans ^toutes les mers des pays chauds. Le PgI. longs Jilets. ( Pol. paradi'seus, et Pol. quinqua- rius. Lin.) Seb. Ili. xxvn. 2. Edw. 20B. llussel. i85. Nomm aussi poissoh mangue , cause de sa belle cou- leur jaune, a de ciiaque ct sept (ilets, dont les premiers du double plus longs que le corps. C'ette espce manque de vessie natatoire, tandis que les autres en ont une. C'est le plus dlicieux des poissoris que l'on mange au Ben- gaie. Les autres polynmes ont les filets plus courts que !e corps, et le nombre de ces filets est un des caractres d leurs espces. Il y en a de grandes, et toutes passent pour de bons mangers (3). Dans les genres qui suivent, les ventrales sont toiit--iait en arrire, et le bassin ne tient plus aux os de Fpaule. Le premier de ces genres avait mme ong-tmps ( i ) De V iiy-ex, {Jllum ). . (2) Polyn. plel/eius , ou Emo , roiiss. ,' Bl. , 4^^ : Pol. uronemus , Nob. , Russel , i84; Potjn. tetrailactylus , Sliaw,., Russcl, i83; Pol. sextarius , El. Sclia. , p!. ivj Pol. enneadactylus , Vahl. Pol. decadaclyliis y BL, /^Oi 7 Polyneinus americanus ^ Nob, , qr.i est le polyn, nomme' mal ^^o^^o^ paradisus par BI.,])1. 4t>2,et conl M. de Lace'p, a fait, mal propos aussi, un genre.parlicuier, son Polydacl)le plumier, V, xiv, 3. 1 oG toissoNs t confondu dans celui des biocbels, c'est e genre des Sphyrjnes. (Sphyr^t^a. B. ScLn. (i) Grands poissons de forme alonge , deux dorsales cartes, tte oLlongue , laquelle la mclioire in- frieure forme une pointe en avant de la suprieure, et dont une partie des dents sont grandes, pointues et tranchantes. Leur propercule n'a point de dentelures, ni leur opercule d'pines. Il y a sept rayons leurs oues, et de nombreuses appendices leur pylore. Nous en avons une espce dans la Mditerrane. Le Spet (i). ( Esox spJi/rna, Lin. Sphyne spel, Lacep. ) Bi. 389. Qui atteint plus de trois pieds de longueur, et est bronz sur Je dos, et argent sous ie ventre. Les jeunes ont des taches brunes. L'Amrique en a une trs voisine {Sph. piciida y Bl. Schn.) Parr., xxxv, 5 , 2 ; Lac, V, ix , 3. Et une autre qui devient beaucoup plus grande, ctque l'on redoute presque l'gal du requin [Sph. barracuda , Nob.^ Catesb. , II, pi. i , f. i ). Les Paualepis. Cuv. Sont de petits poissons assez semblables aux Spbyrnes, mais dont la deuxime dorsale est si petite et si frle , qu'on l'a crue adipeuse (3). Les SIulles. (Mullus. Lin. ) Tiennent d'assez prs aux percodes , par plusieurs dtails de leur extrieur^ et de leur anatomie, et pour- ri) X'^ufOiiva dard , trait. (2) Espeto : broclie en Espagnol, (3) Il y eu a dans la Mdilerannee, deux ou trois petites espces d- couvertes par M. Risso. Voy. sa deuxime dition, fig. i5 et iQ. ACA]STHOPTilYCfE!!^S. 107 raient nanmoins former eux seuls une famille part y tant ils offrent de }3ai'ticularits remarquables. Leurs deux dorsales sont trs spares ; tout leur corps et leurs opercules sont couverts d'caills larges et qui tombent facilement; leur propercule n'a point de dentelures; leur bouche est peu ouverte, faiblement arme de dents , et ils se distinguent surtout par deux longs barbillons qui leur pendent sous la symphyse de la mchoire infrieure. Ils se divisent en deux sous-genres. Les MuLLES proprement dits, vulgairement Rougets-harhetSf N'ont que trois rayons aux branchies , et manquent d'- pine l'opercule et de dents la mchoire suprieure, mais leur vomer a deux larges plaques de petites dents en pav. Ils n'ont point de vessie natatoire. Toutes les espces sont europennes. . Le Rouget. {Mullus barbaliis, Lin.)BI. 348. 2. A profil presque vertical , d'un beau rouge vif, estcl- bre par son bon got et par le plaisir que les Romains prenaient contempler les changements de couleur qu'il prouvait en mourant (i). l est plus connu dans la Mdi- terrane. Le Surmulet. [BIullus surmuletus.\n.)V>\. 57. Plus grand , profil moins vertical , ray en longueur de jaune ; plus commun dans l'Ocan. Les UpENEus.'Nob. Ontdes dents aux deux mchoires eten manquent souvent au palais; leur opercule a une petite pine; il y a quatre rayons leurs branchies, et ils possdent une vessie nata- toire. Toutes leurs espces sont des mers des pays chauds. (2.) 4 I I I ^ - M il. Il . , (i) Senec, qucst. nat., ll , c. 18. (2) Mullus vlitatus , Gm., Laccp. III, xiv, i; Russel , II, i58; Bl. Russelii^ N., Russel, II, 157; M. hifascialwi ^ Laccp. , III ^ XIV, 2 ; M. trlfasciatus ^ id., III, xv, 1 , ou M. mullibanch , Quoy el Gaym. Voyage de Freyc, pi. 09, f- i 't tt plusieurs autres espces d- crites dans le trolslciuc vo, de notre histoire des poissons. i38 poisso^s La deuxime famille clesAcANXopTRYGiKNS, celle Des joues CUIRASSES. Conlient une nombreuse suite de poissons aux- quels l'aspect singulier de leur tte , diversement hrisse et cuirasse , donne une physionomie propre qui les a toujours fait classer dans des genres sp- ciaux, bien qu'ils aieut de grands rapports avec les perches. Leur caractre, commun est d'avoir les sous-orbitaires plus ou moins tendus sur la joue, et s'articulant en arrire avec le propercu]e. L'u- ranoscope seul, dans la famille prcdente^ a quel- que chose d'approchant ; mais son sous- orbitaire, bien que trs large, s'attache en arrire aux os de la tempe , et non pas au propercuie. Linnaeus en faisait trois genres : les Trigles , les Coites y les Scorpnesj mais on a d les subdiviser , et il faut y joindre une partie de ses Gastrostes, Les Trigles. ( Tiigla. Lin. (i) Vulgairement Grondins ou Rougets- Grondins . Sont ceux o ce caractre est le plus marqu ; leur norme sous-orhitaiie couvre enliremeuL la joue, et s'articule mme par suture immobile avec le proper- cule , qui ne peut se mouvoir qu'avec lui. Les cls de la tte, peu prs verticaux, lui donnent une forme ap- prochant du cube ou. du paralllipipde et ses os sont tous durs et grenus. Le dos porte deux nageoires dis- tinctes , et il y a sous la pectorale des rayons libres au (i) T{>>>; clalt le nom grec du mulle; Artedi avait, runi ces deux genres , Cl depuis qu^on les a spares on a laisse ce nom aux grondins. ACANTHOPTUYGTETNS. 1 Sq nombre de trois. lis ont environ douze cnums et une vessie arienne large et bilobe. Plusieurs espces font entendre quand on les prend des sons qui leur ont valu leur nom vulgaire de Grondins. Les Trigles proprement dits. (Trigla. Cuv. ) Ont des dents en velours aux mchoires et au-devant du vomer ; leurs pectorales, quoique grandes, ne le so/)t point assez pour les lever au-dessus de l'eau. Nous en avons de nombreuses espces dans nos mers. Le Rouget commun. ( Trigla pini. Bl. 355. Trigl. cuculus^ Un, ?) A le long de chaque ct du corps, de nombreuses li- gnes verticales et parallles , qui coupent la ligne latrale, et sont formes par des replis de la peau , dans chacun desquels est une lame cartilagineuse. Son museau est oblique; c'est un poisson de bon got, d'une belle cou- leur rouge. Le Roiar^et camard. [Tr. lineata. Lin. et Tr, adriatica Gm.) Bl. 35. Rond. '2q5. Martens. Voyage Venise, li. pi. n, A le museau bien plus vertical et les pectorales plus longues ; et les lignes de ses flancs entourent le corps entier comme des anneaux. Il s'apporte sur nos marchs avec le prcdent (i) Le Perlon. {Tr. hirundo. L.) Bl. Go (2). Sans sillons ni pines sur les cts ; le dos- bruntre , quelquefois rougetre; les pectorales du quart de la lon- gueur, noires, bordes de bleu du ct interne. C'est la plus grande espce de nos ctes; il y en a de deux pieds et plus. On en fuit des salaisons. On en trouve aux Indes des espces voisines (3). La Lyre. ( Tr. lyra. L.) Bl. 35o. llond. 298. A nuiseau divise en deux lobes dentels ; une forte pine (i) Le peuple le croit mal propos la femelle du rouget commun. (2) C'est le Tr, cuculus de Brnnici, (3) Elles ont nouvelles j nous les de'crivons dans le quatrime vol. de noire ichtyologie. l6o POISSONS Topercuc, au sur-scapiiaiie et surtout l'humerai j des pines le long des dorsales, la ligne latrale lisse, les pec - torales du tiers de la longueur j beau poisson d'un rouge vif en dessus, blanc d'argent en dessous. Le Gronau, Gurnard^ on Grondin proprementdit. (2>. gur- nardus. Lin. ) Bl. 5(i. Une pine pointue Topercule et l'paule; des cailles un peu carnes la ligne latrale. Il est d'ordinaire gris- bvun dessus , tacliet de blanc , et blanc dessous ; mais il y en a aussi de rougetres et de rouges. C'est l'espce la plus abondante dans nos marchs. 11 y en a une espace voisine , Le Grondin rouge. { Tr. cuculiis. Bl. Sg.) (i). Constamment rouge, avec une tache noire a premire dorsale. La Morriide. {Tr. lucerna. Brnn. ) Rondel. 287 (2). A la ligne latrale garnie d'caillcs plus hautes que larges , et la deuxime pine dorsale prolonge en filets La Cavillone. ( Tr. aspera. Viviani. ) Rondel. 296. A museau court, cailles pres, tte veloute; des crtes aigus le long des dorsales ; la tempe chancre. Ces deux dernires espces sont petites et propres la Mditerrane (3). M. deLacpdeaspar trois genres de celui des trigles: Les Priowotes. Poissons d'Amrique semblables notre pcrlon , pec- torales cependant plus longues, etqui peuvent mme les (i) C'est ici le Tr. hiriindo de Brnnich j mais ce n'est ni le cuculus ni Ylurundo de Lin. (2) Ce n'est pas le Tr. lucerna de Lin. , mais son Tr. ohscura , dcrit Mus. Ad. Fi d., deuxime part., et oubli ensuite. Le Tr. lucerna L. est une espce factice. (3) Aj. les espces voisines de la ca^illone : Tr. jtapillo, Nob. 5 Tr. phalna; JV. spJiiiix ^ dcrites dans notre quatrime volume. ACAINTIIOPTRYGIENS. l6l soutenir dans l'air; mais dont le caractre prcis con- siste avoir une bande de dents en velours sur chaque palatin (i). Les Malarmat. (Peristedion. Lacp. ) Ont t spars des trigles avec encore plus de raison. Tout leur corps est cuirass de grandes cailles hexa- gones, qui y forment des arrtes longitudinales; le mu- seau est divis en deux pointes , et porte en-dessous des barbillons Lrancliu s; enfin leur bouche n'a aucune dent. On n'en connat bien qu'une espce de la Mditerrane {Trigla cataphracta , L. ) ? Rondel. 299, rouge , longue d'un pied (2). Le mieux motiv de ces dmembrements est celui Des Dagtyloptres Lacp. Si clbres sous le nom de poissons volants; les rayons d^au-dessousde leurs pectorales sont beaucoup plus nom- breux et plus longs, et au lieu d'tre libres comme dans tous les prcdents, ils sont unis par une membrane en une nageoire surnumraire plus longue que le poisson , et qui le soutient en lair assez long- temps. Aussi les voit-on voler au-dessus des eaux pour chapper aux bonites et aux autres poissons' voraces , mais ils y re- tombent au bout de quelques secondes. Leur museau trs court Tair d'tre fendu en bec de livre; leur bouche est situe en dessous; il n'y a leurs mchoires que des dents arroadies en petits pavs; leur casque est aplati , rectangulaire , grenu ; leur pro- (i) Tr. punctata , BL, 352 et 354; Tr. strigata, Nob , ei^olans ^ Lin. , ou lineota Mitcliill., Tians. de New-Y. , I, pi. iv, f. 4 ; ^^- c- rolina , I/ui., ou palmipes , Mitcli., . cit. j Tr. tribulus , Nob. (2) La fig. de Bioch , 349, ^^^ fautive et multiplie trop les rayons de la seconde dorsale. Il y en a aux Indes plusieurs autres espces. TOME II. 11 lG2 POISSONS percule se termine en une longue et forte phie qui est une arme puissante. Toutes leurs cailles sont carnes. L'espce de la Mditerrane {Trigla volitans y Lin. ), Bl. 35 , est longue d'un pied, brune en dessus, rougetre en dessous, et a les nageoires noires diversement tachetes de bleu. Il y en a une espce voisine dans la mer des Indes [Dactyl. orientalis y Nob.), Russel. , iGi. Les Cphalacanthes. Lacp. Ont presque la mme forme et particulirement la mme tte que les dactyloptres, dont ils diifrent par Fabsence totale des nageoires surnumraires ou des ailes. On n'en connat qu'un trs petit de la Guiane (i) j {Gasterosteus spinarella , Lin.) Mus. Ad. Fred., pi. xxkh, fig. 5. Les Chabots (CoxTusLin.) Ont la tte large dprime, cuirasse et diversement arme d'pines ou de tubercules; deux nageoires dor- sales; des dents au-devant du vomer, mais non aux pa- latins , six rayons aux Lrancliies, et trois ou quatre seu- lement aux ventrales. Les rayons infrieurs de leur pectorale, comme dans les vives ne sont point bran- clius; leurs appendices ccaes sont peu nombreuses, et ils manquent de vessie natatoire. Les espces d'eau douce ont la tte presque lisse , et seu- lement une pine au propercule. Leur premire dorsale est trs basse. La plus connue est Le Chabot de rivire. {Cottus gobio. Lin.) Bl. 3g. i. 2. Petit poisson de quatre ou cinq pouces, noirtre. Les espces marines sont plus pineuses; quand on les irrite, elles renflent encore leur tte. (1) Et non pas des Indes , cumme on l'a toujours dit. ACANTilOPTUYGIEINS. 1 65 Nos ctes en ont deux nommes Chahoisseaux , Scor- pions de mer j etc. L'uiiC ( Cotlus scorpiiis j L. ) , BI.^ 4^ ? ^ trois pines au piopercule; l'autre^ C. Z?i/Z>a//5, EupIirascn.^Nouv. Mm. fS Des MENIDES. Qui diffrent des famiies prcdentes, parce que leur mclioire suprieure est fort protractile et r- tractile , cause de la longueur des pdicules des intermaxillaires, qui se retirent entre les orbites. Leur corps est cailleux comme celui des spares, dans le genre desquels on les avait laisss jusqu' prsent. Les Mendoles. (IVLena. N. ) Se distingueraient dj de tous les vrais spares, parce qu'elles ont les dents en velours ras sur une bande troite et longitudinale du voiner. Leurs mclioires neii ont aussi que de trs fines et sur une bande fort troite. La forme de leur corps est oblongue, comprime , un peu semblable celle d'un hareng. Il y a une caille alonie au-dessus de chacune de leurs ventrales et une entre elles. Nous en possdons quelques espces dans la Mditer- rane. La Mendolc vulgaire. {Sparus mc&na. Lin.) Bl. '270. Plombe sur le dos ^ argente au ventre, une tache noire sur le flanc, vis--vis la dernire pine de la dorsale. La /i/^c/e. {IM.jusculum. N. ) Ne diffre de la vuj^aire que par un corps plus troit , un museau plus court , une dorsale plus haute. ACAWTHOPTRYGIEIfS. 187 La M . ^Osheck. ( Spams radiatus. Osbeck. ) S parus tricuspidatus. Spinola. A.nn. Mus, X. pi. xviii. D'un bleu d'acier fonc , des raies bleues obliques sur la joue; des taches bleues sur les ventrales, la dorsale en- core plus haute. Les PiCARELS. (Smaris. N. ) Ne diferent absolument des meiidoles que parce qu'ils n'ont aucunes deots au vomer; leur corps est g- nralement un peu moins lev. Il y en a aussi quelques-uns dans la Mditerrane. Le Picard coniTiuin. {Spams smaris. Lin. ) Laroche. Ann. Mus. XilL pi. XXV. f. 17. Gris-plomb en dessus, arj^ent en dessous, une tache noire sur le flanc. Le Picard inarLin-pclieiir. {Smaris alcedo. Ptiss.) Est nomm ainsi cause de la belle couleur bleue dont son corps est vari. Le Picarel cagarel. { Smaris cagarella, N. ) Aie corps aussi haut que la mendole, donl il ne diffre que par sou palais^^sans aucune dent. Les C^sio. Lacp. Ne s'loignent des picarels qne par une dorsale un peu plus leve de l'avanl, et entoure sa base de fines cailles. Ce sont des poissons de la mer des Indes, peu prs d'une forme de fuseau (1). (i) Csio asuror, Lacp., l , 86, oa fackiim , Valent., 182, ou Canthre douteux, Dict. ciass. d'hist. natur., quatrime liv. ; C. smaris, N , ou F^acku/n mare, Ecnarcl , T, pi. 32 , f. 1747 Bodlanus argenteus, Bl., 23i, ou Picarel radiard, Qaoy et Gajm.,Zooh de Frejc, pi. 44>^* ^5 Sparus cuning^Bl., 263, ou CycJda cuning, Bl. Schn., p. 336. JN". B. M. de Lace'pde fait aussi un Csio du Scomer ernuda dcForslca, ou Centrogaslcr equula de Gmelin , f[i est uolre Emda cahalla. i88 POISSONS Les Gerrgs. INob. Yal^ai renient Mocharra cliez les Espagnols d'Amrique. Ont aussi la bouclie protractile; mais en se pro- jetant en avant, elle s'abaisse; leur corps est lev, et surtout la partie antrieure de leur dorsale , dont la partie postrieure a le long de sa base une gaine cail- leuse. Il n'y a de dents qu' leurs mclioires, et elles sont petites et en velours. Le premier intei'-pineux de leur anale est creus en tuyau , comme dans certains pagres. Il y en a dans les parties chaudes des deux Ocans. Ce sont de trs bons poissons (i). On dit qu'il en vient quelquefois une espce ( G. rliom- beuSjNohf^Bars de roche de la Jamaque, Sloane., II, pi. 253, f . I ) , jusque sur les ctes de Cornouailles , la suite des pices de bois charges d'anatifes que les courants entranent {i). La sixime famille des Acanthoptrygiens, ou celle Des SQUAMMIPENNES, Est ainsi nomme de ce que la.-partie molle, et souvent la partie pineuse de leurs nageoires dor- sales et anales, sont recouvertesd'cailles qui les en- crotent, pour ainsi dire , et les rendent difficiles distinguer Je la masse du corps. C'est le carac- (i) Lahrus oyena , Forsk, Ruppel, voy. poiss., pi. III. x, 2 , ou Spare breton , Lacp., IV, i34, ou Labre long museau , id. , TII^xix, i , et p. 467 ; Gerres aprion , N., Catesb., II, xi, 2 ; G. rhoinbeus , N., ou Stone bass., Sloane , Jam, , II , pi. 253 , f . i ; G. poieti, N., Rcn., pi. II , f. 9, Valent., no 354^ G. lineatus,'^., ou Smarls lineatus^'Hurab. , Obs. , Zool. ,pl. XLVi, f. 2; Gerres argyreus, N. , ou Scina argyrea, Forstcr, ou Cychla rgrrea, Bl., Scbn. : G . fllamentosus , N., ou l^^or- davi'ahah , Russel , f. 68. (2; Coucli, Trans, lia., XIV, pretuire part , [>. 81- ACANTHOPTRYGIENS. 189 tre le plus apparent de ces poissons, dont le corps est en gnral trs comprim, et qui ont des in- testins assez longs et des ccums nombreux. Linnus les comprenait dans son genre des CHiETODONS. Ainsi nomms de leurs dents semblables des crins, par leur finesse et leur longueur, rassembles sur plu- sieurs rangs serrs, comme les poils d'une brosse. Leur boucbe est petite , leurs nageoires dorsales et anales sont tellement garnies d'caills semblables celles du dos , que l'on a peine distinguer l'endroit o elles com- mencent. Ces poissons, trs nombreux dans les mers des pays cbauds, sont peints des plus belles couleurs, ce qui en a fait recueillir beaucoup dans les cabinets, et reprsenter un grand nombre. Leurs intestins sont longs et amples^ et leurs ccums grles, longs et nom- breux; ils ont une grande et forte vessie arienne , et frquentent gni'alement les rivages rocailleux; leur chair est bonne manger. Les Ch^etodons proprement dits. Ont le corps pins ou moins elliptique , les rayons pineux et les mous se continuant en une courbe peu prs uni- forme; leur museau est plus ou moins avanc, et quelque- fois leur propercule a une fine dejitelure. Us se ressemblent mme quelques gards, parla distri- bution de leurs couleurs, et la plupart ont, par exemple, une bande verticale noire dans laquelle est Fil. Dans les uns, plusieurs autres bandes verticales sont pa- rallles celle-l (i). Dans d'autres, elles sont obliques ou longitudinales (2). (i) Cht. ctriatus , L. , Bl. , 2o5 , f . i j Ch. octofasciatus ^ Gm . El., 2i5 , I ; h. collare , El., 216. (2) Cht. Meyeri, Bl. ScId., nomme mal propos Holacanthe jaune et noir par Lacp., IV, xni , 2, 3 QO POISSONS Il y en a aussi qui ont les flancs sems de taches brunes (j ). Plusieurs ont seulement des lignes de refletsdans diverses directions; ei tantt seulement la bande oculaire (2) ; tantt aussi quelques rubans sur les nageoixes verticales (3). 11 y en a dans lesquels un ou deux ocelles contribuent varier le dessin (4). Quelques-uns de ces cnastodons proprement dits se dis- tinguent des autres par un filet qui rsulte .du prolonge- ment d'un ou de plusieurs des rayons mous de leur dor- sale (5). En fin ^ il y en a qui se font remarquer par le trs petit nombre des pines de leur dorsale (6). Les Chelmons. Sob. Sont spars des chastodons, h cause de la forme extraor- dinaire de leur museau , qui est long et grle, ouvert seu- lement au bout et form par rintermaiLiliaire et par la mchoire infrieure prolongs outre mesure. Leurs dents sont en fin velours plutt qu'en soie. Une espce ( Cht. rostratus , Lin. ) , BL, 101, a l'insinct de lancer des gouttes d'eau aux insectes qu'elle aperoit sur le rivage, et de les faire tomber dans l'eau (i) Cht. niilians , N. , Zool. du Voyage de Freycinet , pi. 62 , f. 5. (2) Cht. Klei?2n,J\]., 218, 2 ; Ch. Sebcc , N. , Seb., , xxvi, 36. (3)C/ice. -vittalusy Bi., Scha,, Seb., III , x?;ix, 18; Ch. vagabundusy Bl., 204 ; Ch. decussatus , N Tvussel , 83,; et Klein., Miss., IV, ix, 2, Ch. blfascialis ., N. , Voyage de Freyc, pi. 62 , f- 5; Ch. strigan- gui us , Gm. ; Ch. baronessa ., N., lleuard, I , xlih , 218 ; Ch.fron- talis, N.,.oa Pomacentre croissant, Lace'p. ; Ch. Jasciatus ^ Forsk., ou Ch, flavus, Bi., Schn., n 3^. (4) Ch. nesogaUieus , N., Ren., I, v, 37 ; et Will., app., V, 4; Ch. capistratus,!^., Seb., III, xxv, 16, Mus. Ad. Frcd., xxxui, 4; Klein., Mise., A'^, XI, 5; Ch. bimacalatus ^ BL, 219, i ; Ch. plebeius, Gm. j Ch. unimaculatus , BL, 20, 1 5 Ch. sebanus ^ N.,Seb., III, xxv, 11; Ch. ocellatus y BL, 211, 2. (5) Cht. setifer,^l., ^'i6, i; Ch. aur!ga,'Fovsh. ; Ch. prlnclpalisy N., Eenard, 2* part., lv , 289, Valent., n l^o'-j. (G) Ces espces sont ncuvelies , ainsi que beaucoup d'autres qui appar- tiennent aux subdivisions pre'cdentes , et que nous de'crirons dans notre Ichtyologie. ACAISTnOPBlGElNS. ]gi pour s'en nourrir. C'est un amusement des Cliinois de Java (i). Les IIeniochus ou Cochers. Diffrent des chaetodons projjrenient dits, parce que leurs ])rcmiers aiguillons du dos croissent rapidement , et surtout ie troisime ou le quatrime^ qui se prolonge en un filet quelquefois double de la longueur du corps, et semblable ui:e espce de fouet (2). Les phippus ou Cavaliers, Se distinguent par une dorsale profondment cchancvc entre sa partie pineuse et sa partie molle, et dont la partie pineuse sans cailles, peut se replier dans un sillon form par les cailles du dos. Une de leurs subdivisions a trois pines l'anale et des pectorales ovales. Il y en a en Amrique une espce {Eph. ^igas , N. ) remarquable par le trs gros renflement en forme de massue du premier interpineux de son anale et de sa dorsale , et par un renflement analogiie de la crte de son crie (3). Une autre subdivision, qui est del merdesndes, avec les trois pines l'anale, a des pectorales longues et poin- tues (4). Une troisime subdivision , aussi de la mer des Indes, a quatre pines l'anale , et des cailles trs petites. Une de ses espces ( Ghtodon argus ^ L. ), Bl., 204 , 1 , (i);Sclilosser5Trans. pliil., 1764, p- Sg. Aj. Ch. longirostris, Brous- son. , Dce. iclityol, (2) Ciioelodon macrolepidot^us ^ L., Bl., 200, i. Le Cht. acuminatus^ L., Mus. ad Fred., xxxiii, f. 2 , n'en parat qu'une varit individuelle. Cht. corntitus , L., Bl., 200, 2 , dont Cht. canescens ,1^., Seb., Jl, xxy, 7, n'est qu'un jeune individu dcolr. (3) Aj. ChLodon fabr, Brousson., Bl.,212, 2, Aonlle Chtod plumieri ^ l . ^ 211, i, pourrait n'tre qu'une varit 5 Cht. orlis, B]., 202 , 2. (4) Clit. punctalusyl-i., ou Laite ^ Russel, 79; Cht. longimanus, Bl. Sclm., Russel, 805 ph, terla , N., Russel, 81. 192 POISSOJNS passe pour dvorer de prfrence les excrments hu- mains (1). Une espce de cette subdivision a t trouve fossile au mont Bolca (2). LcsTaurichtes, sont des ephippus des Indes , qui ont sur chaque il une corne arque et pointue (3). Les Holacanthes. Lacp. Ont pour caractre un grand aiguillon l'angle du pr- opercule, et la plupart ont aussi les bords de cet os dentels. Ce sont des poissons remarquables par la beaut et la distri- bution rgulire de leurs couleurs , et excellents pour le got.Les deux Ocans en possdent de nombreuses espces(4) iJ Leur forme est ovale ou oblongue. On peut encore en distinguer Les Pomacanthes. Qui ont la forme plus leve, parce que le bord de leur dorsale monte plus rapidement (5). On n'en connat que d'Amrique. (i) Aj. Chi. tetracanthus , Tiacp.., III, xxv, 2* (oi) Ittiolitologla veronese,Y>\, V, f, 2. On l'y donne comme V Argus ^. mais c'est une espce diffrente. ^3) Le Poisson bufle des Malais, Taurichihys varias, N. , trs bien rendu, Kenard , I, xxx , 164, Valent., n 71; T. vlridis ^ Ren., II, X, 49? Valent., n 161. (4) Espces d'Ame'rique , Chtocon ciliaris , L., BL, 2 i4 j ou Isabe- lita , Parra, VII, i, ou Cht. couronn, Desmar., De'c. iclityol. ; Cht. tricolor , Bi. 4^5 ; Duham. , sect. IV , pi. xiii , 5. Espces des Indes, Cht. bicolor , Bl., 206, 1 ; Ch. mesoleucos , Bl. , ou meso- melas, Gra. , BL, 216, 2; Holac. amiralls , N.. Renard, I, xv?, g2; Cht. annularis, Bl. , 2i5, 2; Cht. nperator , Bl. , 19^ ; Ch. fasclatus , Bl., iqS; Cht. nicobareensis y Bl. Schn. , 5o , ou Geometricus , Lace'p, IV, xiii , i 5 HoL /az/zarA. , Lace'p. , IV, 53i , Ileoard,I, xxvi, i44> i45 j et plusieurs espces nouvelles. (5) Cht. aureus , Bl., iqS , I , ou Chirluita jaune , Parra , VI , 2 j Cht. paru, BL, 197, ou Chirwita noir , Parr., VI, 1 ; Ch. 5-cincfus, N., Guapen'a, Marge, 178 j Ch. arcualus , L., Bl., 2o\, 2. ACANTHOPTUYGIEIVS. IQ Les Platax. Ont en avant de leurs dents en brosse ^ un premier lang de dents tranchantes, divises chacune en trois pointes; leur corps, trs comprim, semble se continuer avec des na- geoires verticales, paisses, et trs leves, cailleuses comme lui. et o un petit nombred'pines se cachent dans le bord antrieur j en sorte que le poisson entier est beaucoup plus lev qu'il n'est long. Les ventrales sont aussi fort lon- gues. Ce sous-genre est de la mer des Indes (i). Une espce ( Ch, artliriticiis , Bell. , Trans. pliil. , 1793 , pl.Vi), de forme plus orbiculaire , est remarquable par les nuds ou renflements de quelques-uns de ses inter- pineux, et de ses apophyses pineuses (2). On en a aussi trouv une espce fossile au mont Bolca (3). Les Psettus. Commers. Ont , avec des formes peu prs semblables celles des platax, des dents eu velours ras, et surtout des ventrales rduites une seule petite pine, sans rayons mous. Il y en a d'levs (4), et d'autres de forme ronde ou ovale (5) , tous de la mer des Indes. Les Pimeleptres. (Pimelepterus. Ijacp.) Se distinguent parmi tous les poissons, par des dents sur une seule range, portes sur une base ou talon ho- rizontal, au bord antrieur duqriel est une partie verti- (i) Chtodon vespertilio , Bl., T99, 2; Ch. tera, ib., 1 j CA. giiitulatus , N., Ren., II, xxiv, 129. (2} C'est aussi le Ch. peniacanlhe , Lacep., IV, xi, 2 , et le Chtodon orbicularis , Forsk. , ou Acunthinlon orhiculaire , Lacep., IV, 5oo, (3) IttioL veron , pi. 4 et 6. (4) Psett. Seb, N., Chtodon rhombeus , B\ , Scbn., Seb., III, xxvi, 21: Ps. Rhoinbeus , N,, ou Scoinber rliombeus , Forsk , ou Centio- gaster rhombeus, Gm., ou Centiopode rlionibodal , Lace'p., Russel, 59. (5) Psett. Commersonii, N., ou Monodactyle f aie if or me, Lacep., II , V, 4 7 et III , 1 3 1 , qui pourrait bien ne pas cliffe'rer du Chtodon argentans. Lin. , ou yicanthopode argent, Lace'p. TOME 11. 1 j I g4 POISSONS cale tranchante. Ils ont le corps oblong , la tte obtuse , les nageoires paissies par les cailles qui les recouvrent, ce qui leur a valu leur nom (i). Ce sont des poissons ovales , lisses , couverts d'caills brunes; il y en a dans les deux Ocans (2). Un genre voisin des pimleptres , est celui des DiPTERODON. (3) Qui a aussi des dents tranchantes , mais tailles obli- quement en biseau, et non coudes, et la dorsale pi- neuse spare de la molle par une chancrure profonde. On n*en connat qu'un du Cap {Dipterodon capensiSy N.) Les genres suivants que nous laissons la suite des chtodons , cause de leurs nageoires cail- leuses , en diffrent nanmoins beaucoup par les dents qui revtent leurs palatins et leur vomer. Les Castagnoles. ( Brama. B1. Schn. ) (4) Tiennent cette famille ^ par les cailles qui cou- (i) Pimleptre (nageoire grasse). Ce genre de Lace'pde, IV, 429. feit d'aprs Bosc, est le mme que celui des Xistres, V, 4^4 f^it d'aprs Commerson; et tout fait croire que IcDorsuaire, Lace'p., V, 4^^, qui est certainement identique avec IcRyphose, III, ii4 pourrait bien tre aussi le mme que le Xistre. (2) Le Pimleptre hosqulen, Lace'p., IV, ix, i , ou Chtodon cypri- naceuSf Broussonet, le Pimleptre marciac, Quoy et Gayra., Voyage deFreycin,, pi., 62, f. 4 5 1^ Pim. du Cap., ovi Kiphose double bosse, Lace'p., III, vni, i ; une espce du Brsil, nomme autrefois par Banks Chtodon ensis. (3) Ce genre dont le nom est emprunte' de Lace'pde ne comprend ce- pendant pas les mmes espces. (4) Je souponne fortement que c'est la castagnole que M. Raf- nesque a en vue dans son Lepodus saragus , Nuov. gen., n" i44- Shaw. en fait, on ne sait pourquoi, deux espces , Sp. Hait, et Sp. castaneola ; ce dernier d'aprs Lace'p.; mais Lacp. n'a fait son genre que pour l'espce de Bloch et de ITai. ACANIHOPTRYGIENS. 196 vrent leurs nageoires verlicales , lesquelles n'ont qu'un pelil nombre de rayons pineux cachs dans leurs bords antrieurs; mais elles ont des dents en cardes aux m- choires et aux palatins, le profil lev , le museau trs court, le front descendant verticalement, la bouche presque verticale quand elle est ferme; des cailles jus- que sur les maxillaires ; sept rayons aux oues ^ une dor- sale et une anale basses , mais commenant en pointe saillante; l'estomac court, l'intestin peu ample ; les ccums au nombre de cinq seulement. On n'cFi connat qu'une de la Mditerrane, qui s'gare aussi quelquefois dans l'Ocan {Spams Raii , Bl., !2'^3 ). C'est un bon poisson, decoulenr (racier bruni, qui devient grand, mais qui est tourment par des vers intestinaux de beaucoup de sortes. Les Pemphrides. ( PemphepiIS. N. ) Ont une anale longue et cailleuse, et une dorsale courte et leve; la tte obtuse, Toeil grand, une pe- tite pine l'opercule , et des dents en velours aux mchoires, au vomer et aux palatins. Ils sont de la mer des Indes (1). Les Archers. ( Toxotes. !N. ) Ont le corps court et comprim, la dorsale sur la dernire moiti du dos , pines trs fortes, partie molle cailleuse, ainsi que l'aliale qui lui rpond; le museau dprim , court ; la mchoire infrieure plus avance que l'autre; les dents fn velours trs ras aux deux mchoires, au bout du vomer, aux palatins, aux ptrygodiens et sur la langue; six rayons aux oues, des dentelures trs fines au bord infrieur du sous-orbitaire et du propercule. Leur estomac est court et large; il y (i) Pempheiis touea , N., Spams argenteus , J. Whiie, app., 267, ou Kurlus argenteus, BI., Sthn., 164 ; P. mangula , N., Rus el , 1 lA ; P. inolucca, N., Renard, I, xv, 85; et Valeut., n ^6. l5* i-^G poissoiNs a douze appendices ccales a leur pylore; leur vessie arienne est grande et mince. -r.{fi ]^espce connue ( To.Totes jaciilator , ^oh.) , Lahrus " fcidator , Shaw.','tome IV , part., Il, p. 485, pi. 68(i),' e Java, est devenUe clbre par l'instinct qu'elle partage . avec le Ui(^t, rostrati^is^ de lancer des gouttes d'eau sur les insectes qui se tiennent, sur les herbes aquatiques, et de les .faire ainsi tomber dans l'eau pour s'en saisir. Il les lance quelquefois trois. ou quatre pieds de hauteur et manque l)ien rarement. .tfWf'5: La septime famille des Acanthoptrygiens, ou Les SCOMBRODES, "^ Se compose d'une multitude de poissons petites cailles , corps lisse , ccunis nombreux souvent runis en grappes, dont la queue et surtout la na- geoire caudale sont trs vigoureuses. , C'est une des familles les plus utiles l'homme, par le got agrable de ses espces , par leur volume, et par leur inpuisable reproduction qui les ramne priodiquement dans les mmes pa- rages, et en fait l'objet des plus ^t*ands pches. .j^ - ]j, Les Scombres.: nt une premire dorsale non dcompose, tandis a ls derniers rayons d la seconde, ainsi que ceux qui leur correspondent l'anale , sont au contraire dtachs, et forment ce que l'on appelles de Jausses nageoires ( pinn spurice). (i) C'est aussi le Scarus Schlosseri, Gmeh, Lacp. et Sliaw, le Scina jaculatrix de Bonnaterre, le Labre sagittaire Aeijaiep., le Cous cha- farettj de Buchanan . . ACATSTHOPTEfiyGlElNS. lC)fJ Ce\enYe se subdivise comme il suit : & .,i-.j'r.;/.M :; izi'ijLi'ii'iii i- '' Twf^U'>'\l * irri-xifa Les Maquereaux, f combeb. rSob. i Ont le corps en forme de fuseau , couvert d*cailles uni- formment petites et iisses; les cts "de la queue relevs de deux petites ci tes cutanes j la deuxime dorsale, spare de la premire par un espace vide. ^^ Le Maquereau vidgairc. {Scomher ^combrus. L. ) El. 54* ,\ dos bleu, marqu de raies ondes uoireS , cinq fausses nageoires en haut et en basj sa chair est ferme et excellente ;. il arrive en abondance.. en. t, sur nos ctes de l'Ocan , et y donne lieu des pches et des salaisons presque aussi productives q'ue celles des harengs, il en vient aussi quelquefois en d^autres saisons. Ceux du pre- mier printemps, gnralement plus petits, sont connus sous le nom de sansonnets. Le maquereau commun n*a point de vessie natgtoire; mais, chose trs remarquable , cet organe se trouve dans plusieurs espces d'ailleurs si semblables, qu'il faut de l'at- tention pOur les distinguer, telles que \e petit Maquereau de la Mditrane {Se. coliaSy Se. pneumatophoruSy iL- roche , Ann. Mus. , Xll ) ^ et \eSc. grex , Mitch., Trans. New-Yorck , I , 4^^ ? ^.^^ arrive quelquefois sur la cte des tats-Unis, en nombre prodigieux (t), etc. Les Thons. (Thynnus. Nob.) Ont autour du thorax une sorte de corselet form par des cailles plus grandes et moins iisses que celles du reste du corps. Les cts de la queue ont entre l^es deux petites crtes des maquereaux une carne cartilagineuse. Leur premire dorsale se prolonge jusque trs prs daia seconde. Le Thon commun. {Se. thynnus. Lin. ) Est ce grand poisson dont la pche dans la Mditerrane date de la plus haute antiquit, et fait une des richesses del Provence, de la Sardaigne, del Sicile, etc., par l'ton- nante abondance avec laquelle il s'y prend et s'y prpare (i) Aj. Scomber vernalia , Mitch., oc. cil. ; Se cana^urta , N., Kusse, x'S'o. 198 POISSONS l'huile, au sel, etc. Il atteint , dil-on , jusqu' quinze et dix-huit pieds, et a neuf fausses nageoires en dessus et au- tant en-dessous. Ses pectorales ont le cinquime de sa lon- gueur. 11 y a dans la Mditerrane plusieurs espces voisines, jusqu' prsent assez mal distingues. UAlicorli. {Se. hrachyptcrus. N.) Rondel. il^^, et Duham. Sect. VIL pl.YII. f. 5. Dont les pectorales ne font que le huitime de la lon- gueur totale. La Tonine, {Se. thunina.N. ) Aldrov. 3i5. Descrip. de TEg. Poiss. pi. XXIV. f. 5. D'un bleu brillant, avec des lignes noires ondules et replies de diverses manires, etc. C'est aussi dans ce premier groupe qu'il faut placer La Bonite des tropiques , om Thon ventre raye. {Se. pela- mys. L. ) Lacp. 11. xx. 2. A quatre bandes longitudinales noirtres sur chaque ct du \ entre (i). Les Germons. (Orcynus. N. ) Ne diffrent des thons , que par de trs longues pectorales qui galent le tiers de]^la longueur du corps, et atteignent au-del de l'anus. Le Germon des Basques, Alalon^a des Italiens. {Se. ala^ longa. Gra. ) Duham. Sect. Yll. pi. vi. f. i , sous le faux nom de Thon. Willughb. App. pi. 9- f. i. Se prend dans la Mditerrane avec les thons , et vient en t en troupes nombreuses dans le golfe de Gascogne, et y fait l'objet d'assez grandes pches ; son dos est bleu noirtre, et pas-e par degrs l'argent du ventre. 11 pse souvent quatre-vingts livres j sa chair est beaucoup plus blanche que celle du thon. (1) Aj. Se. coretta, N., Sloane , Jam., , i , 3 ; Dangiri mangelang . Eenard , I, txxvi ,189. ACANTHOPTRGIENS. igQ Les Auxides. (Auxis. N. ) (i) Ont, avec le corselet et les pectorales mdiocres des thons, les dorsales spares comme dans les maquereaux. Il y en a une dans la Mditerrane, Le Bonicou ou Scomhre Luroche de Risso , ou Scomber bisus. Rafinesque. Caratt. pi. IL f. i. Egypt. XXIV. 6. ) A dos d'un beau bleu, des lignes obliques noirtres; chair d'un rouge fonc. Les Antilles en possdent une autre que l'on y nomme 2'/io/i;etqui devient aussi grande que le thon d'Europe (2). Les Sardes. (Sarda. N.) (3) Se distinguent des thons seulement par des dents poin- tues , distinctes, et assez fortes. On n'en connat qu'une', abondante dans la mer Noire et la Mditerrane {Scomber sarda ^ BL, 334), Aldrov., 3i3, Salvian., 123, Blon., 179 (4). Bleue, dos ray oblique- ment de noiiatre. Elle habite aussi les deux Ocans. C'est un poisson remarquable par l'extrme longueur de sa vsicule du fiel, qui tait dj connue d'Aristote (5). Les Tassards. ( Cybium. N. ) (G) Ont le corps along , sans corselet et des dents grandes , comprimes, tranchantes, en un mot en forme de lancettes. Leurs palatins n'ont que des dents en velours ras. Il y en a (1) Auxis , nom ancien d'un poisson del famille des thons. (2) Aj. le Tasard, Lace'p., IV, p. 85 Li'albacore, Sloane, Jam., I, 1,1? (3) Sarda tait le nom ancien du thon pche et sal dans la mer occi- dentale. (4) C'est VAinia des anciens , et de Rondelet, 288 , le Sarda de Ron- delet, 248, en est le jeune ge. C'est aussi le Scomber palamitus de Rafinesque, le Se. ponticus de Pal)., Zoogr. ross. (5) Arisl., Hisl., II , c. i5. Au reste , le thon commun a la vsicule du fiel tout aussi longue. (6) Cjbium , nom ancien d'une prparation de thon et d'un poisson de la famille des thons. 2 00 POISSONS plusieurs dans les parties chaudes des deux Ocans, dont quelques-uns deviennent fort grands (i). Les Thyrsites (a). Diffrent des cybiums , parce que leurs dents antrieures sont plus longues que les autres , et qu'il v a aussi des dents pointues leurs palatins. Leur queue n'a point de ca- rne latrale. Ce petit sous-genre conduit sensiblement aux lpidopes et aux trichiures (3). Les Gempyles (4). Kesseiublent aux lliyrsites par les den ts des mchoires, mais ils manquent de dents au palais, et leurs ventrales sont pres- que imperceptibles, ce qui est encore un rapport avec les lpidopes (5). Les EsPADOiNS. (Xipiiias. Lnn.) Appartieuiient la famille desscombrodes, et se rap- prochent particulirement des thons^, par leurs cailles infiniment petites^, par les carnes des cts de leur queue , par la force de leur caudale , et j^ar toute leur orga- nisation intrteure. Leur caractre distinctif consiste dans le bec ou la longue pointe en forme d'pe ou de broche, qui termine leur mchoire suprieure, et leur fait une arme oenslve trs puissante, avec la- (t) C. Co/n/nersonii, N., Se Com/nersonii , Lacep., ou Kouam , Fuis- sel, i35 5 C. lineolatum , N., Mangelang, Russ.,, vu, 53; C. gutlatum , N., ou Se. guttatus , Bl. Schn. , j)l. v, p^ingeram , Russel, 1 34 ; C. maculatwn , ou Se. maculatus , INlitcli., Trans. New-Y. , J, vi , 8 ; C. rgale^ N., ou Se regalis , Hl., 333, qui est aussi le Scomberoinora plumier^ Lace'p., ll , 293; C. c ai' alla , ou Guarapuca, Margr,, 178. (2) Nom ancien d'un poisson de celle famille. ^3) Sconiher dtntatus , Bl. Schn., ou Se, atun, Eupirasen et Lace'p, , Ou yicinace btarde , Bory Saint-Vincent. (4) Nom ancien d'un poisson inconnu. (5) Geinpylus serpens, N., ou Serpens marinas compressas Ih'idus, Sloauc, I , I, f. 2, ACAKTHOPTnYGIESS. 201 quelle ils attaquent les plus grands animaux marins. Ce bec se compose principalement du vomer et des inter- maxillaires, et est renforc . sa base par l'etbmode , les frontaux et les maxillaires. Leurs branchies ne sont pas divises en dents de peignes , mais formes cha- cune de deux grandes lames parallles, dont la sur- face est rticule (i). Leur rapidit est excessive; ils ont la chair excellente. Les Espadons proprement dits. ( Xiphias. N. ) N'ont point de ventrales. On n^en connat qu'un , \J Espadon commun, ( Xiphias gladius. L. ) A pointe aplatie horizontalement et tranchante comme une large lamed'pce. Les cts de sa queue sont fortement carns. 11 n'a qu'une dorsac, mais qui s'ive de l'avant et de l'arrire , et dont le milieu s'use avec l'ge , au point qu'il parat en avoir deux. (7est un des plus grands et des meilleurs poissons de nos mers; on en a souvent de quinze pieds et plus. I! est plus commun dans la Mditerrane que dans l'Ocan. Un crustac parasite (2) entre dans sa chair, et le rend quelquefois si furieux^ qu'il choue sur le rivage (3). Les Tetr.aptures. (Tetrapturus. Rafinesque.) Ont la pointe du museau en forme de stylet, et des ven- trales consistant chacune en un seul brin non articul. Leur caudale a de chaque ct de sa base, deux petites crtes sail- lantes comme dans le maquereau. il y en a un dans la Mditerrane ; V Aiguille des Sici- liens, Tetrapturus belone , Rafin., (]aratt., pi. 1, f. ! (i) C'est ce qui a f;dt dire Aristote , que le xiphias a huit branchies. (2) 11 est nomme' mal propos par Gmel. P ennaUduflosa. (3) iV. ^. Le Xiphias imperator, Bl. Schn., pi. 21 , pris de Duhamel , secl. V, pi. XXVI, f. 2 , n'est que ia copie d'une mauvaise fi'^ure donne par Aldrovande (Pisc, p. 332 ) coaume celle du xiphias ordinaire. ] /es- pce de l'imperalor doit donc disparatre. 20 2 POISSONS Les Makaira. Lacp. Ont la pointe elles deux petites crtes des te'traptures , mais ils manquent de ventrales. On n'en a vu encore qu'un individu , pris Tle de R en 1802 {Makaira noirtre y Lacp., Xiphias makaira y Sh. (r)). Les Voiliers. (Istiophorus. Lacp. Notistium. Herman.) Ont le bec et les crtes de la queue comme les tetraptures, mais leur dorsale est trs haute , et leur sert prendre le vent lorsqu'ils nagent, et leurs ventrales longues, grles, sont composes de deux rayons. Il y en a quelques espces encore mal dtermines, dont une del mer des Indes {Scomber gladius^ Broussonet, Acad. des Se, 1786, pi. 10. ) Xiphias velifer , Bl., Schn., Xiphias platisterus , Siiaw., V, part., II , p. loi , a t d- crite depuis longtemps (2). Tous ces poissons atteignent une trs grande taille. Les Cektronotes. (Centronotus. Lac.) Sont un grand genre de scombrodes caractriss, parce que les pines qui , dans les acanlhoptrygiens , en gnral , forment ou la partie antrieure de la dor- sale , Gu une premire dorsale spare, sont libres et non runies par une membrane commune. Leurs ven- trales existent d'ailleurs toujours. Ils se subdivisent comme il suit ; Les Pilotes. (Naucrates. Rafin.) Joignent ces pines libres du dos, un corps en fuseau, et (i) l reste mme savoir si ce n'tait pas un te'trapture qui avait perdu ses ventrales. La figure de M. de Lace'p., IV, xm , 3, est faite d'aprs le dessin grossier d'un pcheur. (2) II a t reprsent aussi par Nieuhof; ap. Willuglib. , app., pi. V, f. 9, j.ar Renard, I, pi. 34, f. 182, et II, pi. 54, f. 233; par Valenlyn, n 527. Le Guebucu , Margr. , 171 , parat peine diffrer de Tespcc des Indes. Bl , 345, est une copie falsifie d''unc figure du prince Maurice, qui diffrait beaucoup moins de celle de Margrave. ACAISTIIOPTLUYGIEISS. 2o3 une cavnc aux cts de la queue comme les thons, et deux pines libres au devant de l'anale. L'espce commune, ou \efanfre de nos matelots pro- venaux ( Garterosteus diictor, Lin., Scomber ductor , Bl., 338), est bleue, avec de larges bandes verticales d'un bleu plus fonc. Son nom de pilote vient de ce qu'elle suit les vaisseaux pour s'emparer de tout ce qui en tombej et comme le requin a aussi cette habitude, quelques voya- (^eurs ont dit qu'elle sert de guide'au requin; sa taille li'est gure que d'un pied. U y en a au Brsil une espce noire, le Ceixwpira y Margr., 1 5S (Scornberniger ^ Bl., 337 ), qui atteint jus- qu' huit ou neuf pieds de longueur. Les Klacates. Ont la forme gnrale des pilotes, et leurs pines libres du dos; mais leur tte est aplatie horizontalement, et ils n'ont ni carne la queue, ni pines libres au devant de l'anale (i). Les Liches. (Liciua. N. ) Ont , avec les pines libres du dos, et deux autres libres aussi devant l'anale, le corps comprim, et la queue sans carnes latrales. En avant des pines du dos eu est une couche et dirige en avant. La Mditerrane en nourrit trois espces dj bien ca- ractrises par Rondelet, et toutes trs bonnes comme aliment. La Liclie propre ou Vadigo. {Scomber amia, L. ) Rondel. 254 Amia. Salv. 121. A ligne latrale fortement courbe en S; grande espce qui atteint plus de quatre pieds de long, et pse jusqu' cent livres. (i) El, motta , N., Pedda mottah , Russel , i53; El. amercana, N., Centronotns spitiosus , Mitch., Trans., Noveb., I, iii,g^ qui est probablement le Gasterosieus canadensis , L., et <|uelquos espces nou- velles. 2o4 POISSONS Le Derhio. llond. 'i^'i. (Se. glane us h. ) A ligue latrale peu prs droite; Tanale et la deuxime dorsale marques d'une tache noire en avant. Les dents ea velours. La. Liche sinueuse. Kond. 255. ( Z. sinuosa.N.) Le bleu du dos , distingu de l'argent du ventre par une ligne en zigzag j les dents en crochets sur une seule range (i). M. de Lacpde, spare des liches , sous le nom peu appropri de Scombrodes, les espces o les derniers rayons de la deuxime dorsale et de i'anal sont spars en fausses nageoires comme dans les scombres proprement dits (2). Les rachinotes. Lacp. Dont ses AcANTHiNiONS et ses C^esiomores, ne diffrent pas gnriquement, sont des liches corps lev, profil tombant plus verticalement , dorsale et anale aiguises en pointes plus alonges (3). Les Rhiischobdelles. (Rhinchobdella. B1. ScLn. ) Ont des pines libres sur le dos, comme les centro- noles^ et deux pines libres au devant de l'anale, mais ils manquent de ventrales , comme les espadons propre- ment dits. Leur corps est along. Il y en a deux sous-genres. (1) Aj. Scomb. calcar, BI., 336, f. 2. (2) Scomber Forsteri, Bl. Sclin. , o\x ScomhroJe coinmersonlen , La- cp., II, XX, 3, ou Aken parah ,^\\<,s,e\ , \f^\:, Tolparah, Russel, i38; Se. aculeatiis , Bl., 33, i ^ Se. Ifsan, Forslv ; Se, saliens , Bi. , 335 5 et Lacep., II , xix j Gaslerosteus occidenialls , L., Brown,, Jain., XLVi , 2 5 Quiebra-acha ) Parra , xii , 2. (3) Chtodon glaucus , Lace'p., 2 [O, on Acantliinlon blcti^ Lacp., IV, 5oo ; Cht. rhombodes , Bl., 209, ou Ac. rhombode, Lac. ; Gas- lerosteus ouatas, L. , ou Mookale parah , Russel, i54j Csiomore Bloch., Lacp., III ,111, 2; Scomber falcatus ,ovsk. ; Csiomore billon^ l.accp.,II, i;i, 1 j Botlah-panih, Russel, 142. AGANTMOPTRYGIENS. 2o5 Dans Les Macbognathes. Lacp. Le museau se prolonge en une pointe cartilagineuse qui dpasse la mchoire infrieure^ la seconde dorsale et l'anale sont distinctes de la caudale (i). Dans Les Mastacembles. (Mastacembelus, Gronov.) Les deuxmchoiressont peu prs gales, et la caudale et l'anale presque runies la caudaie (2). Les uns et les autres vivent dans les eaux douces de TAsie, et s'y nourrissent de vers qu'ils cherchent dans le sable. Leur chair est estime. Peut-tre est-ce ici que l'on doit placer un genre sur lequel on n'a encore que des notions incom- pltes ; celui des NoTACANTHEs. Bl. (Campilodon. Oih. Fabric.) Leur corps est trs along , comprim, revtu d'cail- ls petites et molles , leur museau obtus saille en ayant de la bouche,, qui est arme de dents fines et serres ; il n'y a sur le dos que des pines libres ; les ventrales sont en arrire sous l'abdomen ; une anale trs longue rgne jusqu'au bout de la queue , o elle se joint une trs petite caudale. On n'en connat qu'une espce [Notacanthus nasus , Bl. 4^1; del mer Glaciale, longue de deux pieds et demi. Les Srioles. (Seriola. N. ) Offren t tous les caractres des liclies; une pine couche avant la premire dorsale; une petite nageoire libre (1) Hhynciobdella orientales y Bl. Schn. , ou Ophidium aculeatu/n , Bl. , iSg, 2 , ou Macrognate aiguillonn , Lacep. , II, viii, 3; Rh. polyacaniha, Bl. Schn., ou Macrognate arni^ Lacep.; BucLaK. , pi. XXXVII , X, 6 5 Rli. aral. , Bl. Schu. , pi. lxxxix; -^ JMacrogn. pan-' calus , BucLan. , XXII , 7. (2) Rhynchobdellu halepensis i Bl. Sclin. ; Gronov. , Zooph., pi. viiij a, X. 20G POISSONS soutenue par deux pines en avant de l'anale; le corps comprim , une ligne latrale sans carne ni armure, mais les pines de leur premire dorsale sont unies en nageoire par une membrane. Une de leurs espces, le pche lait de nos colons de Pondichry {Scomber lactariiis y Bl., Sclin. ), Russell., io8, est remarquable par Texlrme dlicatesse de sa chair. Une autre {Serila cosmopolita , N., Scontber cliloris , B!., 33y), comme tant du petit nombre des poissons que Ton rencontre dans les deux Ocans (i). Il y en a une espce dont le dernier rayon de la dorsale et de Tanale est dtach ( Seriola hipinnulata j Nob. ) , Zool. de Freycin., pi. 61 , f. 3. Les Pasteurs. (Nomeus. Kob.) Long-temps placs parmi les gobies , ont de grands rapports avec les srioles ; mais leurs ventrales extrme- meut grandes et larges, attaches au ventre par leur bord interne, leur donnent un caractre particulier. On eu a une espce des mers d'y\mrique le Harder, Margr., i53 { Nomeus mauritii , N.), argente, bandes transverses noires sur le dos (2). Les Temnodons. Nob. Ont la queue sans armure, la petite nageoire ou les pines libres au devant de l'anale des srioles; leur pre- mire dorsale est trs frle et t]*s basse; la seconde et (i) Aj. Sriole Dumeril^ Risso. 5 Scomber fasciatus, Bl., 34 1 ; S^riole de Rajnesque , Risso ou Trachurus aquilus. Raff. caraU. xi,3. (2) C'est le Gohius gronouii, Gmel., le Gohiomore grono^ien, Lacciuc la peau (i). Leur corps est lev. Leur profil n'a qu'une inclinaison ordinaire. Les Gals. Tuv. Ont le profil plus vertical que les bepbaris , mais offrent du reste les mmes caractres (2). Dans I es Argyreyoses , Le profil est encore plus lev* lapremiie dorsale se pro- nonce tout--fait;, et mme SdS rayons se prolongent, en par- tie^en filaments, comme ceux de la seconde. Leurs ventrales sont aussi trs prolonges (3). Les Vomers proprement dits. Avecle corps comprim, et le profil vertical des Gals et des Argyreyoses, n'ont point de prolongements aucune de leurs nageoires (4). Le genre Zeus. Linn. Aprs qu'on eu a retraucli les gals, les argyreyoses, etc., comprend des poissons corps comprim^ bouche trs protractie , comme celle des mnides petites cailles, n'ayant qui; des dents faibles et peu nombreuses , mais on doit aussi beaucoup les subdiviser. (1) Zeus ciUaris , Bi. , 1 96 ; Zeus sulor^ N., le cordonnier de la Mar- tinique. (2) Zeus galluSf L. , Bl., ou Gurrah-parah y Russel, 57 j le petit Gai; chewoola-parah, id., 58. (3) Zeus vomer , L., Mus. ad Fred. , xxxi , 9 , et mieux, Bl., gS , 2, ou ylbacatuia^ Margr., 161^ Zeus rostralus, Milcl). , Trans. deNew-Y., l, I. N. B. le Zeus niger^Bl., Sclin., n'est fonde' que sur une me'prise, parce que, dans le Margrave imprime, une figure A^ Abacatuia a t place par mgarde, p. 14^, ct de la description du Guaperua ou Chtodon arcuatus. La Slcnc argente, Lacp., IV, ix , 2 , est un yibacatuia dont la premire dorsale et les ventrales taient uses. Sa Selne cjuadrangulaire est le Chi. faber. (4) Zens setapinnis , ?liiclill1 . , Traus.'New-Y., , 9. Labal., Voyage de Dcsaiarchais, I, p. 3ia. ACAJTHOPTllYGIEiVS. 211 Les Dores. (Zeus. NoL. ) Ont la dorsale cliancrc , ses pines accompagnes de longs lambeaux de la membrane, et une srie d'pines fourchues le long des bases de la dorsale et de l'anale. Nou3 en avons dans nos deux mers une espce {Zeus Faher , Lin. ) , Bl., 4^ ? jauntre, avec une tache ronde et noire sur le flanc, quel'on connat sous les noms de Dore et de poisson saint Pierre. C'est un trs bon poisson. La Mditerrane en possde une autre, distingue par une forte pine fourchue son paule {Z. pungio , Nob., .ondcl., 328). Les Capros. Lacp. Ont la dorsale chancre des dores , et !a bouche encore plus protractile ; mais il n'y a pas d'aiguillons le long de leur dorsale et de leur anale; tout leur corps est couvert d'caills fort rudes. On n'en connat qu'un de la Mditerrane, petit, jau- ntre (Zew5 o/?er, L.) (1). Les Lampris. Retzius. Chrysotoses. Lacp. N'ont qu'une dorsale trs leve de l'avant, ainsi que l'a- nale , et qui n'a qu'une seule petite pine la base de son bord antrieur. Leurs ventrales ont dix rayons trs longs, et les lobes de leur caudale sont aussi trsalongs, mais tous ces prolongements s'usent avec l'ge. Les cts de la queue sont relevs en carne. On n'en connat qu'un des mers du Nord {Lampris giit- tatus ^ WeAz.) , qui devient fort grand et est violet, ta- chet de blanc, et a les na>^,eoires rouges (2). (1) C'est aussi le Pera pusilla tJe Lrunnich. (2) C'esL e Zeus regius; Bonnat. Encycl., ichtyol., fig. i55. Le Z. im- perialis, Sliaw., Nat. mise, n" i4o; le Z. luna, Gmel ; le Z. guttatus , Bruunicli. Soc. des So. de Copenh. , 3I, 388; le Scomber pelagicus, Guuner, Mem. de Dronlf.., lY, xii, i ; le Chrysoiose lune, Lacc'p., IV, IX, 3; le Poisson de lune , Duham,, sect. IV, pi, vi , f, 5^ VOpah de Pennant ^ etc. 212 porssoiss Les Equtila. Cuv. N'ont aussi qu'une seule dorsale, mais plusieurs aiguil- lons, dont les antrieurs sont quelquefois trsleve's; leur museau est trs protractile, leur corps comprim, les bords de leur dos et de leur ventre dentels le long des nageoires. Ce sont de petits poissons dont il y a plusieurs espces dans la mer des Indes (i). Quelques-unes de ces espces ont, dans l'tat de repos, le museau singuliiement retir, et en le dployant subite- ment elles saisissent les petits poissons ou insectes qui pas- sent leur porte {'i). Les Mens. Lacp. Ont le museau des equula, et le corps encore plus com- prim; leur ventre est tranchant _, et son bord trs convexe vers le bas, par le dveloppement des os de l'paule^ et du bassin^ tandis que la ligne du dos est presque droite , ce qui recule leurs ventrales en arrire de leurs pectorales. On n'en connat qu'un de la mer des Indes, et de la Chine , Men Anne-Caroline , Lacp.,Y , xiv , 2, ou Zeus maciilatus , Bl., Sclin., pi. xxii, Russel., 60. B'un bel ar- gent tachet de noirtre vers le dos. Les Stromates. (STPiOMATEus* L.) Ont la mme forme comprime que les diiTrents Zeus; les mmes cailles trs petites et peu apparentes, sous un piderme satin; mais leur museau est obtus , non protractile; ils n'ont qu'une dorsale dont les aiguil- (i) Le type de ce genre est le Scomber equula de Forskal , dont Grae- lin a fait -son Centrogaster equula^ etLr.cp. son Csio poulain. A]. Eq. ensifr, Nob., ou Sco?nber edenttilus, Bl., 4^8, on Leyognathe argent^ Lace'p. ; Eq. caraj N.,-Rusl, >6\ ^ Eq. Jasciata , N., ou Clupea Jasciata,'Lacp., V,-]'. 4^3, Mm. du Mus. , I, xxrn, 2- Eq. splenaens, N., Russel , 61 ; Eq. daura, N-., Russ., 65: Eq. totta -y Euss., 62; Eq. coma, Russ. el Scb., ll, xxvii, /j 63; Eq. ruconius, Bachsin., XII, 35 j Eq. minuta, N. , ou Scomber minuius , B. 4^9? 2 , qui pourrait bien tre le mme que le Zeus argentaiius , Forster, IX , Schn., 96. (3) Eq. tnsidiatrix , N., ou Zeus Insidiator ^ Bi., 102 , f. 2 et 3. ^CANTHOPUYGIENS. 2 10 ions peu nombreux sol cachs dans le bord antrieur, et surtout ils manquent de ventrales. Leurs nageoires, verticales , sont assez paisses pour qu'on puisse aussi vouloir les rapprocher des squanimipennes. Outre la liarne latrale ordinaire, il y a sur Jeur ilanc une strie qui a t prise pour une deuxime ligne latrale. Leur sophage est arm en dedans d'une quantit d'pines qui tiennent la veloute par des racines disposes en rayons. La Mditerrane en a une jolie espce oLlongue ( Slro- maieus/iatola^L.)^lie\on.y Aquat., i53, Rondel., /^(j3 (i), remarquable par ses taches et ses bandes interrompues de couleur dore , sur un fond plomb. Les ctes du Prou en possdent un {Str. stellatus , N. ) peu prs de mme forme, mais sem de taches noires; commun au mavcU.de Lima. . 11 V en a, dans la mer des, Indes, plusieurs au trs es^pces connuesdenoscolonsfranaissousenomde Pnmplcs; elles sontgnralenientpushaiitesqula'fitole,ctFon voitsou- vent des cpinesou des lames trancbante^au devant de leur dorsale et mme de leur anale (a). On peut en distinguer f ' " ^ ^ Ls. Pe^ 1 lu s . Pont le bassin forme , en avant de leur anus , une petite lame tranchante et'pOintue/qe Ton pourrait tre tent d prendre pour iin vestige de ventrales'^(3); D'ailleurs ils ont ,' %.j :* ^. ,' --y - ..* . M.- ' * ' ' ' . ' , (i) Cette figure, o l pectorale gauche,. reployee vers le has, a paru IVL; de Lacpde lre ulc ventrale, a doun heu. riahlissement de sQUr genre Chrysoslrme^ ([tii en consquence doit tre supprim. "(a) X.a P ample noire, stromateu. no i nui. : , '. (3) Chlodonalepidotus^JAan.., onotromateus longlpinnis, Milchill. ; Str.cryptosuSj Mitcii.; iSfr. ^a/7<,. Sloaiie^iJani,,, ij,,|?i|. cci., li^j, A. 2i4 roisso? ilondeL; 257. Les Kurtes. (Kuutus. B1. ) Tiennent de prs aux pepriluSy dont ils diflerent surtout parce que leur dorsale est moins tendue en longueur, et parce que leurs ventrales sont bien d- veloppes j leur anale est longue; leurs cailles sont , si fines, qu'on ne les aperoit gures que lorsque la peau se dessche; il n'y en a point aux nageoires ; ou compte sept rayons leurs oues; leur bassin a lirie pine entre les ventrales, et il y a de petites lames tranchantes au de- ^ ^ .h^^Vi. ^ a\';:c^ .".r^ ah cacu ?,udi ^ - 1 (1) Peprilus crenulatas^^oh.^ espce petil'et Viouvcte.l'i- c^^-'^^^-- '^ (2) On en a pris un l'le de Re , en 1826 , dont nous aVoti^ re^ ta" figure par M. Journal Rouquei , employ des douanes dans celte le. Je souponne que Ton doit y rapporter , au moins comme conge'nre , VAusonia Cut^/ea, Rlsso , deuxime dition, pi. xi, f. 28, jaquelc cependant o^i reprsente deux pines Tanus. AGA^THOPTUYGIEKS, 2l5 vant de la dorsale , dont la base a une pine couche en avant. Leur squelette offre une grande singularit, en ce que ses clessont dilates, convexes, et forment des anneaux qui se touchent les uns les autres, et enferment ainsi un espace conique et vide qui se prolonge sous la queue dans les anneaux infrieurs des vertbres, en un tul^e long et mince qui renferme la vessie natatoire. Le liiirtus indiens , BL; 169 ; Pourrait bien n'tie que la femelle du Kiirtiis cornutus ou Somdrum-Kara-Mottee de Russe! , poisson trs remar- quable par une petite corne cartilagineuse et courbe qui s'lve sur la premire des petites lames tranchantes , au- devant de la dorsale. Les CORYPHNES. (CoaYPHiENA. Linn.)Vulg. Dorades^ et par les Hollandais Dolphin et Dofm. Ont le corps comprim, aong , couvert de petites cailles; la tte tranchante sa partie suprieure , une dorsale qui rgne sur toute la longueur du dos, et se compose de rayons presque galement flexibles, quoique les antrieurs n'aient pas d^articuation. Il y a sept rayons leurs ouies. Les CoBYPHiXES proprement dites. (CoRYpniEivA. Nob. ) Ont la tte trs leve , le profil courb en arc , tom- bant trs rapidement, ls yeux fort abaisss , des dents aux palatins comme aux mchoires. Ce sont de grands et beaux poissons clbres parmi les navigateurs pour la rapi- pidit de leur natation , et la p^uerre qu'ils font aux pois- sons volants. La Coryphne de la Mditerrane ( C. hippiirus. L. ) A soixante rayons sa dorsale^ d'un bleu argent eu dessus, avec des taches bleu fonc; jaune citron tachet de bieu clair eu dessous. 2l6 POiSSONS il y en a dans l'Ocan plusieurs espces voibines jus- qu' prsent confondues avec celle-l (i). Les Garanxomobes. Lacp. Diffrent des corypbnes propres , parce que leur tte est obloDgue et peu leve ^ et leur ^il dans une position moyenne (2). Les Centrolophes. Lacp. Ont en outre le palais dnu de dents , et un intervalle sans rayons entre l'occiput et le commencement de la dor- sale (3). 11 y a dans la Mditerrane une espce de chacun de ces sous-genres^ et elles s'garent quelquefois dans l'Ocan. Les Astrodermus. Bounelli. Ont la tte leve et tranchante, et la longue dorsale des coryphnes; mais leur bouche est peu fendue ; on ne compte que quatre rayons leurs ouies; leurs ventrales sont trs petites , places sous la gorge ^ et surtout les cailles parses sur leur corps ont la forme rayonne de petites toiles. On n'en connat qu'un de la Mditerrane, argent, ta- cliet de noir; dorsale trs leve 3 nageoires rouges (4). Les Pteraclis. Gron. (Oligopodes. Lacp.) Ont les dents et la tte des coryphnes, mais leurs cailles sont plus grandes, leurs ventrales jugulaires et trs petites, (i) Nous en dcrirons plusieurs dans notre ichtyologie , et nous essaie- rons d'y dbrouiller leur synonymie, (2) Scomher pelagicus, L., Mus. ad Fred., xxx, f. 3 , ou Cychla pela-' gica j Bl. , Schn. 5 Corfasciolata, Pall, , Spic. , Zool. fasc. , YIII , pi. m , f. 2. (3) Coiyphna pompilus, L., Rondel., 200 ; le Centroloplie ngre, Lace'i>, , IV, 44^ 5 1<^ mme que le Pera nigra , Gmel. , Borlase , fiist. of Cornw. , pi. XXVI5 f. 8 , ou Holocenlre noir , Lace'p.^ le Merle , Duham. , sect. IV, pi. VI, f. 2. (^^) ^strodermus giUatus, BonneWi^Od Diana semilunata, Psso, i^.^ pi. vil, f, i4- ACANTHOPTRYGIENS. 217 et leur dorsale et leur anale aussi leves que le poisson , ce qui leur donne la forme d'une haute voile. On n*en connat qu'un de la Caroline {Coryphna veli- fera, Pall., Spic, ZooL, fasc.^ viii, pi. (i). La huitime lamille des Acas'thoptrygii:ns , celle Des POISSOIXS EN RUBAN ou T^NIOIDES. Se rattache de trs prs aux scombrodes , et son premier g-enre se lie nime troitement avec ies gempyles et les tbyrsites; ce sont des poissons trs alongs, trs aplatis par les cts, trs pe- tites cailles. Une pr^^mire tribu a le museau along , la bou- che fendue, arme de fortes dents pointues et tran- chantes, la mchoire infrieure plus avance cpje l'autre; elle ne comprend que deux genres. Les Lpidopes. (Lepidopus. Gouau. ] Vulgairement Jarretires. Ont pour caractre spcial , des ventrales rduites deux petites pices cailleuses; leur corps aong^ mince, a en dessus une dorsale- qui rgne sur toute sa longueur, en dessous uue anale Lasse, et se termine par une caudale Lien forme. Il y a huit rayons leurs oues ; leur estomac est along. On compte plus de vingts ccums prs de leur pylore ; leur vessie arienne, longue et grle, a un corps glanduleux fort marqu. Nous en avons dans nos mers une espce {Lepidopus argyreus j N.) , longue souvent de cinq pieds, et qui a t (i) M. Bosc nous assure Tavoir pris la Caroline ; Pallas dit le sien des Moluques. Peut-lre sont-ce deux espces. m 3]8 POISSONS clcrite sous plusieurs noms (i). On Va. prise depuis l'An- gletene jusqu'au Cap, mais elle est raie partout. Les TiacHiuRES. ( Thichiurus. Lina. Lepturus. Artedi. Gymnogaster. Gronov.) Ont les mmes formes de corps , de museau , de m- clioires, les mmes deuts pointues et trancliantes, \a mme dorsale tendue sur le dos, que les ipidopes; mais ils manquent de ventrales et de caudale, et l'jur queue se prolonge en un long filet grle et comprim. A la place d'anale, ils n'ont qu'une suite de petites pines peine visibles sous le bord infrieur de la queue; leurs oues n'ont que sept rayons. Ils ressemblent de beaux rubans d'argent; leur estomac est along et pais ; leurs intestins droits; leurs ccums nombreux ; leur vessie natatoire longue et simple. Il y en a une espce dans l'Atlantique {Trichiurus lep- tiiruSy Lin.), Brown., Jam., pi. xlv , f. 4 (2) , qui se trouve galement sur les ctes de l'Amrique et sur celles de TA- fiique. Nous en connaissons deux de la mer des indes , dont une {Trich. haumcla y Schn., Cliipea haumela, Forsk., et G\\\e\, y Savala , Russel. , I, l^i ) est trs seniblable la prcdente, et seulement un peu moins alonge. (i) C'est le Lepidopus de Gouan, , Hist. des Poiss. , pi. i, 1". 4 : le Trichiurus caudatus, Euphrascn , Nouv. Mem. de Stock , IX , pi. ix, f. 2; le Trichiurus gladius , Holten , Soc, d'iiisl. nat. de Goperili., V, p. 2 3 et pi. II 5 le 9^richiurus ensiformis de Vandelli, ou F'andtllius lusi- tanicus de Shaw y le Ziphotheca teiradens de Montagu , Soc. >Yemer. , I , p. 81 et pi. II ; le Scarciua argyrea de Rafiaesque , Nuov. caratl. , pi. VII, f, I j le Lfpidupe fjtron de ilisso ; le Lepldope argcntc de Nardo. (2} C'est VUbirre de Laet , Ind. Occid. , ^73 , qu'il a reprodiiit par une me'prise , qu'il indique lui-mma, dans Marj>,rave, p 161, mais cLc de la description du MucUy qui est une murne; confusion qui a fait croire mal proi>os Bloch et d'autres, que le 7'richcure est d'eau douce. ACJ-!^TH()PTCIYGIE]NS. 2 I C) L'autre ( Trich* savala, N.)> est encore moins alon^^c'e et a l'il plus petit (i). Une deuxime tribu comprend des genres bonclie petite et peu fendue. Les Gtmntres (Gtmnetkus. B1.) Oui le corps along et plat comme tous les prc- dents, et manquent entirement d'anale j mais ils ont une longue dorsale, dont les rayons antrieurs prolongs, forment une sorte de panache , mais se rompent facile- ment; leurs ventrales sont fort longues (tant qu'elles n'ont pas t uses ou rompues), leur caudale, compose de peu de rayons, s'lve verticalement sur rextrmit de la queue, laquelle finit en petit crociet. Il y a six rayons leurs oues; leur boucie est peu fendue, trs protractile, et n'a que quelques petites dents; leur ligne latrale a de petites pines plus saillantes vers la queue. Ce sont des poissons trs mous , rayons trs frles , qui ont souvent t prsents d'une manire fausse, d'a- prs des individus mutils (2); leur squelette a les os^'t (1) CesL cause d^uiie IrausposUion dans le texte de Niculiof , que Ton a attribue' aux trichiurcs des ndes des proprits e'jectriques que bien sre- ment ils n^ont pas, (2) Li J^alx venttorum de Beloi , dont Gouan a fait son genre Tax- chyptre, et qui est devenu le Cepola tracityptara , Gmel., ne diffre du Tnia altra de Rondelet, 02^, et mme de son Tnia prima^ qui est le Cepola l nia, L"., et du Spacla mcxlma^ Impcrati, 587, ou Cepola gladius deWalbauni et du Tnia falcata d'AIdrov,, ou Cepola iris de Walbaum, que par les diversits de Mutilation des individus. Il en est de mme du Kogmar des Islandais d'Oiafsen et Powelsen , Isl., trad. fr., pi. li, oi* GymnogasLerarcticus de l0nxnnieh-('Sc. des scienc. de Copenhague, III, pi. XIII ) , qui est le gente Bo^marus, Bl. Schn.5 du Gymritte cepdien , Risso, i'' edit., pi. v, i. 175 de V Argyctius quadriniaculatusy Rafinesque,' Caratt., I, f. 3. de ses Scarcin'atfiiailnmaculaia et imperialis; du. Gym- netrus medilerraneus d'Ono; daV jAdesmus maculutus de Ranzani, opus- col. scienlif. fascic, YII , etdu Re^aleiius macula lus , de Nardo , Jourri. de pbys. de Pavic , TIII, pi. t, f. i. l'eus ces poissons diffrent peine 2 20 POISSONS surlout les verlbres trs peu. durcis; leur esLomac est aong, et ils ont de trs nombreux ccums; la vessie natatoire leurmanque; leur cliair, muqueuse, se dcom- pose trs promptement. Il y en a dans nos mers quelques espces qui varient par le nombre des rayons de la dorsale, et qui, lorsqu'elles sont entires, c'est--dire dans leur premire jeunesse , ont sou- vent une apparence fort singulire, cause des prolonge- ments de leurs nageoires. L'espce la plus brillante de la Mditerrane n'a que de cent quarante cent cinquante rayons sa dorsale. On ne l'a vue que petite ou mdiocre; une autre en a de cent soixante-dix cent soixante-quinze; il y en a dans les ca- binets des individus de quatre cinq pieds; une troisime en a plus de deux cent, et atteint plus de sept pieds. La mer du Nord en produit deux espces, dites, en iSorvge, Roi des haj^engs (i); une laquelle on donne tantt cent vingt, tantt cent soixante rayons , qui atteint dix pieds; et une qui en a plus de quatre cent, etatteint jus- qu' dix-huit pieds {'). Leurs ventrales se composent d'un louxr filet dilat vers le bout. Il v en a aussi aux Indes (3). Les StYLEPHORES. ( STYLEPHRifS. Shaw'.x Ont, comme les gymntres, une caudale redresse mais }iar l'espce, et nullement par le genre. M. Bonueli est celui qui a de'crit Fiadividu le moins mutil; qu'il nomme Trachjpterus crisLalus , Acad. de Turin, XXIV, pi. IX. (i) Cest le Regalecus gltsne , ascaiiius , le, 2p caLier, pi. xi , qu'il a nomme ensuite Ophidiuin glesne , Me'm. de la Soc. des scicnc. de Co- penliag., III, p. l\\<^ , ou le Regalecus remipes , BrnniGli , ib. pi. B, f . 4 et 5. Blocli.., Syst. ^ pi. 88 copie k figure 'Ascanius en Taltrant. Elle est mieux co.pie dar.s l'Encyclop. mctLod., f. 358. . , ^. . (2) G^mmtrus Gr///i/, Liadro,th^^J^.uv.,;^Im., de Stpclt^ , t. XIX;^, pi. viu. ;,.: > ' / (3) Gr-w/JZyM5 ^H^^eZi, Sliaw., ly, part. II, paj^. igS.pI. 28. Ajout. \c Gymnetrus hawkemi^ B. 425, si touietbls cette fig^ure est fi- dle ; mais le Rgale lancol on Ophidic chinoise , Lacep. I, xxii, 3, ou Gymnetrus cepcdianus de Sliaw, n^apparticnt } oint ce genre. ACAlNTHOPTriYGIENS. 221 plus courte, et rextrmil de leur queue, au lieu de ne for- mer qu'un petit crocliet, se prolonge en une corde grele, plus longue que le corps. On n'en connat qu'un individu mal conserv, pris dans la mer du Mexique, et dont on n'a eu long-temps qu'une image toute dfigure {Stylepliorus cJiordatus , S\\3iW.j Trans. Lin., I , vi ; Natur. miscell., Yll , pi. 274? et Gnr. zool. , IV, i*"^ part. , pi. 11) ; imais M. de Blain- ville en a donn une plus rgulire ( Journ. de pliys. tome LXXXVl; pi. i , f. i ). Cet individu ne montre point de ventrales. Une Iroisime tribu a le museau court, la bouche fendue obliquement. Les Rubaks. (Cepola. Linn. ) (i) Ont une longue dorsale et une longue anale, at- teignant l'une et l'autre la base de la caudale, qui est assez grande : leur crne ne s'lve po'int ; leur museau est trs court: leurmclioire infrieure releve, leurs dents bien prononces, et leurs ventrales suffisamment d- veloppes. Il n'y a dans leur dorsale que deux ou trois rayons non articuls et aussi flexibles que les autres. L - pine de leurs ventrales est seule poignante; ils ont six rayons aux oues ; leur cavit abdominale est fort courte, ainsi que leur estomac. Ils ont quelques ccums et une vessie arienne qui s'tend dans la base d, la queue. Sous en avons une espre dans la Mditerrane, de cou- leur rougetre {Cepola ruhescens , L. ), Trans. Linn., VH, xvii , et Bl., 170 , sous le faux nom de Cepola tnia (2). (i) Ce nom Je cepola., donne' par Yf illugliby comme appartenant Piome an Fierasfer, a e'te' applique par Linnus au genre actuel dans le^ quel le Fierasfer n'entre pa?. (?) Ajout, Cepola japom'ca, Voy. de Krusenstern, pi. lx , f. i. 22 2 1POISSON Les Lophotes, Giorna. Ont la tte courte, surmonte d'une crte osseuse trs leve, sur le sommet de laquelle s'articule un long et fort rayon pineux^ bord en arrire d'une membrane ^ et partir de ce rayon , une nageoire basse rayons presque tous simples, rgnant galement jusqu' la pointe de Ja queue, qui a une caudale distincte mais trs petite; et en dessous de cette pointe est une trs courte anale. Les pectorales sont mdiocres, et sous elles on aperoit avec peine des ventrales de quatre ou cinq rayons exces- sivement petites. Lesdents sont pointues et peu serres, la bouche dirige vers le liant, et Toeil fort grand. On compte six rayons aux brancliies; la cavit abdominale occupe presque toute la longueur du corps. On n''eu connat qu*un , Le Lcphote Lacpde. (Giorna, Mni. de l'Acadmie imp. de Turin, i8o5-8o8. p. 19. pi. a.) Qui se trouve, mais rarement, dans la Mditerrane, et devient fort grand (1). Une neuvime famille d'AcMSTHOPTRYGiENs, Les THEUTYES, Tient aux scombroJes aussi troitement que la prcdente^maispar d'autres rapports, tels que Lar- mure que plusieurs de ces genres ont aux cts de la queue ou Fpine couche dans d'autres en avant de la dorsale, etc. Elle ne comprend qu'un trs petit nombre de genres, tous trangers, corps com- prim , oblong , bonche petite , peu ou point (j) iV*. B. La description de Giorna est incomplte , parce quUl n'a- vait qu'un individu mutile , dont il ignorait rorigiae. J'ai ffiit la mienne sur un individu de plus de quatre pieds , {)ris Gnes. Voyez Kwn. ?Ius. XX, xvii. ACANTHOrTRYGiEaS. 2^5 protractile , arme chaque mchoire de dents trancbantes, et sur une seule range ; e palais et la lan^-ue sans dents et une seule dorsale. Ce sont des poissons herbivores, vivant de iucus et d'au 1res herbes marines, et dont les intestins ont bea ucoup d'ampleur. Les SiDJANS. (Siganus. Forsk. ) Buro de Commerson; Centrogaster de Houttuyn; Amphagaixthus de Bloch. Ont un caractre trs remarquable et unique en ich- tyologie , dans leurs ventrales qui ont deux rayons pineux, l'externe et rinlerne ; les trois intermdiaires tant hranchus comme Tordinaire. Ils ont cinq rayons branchiaux. Une pine est couche en avant de ladorsale. Les os slylodesde leur paule, se prolongent en se recour- bant, jusqu' s'attacher par leur extrmit, aux pre- miers in ter-pineux de Tanale (i). Les espces en sont assez nombreuses dans la mer des in des (2). Les Acanthures (Acanthurus. Lacp. etBl.) Har- PURUs. Forster. Yulgairement Chirurgiens. Ont les dents tranchantes et denteles, et de chaque cl de la queue une forte pine mobile, tranchante (1) Geolr. phil. anat., I^ l^-jx et pi, ix , f. 108. (2) Theuiis javusy Linn. , Gronov., Zoophyl., pi. YIII, f. 4 Siga- nus stelLuus , Forsk.; AmjjJiac. punctatus , Bl. Schn., ou AcardJvurus meleagris ^ShiT^', Buro brunneus, Commers., Lacep.,V, 4^1; Siganus riwulatus ,, Forsk.; Amphac. ne/?ulosus,Qnoy et Gayrn., Zool. du voy. de Freycin., p. 369; Centrogaster fuscescens^ Houttuyn.; Chtodon guttatus, BL, 196; Amph, inannoratus, Quoy et Gaym., voy. de Freyc. Zool. , pi. 62 , f I et 'i; Amph. magmahac, 16., f. 3; Centrogaster argentatus , Houtt. et plusieurs autres que nous de'crirous dans notre Ichlyolosie 224- POISSONS comme une lancette, qui fait de grandes blessures ceux qui prennent ces poissons imprudemment; c'est ce qui leur a valu leur nom vulgaire. Il y en a dans les parties chaudes des deux: Ocans (t). Quelques-uns ont la dorsale trs haute (2). On peut aussi en remarquer qui ont une sorte de brosse de poils roides^ en avant de l'pine latrale (3). El d'autres o les dents sont dentes profondment d'un ct f comme des peignes (4). Les Prionures. Lacp. Ne dififrent des acantbures que par l'armure des cts de leur queue, qui consiste en une suite de plusieurs lames trancbantes liorizontales et fixes (5). Les Nasons. (Naseus. Commers. Monoceros. B1. Scbn. ^ Ont, comme les prionures, les cts de la queue arms de lames trancbantes fixes : mais leurs dents sont co- niques , et leur front prominent en forme de coi'ne ou de loupe au-dessus de leur museau; ils n'ont que quatre (i) Chtodon chirurgus , Bl. , 208;-- TJieutis hepatus ^ L.; Seb., IIT, xxxiii, f. 3; Ac glauco-pareius, N., Seb., HT, xxv, 3, qui parat le vrai Chtodon nigricans , L. ; Chtodon iostegus , Brousson. , Dec. lolit., no 4 5 ou ^canthure zbre , Lacp. qui est aussi son Chiod. zbre ^ III, XXV, 3; Ac. guttatus, Bl. Schn.; v^c. suUlus , TX. Renard , I, pi. i^, f. 82; Chtodon lineaius , L.; Seb. III, xxv, i; Chtodon achilles, Broussonnet; Chtodon meta, Russel, 82; Chtod. sohal, Forsk., dont Lace'pde a fait mal propos un rrcnre sous le nom \^spisiue-^ Ac. striatus. , N. ; Paningu, Renard , I , pi, i , f. 8; Ac. argent, Quoy el Gaym., voya.oe de Freycin., pag. 63 , f. 3^ Cht. nigrojuscus , Fcrsk. 5 Cht. nigricans , Bl., 2o3, qui n'est pas celui de Linnocus. (2) Ac. v^elifer, Bl. , !\''] . (3) Ac. scopas , N., Renard , I, pi. xl , f. 201 . (4) Ac. ctenodon , N. , esp. nouv. (5) Prionnre microlpidote , luicp., Ann. Mus., IV, p.,2o5; Acan- thurus scalprum , Langsdorf. ACAINTHOPTRYGIEKS. 225 rayons aux branchiCvS, et Iroisrayons mous aux ventrales^ leur peau est semblable du cuir (i). Les Axinures. Nob. Plus alongs que les nasons , et sans corne ni loupe, mais avec les mmes rayons brancliiaux et ventraux; ont la queue arme de cbaque cl , d'une lame uni- que, carre , trancliante , sans bouclier; leur bouche est trs petite , et ils ont les dents trs grles (2). Les Priodons. Nob. Runissent les dents denteles des acanthures , les trois rayons mous aux ventrales des nasons , et la queue non arme des sidjans (3). . La dixime Familie des Acanthoptrygiens , comprend un petit nombre de genres, distingus par des PHARYNGIENS LABYRI1NTH1F0RMES, C'est--dire qu'une partie de leurs pharyngiens suprieurs sont diviss en petits feuillets plus ou (i) Waseus fionticornis ^ Nob. , Lacp., II , vii, 2 , Bl. , Schn., pi. 42 , Hasse([. , il. pal., 332 ; Nas. tandock , Renard. , I, iv, 33 ; et Valent., 5 18 5 Cht. unie o mis , ForsK., diffrent de notre premire espce. lYas. brei^iroslris , N. , Ren., I , xxiv , i3o ; lYas. tuini- frons, N., mal rendu , Ren., , f. 3^8 ; lYas. incornis , N,, Ren., I f. 1 28 , et encore moins bien , f. 147, probabl. V Acanthurus harpuras , Shaw. ; i\a5. carolinarum , N., Quoy et Gaym., Zool. du voyage de Freycia., pi., 63 ^ f, 15 Was. tuber Commers. , ou Nason-Loupe , Lacp., III, vii^ 3 , ou Acanthurus nasus , Shaw., Renard., , f. nn , Valent. , n"., 1 19 et 478- (2) Axinurus hynnoides , Nob., nouvelle espce du havre Dore , la Nouvelle-Guine'e , rapporte par MM. Quoy et Gaymard. (3) Priodon annidaris y "^oh., espce nouvelle de Timor, rapporte par les mmes. TOME II. l5 1 2 26 POISSOfS moins nombreux, irrguliers, interceptant des cel- lules dans lesquelles il peut demeurer de l'eau qui dcoule sur les branchies et les humecte pendant que le poisson est sec, ce qui permet ces poissons de se rendre terre et d'y ramper une distance souvent assez grande des ruisseaux ou des tangs qui font leur sjour ordinaire ; proprit singulire qui n'a pas t ignore des anciens (i) , et qui fait croire au peuple dans l'Inde, que ces poissons tombent du ciel. Les Ainabas. Sont ceux qui ont ces labyrinthes ports au plus haut degr de complication; nanmoins les troisimes pha- ryngiens ont des dents en pavs , et il y en a aussi sous l'arrire du crne. Leur corps est rond, couvert de fortes cailles; leur tte large , leur museau court et obtus, leur bouche petite , leur ligne latrale interrompue son tiers postrieur. Les bords de leur opercule, de leur sub'opercule et de leur in ter-opercule, sont fortement dentels, mais non celui du propei'cule. Leurs ouesont cinq rayons. Il y a beaucoup de rayons pineux leur dorsale et mme leur anale. Leur estomac est mdiocre^ arrondi; leur pylore n'a que trois appendices. On n'en comiat qu'une espce, dite en tamoule Pa- neiriy ou monteur aux arbres [Anabas testudineus , N.) (2), devenue clbre parce que , non-seulement elle sort de Teau , mais que , selon M. Daldorf , elle grimpe mme aux - * _ (i) Theophrasle, dans son Traite des poissons qui vivent au sec , parle de petits poissons qui sortent des rivires pour quelque temps, et qui y retournent ensuite, et dit qu'ils ressemblent des muges. (2) C'est VAmphiprion scansor, BL, Schn., p. 2o4 et 5^0, ou Pera scandens , Daldorf., Trans. Linn., UI^ p. 62. C'est aussi V Anthias lestu- dineus , B!., pi. 322 j et le Coius coboius , Haraillon Buchanan, pi. xiii , i. 38. ACANTHOPTERYGLENS. 22^ arbustes du rivage; cependant ce dernier fait est contest. L'espce est rpandue dans toutes les Indes-Orientales. Les Poltacanthes. ( Polyacainthus KuhL ) Ont les rayons pineux, autant et plus nombreux que les anabas, leur bouche, leurs cailles, leur ligne la- trale interrompue, mais il n'y a de dentelures au- cune de leurs pices operculaires; leur corps est com- prim; leurs oues ont quatre rayons; il y a une bande troite de dents en velours leurs mchoires, mais leur palais en manque ; leur appareil branchial est plus simple : leur pylore n'a que deux appendices ccales. 11 y en a dans les eaux douces de toutes les Indes (i). Les Macro podes. Lacp. Ne diffrent des polyacanthes que par une dorsale moins tendue , qui se termine, ainsi que la caudale et les ventrales , par une pointe grle et plus ou moins alonge. L'anale occupe plus d'espace que la dorsale. Ce sont aussi des poissons d'eau douce , des Indes et del Chine (a). Les Hlostomes, Kuhl. Ont, avec les caractres des polyacanthes, une bouche petite , comprime , protractile, de manire qu'elle a l'air de sortir et de rentrer entre les sOus-orbitaires; leurs trs petites dents sont attaches aux bords des lvres, et non aux mchoires ni au palais ; leurs oues ont cinq rayons. Les arceaux de leurs branchies sont garnis, du ct de la (i) Trichopodus colisa , Ham. Buchanan; Trich. hejeus ^ id. , 1 18 : Tr. cotra , id. , 1 9 ; Tr. lalius , id. , 1 20 ; Tr sola , id. , ib. ; Tr. chuna , iil. , i2 ; Trichogasier fasciatus ^ Bl. Schn., pi. xxxvi, p. i64; Chtodoii cliinensis ^ Bl., pi. ccxvm , f . i . (2) Le Macropode vert dore, Lacp. , III , xvi , i , et une espce nouvelle bien plus belle encore par des bandes alternativement routes et vertes. i5* 328 -POISSONS bouche, de lames presque semblables celles de l'exl- rieur , et qui pourraient bien servir aussi la respira- tion (i). Leur estomac est petit, et il n'y a que deux appendices leur pylore, mais leur intestin est trs long; ils ont une vessie natatoire mdiocre et parois paisses. Les Osphromnes, ( Osphromenus. Commers.) (2) Ont tous les caractres des polyacanthes ; mais leur chanfrein est un peu concave; leur anale occupe plus d'espace que la dorsale, comme dans les macropodes; une trs fine dentelure s'aperoit leurs sou s-orbitaires, et au bas de leur propercule; le premier rayon mou de leurs ventrales est trs prolong. On compte six rayons leurs oues. Leur corps est trs comprim. Une espce de ce genre, originaire de la Chine, Le Gourami. {Osphr. olfax. Commers.) Lacp. III. iii. 2. Devient aussi grande que le turbot, et passe pour encore plus savoureuse. Elle a t introduite dans les tangs de l'le de France , 011 elle se propage trs bien ; et on l'a porte depuis peu Cayenne. On dit que la femelle se creuse dans le sable une fossette pour y dposer ses ufs. Les Trichopodes Diffrent des osphromnes, par un chanfrein plus convexe , et une dorsale moins tendue en longueur ; (1) On n'en connat qi'une espce des Moluques [Helostoina Tem- minkii , N. ) que nous dcrirons amplement dans notre Ichtyologie. (3) Ce nom vient d' oTipf^Ofj^ai ( olfacio) , et a t imagin par Corn" raerson , parce qu'il croyait que les pharyngiens caverneux qui se voient dans ce poisson , comme dans les autres de cette famille , pouvaient tre des organes de l'odorat, une espce d'ethmode. iV. -B. iJ Osphromne gai, "Lacp. , Scarus gallus , Forsk., n'est qu'une {>irelle; mais nous avons deux espces nouvelles de vrais ophromnes ; Ophr. nolalus et vittaLus , N. ACANTHOriRYGIENS. 229 en outre il n'y a que quatre rayons leurs oues. Le premier rayon mou de leurs ventrales est aussi trs along. On n'en connat qu'une petite espce des Mohiques ^ marque d'une tache noire sur le ct (1). Les Spikobrainghes. ( Spihojbranchus. Nob. ) Ont les formes de Fanabas ; mais point de dentelures aux pices operculairesj et l'opercule seulement termine par deux pointes : il y a une srie de dents leurs pa- latins. On n'eu connat qu'un {Spirohranchus capensis nob. ) , qui est un trs petit poisson d'eau douce du cap de Bonne- Esprance. Les Ophicphales, Ophigephalus. B1. ) Ressemblent tous les prcdents par la plupart de ' leurs caractres, et notamment par cette disposition de leurs pharyngiens en cellules^ propres retenir l'eau; aussi se portent-iis comme eux, en rampant dans l'herbe, de grandes distances des eaux qui font leur sjour ordinaire; mais ce qui les distingue fortement et mme les spare de tous les acantboptrygiens , c'est qu'ils n'ont pas d'aiguillons leurs nageoires , si ce n'est tout au plus le premier rayon deleurs ventrales ; encore, quoi- que simple n'est-il pas poignant. Leur corps est along , presque cilindrique; leur museau court et obtus, leur tte dprime, garnie en-dessus d'cailes ou plutt de plaques polygones, comme dans les muges, les anabas, ({) C'est le Labrus trichopterus , Gme!., Pal!., Spic. , VHP calu , p. 45, le Trichopterus Pallasii , Sliaw , IV, part. Il/n, 392,1e Tricha- gaster trichopterus , Bl>Schn. , le Trichopode trichoptre , Lacc'p. ]Y. B. l.e Trichopode mentonnier, Lacgr. , ou Trichopode satyre , Sliaw. , vol TV, pai . II , p. 091 , ne repose que sur une mauvaise figure (lu Gourami. 23o POISSONS etc. Il y a cinq rayons leurs oues; leur dorsale V- tend sur presque toute leur longueur, et leur anale est aussi fort longue ; leur caudale est arrondie ; leurs pec- torales et leurs ventrales mdiocres ; il n'y a pas d'in- terruption leur ligne latrale. Leur estomac est en sac obtus; deux ccums seulement, mais assez longs, adhrent leur pylore. Leur cavit abdominale se pro- longe au-dessus de l'anale, jusque tout prs du bout de la queue. Tous les bateleurs des Indes ont de ces poissons sec pour divertir le peuple, et les enfants mme s'amusent les faire ramper sur le sol : dans les marcbs de la Chine, on coupe les grandes espces toutes vivantes , pour les distribuer aux consommateurs (i). On peut les diviser d'aprs les nombres de rayons de leur dorsale. Dans les uns elle n'en a que trente et quelques (2). Dans d'autres elle en a quarante et davantage (3). Il y en a enfin o ils passent cinquante (4). Les MUGILOIDES Forment une onzime famille d*acanthopt- rygiens, compose du genre Des Muges. ( Mugtl. L. ) Qui peuvent en effet tre considrs comme une (i) C'est inconteslablemeut de ce genre que Thophraste a entendu parler. (2) Ophicephalus punciatus , Bl., ou Oph. lata , Buchan. ; O. mar- ginatus , N., ou O. gachua ^ Buch. ? pi. xxi , f. 21 , ou Corr, motta , Russe], II, pi. 164 ; O . aurantiacus , Bucli. (3) Ophicephalus striatus , Bl., SoQ , ou Muttah , Russe! , pi 162, ou O. chena , Buchan. ? O. sola , id. O. so-wara , Russel , i63. (4) Ophicephalus marulius , Buchan. , qui est \c. Bostiichode lll , Lace'p., II , XIV , 3 ; O. harca , Buchan. , xxxv, 20 , dont le Bosiriche tachet, Lace'p., III, p. i43, est au moins trs voisin, et plusieurs es- pces nouvelles que nous dcrirons dans notre Ichtyologie. ACATN'THOPTliyGIENS. 2c) 1 famille distincte , tant ils oflVent de particularits dans leur organisation ; leur corps est presque cylindrique y couvert de grandes cailles , deux dorsales spares , dont la premire n'a que quatre rayons pineux; leurs ventrales sont attaches un peu en arrire des pectorales. Il y a six rayons leurs oues. Leur tte est un peu dprime , couverte aussi de grandes cailles ou de plaques polygones ; leur museau trs Ourt. Leur bouclie transversale forme un angle au moyen d'une prominence du milieu de la mclioire in- frieurC;, qui rpond un enfoncement de la suprieure, et n'a que des dents infiniment dlies^ souvent mme presque imperceptibles. Leurs os pharyngiens trs d- velopps , donnent l'entre de leur sophage , une forme anguleuse comme l'ouverture de la bouche, qui ne laisse arriver leur estomac que des matires liquides ou dlies , et toutefois cet estomac se termine en une sorte de gsier charnu , analogue celui des oiseaux; leurs appendices pyloriques sont en petit nombre, mais leur intestin est long et repli. Ce sont de bons poissons , qui remontent en trou- pes aux embouchures des fleuves , en faisant de grands sauts au-dessus de l'eau, et dont nos mers pro- duisent quelques espces jusqu'ici mal dtermines (i). Le Cpliale. {M. cephalus. N,) Se distingue parmi les muges d'Europe, en ce que ses yeux sont demi couverts par deux voiles adipeux qui ad- hrentau bord antrieur et au postrieur de i'orbite, en ce que lemaxillaire, quand la bouche est ferme, se cache en- tirement sous le sous-orbitaire, et en ce que la base de la pectorale est surmonte d'une caille longue et carne. Les orifices de sa narine sont carts l'un de l'autre; ses dents sont assez marques. (i) Linnaeus et plusieurs de ses successeurs ont confondu tous les mufes curonens sous une seuic espce [leur Mugil cephalus). 232 POISSONS C'est la meilleure et la plus grande des espces de la Mditerrane. Nous ne Tavons pas observe sur nos ctes de l'Ocan * mais ses caractres se retrouvent dans plu- sieurs espces des Indes et de l'Amrique (i). Une espce presque aussi grande , et commune nos deux mers , Le Ramado de Nice. ( M, capito. N. ) A le maxillaire visible derrire la commissure des m- choires, mme lorsque la bouche est ferme 5 ses dents sont bien plus faibles j les orifices de sa narine rapprochs, la peau des bords de son orbite n'avance point sur le globe de l'il 5 l'caill du dessus de sa pectorale est courte et obtuse. H y a une tache noire la base de cette na- geoire (2). Deux espces plus petites (le Muge dor et le Muge sauteur j Risso ) , se rapprochent du capito 5 le premier a le maxillaire cach sous le sous-orbitaire comme le c- phalej mais les orifices de sa narine sont rapproches comme dans le capito 5 l'autre, avec les caractres du ca- pito , a le sous-orbitaire chancr, et laissant voir le bout du maxillaire (3). Une troisime grande espce commune aussi nos deux mers. Le Muge h grosses lvres. ( Bl. chelo. S. ) Se distingue surtout par des lvres trs grosses, char- nues, dont les bords sont cilis, par desdents qui pntrent (1) l y en a en Amrique cinq ou six espces confondues et mal carac- tc'rises par Linnus sous e nom de M. albula. Dans le nombre sont le ifl. Plwnierl, BL, devenu une sphyrne dans le Bl. Schn., p. 110, et le M. lineatus , Mitchill. On trouve le vrai ce'phale de la Mediterrane'e tout autour de ^Afrique. Aj. en espces des Indes, le Bontuh ^ Russel, II, 1805 ou le M. our. , de Forskal, peut-tre identique avec notre ce'phale; Kunnesee, i., 181 j M. corsula, Buchan, pi. ix, gn. (2) C'est cette espce qui nous parat avoir e'te' particulirement dcrite par Willugliby, et repve'scnte par Pennant. (3) Aj.Lc M. Christian., Voj^age de Freycinet^ M. Ferrani, ib.^ M. parsia, Buclian, pi. xvn, f. 71; M. cascasia, id, ; M. peradak, N , Russel, 182. . ACA]N^THOPTfiRYGIENS. 235 dans leur paisseur comme autant de cheveux. Son maxil- laire se recourbe et se montre derrire la commissure. Une petite espce de la Mditerrane (M* labeo, N. ) a les lvres encore plus fortes proportion , et crneles aux bords. 11 y a aussi de ces espces grosses lvres dans la mer des Indes (i). Les Ttragonurus. Riss. Ainsi nomms, de crtes saillantes qu'ils ont vers la base de la caudale, deux de chaque ct, sont encore un de ces genres isols qui semblent l'indice d'une famille particulire. Ils tiennent en partie des muges ^ en partie des scombrodes. Leur corps est along , leur dorsale pineuse longue , mais trs basse, la molle rapproche d'elle , plus leve et courte; Tanale rpond cette der- nire : les ventrales sont un peu en arrire des pecto- rales. Les branches de la nchoire infrieure leves verticalement , garnies d'une range de dents tran- chantes, pointues, faisant une espce de scie, s'emboi- tent , quand la Louche se ferme , entre celles de la m- choire suprieure. Il y a de plus une petite range de dents pointues chaque palatin, et deux au voraer. Leur estomac est charnu, repli: leurs ccums nom- breux; leur intestin considrable. Leur sophage esi, intrieurement garni de papilles pointues et dures. (i) M. crenilalfs , H'orska.]-^ M. cirrkosthomus , Forster, ap. BL Sclin., 12 1 , JY. B. Le M. cceruleo-macutalus, Lacp., V, 389; le mme qui est re- pre'senle' sous le nom de Crenilahis , pi. xui , f.* i, appartient au grouppe du capito- JY. B. T.e Miigil appendiculatus, Bosc, ou Mugilo more Anne-Caroline , Lacc'p. , Y, 398 , n'tst autre chose que Felops, et il en csL de mme du Mugil sahrtoveus de Forster, B'. Scim. , 121; le Mugil cinerens , Walbaura., Catesb., Il, xt, >, est un gerres; le M. cltanos de ForsL-i ; est del famisie des cyprin*. 234 POIS SOIS s L'espce connue, le Courpata ou Corbeau , de nos ctes de la Mditerrane ( Tetragonurus Cifvieri ^ Risso), ne se trouve que dans les grandes profonileurs. Elle est noire , longue d'un pied , et a toutes ses cailles dures, profond- ment stries et denteles. On dit sa chair venimeuse (i). Je place encore ici entre les mug'ilodes et les gobiodes, un genre qui ne se laisse compltement associer avec aucim autre , c'est celui des Athrines. ( Atherina. Lin. ) Qui ont le corps along , deux dorsales trs cartes , des ventrales plus en arrire que les pectorales , la bouche trs protractile, garnie de dents trs menues. Toutes les espces connues ont une large bande argente le long de chaque flanc. Il y a six rayons leurs oues; leur estomac n'a point de cul-de-sac , et leur duodnum n'a pas d'appendices ccales; leurs dernires vertbres abdominales recourbent leurs apophyses transverses , et forment ainsi un petit cornet o se loge la pointe de la vessie natatoire. de sont de petits poissons d'un got dlicat, et dont les jeunes se tiennent long- temps en troupes serres , et se mangent sur nos ctes de la Mditerrane, sous le nom de Nonnat ( les aphyes des anciens ). Nos mers en produisent plusieurs espces, confondues jusqu'ici sous le nom * Atherina hep se tus y Linn. Le Sauclet du Languedoc, ou Cabassoiis de Provence. {Atherina hepsetus. N. (2)) Ronde!. 21G. Duhamel, sect. VI, pi. IV, f. 3. A la tte un peu pointue, neuf rayons pineux sa (i) On n'en a que de mauvaises figures : Mugil niger, Rondel , 428 ; Con'us nilocus , Aldrov. , pisc. 610; Risso, I'*'. edit. , pi. x, f. 37. [2) C'est probal>icmcnt cette csi)cce (jui a servi en particulier de typp. ACANTHOPTRYGIEIVS. 2 55 premire dorsale , onze mous sa deuxime, douze Ta- uale, cinquante-cinq vertbres au squelette. he Jol du Languedoc j Cahassouda d'Ivia. {Atherina Boyer. llisso.) Ronde! . '217. A la tte plus large, plus courte, Toeil plus grand j sept e'pines la premire dorsale } onze rayons la deuxime , treize l'anale^ quavaute-quatrc vertbres au squelette. Le Mochon d'ivia. {Atherina mochon. N. ) De la forme du sauclet , mais sept pines la premire dorsale, quinze rayons mous l'anale, et quarante-si-x ver- tbres au squelette. Le Prtre , Abusseau , ou Rosere des ctes de l'Ocan (i) ( Ath. presbyter. Nob. ) Duham. sect. YI^ pi. iv, f. i , 2, 3 , 4? 6 et 7. A le museau un peu plus court que le sauclet, huit pines a la premire dorsale , douze rayons mous la deuxime , quinze ou seize l'anale , cinquante vertbres au squelette. Les espces trangres d'athrines sont assez nombreu- ses (2). Tespce de l'hepsetus de Linn. Il faut remarquer que la figure intitule atherina hepsetus ])aT B\och , pi. cccxciii, f. 3, et Syst., pi. xxix, f. 2, est purement imaginaire. (i) Ces noms viennent de la bande d'argent de ses flancs que l'on a compare une lole. (3) atherina lacunosa , Forster, Bl, Sclin., 112, probablement l'/fc/j- setus de Forskal, 69 5 ^. endrachtensis, Quoy et Gayra., Voyage de Freyc, Zool. , p. 334 5 ^. jacksoniana , iid., 333 ; A. hrasiliensis y iid., 332 ] A. neso-gallica, N., Lace'p., V, pi. xi, 1". ! , Ce n'est pas le mme que VA. pinguis du texte. A. mnidia , Lin. , qui n'est pas,, comme il le croit , le mnila de Brown , Jam., pi. xlv , f . 3, mais bien \ A. notata, Mitchill, Trans. de New-Yorck, I, pi. iv, i. 6, et plusieurs; autres que nous dcrirons dans noire Ichtyologie. 2 36 POISSONS La douzime famille des acanthoptrjgienS ou celle Des GOBIOIDES. Se reconnat ses pines dorsales grles el flexibles ; tous ces poissons ont peu prs les mmes viscres , c'est--dire un canal intestinal ^al , ample , sans ccums , et point de vessie natatoire. Les Blennies bu Baveuses. (Blennius. L.) Ont un caractre trs marqu dans leurs nageoires ventrales, places en avant des pectorales, et com- poses seulement de deux rayons. Leur estomac est mince sans cul de sac j leur intestin ample, mais sans ccum; ils n'ont pas de vessie natatoire. Leur corps est along, comprim , et ils ne portent qu'une dorsale compose presqu'en entier de rayons simples ^ mais flexibles. Ils vivent en petites troupes parmi les rocbers des rivages, nageant, sautant, et pouvant se passer d'eau pendant quelque temps. Leur peau est enduite d'une mucosit qni leur a valu leur nom grec Blennius, et leur nom franais Baveuses, qui en est une traduction. Piusieuvy sont vivipares, et ils ont tous, et dans les deux sexes, ]rs de Tauiis, un tubercule qui parat leur servir pou raccouplemeni. JNous les divisons comme il suit. Les Blennes piopiernent dits. Dont ies dents longues, gales et serres, ne forment qu'uu seul rang bien rgulier chaque mchoire , termin eu arrire, dans quelques espces , par une dent plus Ion- gue et en crochet. Leur tte est obtuse, leur museau court, leur frojrit vertical; leurs intestins larges et courts. La plupart ont un tentacule souvent frarig en panache ACAWTHOPTRYGEPiS. 257 sur chaque sourcil^ et plusieurs en ont un autre sur cliaque tempe. Nous avons diverses espces de cette subdivision le long de nos ctes j une des plus remarquabies est Le Blennic papillon. ( Bl. ocellaris. >l. i()7. 1.) A dorsale bilobe; le lobe antrieur trs lev, marqu d'une tache ronde et noire ^ entoure d'un cercle blanc et d'un cercle noir. Le Bl. tentnculaire. {Bl. tentacularis. Briinn.) Bl. 167. 9. Sous le nom de Bl. Gattorugine. A quatrefilamcntsaux sourcils, dorsale unie; unetacie noire entre le quatrime et le cinquime rayons. Le Bl.a bandes. { BL gattorugine. L. ) Will. H. 1. et BL 162. 1. 2. Sous le nom de Bl.Jasciatus. f A deux filaments 5 dorsale presque unie, bandes obliques nuageuses brunes. Le Bl. tentacules palme's, {Bl.palmicornis. Cuv. )Penn, ('op. Encvcl. Mth. f. 117. Souslenom de6^rt^^on/gz/2e. A dorsale unie; ie tentacule sur i'il divis en petits filaments (i). D'autres n'ont que des panaches peine visibles aux sour- cils, mais portent sur le vertex une prominence membra- neuse, qui s'enfle et rougit dans la saison de l'amour. l yen a aussi quelques-uns dans nos mers. Le Bl. galerite. {BL galerita. L. ) Rondel. 204. BL pa^'o. Risso. A dorsale unie ; tachet et ray de bleu , une tache noire ocelle derrire l'il. Le BL tte rouge. {BL rubriceps. Risso. ) Les trois premiers rayons de la dorsale levs , et faisant une pointe rouge, ainsi que le dessus de la tte. (1) A\. Bl. cornutus , L. ; Bl. pilicornis, N., punaru, Margr., i65; la deuxime fig., mais la prcm. descript., etc. 2.58 POISSONS Dans d*aatres enfin (les Pholis (), Artd. ) , il ti*y a ni panache, !ii crfe. Nous en avons un petit trs commun sur toutes nos ctes , La Baveuse commune. {Bl.phols. L. ) Bl.^ 71.2. A profil presque vertical , dorsale un peu dcliancre, pointille et marbre'e de brun et de noirtre. Nous distinguons de ces blennies proprement dits, sous ie nom de Myxodes , Des espces tte alonge'e, museau pointu, saillant au devant de la bouche, dents sur une seule range, comme dans les blennies, mais sans canines (2), et sous le nom de Salarias, Les espces dont les dents, galement sur une seule range et fort serres , sont comprimes latralement , crochues au bout , d'une minceur inexprimable et en nombre norme. Elles se meuvent , dans l'individu frais , comme les touches d'un clavecin. La tte de ces poissons, fort comprime eu haut, est trs large transversalement dans le bas. Leurs l- vres sont charnues et renfles , leur front tout--fait vertical, leurs intestins ;, rouls en spirale , sont .plus minces et plus longs que dans les blennies ordinaires. On n'en connat que de la mer des ndes (3). Nous appellerons Clinus (4). Les espces dents courtes et pointues, cparses sur plu- sieurs ranges , dont la premire est plus grande. Leur (i) Pholis, nom grec d'un poisson toujours envelopp de mucus. Aj. Bl. cai^ernosus, Schn., 87, 2 ^ Gadus salarias^ Forsk, p. 22. (2) Les espces sont nouvelles. (3) Sal. quodripinnis ^ Cuv., qui est le blennius gattorugine de Forsk.., p. 23; Bl. simus , Sujef. act. Pelrop., 1779, H^ part,, pi. vi; Vyil- ticus ou sauteur de Commers. , Lace'p. , II , p. 479 ^^ plusieurs espces nouvelles. J'ai tout lieu de croire qu'il faut y rapporter aussi le Bl, eden- tulusj Bl. Sclin., ou truncatus, Forster , bien qu'on prtende qu'il n'a pas de dents. . (4) CUnnSj nom des blennies chez les Grecs modernes. ACANTFOPTRYGIENS. 289 museau est moins obtus que dans les deux sous-f^enres prcdents j leur estomac plus large , et leurs intestins plus courts. Dans quelques-uns, les premiers rayons de la dorsale forment une pointe spare par une chancrure du reste de la nageoire (i). Leurs sourcils sont surmonts de petits panaches. Il y en a mme o. les premiers rayons sont totalement en avant y et semblent former une crte pointue et rayonne sur le vertex (2). Dans d'autres , au contraire , la dorsale est continue et gale (3). Les Cirbhibarbes. Cuv. Ont, avec la forme des clinus, des dents en velours, et ou- tre un petit tentacule sur Toeil , et un la narine, ils en portent trois grands au bout du museau, et huit sous la pointe de la mchoire infrieure. On n'en connat qu'un des ndes , d'un fauve uniforme. Les Gonnelles. ( Mur^enodes. Lacpde. Centronotus. Schn. ) Ont les ventrales encore plus petites que tous les autres blennies , presque insensibles , et souvent rduites un seul rayon. Leur tte est trs petite , et leur corps along en lame d'pe j leur dos est garni tout du long d'une dorsale gale, dont tous les rayona sont simples et sans articula- tions. Leurs dents sont comme dans les clinus; leur es- tomac et leurs intestins d'une venue. (i) Bl. mustelaris, L., Mus.. Ad. Fred., xxxi, 3; Bt. superciliosus Bl., 168 ^ Bl. argenteus, Risso. lY. B. he Blennie pointill', Lacp., II, xii, 3, ne me parat qu'un indi- vidu mal conserv du Superciliosus' (2) Bl.Jenestraius, Forster. Bl. Schn., p. i^3. (3) Bl. spadiceus, Schn., Sb., III, xxx, f. 8 ^ Bl. acuminatus, id., Se'b , ib., I ; Bl. pwictatus, Ott., Fabr., Soc. d'Hist. nat. de Copenh., vol. Il , cah. 1 1, pi. X , f. 3 Bl. Audifredi, Risso , pi. vi , f. i5 5 Bl. capensis y Forster, Bl. Schn., 175^ Bl. lumpenus, Walb. Arted. renov., part., III , pi. in. 2 4o POISSONS Il y en a un trs abondant sur nos ctes {Bl. gunnellus , L.) > ^^-7 7^ 7 ^ ? Lacp., Il , xii, 2 , dont la dorsale a tout du long de sa base une suite de taches ocelles. Les Opistognathes. (Cuv. ) Ont les formes des blennies propres, et surtout leur mu- seau court, et se distinguent par leurs maxillaires trs grands et prolongs en arrire eu une espce de longue moustache plate. Leurs dents sont en rpe chaque mchoire, et la range extrieure plus forte. On leur compte trois rayons aux ventrales , qui sont places prcisment sous les pecto- rales. On n'en connat qu'un , rapport de la mer des Indes par M. Sonoerat ( Opistognathus Sonnerati , Cuv. ). Nous n'osons loigner des blennies , bien qu'ils n'aient aucun rayon pineux , Les Zoarcs. Cuv. Qui d'ailleurs ont le tubercule anal, les intestins sans ccums, le corps qbloug et lisse des blennies , six rayons aux branchies. Leurs ventrales ont trois rayons 5 leurs dents sont coniques , sur un seul rang aux cts des mchoires; sur plusieurs en avant ^ ils n'en ont aucunes au palais. Leur dorsale , leur anale et leur caudale sont runies , aprs toute- fois que la dorsale a prouv une grande dpression. Il T en a dans nos mers el dans tout le nord, une es- pce connue depuis longtemps comme vivipare ( Blen- nius vivipariis , L. ) , BL, 72 j sa taille est d'un pied ) elle est fauve, avec des taches noirtres le long de sa dorsale. L'Amrique en a une beaucoup plus grande {Z. la- hrosus , N., Blennius labrosus , Mitcliill., Trans. de New- Yorck ,1,1, 7 7 qui arrive trois pieds et plusj olivtre seme de taches brunes. Les Anarrhiques. ( Anarrhichas. L. (1). Me paraissent si semblables aux blennies , que je les (i) Anarrhichas , grimpeur, noQi imagine par Gesner ( paralipomen , p. 1261 ), parce que ce poisson grimpe, dit-on, contre les e'cueils, en s'ai- dant de ses nageoires et de sa queue. ACANTHOPTRYGIENS. 2Z^1 nommerais volontiers des blennies sans ventrales. La nageoii'e dorsale , toute compose de rayons simples , mais sans roideur, commence la nuque, et s'tend, ainsi que l'anale , jusqu'auprs de celle de la queue , qui est arrondie aussi-bien que les pectorales. Tout leur corps est lisse et muqueux. Leurs os palatins , leur vo- mer et leurs mandibules sont arms de gros tuber- cules osseux, qui portent leur sommet de petites dents mailles, mais les dents antrieures sont plus longues et coniques. Cette dentition leur donne une armure vigoureuse qui , jointe leur grande taille , en fait des poissons froces et dangereux. Ils ont six rayons aux oues , Festomac court et charnu , le pylore prs de son fond, l'intestin court, pais et sans ccums, et ils manquent de vessie arienne. Le plus commun^ appel vulgairement Loup marm^ Chat marin ( Anarr. Lupus , L. ) , Bl. , ^4 ? babitc les mers du nord, et vient assez souvent sur nos ctes ^ atteint six et sept pieds de longueur, et est brun , avec des bandes nuageuses plus fonces. Sa chair ressemble celle de Tan- guille. Il est d'une grande ressource pour les Islandais, qui le mangent sch et sal, emploient sa peau comme cha- grin , et son fiel comme savon (i). Les Gobous , Bouler eaux ou Gougeons de mer. (GoBius. L. ) Se reconnaissent sur-le-cliamp leurs ventrales tho- racbiques runies soit dans toute leur longueur, soit au moins vers leurs bases, en un seul disque creux, et for- mant plus ou moins l'entonnoir. Les pines de leur dorsale sont flexibles; l'ouverture de leurs oues, pourvue f i) On a cm que ses dents pe'trifies formaient les bufonites , mais elles n'en ont ni la forme ni le tissu. Ajoutez le petit Anarrhique [Anarr. minor, Olafsen) , Voyage en Isl. , Tr. fr., pi. L. TOMi: II. i6 242 POISSONS de cinq rayons seulement , est gnralement peu ou- verte , et comme les blennies , Ils peuvent vivre quelque temps hors de Feau; comme eux aussi ils ont un es- tomac sans cul-de-sac , et un canal intestinal sans c- cums ; leurs mles ont eniin le mme petit appendice derrire l'anus, et l'on sait de quelques espces qu'elles produisent des petits vivants. Ce sont des poissons petits ou mdiocres , qui se tiennent entre les roches des ri- vages. La plupart ont une vessie arienne simple* Les GoBiES proprement dits. ( Gobius. Lacp. et Sclin. ) Ont les ventrales runies sur toute leur longueur, et mme en avant de leur base par une traverse , en sorte qu'elles for- ment im disque concave. Leur corps est alon^j, leur tcte mdiocre, arrondie, leurs joues renfle'es , leurs veux rappro- chs. Leur dos porte deux na^^eoires, dont la postrieure assez longue. Nous en avons quelques - uns dans nos mers, dont les caractres ne sont pas encore suffisamment tablis (1). Ils se tiennent dans les fonds argileux, et y passent l'hiver dans des canaux qu'ils y creusent. Au printemps , ils prpa- rent dans des lieux riches en fucus un nid qu'ils recou- vrent de racines de zostera ; le mle y demeure renferm, et V attend les femelles , qui viennent successivement y d- poser leurs ufs. Il les fconde, et les garde et les dfend avec courage (2). () Be'lon et lloudelet ont voulu reconnatre dans ces poissons les golius des anciens , et Artc'di a prtendu retrouver dans l'Oce'an les espces mal de'termine'es par ces deux auteurs dans la Me'diterrane. De l une confusion inextricable; pour Fe'claircir, il faut recommencer les descriptions et les ligures. C'est ce que nous essaierons en partie dans notre Ichtyologie. (2) Ces observations ont e'te' faites par feu 0/6 ; Vudmore pixuma, id,, ib., ou Gobius pisonis j Gm. (2) Je le juge d'aprs la note jointe une peau sche donne au Mu- sum par Adanson, et qui est d'une espce dinrente des prcdentes. (3) Le Goblus strigalus , Broussonnet , Dec, pi. i, ou Gobiomore taiboa, Lacp., copi Encycl. mtli., f. i38; V Eleoiris noir, Quoy et Gaym,, Voyage de Freyc, pi. lx, f. '2, et les Scina macrolepidota, BL, 298 , f t Maculala , id. , 299 , 2', dont j'avais fait autrefois le genre Pro- CHILU8 qui doit lre supprim. AGAISTHOrTHRYGIEISS. 2l\'] [Gohiiis aiiratus , Riss. ) dore , marque d'uue tache noire sur la base de la pectorale (i). Les Callionymes. ( Callionymus. L. ) (2). Oit deux caractres fort raarqus , dans leurs oues ouvertes seulement par un trou de chaque ct de la nuque j et dans leurs nageoires ventrales places sous la gorge, cartes et plus larges que les pectorales. Leur tte est oblongue, dprime , leurs yeux rapprochs et regardant en haut, leurs intermaxillaires trs protrac- tiles^ et leurs propercules alongs en arrire et ter- mins par quelques pines. Leurs dents sont en velours, ils en manquent au palais. Ce sont de jolis poissons, peau lisse, dont la dorsale antrieure soutenue par quelques rayons stacs, s'lve quelquefois beaucoup. La seconde dorsale est alonge ainsi que l'anale. Ils ont der- rire l'anus le mme appendice que les prcdentSe Leur estomac n'est point en cul-de-sac, et ils manquent de ccums et de vessie arienne. Nous en avoDS un commun dans la Manche. Le Sa\fary on Doucet. {CaUion. lyra. Lin.) BI. 161. Lacp, ii. X. I. Dont la premire dorsale est leve, et le premier rayon en long filet. Il est orang, tachet de violet. Le Call. dra~ cunculiis , Bl., 162 , n'en diffre que parce que sa premire dorsale est courte et sans filet-j plusieurs le croient sa femelle. La Mditerrane en a quelques autres, tels que Le Lacert. ( Call. lacerta. N. ) Rondel. 3o4, et moins bien Call. pusllus. Laroche. Ann. Mus. Xil. xxv. 16. A premire dorsale basse 5 la deuxim.e , au contraire , trs ieve dans le maie j des points argents et des lignes (1) C'est une eolris et non un gobie. (y) Calllonysmis (beau nom ) , F un des noms de l'uranoscope cliez les Grecs. C'est Linnus qui l'a applique ce genre-ci. 248 POISSONS blanches liseres de noir sur les flancs. La caudale longue et pointue (i). Les Tbichonotes. (Trichonotus. Schn. ) Ne paraissent que des callionymes dont le corps est trs along, et dont la dorsale un.ique et Tanale ont une lon- gueur proportionne. Les deux premiers rayons de la dorsale alongs en longues soies , repre'sentent la premire dorsale des callionymes ordinaires. On dit pourtant les branchies des trichonotesbien fendues (2). Les Comephores. Lacp. Ont la premire dorsale trs basse, le museau obtong , large, dprim, les oues trs fendues , sept rayons, de trs longues pectorales , et , ce qui les distingue dans cette famille, ils manquent absolument de ventrales. On n'en connat qu'un, du lac Bakal { Callionymus Bacalensis , Pall., Nov. Act., Petr., , ix, i ). Long d'un pied, d'une substance mole et grasse, que l'on presse pour en tirer de l'huile. On ne l'obtient que mort^ aprs des temptes.^ Les Platyptres. Kubl et van Hasselt. Ont, avec les ventrales larges et cartes des callio- nymes, une tte courte, dprime, une petite bouche, des branchies ouvertes et de lai^ges cailles; leurs deux dorsales sont courtes et cartes (3). (i) IV. B. Le Callionymus diacanthus , Carnchael, Trans. Linn., Xl, pi. XXVI , ne me parat pas de ce genre; le Calliomore indien , Callio- nymus indicus, Linn., n'est autre que le Platycephalus spalula^ Bl., 424. Aj. Call. cithara,^.; C. Jaculus , et d'autres espces nouvelles de la Mditerrane'e ^ et en espces trangres, C. orientalis, Sclin., pi. vi ; C. ocellaius, Pall,, VIII, pi. f\^ i. iS^ C. sagitta, id., ib., f. 4? 5; et quelques autres que nous deefirons dans notre IchthyoiOgie. (2) Trlchonotus sctigerus^ Bl. Schn., pi. 39. (3) Platyptera melanocephala , K. , et V , H. ; PL trigonocephala id., Icux poissons des Indes, ([ue nous dcrirons dans notre Ichtyologie. ACANTHOPTllYGIENS. 24-9 Je place en hsitant, la fin de cette famille , un genre qui formera probablement un jour le type d'une famille particulire^ c'est celui des Chirus. Steller. ( Labrax. Pallas. ) Poissons corps assez long, garni d'caills cilies; tte petite, sans armure; bouche peu fendue, ar- me de petites dents coniques, ingales; dont la dor- sale n'a que des pines presque toujours minces^ et s'tend tout le long du dos; leur caractre distinctif est d'avoir plusieurs sries de pores semblables la ligne latrale , ou en quelque sorte plusieurs lignes latrales. Leurs intestins manquent d'appendices ccales ; ils ont souvent une aigrette au sourcil, comme certaines blen- nies; mais leurs ventrales ont cinq rayons mous, comme l'ordinaire. Ceux que l'on connat viennent de la mer du Kams- chatka (i). . Je forme une treizime famille, celle des PECTORALES PDICULES , De quelques acanthoptrygiens dont les os du carpe s'alongent pour former une espce de bras qui porte leurs pectorales. Elle comprend deux genres voisins l'un de l'autre , quoique les auteurs les aient presque toujours fort loigns, et qui tiennent de prs aux gobiodes. (i) Labrax lagocephalus j - L. decagrammus ^ L. superciliosus ^ " L. monopterj'giiis y L. octogrammus ^ L. hexagrammus ^ tous dcrits et repre'sentcs par Pallas dans le onzime tome des Wle'm, de FAc. de Pe'tersb., porr 1810. 2 5o POISSONS Les Baudroyes. ( Lophtus. L. ) (i). Ont pour caractre gnral, outre leur squelette demi cartilagineux, et leur peau ans cailles, les pectorales supportes comme par deux bras , soutenus chacun par deux os que l'on a compars au radius et au cubitus, mais qui appartiennent rellement au carpe , et qui , dans ce genre, sont plus alongs qu'en aucun autre ; des ventrales places fort en avant de ces pectorales ; enfin , des opercules et des rayons braiicliiosl/ges , en- velopps dans la peau , et les oues ne s'ouvrant que par un trou, perc en arrire de ces mmes pectorales. Ce sont des poissons voraces , estomac large , in- testin court , qui peuvent vivre trs long-temps liors de Feau, cause du peu d'ouverture de leurs oues. Les Baudroyes proprement dites. Vulgairement Raies- pcheresses. ( LopHius. Cuv. ) . Ont la tte excessivement grande h proportion du reste de leur corps, trs large et dprime^, pineuse en beaucoup de points , la gueule trs fendue, arme de dents pointues , la mcboire infrieure garnie de nombreux barbillons* deux dorsales distinctes, et quelques rayons de la premire dta- chs en avant , libres et mobiles su Klein^ Miss. , III , m , 4 5 ou L. raninus , Tiles. , Mem. des nat. de Mosc. , Il , XVI ; Ch. hispidus, Bl. Schn., i43, Mem. Mus., II, xvii, 2; Ch. scaher, ib., xvi, 2, ou Guaperi^a , Margr., i5o (mais non la figure) , L. histrio, Bl., pi. cxr ; Ch. hiocellatus, N., Mra. Mus., III, xvii, 3; Ch. ocellatus , ou L. histr. oceiL, Bl. Schn., i43 , Parra , ; Ch. variegatus, ou L. chironecte, Lacep. I, xiv, 2, ou Z. p ictus ^ Shaw , Gen. Zool. , V, part. II, pi. clxv; Ch. furciplis , N. , Mem. Mus., III , XVII, i; Lat., Ind. Occ, 574, figure repe'te'e pour le guaperva, Margr., i5o Ch. nummifer, N. , Mem, Mus., III , xvii, 4; ^^*- Commer- sonii , N., Lace'p, , I , xiv , 3 , et trs mal , Ren. , I , xlui , 2125 Ch. tuberosus , N. (2) Ch. punctatus , N., Mm. Mus., III, xviii , 2, et Lace'p. , Ann. Mus., IV, Lv, 3 ; Ch. unipinnis, N., Mm. Mus., III, xviii, 3, Lace'p., Ann. Mus., III, xvin, 4- (3) Lophius vespertilio, L., Bl., 110; Malth. uasuta, N., Sb., I , Lxxiv, 2; M. nolaia , N ; M. angusia . Nob , doiit le squelette est ACAWTHOPTRYGIENS. 255 Les Batracodes. Lac. ( Batrachus. B1. Schn.) (i) Ont la tte aplatie liorizoitaleinent;, plus large que le corps , la gueule bien fendue , Topercule et le sous- opercule pineux; six rayons aux oues; des ventrales troites , attacies sous la gorge, et qui n'ont que trois rayons, dont le premier along et largi, des pectorales portes par un bras cou'^l, rsultant de l'alongement des os du carpe. Leur premire dorsale est courte, sou- tenue de trois rayons pineux, la seconde molle et longue , ainsi que celle de l'anus qui lui rpond. Sou- vent leurs lvres sont garnies de filaments. Ceux qu'on a dissqus ont l'estomac en sac oblong, des intestins courts, et manquent de ccums. Leur vessie natatoire est profondment fourchue en avant. Ils se tiennent ca- cbs dans le sable pour tendre des embches aux pois- so-ns , comme les baudroies et les plalycphales. On croit les blessures faites par leurs piquants dangereuses. il y en a dans les deux Ocans. Les uns ont la peau lisse et fongueuse, et un lambeau cutan sur l'il (2). D'autres l'ont garnie d'caills, et manquent de lambeaux sur Toeil (3). dans Bosejitiuil, pi. Iclithyol. , t. XIX, 2 ; M, truncaia^ N.5 M. siellata , N., ou Loj/hius stellatiis , YaLL, Mm. de la sociel d^IIist. nat, de Copcai., I^^, pi, ui, f. 3 et 4 ? liinme que le Loplefaujas ^ Lacp., I , XI, 2 et 3 , et le Lqphius ruher ^ Til. , Yoyage de Krusn- steiii , LXi. (i) BaTj5a;^^o, grenouille, a cause de leur tte largie. (2) Bair. iau ( Gadus tau^ L. ) ' *^" Lophiiis bufo , Milcli., ou Baira- chcde verneuly Lesueur, Mem. Mus, V, xvii 5 le Bar. varie, id., Se. uat. pbil. ; Batr. grunniens (^Cottus grunniens, L,), Bl. 1^9, Seb., Tll, xxiii, 4 Balr. gu/Lgene , Buchan , xiv , 8 ; Batr, dubius , N., ou L. dubius-, J. White , 265, Nieuliof, ap. Wil., ap,, lY, i; Batr. ^-spinis, N., ou Bair. diemcnsis, Lesueur, Se. nat. piil. (3) Batr. surinainensis , Bl. Scbn., pi. vu , donn comnie le Tau , Lace'p., II, XII, i; Batr. conspicillunij N., ou le prcleudu Batr. tau, Bl., pi. Lxrii, 1". 2 et 3. 254 POISSONS On pourrait en sparer qui manquent d'cailes et de bar- billons^ et ont des lignes de pores percs la peau (i), et des dents crochues la mchoire infrieure. La quatorzime famille cls Acanthoptrjgiens , ou celle Des LABROTDES, Se reconnat aisment son aspect; elle a le corps oblong , cailleux; une seule doi^sale sou- tenue en avant par des pines , garnies le plus souvent chacune d'un lambeau membraneux ; les mchoires couA^ertes par des lvres charnues ; les pharyngiens au nombre de trois, deux suprieurs appuys au crne , im infrieur grand, tous trois arms de dents , tantt en pav, tantt en pointes ou en lames, mais gnralement plus fortes qu' l'ordinaire ; un canal intestinal sans ccums ou avec deuxccums trs petits et une forte vessie natatoire. Les Labres. (Labrus. L. ) Forment un genre nombreux de poissons trs sem- blables entre eux par leur forme oblongue, les doubles lvA'es charnues, qui leur ont valu leur nom, dont Tune tient immdiatement aux mchoires , et l'autre aux'sous- orbiaires, leurs oues serres cinq rayons, leurs dents maxillaires coniques, dont ls mitoyennes et an- trieures plus longues ,. et leurs dents pharyngiennes cylindriques et mousses, disposes en forme de pav. (^i)Bat/'.porosissi/nus,'N., Niqui, Margr., 178, ou deuxime /ziVyuf de Pison, 295. N. B. Le premier ISiqui de Pison, 294, en est une figure mal copie'e du recueil dit de Mcntzel, et o le graveur a ajoute' des cailles. ACANTHOPTRyGIEWS. 255 ]es suprieures sur d^ux grandes plaques, les infrieures sur une seule qui correspond aux deux autres. Leur estomac n'est point en cul-de-saOi, mais se continue avec un intestin sans aucuns ccums^ ^^^ > aprs deux re- plis, se termine en un gros rectum. Il ont une vessie arienne simple et robuste. Les Labres proprement dits. Vulgairement Vieilles de mer. N'ont aux opercules et aux propcrcules , ni pines, ni dentelures; leur joue et leur opercule sont couverts d'- cailles. Leur ligne latrale est droite ou peu prs. Nos mers en possdent quelques espces que les varia- tions de leurs couleurs ont rarement permis de bien dis- tinguer (i). La Vieille tachete. DuLam. Sect. IV , pi. n , fig. i. ( La- hiLis maculatus. Bl. 284? Lahrm hergilta. Ascan. le. L ) Longue d'un pied dix-buit pouces, vingt ou vingt- une pines dorsales; bleue ou verdtre en-dessus, bianclie en dessous , maillc partout de fauve : le fauve devient quelquefois gnral (2). La Pieille raye. ( Labrus variegatits. Gm. L. lineatiis, Penn. XLV , cop. Encycl. 402. ) line ou plusieurs bandes nuageuses, irrgulires, fon- ces le long du flanc, sur un fond plus ou moins rou- (i) N. i?. Ou ne peut se fier sur les labres u aux figures de Bloch, ni aux synonymies de Gmelin. (2) La Vieille tachete a c'tc indique'e par Lace'pde sous le nom de Labre jYeustrien. Il serait possible, que le Labrus maculatus ^ B, , 294, en ft une mauvaise figure faite d'aprs un individu sec dont la couleur aurait e'te entirement alte'ree^ le Labrus ti/ica , Sbavv. , Nat., Mise, 426, et Gen. zooL, IV, pi. 11, p. 499, en est une belle varit rouge tachete de blanc , mais ce n'est pas le Tinca de Linn. ; le Labrus hallan ^ Pennt., 44 copie' encycl. 4oo , est la varie't to'jte fauve; le X. ' Comber.^ Pennt., xlii , cop. encycl., 4o5 , est une varit' rouge avec une suite de taclies blanches le long du flanc. 256 POISSONS getre j dorsale seize ou dix-sept pines, marque d'une tache fonce sur le devant (i). La Vieille couleur de chair. ( Labrus carneus. Bl. et Labrus trimaculatus . L. ) BI.^ 289. Rougetre , trois taches noires sur Tarrire du dos. La Vieille verte. ( Labrus turdus. Gm. ) Salvian. 86. D'un verd plus ou moins prononc, taches tantt nacres, tantt brunes, parses^ souvent une bande nacre le long du flanc (2). La Vieille noire ( Labrus merula. Gm. ), Salvian ,,87. D'un noir plus ou moins bleutre ces trois espces ont de seize dix-sept ou dix-huit opines la dorsale. Nous n'avons la dernire que de la Mditerrane (3). Les Cheilines. Lacp. Diffrent des labres proprement dits, parce que leur ligne latrale s'interrompt vis--vis la fin de la dorsale, pour re- commencer un peu plus bas. Les cailles de la fin de leur queue sont grandes et enveloppent un peu la base de leur caudale. Ce sont de beaux poissons de la mer des Indes (4). ( ) Je n'en connais de bonne figure que celle de Pennant ; je souponne le Lahr. vetula , Bi. , 298, d'en tre une figure alie're'e^ c'est, dans la saison de l'amour , le Turdus perhelle pictus de Willugliby , 822 , et ie Sparus forinosus de Shaw. , Nat. , Miscell. (2) Je crois que le Labrus viridis et le Labrus uscus. Lin. , sont des varie'te's de ce turdus, qui est sujet aux plus grands cliangements sous le rapport des couleurs. Le Lahr. -viridis , Bl. , 28a , est une girei'le et diffre de celui de Linn'. (3) Aj. Lahr. americanus y Bl. Sclin., ou 7a?/tog' ,MitcljiI; pi. tii, i; L. Hriss ^ Lace'p. III , xx , i j L. L^arge queue , id. , III , ix , 3 ; L. Deux croissants^ id., III, xxxii, 2 5 L. Diane, id. , III , xxxii , i. i\^. B. Le Cheilion dor e. Commers. , Lace'p. , I\, 433 , ou le Labrus inermis de Forskal (Z. Hassec , Lace'p.), et Voyage de Freycin., Zool,, pi. 54? i 2 , n'est qu'un labre trs grle , dont les e'pincs dorsales sont flexibles. (4) Le Cheiline trilob , Lace'p. III, xxxi , 3, le mme que \e Sparus chlorurus , Bl. 260 5 Sparus radiatus , Bl. Schn., 56 ^ Sparus fas- ciatus^ Bl., so^", quiesLaussi \c Labre ewiacanthe , lace'p., III, p. 490; Labrus Jasciatus , Bl. , 290, qui est ai^ssi e Labre malapteronote , A C A N THOPTil YGliNS. 2^'J Les Capitaines. ( Lachnolaimus. N.) Ont les caractres gnraux des labres proprement dits^ mais leurs pharyngiens n'ont de dents en pav qu' leur partie postrieure j le reste de leur tendue, ainsi qu'une partie du palais, est garni d'une membrane villeuse. Ils se reconnaissent ds l'extrieur, parce que les premires pines de leur dorsale s'lvent en longs filets flexibles. Les espces connues viennent d'Amrique (i). Les GlRELLES. ( JULIS. N. ) Ont la tte entirement lisse et sans cailles. Leur ligne latrale est fortement coude vis--vis la fin de la dorsale. Nous en avons quelques-unes dans nos mers. La Girelle la plus connue de la Mditerrane. ( Labrus julis. L. ) Bl. 287; f. I. Est un petit poisson remarquable par sa belle cou- leur violette, releve de chaque ct par une bande eu zigzag d'un bel orang, etc. Elle est sujette beaucoup de varits. On la trouve aussi dans l'Ocan. La Girelle rouge. ( Julis gioffredi, llisso. ) D'un beau rouge d'carlate j une tache noire l'angle Lacep., II, XXXI, ij figure laquelle doit se rapporter la descr. du labre juliuintux^ id., III , p. 49^? mais non la figure qui est celle du Mesoprion uninotatus ', Labrus intlagaster ^ Bl. , 296 , 15 L. diagramme , Lac, II , 1 , 2 j L. lunula, Forskal. JY. B. "Lq Labrus scarus , L. ( ChelUne scare, Lace'p. ) , n'avait te' e'iabli par Artedi et Linnus que sur une description quivoque deBlon , Aquat. , d. lat. , p. 289 , et Obs. , p. 21 , o l'on ne peut pas mme voir (le quel genre est le poisson dont il veut parler. La figure et la description de loiulelet, ib. VI , cli. 11, p. l/j , que Ton cite d'ordinaire avec celies de Bclon , appartiennent un poisson tout diffrent et du genre des sparcs. Le vrai Scarus des Grecs est un tout autre poisson , comme nous le verrons bientt. (i) Lachnolaimus suillus , N. ; Catesb. , T, xv^ L. cnninus ^ N. ^ Tarra, pi. ur , 1". 2. TOME II. 17 258 POISSONS de l'opercule; une bande dore le long des flancs; habite aussi nos deux riiers. La Girelle turque. ( Julis turcica. Riss. ) D'un beau vert , un trait roux sur chaque caille, la tte rousse avec des lignes bleues; une ou plusieurs bandes verticales d'un bleu turquoise; une tache noire la pectorale, la queue en croissant; c'est un des plus jolis pois- sons de ia Mditerranne. Les girelles des mers des pavs chauds sont trs nom- breuses, ei pour la plupart peintes des couleurs les plus vives et les plus varies. Les unes ont la caudale arrondie ou tronque (i); et il y en a dont les premiers rayons dorsaux s'alongent en filets (2). (i) Girelles queue ronde ou tronque'e : le Labre parterre ^ Lace'p. , m , XXIX , 2 , le mme que V Echiquier , id. , p. 49^ ; le Z. trilob , id. , III, TV, 3 ; le X. tnioure, Lac. , ll , xxix , i , le mme que son Spare hmisphre , III , xv, 3, et probablement que son Spare brachioriy III , xvii , 3 ; le Z ceinture , id. , III , xxviii , 1 ; Labrus brasl- liensis, Bl. , 280; L. macrolepidotus, Bl., 284, 2 ; L. guttatus, El., 287, 2 ; L. cyanoceplialus, Bl., 286 5 L. malapterus , Bl. , 285; L. chLoropterus , BL, 288 ; L. bi^ntLalus , 284 . i ; Julis crotaphus , Nob. , Parra , xxxvii , i ; L. albov^ittatus , Khlr., Nov. Comm. pctr., IX, 458 , et Encycl. , 399 ; L. mola , Nob., Russel , II , 120 ; L. margaritijerus , Nob., ou Gir. Labiche ^ Y oyaQe de Freycin. , Zool. , pi., f . 3 j L. oniatus , Carmich., Trans. Linn. , XII , xxvii. (2) La Girelle Gaymard , Voyage de Freycinet , pi. l:v, qui est aussi le Sparus creius, Forst. , et Renard, I^e part., pi. 11 , n i , et 11*= part., iCo. iV. B. Les coris e'tablis par M. de Lace'pde , d'aprs les dessins de Commerson , se sont trouve's des girelles queue tronque , o le dessina- teur avait ne'glige d'exprimer la sparation du pre'opercule et de l'oper- cule. Le Coris angul , III, iv , 2, parat mme n'tre que le Labrus malapterus , et le Coris aigrette , ll , iv , 1 , doit tre bien voisin de la Girelle Gaymard. M. de Lace'pde a aussi nomme H olo gymnases des girelles dont les e'cailles du corps, plus petites que de coutume, seraient cacbc'es dans l'e'lat de vie par un piderme e'pais ; mais les e'cailles qui ne paraissent point dans le dessin de Commerson, grav Lace'p. , ll, pi. i , f . 3 , se voient trs bien dans le poisson desscclie apporte' depuis an Musum ; ACATNTHOPTRYGIEWS. 209 D*autres ont la queue en croissant ou fourchue (i). Les Anampss, Cuv. * Ont tous les caractres des girelles^ si ce n'est que leurs mchoires n'ont chacune que deux dents plates, saillani liors de la bouche et recourbes en dehors. On n'en connat qu'un ou deux de la mer des indes (2). Les Crenilabres. Que nous sparons des lutjans de Bloch, pour les ramener leur vraie place , ont tous les caractres intrieurs et ext- rieurs des labres proprement dits , et ne s'en distinguent que par la dentelure du bord de leur propercule. On en prend quelques-uns dans les mers du Nord ; tels que Lutjaniis riipeslris Bl. 25o; fauve bandes nuageuses, verticales^ uo'wtxivG^. Lutj. Non'egicus. id. 256; bruntre, tachet et marbr irrgulirement de brun iouc -, Lahr. Mclops 'y orang, tachet de bleu ; une tache noire derrire l'il, pi. XXI, fig. i; Lahr. exoletus ou L. /^a/Zo/z/de Risso, remarquable par les cinq pines de son anale (3). La Mditerrane en fournt un grand nombre des plus jolies couleurs, dont le plus beau est le La/^r. /ap//2a,Forsk., arpent, trois larges bandes longitudinales, formes de ainsi ce genre doit rentrer dans les gireles , aussi bien que le Demi- Disque , III , pi. VI, f, I ] VAnnel, ib., pi. xxviii , et le Cercl , qui en sont tous au moins trs voisins. (1) Girelies queue en croissant ou iburcliue : Labre hbraque^ Lace'p., III , XXIX , 3 ; Labrus hifasciatus , Bl. , 283 ; L. limxiris , L. , Gron. , Mus.,II, vi, 2, cop. Encycl. , 196; L. lu?iaris , B\., 281 , qui est dlffereit, et pourrait mme n'tre qu'un individu altre de la girelle turque ^ Z. viridis, Bl., 282; L. brasiliensis , Bl. 280 j Julis cruleocephalus , N. , ou Girelle Dupcrrej" , Voyage de Frevcin., Zool. , pi ., f. 333 ; L. argent, Lac, III, xvni. iV. B. Le Scarus gallus de Forskal est probablement le mme que le Lab, lunaris. (2) Labrus tetrodon , Bl. Schn., 263 5 Andmpses Cuvleri^ Q"oy et Gajmard, Voyage deFreycin., Zool., pi. lv, f , 1 , (3) Aj. Lab. i^ibbus, Penn., xlvi , copie Encych , f^oZ ; Luij. vi rescensj Bl , 254 j ' ' 7* 26o POISSOiS points veniiillons^ les pectorales jaunes, les ventrales bieues, etc. (i) Il y en a aussi beaucoup dans les mers des pays chauds (2), et plusieurs espces, laisses jusqu' pr- sent parmi les labres , doivent encore tre ramenes ici. Les Sublets. ( Coricus. Cuv. ) Joignent aux caractres descrnilabres, celui d'une bouche presque aussi protractile que celle des filous. On n'en connat que de petits de la Mditerrane (3). On doit retirer du genre des spares, pour les placer au- prs des clslines ou des sublets Les Filous. ( Epibulus. Cuv. ) Si remarquables par Textrme extension qu'ils peuvent donner leur bouche, dont ils font subitement une espce de tube par un mouvement de bascule de leurs maxil- laires, et en faisant glisser en avant leurs intermaxillaires, ils emploient cet artifice pour saisir au passage les petits poissons, qui nagent porte de ce singulier instrument. Les sublets, les zes, les picarels, l'emploient galement, (1) M. Misso en a dcrit plusieurs dans sa premire e'dition, sous le nom de Lutjans-^ dans la seconde, il a adopte' notre genre Crwilabre, et il en porte le nombre vingt-huit ; mais une partie de ses espces ren- trent les unes dans les autres , et sa synonymie est quelquefois hasarde. Il y aura lieu decomparer ses espces avec celles deBrunnich,deBloch,etc. Lahr. venosus , Brunn. j Lahr. fus eus , Brunu. ^ Labr. unimacu- latus ^ Brunn. ; Lutj. rostratus , Bl , 254, 2 , peut-tre le Cr. tcnca, Risso; Labr. 5-maculatus , Bl., 291, 2, est le Crenil. Rois s al , Risso; Lutj. bidens , Bl. , iSi , i j Labr. mediterraneus , Brunn. ; Labr. rubens,Bmnn.'^Labr. pircay Brunn. j Labr. spalatensis ,Bt.', Labr. iinca, Br.; Labr. ocellatus , Forsk., ou olivaceus, Brunn. , etc. (2) Nous devons mettre en tte le Lutjanus verres , Bl., 255, le mme que son Bodianus bodianus, 228, et que le Perro-eolorado, Parra, pi. m, f. I. Aj. Lutj, notatus , Bl., 25 1 , 25 L. violaceus , ou L. Linkii ^ BL, 252; L- virescens , Bl., 254 5 ^ Lab. burgall, Schpf. , ou L. chogset y Mitch., III , 2 ? L. chrysops , Bl., 248. (3) Le Lutjan verddtre et le Lutjan Lamark , Risso, premire dition. Dans sa deuxime dition , il adopte ce sous-genre , et y joint un Coricus. rubescens. CAMTHOPTRYGIEWS. 26l suivant le plus ou moins de protractilit de leurs m- choires. Tout le corps et la tte des filous sont recouverts de prandes cailles^ dont le dernier rang empite mme sur la nageoire de l'anus et sur celle de la queue , ainsi que dans Icschcilines. Leur ligne latrale est interrompue de mme* ils ont comme elles, et comme les labres , deux dents co- niques^ plus longues au devant de chaque mchoire, et ensuite de petites dents mousses j mais nous n'avons pu observer celles de leur pharynx. On n'en connat qu'un de la mer des Indes , de couleur rougetre {Sparus insidiator), Pall., Spic. Zool. fasc, VUl, pl.v, I. Les Cleptiques. ( Clepticus. N. ) Ont un petit museau cyl indrique qui sort subitement comme celui des filous, mais n'est pas si long que la tte, et laisse peine sentir quelques petites dents leur corps est obioiig, leur tte obtuse , leur ligne latrale continue ^ leurs cailles enveloppent la dorsale et l'anale, presque jusqu'au sommet des pines. On n'en connat qu'un des Antilles (Clepticus geni- zarUf^. ) , Parra, pi. xxi , fig. i, d'un rouge pourpr. Les Gomphoses. Lacp. ( Elops. Commers. ) Sont des labrodes tte entirement lisse, comme dans les girelles, mais dont le museau a la forme d'un tube long et mince, par le prolongement de leurs intermaxillaires et de leurs mandibulaires , que les tguments lient ensemble , jusqu' la petite ouverture de la bouche (t). Ils se prennent dans les mers des Indes, et certaines es- pces fournissent un aliment dlicieux (2). (1) GompKosus viridis , N., ou G. Lace'pde, Quoy et Gayra., Voyage de rreycinet, , Zool., pi. lv, f. 2; Gomphosus cruleus , Lacp., III , pi. V, f . I , ou Acarauna longirostris , Sevaslianof , Nov. act. Pelrop., xni, t. XI ; G, variegatus, Lacp., ib., f. a. -Gompliose , de y6[xoo, ,, cuneus , clai^us. (2) Renard , Poissons de la mer des Indes, deuxime partie, pi, xii, f. log. Cependant Comraerson dit que le Gomphose bleu est un manger, mdiocre. 262 POISSO>NS ^ Les Rasons. ( XiracHTiiYs. Cuv. ) Sont des poissons semblables aux labres parles formes, mais trs comprims, dont le front descend subitement vers la boucbe par une ligne trancbante et presque ver- ticale , forme par l'etlimodeet les brandies montantes des intermaxillaires. Leur corps est couvert de grandes cailles ; leur ligne latrale interrompue, leurs mcboires armes d'une range de dents coniques, dont les mitoyen- nes plus longues, et* leur pbarynx pav de dents hmispb- riques ; enfu leur canal intestinal est continu, deux replis sans ccums ni cul-de-sac stomacal. Ils ont une vessie arienne assez tendue. Les naturalistes les avaient placs jusqu' nous avec les corypbnes , dont ils dif- frent beaucoup l'intrieur et l'extrieur. C'est des labres qu'ils se rapprocbent le plus , ne s'en distinguant que par le profil de leur tte (1). La plLq3ait ont la tte nue comme les [ijirelles, tel est Le Rason ou Rasoir de la Mditerrane. ( Coryphna noi^aciila^ L. ) Rondel , 14^^ Salv. wj. Ptouge^ diversementray de bleu. On estime sa chair (2). Quelques-uns ont la joue cailleuse (3), et il y en a qui se distinguent par de petites cailles (/;). (1) Le trancliant de la ltc des coryplines lient ia crte interpare'- tale ; leurs e'cailles sont petites et molles ; leurs ccums nombreux. Voyez Me'm. duMus.,I, 324. (2) iV. B. Le Cotfph. lneolata , Eafui., Caratt., 33, ne diffre pas du rason ordinaire ; mais le tiouacula coryphna de Risso n^est autre que le pompile ou centroloplie. Le Coryph. crulea de Biocli , 176, est un scare. Ajoutez Cor. psittacus , L. 5 Cor. lineata, L. , et des espces nouvelles. (3) Corjphna pejitadaclyla , BL, !']?>, ou Blennius macuUs 5-, etc., Ankarstrom , Mem. de Stockli. , pi. m , f. 2. Linnus Ta confondu avec le poisson cinq doigts de Nieuliof , WiU lughb. , App. pi. VIII, f. 2, qui n'est qu'un pilote, ce qui a engage Lace'pde en faire son genre Hemiptronoie, dont le caractres ne conviennent nullement ce rason. (4) Rason l'c'clnse , QuoyctGaym., Voyage de Frcycinet , Zool. , pi. LXV , 1". I. AiJAWTHOPTRYCxIEISS 265 Les CiiivoMis. Cuv. (i)- Ont les lvres , les intermaxilaires protractiles, les os pharyngiens, les filaments la dorsale et le port des labres, mais leurs dnis sont en cardes aux m- choires et au pharynx , et il y en a en avant une range de coniques. Leurs nageoires verticales sont filamen- teuses , souvent mme celles du ventre prolonges en longs filets . et leur ligne latrale est interrompue. Leur estomac est en cul-de-sac, mais sans ccums. Nous en avons une petite , d'un brun chtain, que l'on pche par milliers dans la Mditerrane. C'est \e petit Cas- tagneau (^ Spams chromis, L. ), Rondel., i5i; le Coracin vulgaire ou noir des anciens. Le Nil en produit une autre, qui atteint deux pieds de lon{^, et passe pour le meilleur poisson d*Ep,ypte : c'est le Boltioy. Labrus niloiicuSyUasse\q.j3l^6,Sonnmiy pi. xxvn^ fig. i; le Coracin blanc ou d'Egypte des anciens (2). Les Cychles. ( Cychla. B1. Schn. ) Diffrent des chiomis par leurs dents toutes en velours sur une large bande j et par un cot'ps plus along (3). (i) X/0(5>t , //5s>i , xp^M y "oms grecs d'un poisson indtermin. '(2) Ajoutez Labrus punclatus , BL, 293, 15 le Labre filamenteux, Lac,, III, xvui , 2; le Labre iS-epiiies, id. ib., xxv, 15 Spmus surinamensis , BL, 277 , 2 ; Choeton suratensis, Bl., 217 ? Pera blinacutala f Bl., 3io, i. (3) Je retranche beaucoup d'espces du genre Cychla. tel que l'a forme ; Bloch, mais j'y laisse C.saxatills, Bl., 8095 C. ocellaris , Bl. Sclni., pi. Lxvi ; C. argus, Valenc. , ap. Humboldt, Obs. zool. , lom. II , p, 109 peut-tre le C. brasiliensis , Bl., 3io , 2, et des espces nou- velles. Mais le C. erythrura , Bl., 261, et le C. argyrea sont des Gerues; . le C. cuningna C^sio j le C. brama un Canthre j le C. macrophtahna, Bl., 268, le C.japonica , id., 277, i , le C cynodon, id., 278 ,1 , sont des Dentex; le C. surinamensis , id., 277, 2 , et le C bimaculala , id. , 3 10, I , sont des Chromis^ le C. gutlata , Bl., 3i2, le C maculala , id., 3i3, le C. pw2ctata, id., 3i4, sont des Serrans, ou , dans la mclliode de Bloch , des Bodiaks j le C. pelagica csl le Caraivxomore de Lacpde, 264 POISSONS Les Plesiops. Cuv. Sont des chromis a tte comprime, dont les yeux sont rapprociiS; et les ventrales trs longues. Les Malacanthes. C Malacanthus. Nob. ) Ont les caractres gnraux des labres , et des dents maxil- laires assez semblables aux leurs , mais leurs dents piiarvn- giennes sont en cardes comme dans les chromis et les cv- chles; leur corps est along, leur ligne latrale continue, leur opercule termin par une petite pine, et leur longue dorsale n'a qu^un trs petit nombre d'pines minces et flexi- bles en avant. Nos colons des Antilles en ont une espce qu'ils nom- ment /^/we^ c'est \e Coryphne plumier, Lacp. IV, viii, i, jauntre, raye irrgulirement en travers de violet (i) , queue en croissant. Les Scares. (ScArais. L. ) Sont des poissons remarquables par leurs nicboires , ( c'est--dire leurs os intermaxillaires et prmandibu- laires ) convexes, arrondies, garnies de dents disposes comme des cailles sur leur bord et sur leur surface antrieure; les dents se succdent d'arrire en avant, ou Corjphna pelagica ^ Lin'n. On volt que Bloch avait fait sou genre Cychla aussi mal que son f!;enre Grammistes. Les lialules seraient des labres sans nageoire anale , mais on n'en cile qu'un del Caroline , et seulement d'aprs une noie de Garden qui a besoin d'tre confirme ( Lahrus hiatula , L. ). On ne conoit pas d'aprs quelle ide'eBlocli, dition de Schn., ]\ 481 , a pu le mettre parmi les Trachyptres. (i) iV. B. Cette figure lire'e de Plumier acte' alterc'e par Bloch pour en faire son Corjrphna plumieri , pi, 17 5. Lacepde en donne une copie pins exacte. C'est aussi le Matejuelo hlanco de Parra., XIII , i , ou \q Spams ohoiigus , 61. Scbn., 283. Aj. le Tuhleii de l'Ile de France, ou Labre, large raie, Lace'p. , III , xxviii , 2 , dont la description se trouve [ome IV, p. 20.^ ,.sous le nom de Tcenianotc large raie. ACAlNTJlOPTiiYGlEKS. 2 65 tle manire que celles de la base sont les plus nouvelles et formeront un. jour un rang au tranchant. Les natu- ralistes ont cru tort que l'os lui-mme tait h. nu. Ces mclioires sont d'ailleurs recouvertes dans l'tat de vie par des lvres cliarnues ; mais il n'y a pas de double lvre acibrente au sous-orbitaire. Ces poissons ont la formeoblongue d'un labre, de grandescailles, et la ligne lalrae interrompue; ils portent leur pbarynx deux plaques en baut et une en bas, garnies de dents comme les plaques pbaryngiennes des labres, mais ces dents sont des lames transversales et non des pavs arrondis. L'archipel en possde une espce de couleur bleue ou rouge, suivant la saison, qui est le Scarus creticiis d'Al- drovande, pisc, p. 8 j et qui , d'aprs de nouvelles re- cherches , me parat tre vraiment le scarus si clbre chez les anciens, et qne_, sous le rj^ne de Claude , Elipertius Optatus , commandant d'une flotte romaine, alla cher- cher en Grce pour le rpandre dans la mer d'Italie. On le mange encore aujourd'hui en Grce, en l'assaisori' nant de ses intestins (i). Il y en a de nombreuses espces dans les mers des pays chauds. On leur donne communuient, cause del forme de leurs mchoires et de l'clat de leurs couleurs, le nom de poissons perroquets. Les uns ont la caudale en croissant (2), et dans ce nom- bre, il y en a dont le front est singulirement bomb (3). (i) N. B. Ce n'est pas le Se. cretensis de Blocli , 228. (2) Scarus coccineus, Bl. Sclin., Parra , XXVIII, 2, qui est le Spams abildgardii, Bl. , 259, et le Spare rougeor, Lace'p., III, xxxui, 3 ; le Grand scare mclioires lieues.^ Se guacamaiay Nob., Parra, XXVI j ' \&Sc. catesbfy Lacep., Catesb. , II, xxix ; ^e^Sc. bride j Lacp., IV, i, 2 ; Se. chrysopterus , Bl. Schn., 57 5 Se capitaneus , N., qui est la fois le Se. ennacanthe , Lace'p., IV, p. 6, et son Se. denticul, id., p. 12 et pi. I , f. I , et dont il a rapporie' une desciption sous la rubrique du Se. cliadri. (3) Se. loro , Bl., Scbn., Parra, XXVII, i; ^c. cruleus, Bl. Schn. , Parra , XXVII , 2, et Calesb., II , xtii , qui est aussi le Corrphiia coeru- 266 . POrssoK;^ D'autres l'ont coupe carrment (i). . Nous dtachons des scares : Les Calhodons. O les dents latrales de la mchoire suprieure socit cartes et pointues, et o cette mchoire eu a un ran(^ in- trieur de beaucoup plus petites (2), et Les Odax. Qui se rapprochent des vrais labres par des lvres ren- fles ^ et une ligne latrale continue^ leurs mchoires com- poses comme celles des scares, sont cependant plates et non bombes, et se laissent recouvrir par les lvres 5 leurs dents pharyngiennes sont en pavs comme dans les la- bres (3). La quinzime et dernire famille des Acantiiop- lrjgiens, ou celle Des bouches EN FLUTE, Se caractrise par un long tube form au devant du crne par le prolongement de l'ethmoide, du vo- mer, des propercules, interopercules, plrjgo- diens et tympaniques, et au bout duquel se trouve la bouche compose comme l'ordinaire, des inter- maxillaires , maxillaires , palatins et mandibul aires. ^ - I - -I. I I I ij Il ^ .1 ! I I. m W lea , Bl., 1 76 , et , ce qui est plus extraordinaire , le Spare holocyanose , Laccp., III, XXXIII , 2 , et IV, p. 44^ j tire son origine du mme dessin de Plumier que cette figure de Bloch. (i) Se. vetula , Bl. Sclin., Parra, xxviu , i^ Se. tnlopierus , Des- raai-est^ Sc.chloris, Parr., xxviii , 3 ; Se, psiUacus , Forsk.; Se. viridis , Bl. (2) Searus splnidens , Quoy et Gaym., Zool. du Voyage de Freycin.- p. 289, et quel({ues espces nouvelles. (3) Scanis pulliis y Forsler, Bl. Scliii., 28-8. ACAINTHOPTRYGIEJNS. ' " * 207 Leur iiiteslin n'a point de grandes ingalits, ni beaucoup de replis, et leurs ctes sont courtes ou nulles. Les uns (les fstulaires) ont le corps cylin- drique; les autres (les centrisques) l'ont ovale et comprim. Les Fstulaires. (Fistularia, L. ) Prennent en particulier leur nom du long tube com- mun a toute la famille. Les mchoires sont au bout , peu feuflues et dans une direction presque horizontale. Cette tte ainsi alonge , lait le tiers ou le quart de la longueur du corps, qui est lui-mme long et mince. On compte six ou sept rayons aux oues; des appendices osseux s'tendent encore en arrire del tte sur la partie antrieure du corps qu'elles renforcent plus ou moins. La dorsale rpond l'anale, l'estomac en tube cliarnu se continue avec un canal droit, sans replis, au com- mencement duquel adlirent deux ccums. Dans < Les Fstulaires proprement dits. ( Fistularia. Lace'p. ) Il n'y a qu'une dorsale , compose en grande partie, ainsi que l'anale, de rayons simples. Les intermaxiilaires , et la mchoire infrieure , sont arms de petites dents. D'entre les deux lobes de leur caudale sort un filament quelquefois aussi loi{^ que tout le corps. Le tube du museau est trs long et dprim; la vessie natatoire excessivement petite; les cailles invisibles. On en trouve dans les mers chaudes des deux iniisphres (i). {\) Fistularia taacariayBl., 387, 15 Fistul. serrata, id., ib.,"2, sont d'Amrique , Mar., 148 , Catesb., II, xvii 5 Fist, immaculata^ Com- mcrs., Jolin White, p. 296 , f . 2 , est de la mer des Indes. 2G8 POISSONS Dans Les AuLpsTOMES. Lacp. (i). La dorsale est prcde deplusie-.irs pines libres, et les mchoires manqnent de dents; le corps bien cailleux ^ moins grle, est largi et comprim, entre la dorsale et ]*ajiale, que suit une queue courte et menue, termine par une nageoire ordinaire. Le tube du museau est plus court , plus gros et comprim; la vessie natatoire est trs grande. On n'en connat qu'un , de la mer des Indes {i). Les Ceintiusques. ( Centrtscus (3). L. ) Yulgaire- ment Bcasses de mer. Ont, avec le museau tuLuIeux de cette famille, un corps non along , mais ovale ou obong, comprim par les cls et trauchanl en dessous; des oues seulement de deux ou trois rayons grles; une premire dorsale pineuse et de petites ventrales en arrire des pecto- rales. Leur bouclie est extrnienient petite et fendue obliquement; leur intestin sans ccums , repli trois ou quatre fois, et leur vessie natatoire considrable. Dans Les Centrisques proprement dits. La dorsale antrieure, situe fort en arrire , a sa pre- mire pine , longue et forte, supporte par un appareil qui tient l'paule et la tte. Us sont couverts de petites cail- les , et ont de plus quelques plaques larges et denteles sur l'appareil dont nous venons de parler. Le Centriscus scolopax, L. Bl. i23 (4) Est une espce trs commune dans la Mditerrane, longue de quelques pouces , d'une couleur argente. ( j ) ^ulostome ( bouche en flte) , de a.\jlbc> et o'/xk. (a) Fistularia chinensis , Bl., 388. (3) Centriscus , de xevTs;. (4) C'est aussi le Silurus cornulus de Forskal , Macrommphose^ Lac. MALACOPTKYGIEJNS ABDOMINAUX. 2C)C^ Dans Les Amphisiles. ( Amphis le. Klein.) Le dos est cuirass de larges pices cailleuses , dont Tpine antrieure de la premire dorsale a l'air d'tre une continuation. Les uns ont mme d'autres pices cailleuses sur les flancs, et l'pine en question place tellement en arrire, qu'elle repousse vers le bas la queue, la seconde dorsale et l'anale. Tel est le Centriscus sciitatus , Linn. , Bl. , isS , 2- D'autres tiennent le milieu entre cette disposition et celle des centrisques ordinaires. Leur cuirasse ne couvre que la moiti du dos {Centriscus velitaris, Pall. , Spic, VllI, iv, b). Les uns et les autres viennent de la mer des Indes. La deuxime division des poissons ordinaires ou celle des Malacoptrygiens , contient trois ordres , caractriss d'aprs la position des ventrales ou leur absence. LE DEUXIME ORDRE DES POlSSOJVS^ Ou CELUI DES MALACOPTRYGIENS ABDOMINAUX, C'est--dire, dont les ventrales sont suspendues SOUS l'abdomen et en arrire des pectorales ^ sans tre attaches aux os de l'paule, est le plus nom- breux des trois ; il comprend la plupart des pois- sons d'eau douce. Nous le subdivisons en cinq familles. La premire famille, ou celle Des CYPRINOIDES, Se reconnat une bouche peu fendue, des mchoires faibles, le plus souvent sans dents, et 270 POISSOIlHS dont le bord est form par les inlermaxillaires ; des pharyngiens Fortement dents, qui compensent Je peu d'armure des mchoires ; des rayons bran- chiaux peu nombreux. Leur corps est cailleux ; ils n'ont point de dorsale adipeuse, comme nous en verrons dans les silures et les salmones. Leur es- tomac n'a point de cul-de-sac , ni leur pylore d'ap- pendices ccales. Ce sont les moins carnassiers des poissons. Les Cyprins Forment un genre trs nombreux et fort nalurel , ais dislinguer sa petite bouche, ses mchoires sans aucunes dents et aux trois rayons plats de ses oues. Leur langue est lisse; leur palais est garni d'une substance paisse, molle et singulirement irritable que l'on con- nat vulgairement sous le nom de langue de carpe; leur pharynx oi're un puissant instrument de mastication, savoir de grosses dents adhrenles aux os pharyngiens infrieurs , et pouvant presser les aliments entre elles, et un disque pierreux enchss dans une large cavit sous une apophyse du basilaire. Ces poissons n'ont qu'une dorsale, et leur corps est couvert d'caiiles le plus souvent fort grandes; ils habitent les eaux douces, et sont peut-tre les moins carnassiers de toute la classe, vivant en grande partie de graines, d'herbe et mme de limon. Leur estomac se continue avec un intestin court et sans ccums, et leur vessie est divise en deux par un tranglement. Nous les subdivisons en sous-genres comme il suit : Les Carpes proprement dites. (Cyprinus. Cqv. ) A dorsale longue, ayant, ainsi que i'aiiale, une opine plus ou moins forte pour dcuxi'mc rayon. ' MALACOPTEKYGIEINS ABDOMINAUX. 27 Les unes ont des barbillons aux angles de la machoisc suprieure. Telle est La Carpe vulgaire. { Cyprinus carpio. L. ) Bl. 16. (1). Poisson connu de tout le monde ^ d'un vert olivtre, jauntre en dessous^ dont les pines dorsales et anales sont fortes et denteles et les barbillons courts ; ses dents pha- ryngiennes sont plates et stries la couronne. Originaire du milieu de l'Europe, il vit dans nos eaux tranquilles, o il atteint jusqu' quatre pieds de long. Il s'lve aisment dans les viviers, dans les tangs, et est gnralement de bon got. On en voit assez souvent des individus monstrueux, front trs bomb et museau trs court. L'on en lve une race grandes cailles, dont cer- tains individus ont la peau nue par places, ou mme entirement, que l'on nomme Reine des Carpes y Carpe miroir y Carpe cuir y etc. ( Cyprinus rex cyprinorum, Bl., 17.) D'autres espces manquent de barbillons. Tels sont en Europe Le Carreau ou carrassin. ( Cypr. carassius. L. ) Bl. XL A corps trs lev, ligne latrale droite, tte pe- tite, caudale coupe carrment. Il est rare dans nos environs , mais fort commun dans le nord. La Gihle. { C. Gibelio. Gm. ) Bl. 12. A corps un peu moins haut , ligne latrale arque vers le bas , caudale coupe en croissant. (1) Les Cyprins Anne-Caroline, Lacep.,V, xviii , T, rouge-brun, id. , ib., XVI 5 I , mordor^ ib., 2 , verL-violet ^ ib., 3, tous connus seii- leraeut d'aprs des peintures chinoises, se rapproclient beaucoup del carpe. Les Chinois , qui se plaisent e'iever des poissons d'eau douce , en obtiennent des varits trs diverses , dont ou voit des figures dans leuss recueils, mais qu'il ne serait pas sr d'e'riger en espces sur ces seuls documents. 2*2 POISSONS Eile est plus commune autour de Paris les pines do ces deux espces sont faibles, et c*est peine si Ton y aperoit quelque dentelure. Telle est encore une espce importe chez nous, et qui s'y est fort multiplie cause de l'clat et de la varit de ses couleurs, qui font rornement de nos bassins. La Dorade de la Chine, ( Cypr. auratus. L. ) Bl. gS. Qui a les pines dorsales et anales denteles comme la carpe. D'abord noirtre, elle prend par degrs ce beau rouge dor qui la caractrise j mais il y en a d'argentes et de varies de ces trois nuances. 11 y en a aussi des individus sans dorsale, d'autres dorsale trs petite, d'autres dont la caudale est trs grande et divise en trois ou quatre lobes, d'autres dont les yeux sont normment gonfls; et tous ces accidents , pioduits de l'ducation domes- tique , peuvent se combiner diversement (i). C'est aussi ce groupe qu'appartient le plus petit de nos cvprins d'Europe , dit La Bouvire ou pteuse^ {Cypr. amarus. Bl. Yll. 3.) Longue d'un pouce, verdtre dessus, d'un bel aurore dessous ; en avril , dans le temps du frai , elle a une ligne d'un bleu d'acier de chaque ct de la queue ; le deuxime rayon dorsal forme une pine assez roide. Les Barbeaux. ( Barbus. Cuv. ) Ont la dorsale et l'anale courtes, une forte pine pour second ou troisime rayon de la dorsale, et quatre barbil- lons, dont deux sur le bout , et doux aux angles de la m- choire suprieure. he Barbeau commun. ( Cyprinus barbus, L. ) Bl. i8. , Reconnaissaliie sa tte oblongue, et trs commun ( \ ) Tel* sont ie Cypr. macrop/italmus, Bl., 4 ^ O; O'i le gros yeux, Lace'p., V, xviH , 2, le C. quatre lobes , Lacp., ib,, 3 , et les varits de la do- rade , Bl., 93 , 94 ^^^' y^oyez la Collection de Dorades de la Chine , par Sauvigny et Martinet. Aj. Cypr. deuarid , Budianan , pi. vi, f. 94 \ C. catla, itl., pi. xiii, f. 81. MALACOPTKYGIENS ABDOMINAUX. 275 dans les eaux claires et vives , o il atieint quelquefois plus de dix pieds de long. L'Italie a quelques espces voisines , dont Tpin est plus faible, et qui nanmoins diffrent des goujons par leurs quatre barbillons ( Barbus caninus , Bonnellij B. plebeiusy Val., B. Eques y id. ) (i). . Les Goujorfs. ( Gobio. Cuv. ) Ont la dorsale et Tanale courtes, sans pines l'une ni Tautre , et des barbillons. Nous en avons un nageoires piquetes de brun , qui , malgr sa petitesse, est estim par son bon got ( Cypr, gobio, L. ), Bl., 8, f. 2. Il vit en troupes dans nos eaux douces _, et ne passe gure huit pouces de longueur (2). Les Tanches. ( Tinga. Cuv. ) Joignent aux caractres des goujons, celui de n'avoir que de trs petites cailles; leurs barbillons sont aussi trs petits. Nous en avons une, la Tanche vulgaire { Cypr. tincaj L. ), Bl. , 4, courte et grosse , d'un brun jauntre, qni n'est (i) Ajoutez les barbeaux de la mer Caspienne : Cyprinus mursa, Guldenstedt, Nov. Comm. Petrop., XVII, pi. xviii, f. 3-5 5 C bu- latmai^ Pall. , et le barbeau du Nil ( Cyprinus binny , Forsk., 71 ; Son- nini, Voyag. , pi. xxvi , f. 3, ou Cypr. lepichtus , Geoffr., Eg. Poiss. du Nil, pi. X , f. 2 ). jyf. B. Bruce aprs avoir donn Fiistoire du vrai binny, y rapporte par me'garde la figure et la description d'un polynme qu'il aura dessin dans la mer Rouge , d'o l'espce imaginaire du polyn. Niloticns Shaw. Il y a aussi des barbeaux aux ndes , tels que : Cypr. calbasu , Buclian. Polss. du Gange, pi. 11 , f. 33 j C. cocsa , id., pi. m , f. ^y- C. DaniconluSy id., xv, 895^ C. kunama, Russel, 2o4; C- morula , Buch., XVIII , 91 ] C. gonius , ib., iv , 82 5 C. Rolfa , ib., xxxvi , 85 , et plusieurs autres que nous dcrirons dans notre Ichtyologie 5 nous en avons mme d'Amrique. (2) Aj. Cypr. capoeta ^ Guldenst. , Nov. Comm. Petrop., XVTI, pi. xvii, f. 12 j C. cunnuca , Buclian., Voyage au Mysorc, II , pl. XXX ; C. bendelisis , id., ib., pi. xxxii. TOME II. iS 274 POISSONS bonne que dans certaines eaux, et qui prend quelquefois une belle couleur dore { Cypr, inca auratus j Bl., o^S) Elle habite de prfrence les eaux stagnantes. Les CiRRHiNES. Cuv. Ont la dorsale plus grande que les goujons, et leurs bar* billons sur le milieu de la lvre suprieure (i). Les Brmes. ( Abramis. Cuv. ) N'ont ni pines ni barbillonsj leur dorsale est courte y place en arrire des ventrales, et leur anale est longue. Nous en avons deux : La Brme commune . ( C. hrama. L. ) Bl. i3. La plus grande espce de cette subdivision ; elle a vingt- neuf rayons l'anale _, et toutes les nageoires obscures. C'est un assez bon poisson , fort abondant, et qu'on mul- tiplie aisment. La B or de Hre , petite Brme ou hazelin. ( C. hlicca. C. latus. Gm. ) Bl. lo. A pectorales et ventrales rougetres , vingt -quatre rayons l'anale 5 peu estime, et ne servant gure qu' nourrir les poissons dans les viviers (2). Les Labons. ( Labeo. Cuv. ) Ont la dorsale longue, comme les carpes proprement dites j mais les pines et les barbillons leur manquent , et leurs lvres charnues et souvent crneles, sont d'une pais- seur remarquable, ils sont tous trangers (3). (1) Cfpr. cirrhosusj Bl., 4i i ; C. mrlgala , Buchao,, pi. vi , f. 79; C. nandina , id, , vm , 84 ? ( 2) Ajoutez trois poissons qui remontent de la Baltique dans les fleuves qui sV jettent, la Sope ( C. ballerus ), Bl. , 9 , la Sette ( C. vimha^ L.), BL, 4, et le C. Buggenhagii, Bl., 95 5 et en espces e'irangres , C. cotis , Buchan., pi. xxxix , f. gS. (3) C. niloticus , Geoffr. , Poiss. du Nil, pi. ix, f. 3; C.Jlmbnatus , Bl., 409 , auquel il faut ajouter le ditastomus cyprinus , Lesueur. MALACOPTRYGIEINS A13L>OMiKAUX. 2^5 Les Ctastomes. ( Catastmus. Lesaeur. ) Ont les mmes lvres , paisses, pendantes et franges ou crneles,quoleslabons^ mais leur dorsale est courte comme celle des ables j elle rpond au-dessus des ventrales. Us vi- vent dans les eaux douces de l'Amrique septentrionale, (i). Les Ables. ( Leuciscus. Klein. ) Yulg. Poissons blancs. Ont la dorsale et l'anale courtes, et manquent d'pines et de barbillons ; leurs lvres n'ont rien de particulier. C'est une subdivision nombreuse en espces, mais dont la ciiair est peu estime. On leur applique assez indistinctement, dans nos diverses provinces, les noms de 3Ieunierj Chevanne^ Gardon, etc. (2). Nous les distinguons d'aprs la position de leur dorsale ^ caractre qui n'est pas toujours assez net. Dans les uns , elle rpond au-dessus des ventrales. - Nous possdons ici de ce groupe. Le Meunier. ( Cyprinus dohula. L, ) B. 5. A tte large, museau rond, pectorales et ventrales rouges. Le Gardon. ( C. idus. ) Bl. 6, et mieux Meidinger. 36. A peu prs des mmes couleurs , tte inoins large, dos plus relev, museau plus convexe. La Rosse. ( Cyprinus rutilas. L. ) Bl. 2. A corps comprim, argent; toutes les nageoires rouges. La Vandoise. ( C. Leuciscus. ) Bl. 97, fig. i. A corps troit, nageoires ples, museau un peu prominent. (i) M. Lesucur eu a dcrit dix-sept espces dans e Journal de l'Aca- de'mie des sciences naturelles de Philadelphie, lom. I, 1817, p. 88 et suiv., et en reprsente neuf j mais il faut en retrancher la premire ( Cat. cyprinus) , qui est plutt un labe'on. Aj. Cypr. teres, Mitchill, Trans. New-Y., I, VI, n , et le Cyprin sucet, Lace'p., V, xv, 2. (2) lY. B. Bloch .et ses successeurs n'ont point suivi Fusage des envi- rons de Paris dans Fapplicalion de ces noms franais , qu'ils ont repartis presque au hasard. 18* 276 POISSONS On prend dans ie Rhin Le Nez. ( C. Nasus. L. ) Qui a le museau plus saillant que la vandoise , plus obtus (i). En d'autres , la dorsale rpond au-dessus de l'intervalle qui est entre les ventrales et l'anale. l y a de ce groupe dans nos eaux, Le Rotengie. ( C. Erythrophtalmus. ) Bl. i. A nageoires rouges comme la rosse; le corps plus haut, plus pais. U Ablette. ( Qypr. alburnus. L. ) Bl. 8. f. 4 A corps troit , argent, brillant, nageoires ples, le front droit, la mchoire infrieure un peu plus longue^ trs abondante dans toute l'Europe. C'est undes poissons dont la nacre sert fabriquer les fausses perles. Le Spirlin ou Eperlan de Seine. {Cyp. bipunctatus, L.) Bl. 8. f. I. Trs semblable l'ablette 5 deux points noirs sur cha- cune des cailles de sa ligue latrale. Le Vron. ( Cypr, plioxiniis. L. ) Bl. 8- f. 5. Tachet de noirtre ; la plus petite espce de ce pays. Les rivires d'vVliemagne et de Hollande nourrissent L'Or/e. ( C. Orphus.J Bl. gS. D'un beau rouge de minium (2). M * - ,-,.- - - -1 . . ., _i, ^ ,_,., l a (i) Ajoutez fpr. grisiagine ; Cjeses, et en espces trangres, Cjpr. pala, N. , Russ., 207 5 C. tolo , N., Russ., 208 ; C. hoga, Buchan.j Fisc. Gang., pi. xxvni, f. 80; C inola, ib., xx, f. 865 C. sophore , ib., xxxviii , f. 92 ; C. ariza , id.. Voyage au Meissour , III, XXXI. La difficult de reconnatre les figures doune'es parles auteurs d'espces si semblables est encore augmenle'e parce qu'il y a dans les [rivires d'Europe plusieurs autres espces qui n'ont pas encore t reprsentes. (2) Aj. VAspe (C as plus Bl. ). En espces trangres: rpr. hasbora ^ Buchan., Fisc. Gang., Il, f. 90 5 C. morar, ib,, xxxi , f. 75, et un grand nombre d'autres des MALACOPTKRYGIENS ABDOMINAUX. 277 II y en a enfin o elle rpond sur le commencement de l'anale (les Chela de Buchanan ) , et dans plusieurs de ceux-ci le corps est comprim presque comme dans certains clupes. Tel est Le Rasoir. ( Cypr. cultratus. L, ) Bi. 3=7. Remarquable encore par sa mchoire infrieure, qui remonte en avant de la suprieure, par ses grandes pec- torales tailles en faulx , etc. (i). (^e groupe possde des espces barbillons (2). On pourrait sparer de tous les autres cyprins Les GoNonmNQUES. ( Gonorhynchus. Gronov. ) Qui ont le corps et la tte alongs et couverts, ainsi que les opercules, et jnme la membrane des oues, de petites cailles j le museau saillant, au devant d'une petite boucbe sans dents et sans barbillons ; trois rayons aux oues, et une petite dorsale au-dessus des ventrales. On n'en connat qu*un du Cap ( ypriniis gonorhyn- chus, Gm. ), Gron., Zooph., pi. x^ fig. 1^. (3). Les Loches, ou Dormilles. (Cobitis. L. ) (4). Ont la tte petite, le corps aloiig , revtu de petites cailles et enduit de mucosit; les ventrales foi't en ar- rire , et au-dessus d'elles une seule petite dorsale; la bouche au bout du museau, peu fendue, sans dents, mais entoure de lvres propres sucer, et de barbil- lons.; les oues peu ouvertes, trois rayons seulement. eaux douces de tontes les parties du monde, dont MM. Buchanan, Mitcliill,etG., ont dj indiqu plusieurs,etauxquelles nous en ajouterons encore dans notre histoire des poissons. M- Buchanan seul a trouv aux Indes plus de quatre-vingt cyprins. Nous ne citons ici que ceux dont il a donn des figures. (i) Aj. Cypr, clupeodes , Bl., 4^8 2; C. hacaila, Buchan., VIt, 76. 1^2) Cypr. dantica , id., xvi , 88. (3) Mal copi, Schn., 78. (4) Kwy5fT? , nom grec d'un petit poisson mal dtermin. 378 roissows Leurs os pharyngiens infrieurs sont assez fortement dents, il n'y a point de ccuais ieur intestin ;, el leur trs petite vessie natatoire est enferme dans un tui osseux, bilob, adhrent la troisime et la quatrime vertbres (1). Nous en avons trois espces dans nos eaux douces. La Loche franche . ( Cohitis barbatula. L. ) Bl. 3i. 3. Petit poisson de quatre ou cinq pouces , nuage et poin- till de bvun y sur un fon